La soumission aveugle à l’autorité

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"autorité : organisation qui a le pouvoir de commander", d'après la plupart des dictionnaires.

« le secret d’une l'autorité, quelle qu'elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu'ils sont coupables ». Raoul Vaneigem.

La Boétie écrivait dans le Discours de la servitude volontaire publié en 1574 : « les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »

« Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude. » Napoléon Bonaparte

 

La question du changement est devenue primordiale dans notre société alors que le conformisme aux valeurs de notre société de consommation reste omniprésent. Le réchauffement de la planète et ses catastrophes naturelles constatées provoque une prise de conscience : le développement industriel a épuisé la plupart des ressources naturelles et les pollutions nous conduisent dans des périls imminents de plus en plus importants. La nature est gravement endommagée et des sols autrefois fertiles sont devenus incultivables. Les dirigeants de nos systèmes de pouvoir sont mis devant le fait accompli. Les crises économiques qui se succèdent bien plus longtemps que les périodes de forte croissance, montrent l’incapacité de la classe politique d’orienter les choix économiques pour réaliser les utopies ou les idéaux de leurs régimes politiques. Les inégalités ne cessent d’augmenter et les nouveaux riches se multiplient dans les pays qui s’ouvrent à l’économie libérale. Le principe de base de l’économie libérale parcourt le monde à la recherche des conditions qui lui permettent de maximiser les profits et toute population pauvre suffisamment disciplinée est une proie rentable.

Après l’exploitation de la misère ouvrière en Europe au 19ème siècle, voilà que les millions de paysans chinois qui abandonnent leurs terres pour travailler dans les usines dans des conditions aussi critiquables que du temps de Zola, permettent aux investisseurs de trouver de la main d’œuvre au tarif très bas. Face à ce choix de société, le changement n’est pas garanti et les politiques de rupture avec les pratiques politiciennes actuelles annoncées par certains ne sont qu’une soumission plus affichée à l’économie la plus libérale. L’alternative de l’organisation en réseau que nous développons sur notre site web reste une idée révolutionnaire vite écartée par le conformisme de la pensée unique qui refuse de constater l’erreur commise en 1789 à travers la sacralisation de la propriété individuelle, le rôle très secondaire accordé à la propriété collective gérée par l’état et l’interdiction de la propriété commune.

 Lorsqu’il s’agit de parler de changement, il faut examiner la soumission aveugle de la majorité des citoyens à l’autorité du système de pouvoir. Car il s’agit de briser cette soumission et ce conformisme pour que le groupe social adopte une nouvelle culture citoyenne : de nouvelles valeurs, normes et modes de vie. Or le changement annoncé par les dirigeants de nos systèmes de pouvoir ne représente qu’une forme nouvelle de soumission toujours à la même autorité. Le conformisme change d’aspect pour mieux faire respecter le fonctionnement du système de pouvoir. Nous sommes très loin du développement d’une organisation en réseau et d’une démocratie plus directe. Dans l’immédiat, sommes nous au point de rupture du système de pouvoir ? Les inconvénients et les menaces sont-ils suffisants pour que les gens qui se soumettent dans le conformisme, passent à la désobéissance et à la contestation ouverte ? Dans le cas contraire, faut-il favoriser et aggraver les conséquences néfastes de ce système pour provoquer ce revirement des mentalités et arriver enfin à l’abandon de nos systèmes de pouvoir ? Le changement et la mise en place de l’alternative de l’organisation en réseau sont-ils possibles sans passer par cette faillite du système et ses crises graves, le développement encore plus important de la misère et de la précarité, la menace à court terme d’émeutes et d’une nouvelle guerre civile ? Comment réussir enfin une révolution de velours en transformant les attitudes des citoyens pour qu’ils quittent cette soumission aveugle ou calculée à l’autorité de nos systèmes de pouvoir politiques, économiques et religieux et participent à l’action politique dans une démocratie plus directe capable de satisfaire leurs raisons de vivre ?

 Sur notre site fileane.com, nous avons présenté plusieurs textes qui vont servir ici : la méthode de l’assertivité. Autorité – pouvoir – commandement .Organisation en système de pouvoir et organisation en réseaux de vie : les deux grandes manières d’organiser la vie en groupe. Evolution et révolution culturelle :

 Il s’agit maintenant de préciser :

 Les mécanismes de la soumission aveugle à une autorité.

 

L’expérience de Stanley Milgram à l’université de Yale entre 1960 et 1963 est devenue célèbre par son constat implacable vérifié largement depuis à travers le monde : près des 2/3 des membres d’un groupe obéissent aux ordres de leur autorité jusqu’à commettre des actes mortels contre la personne que l’autorité ordonne de punir.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Milgram

http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram

http://www.developpement-durable-lavenir.com/2005/12/07/l-experience-de-milgram

 

 Ces résultats ont permis par exemple de comprendre un peu mieux le constat historique posé sur les crimes et les atrocités nazies dans leur extermination des dissidents et des juifs : les bourreaux n’étaient pas des monstres inhumains mais de petits fonctionnaires de l’industrie de mort qui faisaient d’innombrables efforts pour respecter les programmes d’extermination dont ils avaient la charge. Le rôle de l’idéologie nazie est certes déterminante mais l’histoire a montré que les véritables nazis étaient peu nombreux, bien moins nombreux que la population qui s’était soumise aveuglément à cette autorité nazie dictatoriale. L’intérêt de ces expériences sur la soumission consiste justement à montrer comment une petite minorité de gens au pouvoir peut volontairement créer les conditions pour soumettre de cette manière des peuples.

 Les recettes pour y parvenir sont connues, nous en retiendrons trois :

 1) maintenir le peuple dans une anxiété face à un problème existentiel sans bien entendu entamer une démarche collective de résolution de problème en appliquant le principe de subsidiarité ; ce serait passer directement du coté d’une démocratie directe dans le cadre d’une organisation en réseau. Entretenir la peur de l’autre n’est pas difficile sans parler de la culture de la peur de la mort et des enfers qui reste le fonds de commerce des pouvoirs religieux.. Au contraire, l’homme libre commence par éliminer ses peurs, il n’a surtout pas peur d’être un précurseur et il ne se considère pas comme un dissident lorsqu’il refuse d’obéir à un système de pouvoir.

