Peu de remarques  sur ce thème convenu : le poète doit-il rester fidèle à sa muse ou se compromettre dans des amours humains ?

Peut-il utiliser ses pouvoirs de création pour cloner un amour charnel dans un double ? Cette prémonition recevra une confirmation splendide lorsque peu de temps après je découvrirai l'oeuvre d'Alexandra David-Nell que je dévorerai avidement. Lorsque dans la caverne de " la claire lumière " où l'hiver au monastère de Lachen, en suivant les préceptes du Gomchen de Lachen, elle s'exercera à créer des tulpas, l'équivalent des " golem " des kabbalistes, je saurai qu'il n'est plus nécessaire de refaire ces exercices, qu'il faut aller plus loin et peu à peu verra le jour, la perspective de partir de l'illumination, du shamadi pour travailler au delà du puit de lumière, au sommet de la montagne à la redécouverte des liens qui vont de la transfiguration jusqu'à la possibilité d'une résurrection, comme dans la tradition spirituelle des prêtres de l'Egypte antique, comme dans la tradition de Moïse que Jésus accomplira en son temps. Loin du tantrisme bouddhiste, le travail du poète se concentrera sur le seul dialogue de l'âme pour l'âme, le seul à pouvoir vaincre l'envoyé des ténèbres. 

Plus tard, ce pacte avec l'envoyé des ténèbres, aura lieu dans la double maison de vie enfouie sous les sables près du temple de Dendérah... mais rien à ajouter, la double maison de vie près du temple de la Dame du Ciel, la mère des survivants, a été construite pour garder une trace de cette connaissance fondamentale sur le déroulement de l'existence humaine. A partir de cette trace nous pouvons croire qu'il est possible de trouver en nous la clé de nos raisons de vivre et comprendre que ces raisons de vivre sont les mêmes que les raisons de mourir. Avec cette connaissance trouvée en nous, nous sommes prêt à élaborer notre vie durant le savoir qui garantira le respect de notre dignité humaine en toutes occasions. Tous ont été ou sont revenus à Dendérah suivre cette trace qui ouvre notre civilisation éclairée. Mais la caverne de la claire lumière n'a pas à rougir d'une comparaison avec Dendérah, elle a produit la même connaissance, elle a été la source de la construction d'un même savoir au service de la dignité humaine reconnue en chaque être humain, en chaque vivant. A Dendérah, il s'agira de réaliser autre chose que la création de tulpas !

Dans ce travail je garderai le regard vers une étoile qui monte sur la mer. Plus tard j'arriverai à nommer cette étoile, ce sera la Mérica, l'étoile qui figure au centre de la tradition occulte de l'Égypte antique, elle même vestige de la culture des hommes venus de la planète bleue... d'où aussi le passage sur Christophe Colomb lors de la conférence de Pierre à Nancy dans " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite ".

Il reste une dernière question : qui est le " je " qui devrait me dire : je t'aime toi ? Le mystère reste entier... et je n'en dis pas plus.

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