ces deux textes ont été écrits vers 20 ans, dans ma chambre d'étudiant à Strasbourg-Neudorf. Les fumées sont celles du port du Rhin, de l'usine d'incinération et de l'usine de pâte à papier. Il faisait une nuit d'hiver sans neige et dans le froid, blanches elles montaient haut dans la nuit. 

La rencontre de ma mie peau laite, ce devait être à une des gravières le long du Rhin, derrière la Robertsau. A l'époque il y avait plus d'allemandes que de françaises mais ces dernières s'y sont vite mises aussi.... C'est tout de même différent d'une nymphe qui se baigne dans un ruisseau au fond de la forêt. Le pays suranné, c'est le reste de la forêt primaire dans laquelle le Rhin avait laissé se perdre quelques uns de ses anciens méandres. Cette forêt primaire n'existe quasiment plus aujourd'hui. Bon, vous avez compris, c'est aussi une évocation de l'autre monde, celui des rencontres poétiques et tombé en désuétude dans cette société moderne et matérialiste.

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