 Nous avons montré que nos systèmes de pouvoir ne fonctionnent qu’à partir de l’exclusion des opposants : ils ne sont pas capable de modifier leur idéologie sans montrer les contradictions et les aberrations de leurs politiques. L’évolution du principe d’Autorité dans le principe d’efficacité poursuit toujours la même logique de fonctionnement d’un groupe social soumis à une minorité dirigeante. La société libérale n’a pas adouci le recours à l’exclusion sociale, au contraire cette exclusion est devenue plus rapide et sournoise. Il n’y a pas que le surendettement des ménages qui se sont compromis dans des crédits à la suite d’un chômage, d’une perte d’un salaire. Nous avons montré que le chômage est une production de notre système économique et que le plein emploi n’est qu’une utopie irréalisable. La généralisation du salariat exclue les personnes qui ne sont pas salariés ou entrepreneurs. En dehors de ces deux statuts sociaux, il n’y en a pas d’autres sinon le statut de marginal. L’inflation des prix de l’immobilier rejettent tout autant la plupart des ménages des centres villes pour des banlieues de plus en plus lointaines. La sélection par l’argent est devenue la forme d’exclusion la plus répandue. Cette sélection est l’une des valeurs majeures de la pensée conformiste qui défend nos systèmes de pouvoir et garanti la soumission : la sélection serait normale, naturelle et le plus fort a toujours eu raison du plus faible…  Le résultat de ces exclusions et sélections multiples se constate à travers la fracture sociale, l’éclatement de la société en 3 ou 4 niveaux de vie avec un nivellement vers le bas de la classe des salariés, cette classe moyenne qui devait bénéficier de l’ascenseur social. Nous verrons dans un prochain texte comment le système éducatif s’est perverti en se soumettant à ces valeurs et à ces normes d’exclusion et de sélection sociales sous prétexte de former des élites.

 2) Utiliser le puissant levier du conformisme pour décider la majorité du groupe à suivre l’exemple de la minorité qui se soumet volontairement à l’autorité dans l’espoir de profiter du système pour s’enrichir et faire partie de l’élite dirigeante de ce système. Avec le conformisme, l’individu est persuadé que ses actions sont celles qu’il a lui même désiré et qu’il n’imite donc pas le comportement du groupe. Il faut que la majorité du groupe suivent les ordres de l’autorité pour que quelqu’un ne puise pas se mettre dans une position de refus d’obéissance. Le dissident saura alors qu’avant de se heurter à l’autorité, il sera condamné par la majorité du groupe, autant de travail de répression en moins pour les tyrans.

 Le conformisme ne repose pas bien entendu sur une soumission volontaire et publique à l’autorité. Pour obtenir ce résultat, l’autorité développe une orientation positive dans les attitudes de soumission. La croyance dans les valeurs utopiques affichées par les dirigeants des systèmes de pouvoir est la base du conformisme. Les membres du groupe se soumettent à l’influence des autres parce que tous espèrent que les progrès dans la réalisation de ces idéaux profiteront à tous et assureront la paix publique. Le travail de groupe est en principe toujours meilleur que le travail individuel et il y a un effet de facilitation incontestable. Ce travail de groupe ne se développe pourtant pas dans le cadre du principe de subsidiarité et d’une organisation en réseau, l’individu reste passif et se soumet aux comportements des autres membres du groupe. Les dirigeants au pouvoir doivent donc gérer les utopies ou en créer de nouvelles sous peine de voir ce conformisme se perdre et la contestation s’affirmer.

 Développer un conformisme sur des utopies politiques ou religieuses reste très difficile car ces questions sont facilement contestables. Les régimes politiques qui ont utilisé des valeurs politiques ou religieuses ont du toujours utiliser également des moyens très forts d’exclusion et une extermination des dissidents pour maintenir un minimum de conformisme parmi leurs peuples. Le développement du système de pouvoir économique capitaliste puis libéral et financier apporte de nouvelles formes de conformisme. En développant une stratégie d’influence pour proposer aux individus les valeurs d’autres groupes de référence, les anciennes utopies deviennent plus réelles. Les modes de consommation s’adaptent : le consommateur va moins dépenser tous les jours pour s’offrir de temps en temps des biens de consommation destinés à des consommateurs plus fortunés. Dans ces univers de consommation, les rêves deviennent un jour réalité. Tant que les consommateurs se soumettront aux règles économiques de ce système pour espérer quelques moments de bonheur matériel, le conformisme est préservé. Le marketing travaille à découvrir derrière les comportements les véritables attitudes des consommateurs pour pouvoir mettre en place les moyens d’influence les plus ciblés et les plus personnalisés. Tant que le marketing fonctionne, le cœur de ce pouvoir économique est puissant et conforte son rôle politique fondamental. Le postulat que les besoins individuels sont illimités alors que les biens économiques sont limités, reste la base de ce système économique. Tous comprennent que les biens économiques resteront toujours limités alors qu’il est possible de faire varier le niveau des besoins individuels. La contestation va donc s’établir à partir de ce niveau de besoins individuels déterminés par les dirigeants du pouvoir économique : le refus d’acheter, le boycott,  reste alors l’arme absolue pour faire plier les décideurs économiques.

 La soumission à la sélection sociale par l’argent devient ainsi un but valorisé par les dirigeants du système de pouvoir. Accepter les règles de fonctionnement du salariat doit prouver aux autres que nous sommes capables de franchir quelques étapes de cette sélection. Le mérite personnel cache en réalité le degré de soumission. Le jeune cadre dynamique promu Directeur avoue sans trop de difficulté que son augmentation de salaire est le prix de son silence et l’achat d’une soumission sans faille aux directives du Président et des actionnaires. Le versement de stocks options aux salariés membres du Directoire de la société anonyme moderne, a pour but de changer leurs attitudes de salariés pour qu’ils adoptent les attitudes des actionnaires. Ces valeurs de la société de consommation et du système économique libéral ne sont pas très présentes en France par rapport aux pays anglo-saxons, d’où la volonté de certains politiciens de combler cette lacune en proposant des politiques plus libérales. Beaucoup de citoyens ont compris que ces appels au libéralisme ne sont que des volontés de voir les citoyens se soumettre davantage aux lois implacables de la maximisation des profits en utilisant la propriété individuelle des moyens de production. Ces équipes de managers à la solde des actionnaires qui doivent être des leaders pour influencer correctement leurs collaborateurs, sont devenus un nouveau groupe de référence pour les salariés. La maîtrise des média par les dirigeants est aujourd’hui totale à travers la concentration des entreprises de communication écrite et audio-visuelle et les dirigeants du système économique s’activent pour développer des groupes de référence qui feront oublier au public les conséquences fâcheuses de leurs politiques de maximisation des profits. Des personnages sont ainsi affublés du titre d’artiste ou de vedette tant qu’ils marchent dans la combine… et acceptent de payer la totalité de leurs impôts.

