E lle tombe pareille au rêve qui m'emporte

T ranquillement tout en suivant la feuille morte

L a montagne déjà s'en poudre avec éclat

A ux toits elle apparaît un peu plus chaque fois

N aturellement tous sont dedans et au chaud

E t les enfants sont seuls derrière les carreaux

I ls imaginent certainement le bonheur

G lissent déjà au milieu de cette douceur

E mplie d'une fraîcheur vive blanche agréable

T out est blanc mais la nuit couvre cette merveille

O n dirait que cela est mal insupportable

M audit. Trop de blancheur nous laisse sans sommeil

B lesse nos yeux habitués à la grisaille

E xil d'un ciel sans espoir où la vie se raille.

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Neiges d'antan