Charnier de ce cœur Forge de ces malheurs

Gibet de cet espoir qui se meurt et pourrit

Dans les affres sans nom d'une vie où les heures

Bien trop lentes à ton gré s'en vont t'oublient !

Vague espoir d'une anthropophage déception

Qu'un jour nourrit d'une larme de compassion !

Enfin pour te dénoncer Te nommer : désir

Peux-tu maintenant toujours me faire périr ?

Ah Ah tu vois ! Ah Ah tu vois ! ah ah !

O comment donc pouvoir chanter

Tout ce temps déjà oublié

Depuis notre premier baiser

Et comment donc ne pas penser

Aux pleurs que nous avons cachés

Qu'il faut ici se pardonner.

                                                        sommaire du recueil      poème suivant