 De l’autre côté de ce miroir aux alouettes, vous allez rencontrer une caissière d’hypermarché qui ostensiblement va fouiller tous les sacs et les affaires que vous achetez pour voir si vous n’êtes pas des voleurs. Devant vos remarques, elle vous fera scrupuleusement part du chantage à l’emploi que sa direction exerce sur elle : elle ne veut pas perdre son emploi et applique les consignes de sa direction. Comme aucun autre client ne proteste devant ces manières dévoyées et malgré vos connaissances sur la manière d’optimiser la sécurité dans un hypermarché sans offenser les clients, vous êtes obligé de rentrer dans ce nouveau conformisme qui fait de l’ensemble de la population non dirigeante et non riche, des voleurs en puissance. Avec un peu plus d’efforts, nous serons revenus au temps de l’ancien régime et des manants, futur gibier de potence. Cette caissière sait-elle au moins que le prix de vente des articles en magasin comprend un taux de démarque d’environ 5% correspondant aux vols, aux pertes de produits consécutifs à des chutes des rayons, etc. ? Mais il est tentant pour un gérant de récupérer cette marge en bénéfices pures si les caissières s’acharnent à lutter contre les vols en fouillant les affaires de tous les clients. Le but du conformisme est bien de pouvoir exercer sur les gens tous les moyens de contraintes possibles afin de protéger au mieux les intérêts des dirigeants. Le chantage à l’emploi est devenu un moyen de pression redoutable pour obtenir ce résultat. La généralisation du salariat est le moule dans lequel se forge ce puissant conformisme social par peur de perdre son emploi.

 3)  Développer une idéologie puissante pour faire croire au peuple qu’en cas de victoire, tous les problèmes seront réglés et que ce peuple va jouir de conditions de vie et de richesses considérables.

 L’idéologie est une arme redoutable mais difficilement maîtrisable surtout à long terme. Il faut faire des choix clairs et nets, des propositions simplistes car l’idéologie s’adresse d’abord à des foules. Dans une foule, plus l’information est concise, dépourvue de preuve et de démonstration, plus elle a autorité. Il est inutile de demander à une foule de réfléchir. Pour communiquer avec elle, il vaut mieux utiliser le langage des émotions. Mieux que la peur, il est préférable d’utiliser la colère pour montrer à la foule quel est l’obstacle à supprimer avant de connaître le succès et la joie de la victoire.

 L’utilisation de l’idéologie correspond donc aux tentatives de prise de pouvoir ou à la conquête du pouvoir sur d’autres peuples lorsqu’il faut provoquer la furie d’une foule pour renverser l’adversaire ou entreprendre une guerre. Pour faire durer une idéologie, il faut éliminer la pensée rationnelle et les démocrates capables de comprendre qu’une autre possibilité existe pour sortir d’une crise ou vaincre une difficulté. Le pouvoir doit mettre en place une répression de plus en plus forte lorsque les citoyens se lassent de cette dictature ou tout simplement commencent à sortir de leur conformisme par la peur d’être écrasés et éliminés par les partisans de cette dictature.

 Pour un pouvoir religieux : le problème est plus complexe car il faut avant tout assurer aux individus qu’après leur mort, ils iront au paradis où il connaîtront la félicité éternelle. L’idéologie religieuse peut prendre la forme d’une idéologie guerrière pour vaincre d’autres religions. Elle peut aussi se contenter de produire des dogmes pour développer la soumission à ses règles et faire croire que cette soumission vaudra aux fidèles l’entrée au paradis. Dans ce cas, elle va dédaigner les infidèles qui refusent de croire dans ses dogmes et le moment venu, ce pouvoir religieux fanatique pourra se rendre complice d’un génocide décidé par le pouvoir civil ou militaire pour éliminer un peuple non croyant. L’histoire nous apprend les centaines de millions de morts qu’ont coûté la défense des dogmes de la Bible et du Coran. Pourtant les textes védiques, bouddhistes n’ont pas exigé de tels crimes et génocides. Le nouvel initié fils de Dieu qui avait achevé son initiation sur les bords du Nil et à Dendérah n’allait pas parcourir le monde avec des appels à la soumission et des cris de haine pour les infidèles. Au contraire, il apportait un message de paix et d’amour, il aidait ses frères humains à trouver leurs raisons de vivre et de mourir. Le choix d’une orientation néfaste et criminelle est volontaire de la part des dirigeants d’un système de pouvoir religieux et dans cette volonté il y a toujours l’interdiction de la pratique individuelle de la démarche spirituelle.

 Cette idéologie a un rôle fondamental : maintenir le plus longtemps possible l’individu dans un état « agentique » et faire en sorte que cette autorité n’entre pas en conflit avec le comportement du groupe. Selon Milgram, lorsque l’individu obéit, il délègue sa responsabilité à l’autorité et passe dans l’état agentique : il n’est plus autonome, il devient un « agent exécutif d’une volonté étrangère ».

 Les points les plus inquiétants dans l’analyse de l’expérience de Milgram sont :

 -  le fait que cette soumission aveugle concerne tous les milieux sociaux et tous les niveaux d’études : l’élévation du niveau générale de formation n’aurait que peu de conséquence ici pour éviter cette soumission aveugle à une autorité despotique.

 - Le fait qu’avant de désobéir purement et simplement, l’individu va utiliser un certain nombre de moyens pour faire baisser la tension qu’il ressent dans cette obéissance contraire à sa conscience et à ses intérêts : ricanements, contestation verbale des ordres, aide proposée à la victime, détachement par rapport à l’acte à accomplir, etc… L’autorité peut organiser la gestion de ces signes pour la contenir dans des limites minimales qui garantiront la soumission et l’exécution finale des ordres. C’est toute l’image du grognard de l’Empire qui rouspète mais marche aussi vite que le veut son empereur. Etc. Bon nombre de soldats SS en faisant le salut hitlérien mesuraient ainsi la hauteur de la merde dans laquelle Hitler les avait mis mais ils combattirent jusqu’au dernier pour rester fidèle à leur Führer. Le monde économique regorge également d’exemples de ce type : on dit refuser les heures supplémentaires mais on est bien content de les voir sur son bulletin de paye même si ces heures supplémentaire sont la conséquence d’erreurs de gestion de la Direction ou mieux, la traduction des volontés d’économiser sur les embauches de la part de la Direction qui augmente ainsi son profit au détriment du respect à la vie privée et de la santé de ses salariés.

 - La volonté de mettre en place ce genre d’autorité a de très bonnes chances de réussir si à partir d’un petit groupe d’adhérents actifs qui attendent une large rémunération de leurs aides, l’autorité peut faire naître un sentiment de conformisme à ses objectifs. La majorité qui sert de critère de décision dans une démocratie n’est donc pas un instrument fiable dans la prise de décision. Les majorités sont aussi changeantes qu’il y a de formes de conformisme avec les volontés de la minorité au pouvoir. Si les dictatures ont toujours réussi aussi rapidement, ce n’est pas seulement grâce à la terreur qu’elles ont exercées. Au contraire trop de terreur ne pourrait que pousser les gens dans la désobéissance pure et simple et la résistance armée. Rendre invisible cette terreur menée contre les dissidents les plus actifs est bien l’art ultime du dictateur car c’est la condition première pour arriver à créer ce niveau de conformisme qui va assurer le succès de ses entreprises tyranniques.

 L’étude de l’expérience de Milgram est faite dès le lycée dans les cours d’ Economie Sociale de la classe de Première et surtout dans les cours de Philosophie de Terminale lorsqu’il s’agit d’étudier le thème de la Liberté et de son contraire : la soumission. Connaître cette expérience est un point de départ pour exercer un regard critique et libre sur le fonctionnement de nos pouvoirs et de nos institutions de loin pas si républicaines que cela. La seconde étape consiste à repérer les autorités actuelles qui tentent de nous soumettre contre nos intérêts personnels et notre dignité d’êtres humains.

 Les dirigeants qui nous gouvernent en abusant de nos raisons de vivre et de notre délégation d’autorité ; la manière d’éliminer ces systèmes de pouvoir.

 Ces autorités sont connues et sur notre site web, nous avons présentées les dirigeants des systèmes de pouvoir religieux, économiques, politiques.

 

1) Les systèmes de pouvoir religieux : nous avons montré sur notre site web les liens entre les enseignements des maîtres spirituels, nos démarches spirituelles personnelles, l’élaboration des dogmes qui servent de bases aux systèmes de pouvoirs religieux. Nous avons montré comment se sont mise en place les deux révolutions spirituelles dans les civilisations issues des peuples qui s’étaient réfugiés sur les hauts plateaux devant l’Himalaya après le dernier grand cataclysme.

 Le continent européen a largement souffert des guerres de religion et il n’y a plus un seul système de pouvoir qui se sert de la religion pour soumettre son peuple. La spiritualité retrouve un nouvel essor et se sert sans complexe des racines spirituelles des peuples antiques qui y habitaient. Mais il s’agit d’une situation de compromis, d’un mode de vie qui n’est pas repris au niveau des normes et des valeurs. Les valeurs spirituelles du christianisme réussirent à vaincre l’esclavage dans l’empire romain, la haine et elles animèrent les premières communautés chrétiennes puis le mouvement cénobite organisé en réseau. Ces valeurs spirituelles sont à l’origine de la culture européenne et du temps des cathédrales organisé en réseaux d’abbayes puis de villes libres. Pourtant elles ne sont pas reprises dans nos systèmes de pouvoir et restent largement tabou sous les interdits du pouvoir papal et du rationalisme scientifique qui anime les institutions républicaines. Le renouveau spirituel européen utilise largement la pratique des mouvements spirituels de l’Asie et de l’Inde, continents qui surent développer des mouvements spirituels sans tomber dans les excès des systèmes religieux fanatiques et les guerres de religion. Nous avons déjà présenté le cas du système de pouvoir religieux musulman. Elaboré dans la tradition du Moyen Orient comme une religion au confluence de mouvements spirituels locaux, comme un réseau de communautés partageant le même message spirituel, la tentation a été grande depuis les origines pour une communauté d’étendre son pouvoir temporel sur les autres. Mais contrairement au système de pouvoir religieux catholique romain, ces mouvements musulmans ne sont pas parvenus à la centralisation d’une doctrine qui écarte les autres. D’où les luttes continuelles entre les mouvements religieux musulmans dès qu’une possibilité de conquête de pouvoir se présente. Il est clair que nos sociétés n’ont pas à supporter ces luttes entre mouvements religieux en particulier musulmans. Eliminer ces conflits et cette violence fanatisée et sectaire est bien une priorité dans l’élimination des systèmes de pouvoirs religieux.

 Nous avons montré que la première source de savoir, la source initiatique et spirituelle, est incompatible avec l’édification de dogmes par la deuxième source de savoir : la source intellectuelle et rationnelle. Il y a incompatibilité totale entre les deux : les dogmes seront forcément faux et trompeurs par rapport à l’enseignement initiatique originel d’où le dogme sera tiré. Briser et éliminer les pouvoirs religieux qui évoluent vers le fanatisme et les guerres de religion n’est donc pas difficile : lorsque nous brisons et rejetons des dogmes religieux, inévitablement nous revenons aux enseignements spirituels, aux démarches spirituelles individuelles ou de groupe, bref aux valeurs de paix, d’amour, de tolérance et de partage et à des organisations en réseaux. Il n’y a aucun désordre, perte de valeurs ou risque de troubles sociaux comme le prétendent les militants des systèmes de pouvoir. Mais il est évident qu’il n’y a plus alors de pouvoirs centralisés et de groupes de dirigeants monopolisant le pouvoir et les richesses matérielles qui vont avec. Entre la soumission aveugle à des dogmes fallacieux et l’écoute de la parole de vie que nous apportent celles et ceux qui sont nés une deuxième fois à la vie humaine après avoir franchi les frontières de la mort de leur corps charnel, il y a bien un choix de vie incompatible avec des compromissions ignobles au niveau de notre conscience d’être vivant.

 2) Le système économique actuel dominé par le pouvoir financier soumet à ses principes bien plus de monde que les systèmes de pouvoirs religieux.. La richesse matérielle et financière ne cesse de s’accroître et sa concentration dans une oligarchie financière menace les gouvernements des états qui sont devenus impuissants dans la direction de l’économie mondiale. L’accumulation de cette épargne devrait favoriser les investissements et la recherche de nouvelles technologies. Le pouvoir financier préfère produire lui-même sa propre richesse directement grâce à ses réseaux de spéculation en tous genres et garder pour lui cette création de richesses artificielles. L’idéal s’accomplit lorsque seuls les financiers arrivent à créer leur propres richesses à partir de leurs seules spéculations sur des biens matériels et ou des résultats d’entreprises. Le risque étant que d’autres épargnants bien trop nombreux s’invitent à ce festin puis prennent peur en songeant qu’ils vont perdre leur argent à cause d’une trop grande répartition des profits. La leçon de 1929 a été retenu : il vaut mieux investir dans un système financier le plus indépendant possible par rapport à l’économie réelle : en 1929, les investissements dans l’industrie n’étaient plus rentables à cause du marasme de la consommation et de la baisse des prix des produits importés depuis des pays à la main d’œuvre moins chère : l’agriculture ayant été la première a souffrir de cette concurrence nouvelle. Miser sur les profits futurs des entreprises n’était plus crédible d’où le krach boursier.

 En économie, pour assurer une situation anti-inflationniste et éviter que les richesses énormes conservées dans l’épargne ne soient affaiblies, le recours à un taux de chômage voisin de 10% sur une longue période est une réponse correcte : l’anxiété entretenue sur le marché du travail protège l’économie d’une inflation par la demande et les salaires. Sacrifier l’emploi, particulièrement l’emploi des jeunes pour protéger les politiques monétaires est une des base de l’économie libérale qui fonctionne bien et la soumission à ces politiques ne semble pas être remise en cause surtout depuis que les banques centrales ont acquis leur autonomie par rapport au pouvoir politique. L’élite des dirigeants financiers est ainsi assurée de pouvoir poursuivre ses idéologies et ses politiques à l’abri de toutes vicissitudes électorales. Eliminer les rémunérations les plus élevées des salariés de plus de cinquante ans est devenu une mesure de gestion courante : ce salaire élevé n’est justifié que si ce salarié âgé est capable de servir d’exemple aux plus jeunes pour les motiver et leur montrer que croire aux valeurs du système mène à des récompenses et à un statut enviable. Mais un petit groupe de salariés âgés et bien rémunérés suffit pour constituer le groupe de référence à partir duquel le conformisme va se développer. Les autres sont inutiles et leur licenciement est justifié pour la rentabilité du système de pouvoir économique. Et lorsqu’un état veut maintenir au travail au delà de 60 ans ses salariés pour équilibrer ses régimes de retraite, nous sommes bien en pleine contradiction entre les politiques des états et les objectifs de rentabilité financière des dirigeants du système économique. Nous ignorons qui va gagner mais nous savons qui va perdre.

 Pour gérer la croissance économique sans risque d’inflation et sans risque de voir le chômage soulever les populations contre leurs dirigeants, l’idéal est d’utiliser un réservoir de main d’œuvre à très bas prix qui acceptent des conditions de travail les plus proches possibles de l’esclavage. Tant que les paysans chinois quitteront leurs terres pour devenir les nouveaux prolétaires sans protection sociale que nous avons connus en Europe vers 1850, les dirigeants de notre système économique libéral pourront poursuivre la maximisation de leurs profits qui reste le seul pilier de cette idéologie capitaliste en délaissant les salariés des pays développés. La mondialisation est alors une source d’anxiété entretenue à travers les délocalisations, les investissements en Asie et la précarisation des salariés dans nos pays. La politique de la production au prix le plus bas permet facilement la maximisation des profits et lorsque les économies d’échelle ont été atteintes à travers la concentration des moyens de production, le coût salarial devient la variable d’ajustement du système économique. Les militants qui soutiennent ce système de pouvoir économique peuvent toujours faire croire que la situation changera lors d’une nouvelle vague de technologie et la mise au point de nouvelles sources d’énergie. Comment les croire alors que les dirigeants actuels financent ces recherches et se préparent à en garder les bénéfices ? Quant à la théorie du choix rationnel qui optimise les intérêts de chacune des partie à l’échange, il est admis maintenant que ce choix rationnel est limité pour le manager. La maîtrise des informations est une chose, l’utilisation des deux sources de savoir une autre et dans chacun de ces deux cas, c’est une toute autre société qu’il s’agit de développer.

 Les professeurs d’économie sont invités à ne plus s’attarder avec leurs étudiants sur la loi de l’offre et de la demande et sur le rôle des marchés : expliquer aujourd’hui ces utopies risque de dévoiler à notre jeunesse la fable sur laquelle repose ce système économique. Ceci pour ne pas parler des contradictions du système capitaliste et libéral car le mot « contradiction » reste la marque déposée par Marx et Engels dans leurs critiques toujours exactes du capitalisme. Nous avons montré sur ce site web comment une organisation en réseau développe l’économie non marchande et limite ou élimine l’économie marchande selon son stade de développement. Supprimer le recours exclusif à la monnaie étatique dans les échanges constitue le point de rupture avec le système économique et nous avons montré que l’interdiction en 1997 en France des SEL (services d’échanges locaux) repose justement sur cet argument de la défense de la monnaie étatique et du rôle de l’état. Ces contradictions du système économique sont maintenues parce que les dirigeants des systèmes de pouvoir politique s’en sont rendus complices dans leur commerce électoral pour garder leurs places au gouvernement et préserver ce régime politique représentatif.

 Les cours d’économie n’ont eu qu’un seul impact : l’opinion sait que l’économie avance par cycle entre croissance et période de stagnation ou de régression. L’étudiant en économie pour obtenir son diplôme doit convaincre son correcteur qu’il a bien compris la vérité : un profond et long déclin n’est pas possible, après un creux vient forcément le haut de la vague, c’est à dire une période de forte croissance. Il suffit d’attendre et les hommes politiques sont passés maître dans cet exercice pour faire attendre ou lambiner les électeurs jusqu’à la prochaine et inéluctable période de forte croissance. Dès les années 1960, le club de Rome avait tiré la sonnette d’alarme : il n’est pas possible que les politiciens utilisent l’économie de cette manière car nos ressources s’épuisent et à terme les conditions d’une croissance vont disparaître. Le progrès technologique est alors appelé à la rescousse pour trouver d’autres énergies, d’autres moyens pour économiser les ressources naturelles mais aujourd’hui le constat est connu de tous : ce système économique et industriel nous conduit vers la fin programmée de l’espèce humaine et sa lente disparition du globe. Bien avant, le dérèglement du climat aura provoqué de multiples catastrophes naturelles qui auront chassé des populations de leurs terres et provoqués de nouvelles migrations ou invasions.

 3) les systèmes de pouvoir politiques

Nous avons montré que la sacralisation de la propriété individuelle est le socle de la République : chaque citoyen a le droit d’être propriétaire et le devoir de travailler pour agrandir son patrimoine et ne plus dépendre ainsi des aides publiques. Au contraire, les impôts prélevés sur sa richesse vont financer les dépenses publiques dont l’objectif principal est de favoriser l’accroissement des richesses individuelles des citoyens. C’est le pari entrepris par le système de pouvoir politique pour éradiquer la misère et l’ignorance. Alors que le droit déclare tous les citoyens égaux devant la loi, la réalité sociale et les inégalités de patrimoine permettent aux propriétaires les plus riches de s’enrichir davantage en utilisant le travail ou l’épargne des autres moins fortunés à travers leurs statuts de dirigeants du système économique. L’idéal étant que les mêmes familles exercent et le pouvoir économique et le pouvoir politique. A défaut de familles, il vaut mieux alors que ce soit les mêmes élites formées dans les mêmes écoles de la République. De cette manière, les dirigeants du système auront la garantie que leur pouvoir sera préservé parce que tous utiliseront la même culture, les mêmes valeurs et utopies et que tous imposeront les mêmes interdits et tabous, surtout le tabou principal : l’interdiction de remettre en place la propriété commune sur le plan local et sa gestion en démocratie directe avec des groupes de résolutions de problème qui utilisent le principe de subsidiarité.

 La soumission des populations à ce régime politique d’inégalités croissantes dans la redistribution des richesses et à cette précarisation généralisée du monde du travail est organisée d’une manière connue : d’une part, il y a le mythe central à l’accession à la propriété, d’autre part il y a la dépendance économique à l’autorité qui fait fonctionner ce système.

 Le mythe de l’accession à la propriété est entretenu par les états et quelques entreprises qui développent leur actionnariat salariés. L’état s’investit plus ou moins dans l’accession au logement, surtout lorsque les crises immobilières laissent dans les rues et sous les ponts trop de pauvres qu’il n’est plus possible de cacher à l’opinion publique. Lorsque l’opinion publique s’émeut et prend peur, les dirigeants savent que la limite est proche et que cette opinion publique peut basculer subitement dans le refus de se soumettre. Le conformisme n’est plus garanti pour isoler les dissidents et les éliminer ou les neutraliser. Depuis quelques années nous sommes dans une crise immobilière et faute de moyens pour accéder à la propriété, des ménages occupent longuement des logements sociaux, privant les jeunes couples peu favorisés d’un accès au logement pour les condamner au camping, à la cabane dans les bois, à la tente sur les pelouses et les terrains vagues des villes, sous les ponts. Le refus de l’abbé Pierre et la création de son mouvement pour le droit au logement illustre cette situation.

 L’état français est beaucoup moins engagé dans l’accession pour les salariés à une partie de la propriété des entreprises. Le droit pour les salariés de participer aux votes comme les actionnaires, ce droit qui devait être mies en place en 1945 à la Libération n’existe toujours pas alors que le plan Marshall l’a imposé dans les entreprises allemandes. Les représentants des salariés lorsqu’ils participent aux assemblées générales des sociétés anonymes n’ont qu’un rôle consultatif, ils sortent de la salle lorsque les actionnaires votent. Pourtant instaurer la transposition de la loi allemande dans les entreprises françaises semblait être un préalable pour développer l’actionnariat salarié ou le gouvernement d’entreprise. Ces lois récentes font illusion : en 2006, le gouvernement d’entreprise ne concerne que 3% des sociétés anonymes françaises et un tiers des SA cotées en Bourse. Et encore parce que les fonds de pension anglo-saxon ont exigé ce gouvernement d’entreprise. Les patrons français par tradition sont hostiles au partage de leurs pouvoirs. Le PDG d’une SA traditionnelle prend bien soin de ne pas nommer un Directeur Général pour rester seul à la direction des affaires. Dans ce contexte, l’actionnariat salarié qui n’a rien à voir avec la distribution de stock-options aux dirigeants, est plus un marché de dupes qu’un progrès réel vers une cogestion des entreprises productrices des richesses économiques.

 La dépendance économique à l’autorité est une vieille recette déjà pratiquée à Rome : le sénateur entretient sa clientèle qui va voter pour lui en lui donnant nombres d’avantages matériels. Depuis les années 1970, à chaque fois qu’une crise industrielle a agité les populations, les hommes politiques ont d’abord cherché à sauver la situation par des aides massives à cette industrie puis devant l’échec de ces politiques, ils ont tout fait pour se débarrasser au plus vite de ce problème encombrant. Des pans entiers de notre industrie ont été bradés ou sacrifiés à la paix électorale : la sidérurgie alors que l’offre d’acier est aujourd’hui insuffisante, les chantiers navals, la chaussure, le textile, etc. Nos importations dans ces branches industrielles ne cessent de croître alors que les ouvriers attendent la retraite en étant payés chichement à ne rien faire souvent grâce au RMI. Personne n’a été capable d’écarter les propriétaires devenus de mauvais gestionnaires pour les remplacer par des experts en management. Personne n’a conduit des économies d’échelle préservant l’emploi chez nous. Les anciennes familles d’industriels ont liquidés leurs affaires pour sauver leur fortune et la placer surtout dans les assurances-vie ou encore dans des propriétés immobilières et des grands domaines notamment en Amérique du Sud , sans compter les placements faits en Suisse et dans les paradis fiscaux. Les politiciens ont laissé faire du moment que le peuple se soumettait et restait calme. Aucun gouvernement n’a songé à autoriser l’amortissement fiscal sur deux ans si au bout des deux ans des investissements sont entrepris principalement en recherche et développement. Maintenant qu'il n'y a plus d'industries à brader et que les dirigeants délocalisent tout seul, maintenant qu'il faut réaliser des économies dans les dépenses publiques pour continuer à distribuer des aides, les politiciens s'attaquent aux budgets des grands ministères. Celui de la santé et de la sécurité sociale n'offre aucune possibilité de réduction tant que la maîtrise des dépenses par les citoyens n'est pas réalisée. De même celui de l'armée ne peut être réduit. Il reste alors le premier budget de la nation, celui de l'Education nationale. L'objectif n'est pas de financer la réforme de l'institution en commençant par remettre à niveau la rémunération des enseignants français au moins à la moyenne des enseignants européens alors qu'ils sont les moins bien payés d'Europe et alors que les élèves français ont le plus d'heures de cours d'Europe sinon du monde. L'objectif est de réaliser des économies à tous prix pour dégager une marge de manoeuvre dans les finances publiques afin de poursuivre l'achat d'électeurs à travers des politiques d'aides injustifiées. La décentralisation inachevée a provoqué l'embauche de milliers de fonctionnaires ou d'agents contractuels dans les collectivités locales : départements, régions, syndicats intercommunaux, associations de villes alors que le nombre des fonctionnaires des administrations centrales n'a pas été réduit et qu'un transfert de personnel n'a pas été mis en oeuvre. Mais ces politiciens veulent réduire le nombre de fonctionnaires en réduisant le nombre des enseignants. Les experts de l'INSEE ont détruit le mythe du choc démographique créé vers les années 2000, mythe qui devait à partir de 2006 éliminer le chômage structurel. Les enfants scolarisés dans le primaire sont de plus en plus nombreux et les années creuses sont derrière nous, dans 5 à 10 ans, ces enfants seront dans le secondaire et l'enseignement supérieur. L'invraisemblance de toutes ces politiques incongrues n'a qu'une logique : trouver de l'argent pour financer le train de vie de l'état et alimenter les aides qui servent à gagner les élections. Les aides versées aux associations qui relaient sur le terrain l'action des administrations publiques illustrent cette dépendance économique à l'autorité.

Le niveau du chômage surtout lorsqu’il baisse est montré comme un trophée victorieux alors que le niveau des investissements reste quasiment secret tant il est constamment faible en France. Seuls les investissements étrangers se développent mais ils traduisent une perte du pouvoir de direction français. L’étudiant en économie ou en sciences politiques commente assidûment les politiques d’aides des gouvernements : aides à l’emploi, aides aux chômeurs, aides aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux commerçants, etc. Par contre il est choqué lorsqu’il doit commenter le graphique montrant la courbe de l’épargne et la courbe des investissements : les investissements en France n’utilisent pas toute la capacité d’épargne. Le surplus d’épargne va financer principalement l’économie américaine qui vit à crédit et tire la consommation vers le haut pour acheter les productions des autres pays sans quoi ce serait la récession et la déflation internationale. Maintenir la paix sociale et se maintenir au pouvoir en creusant de la sorte les déficits publics n’est possible que dans le contexte d’une soumission importante des citoyens. Sur le plan électoral, les catégories de citoyens qui profitent de ces aides vont être des éléments actifs dans la propagation du conformisme qui soutient le pouvoir. Comme les caisses de l’état sont vides, l’échéance arrive et ce conformisme va voler en éclats.

 Nous avons montré sur ce site web la nouvelle idéologie qui se répand parmi les dirigeants de nos systèmes économiques et politiques. Nous savons que l’oligarchie financière anglo-saxonne à la suite des idées de Malthus puis de Russel compte sur la maîtrise de l’arme atomique pour sauver le groupe social des plus riches et des plus savants. Dans l’histoire de l’humanité, les hordes des barbares et des plus pauvres ont toujours réussi à piller les pays les plus riches. Le comité Russel et cette nouvelle oligarchie financière anglo-saxonne entendent mettre fin à ces pratiques intellectuellement et militairement détestables pour enfin diriger le monde dans le sens de la survie des civilisés et de la liquidation des barbares si ces derniers s’avisent de piller une fois de plus les pays riches. Le succès des partis ultra conservateurs et d’extrême droites qui agitent cette menace des nouveaux barbares qui sont déjà en train de nous envahir, est réel et représente une menace à court terme pour nos démocraties rendues immobiles à cause de leurs luttes pour la conquête du systèmes de pouvoir. Cette confrontation porte le nom de conflit mondiale des cultures et des millions d'êtres humains s'y préparent ou sont déjà prêts à se soumettre à des ordres pour combattre. La faillite du système économique ne décourage pas nos dirigeants qui ont trouvé dans ce conflit mondial des cultures, une nouvelle source d’autorité pour bâtir un système de soumission aveugle des populations. La mondialisation ne mène pas forcément à interpénétration des cultures et à l’élimination des peurs ancestrales concernant les étrangers. La mondialisation permet à cette oligarchie financière de montrer la véracité des idées de Malthus : comment des continents s’enfoncent dans la misère en ne maîtrisant pas leur évolution démographique, l’éducation de leurs peuples et la soumission des citoyens aux règles de l’économie libérale. Pour accélérer l’installation de ce nouveau système de pouvoir mondial aux mains de cette oligarchie, des dirigeants n’hésitent pas à semer le désordre et la confusion dans les politiques économiques et sociales actuelles pour ruiner l’influence des états et persuader les gens que la seule solution passe par une organisation supra nationale indépendante des états car le salut des peuples qui devront survivre et garder pour eux le reste des ressources disponibles ne passe pas par des décisions des états mais par une autorité supérieure. Ces nouveaux dogmes politiques sont capables de remettre en place de nouvelles dictatures et de nouveaux génocides et crimes de guerre.

 

 Les réponses de l’organisation en réseau sur la libération des citoyens et l’élimination de la soumission aux systèmes de pouvoir.

 

Aujourd’hui, les dirigeants de nos systèmes de pouvoir ne peuvent plus cacher les réalités auxquelles aboutissent nos systèmes de pouvoir. La censure existe mais les moyens de percer les secrets d’états sont plus nombreux et la diffusion des informations par Internet est accessible à tous. Savoir n’est pourtant pas suffisant pour changer. Il faut passer à l’action. L’expérience de Milgram révèle le poids du conformisme pour neutraliser les volontés de désobéissance à l’autorité. Nous avons repris sur notre site web les travaux d’Hannah Arendt sur le travail , l’œuvre et l’action politique. Il est évident maintenant que la généralisation du salariat à conduit à la disparition de la réalisation d’œuvres qui permettent aux individus d’exprimer une part de liberté et d’initiatives personnelles dans leur travail tout comme ces œuvres permettaient le plein emploi en utilisant les personnes sans emplois. Cette généralisation du salariat a également entraîné l’élimination de l’action politique. Cette disparition de l’action politique a commencé lorsque les systèmes de pouvoirs ont adopté un caractère absolu et indépendant des peuples qu’ils dirigeaient. Nous avons relevé l’erreur fondamental de Marx et d’Engels lorsqu’ils ont refusé de prendre en considération l’exemple de la Grande Loi qui lie et l’exemple de la confédération des six nations iroquoises. Face à cet exemple réel d’une organisation sociale sans état qui avait développé des niveaux de vie bien supérieurs à ceux qui existaient au même moment en Europe, nous savons que Marx et Engels ont refusé ce modèle sans état pour continuer à recourir à la notion d’un état indépendant des peuples. Leur stratégie a été de conquérir l’appareil politique d’état pour mettre en place le communisme. Nous savons quel usage le pouvoir soviétique a fait de l’état.

 Dans l’organisation en système, les experts ne quittent pas leurs postes une fois une première solution trouvée. Ils restent au pouvoir pour trouver des solutions à tous les problèmes qui vont se poser. Dès lors ils doivent convaincre les membres du groupe qu’ils sont capables de s’occuper de tous les problèmes, ce qui dans l’absolu est intellectuellement impossible sauf lorsqu’ils s’entourent d’un important groupe de conseillers. Ce groupe va servir d’élément de référence pour mettre en place le conformisme nécessaire à la soumission du peuple devant cette autorité. Le roi, le dirigeant va réclamer l’obéissance aux règles posées par ces experts qu’il emploie. Il peut changer ces experts s’ils se trompent et rester lui-même au pouvoir. Mieux, lui et ses conseillers ne peuvent pas se tromper si leur pouvoir est d’origine divine. Donc, c’est très facile de mettre en place la soumission du peuple dans un système de pouvoir.

 L’argument principal retenu par les partisans des systèmes de pouvoir repose sur le fait qu’en accumulant de l’ancienneté dans l’exercice du pouvoir, les dirigeants deviendraient plus compétents. Cet effet d’apprentissage existe certes à tous les niveaux, il n’a rien de particulier lorsqu’il s’agit d’exercer le pouvoir. La question reste entière : quel est l’intérêt majeur de développer un système de pouvoir indépendant du groupe ? La division du travail apporte un élément de réponse : les gens à qui le groupe a délégué sa mission d’autorité, pour exercer le pouvoir, doivent avoir des conditions de travail et de vie bien particulières. Mais ces dirigeants seront-ils plus efficaces en exerçant un pouvoir centralisé qu’en permettant au groupe local d’adapter à son environnement la solution optimale apportée par le groupe d’experts dans le cadre du principe de subsidiarité ?

 Briser la soumission revient donc à éliminer le pourquoi de cette soumission : il faut éliminer la cause de cette soumission. Cette cause est organique et inhérente à un système de pouvoir : chaque fois que des délégués veulent rester au pouvoir et s’organiser dans des institutions indépendantes du peuple, ils doivent justifier leur autorité en éliminant tout recours à une organisation en réseau. Ils doivent écarter le principe de subsidiarité qui donne la primauté à l’exercice du pouvoir au niveau local pour concentrer le pouvoir entre leurs mains et le garder le plus longtemps possible. L’état comme auparavant la royauté et les dictatures, sont des impostures politiques car ces organisations ne laissent plus le choix dans la manière de vivre en société. Elles ne rendent pas le citoyen libre, elles le soumettent au fonctionnement de leur système de pouvoir. Nous savons pour quelles raisons ces systèmes politiques ont été constitués : pour assurer la satisfaction du besoin de sécurité : plus le groupe social est nombreux, moins il sera facile de l’envahir pour le piller. Les dirigeants au pouvoir sont d'abord des chefs de guerre qui commandent aux armées pour assurer la paix et la sécurité. Les peuples se sont soumis à ces systèmes de pouvoir pensant pouvoir être protégés et ils sont partis à la guerre croyant que ce serait la dernière… Les soldats qui partaient aux combats ignoraient qu’il y avait une autre manière de vivre en paix car les chevaliers qui défendaient l’organisation en réseau avaient été trahis et avaient été brûlés sur les bûchers de l’Inquisition et des tribunaux du roi de France.

 Le deuxième argument présenté par les dirigeants des systèmes de pouvoir repose sur la nécessité vitale de confier la direction d’un pays à des élites car la plus grande partie du peuple reste dans une situation d’ignorance et d’incompétence manifeste. La sélection pratiquée par l’institution scolaire et universitaire le démontre à profusion : il n’y a qu’une infime minorité qui arrive à mener des études jusqu’à leur terme officiel, c’est à dire arriver au titre de docteur, de savant. Ceux qui arrêtent leurs études avant sont forcément moins savants et donc ne peuvent pas assumer au même niveau des responsabilités publiques. La question centrale que nous posons est de savoir qu’elle est l’organisation qui forme le plus, celle qui rend compétent le plus grand nombre de personnes ? Et la réponse ne souffre aucune contestation : l’organisation en réseau est de loin préférable à un système de pouvoir.

 Le système de pouvoir gère une hiérarchie sociale et doit préserver les intérêts matériels de la minorité au pouvoir. Les places sont donc limitées et pas extensibles. Former des jeunes à ces responsabilités et à ces fonctions revient donc à fabriquer des chômeurs en puissance car très peu d’entre eux accèderont à ces places. En 1975-1980, il y a eu la relève des Directions nommées en 1945 à la Libération. Ces nouveaux directeurs avaient environ 35 ans. Pour la plupart ils seront en place jusqu’en 2010. Ces places sont prises. Les réformes de structure qui ont éliminés 3 ou 4 niveaux hiérarchiques intermédiaires sont autant de places intéressantes en moins. La conséquence va être une dévalorisation rapide des études qui ne mènent à rien car les places convoitées sont déjà réservées à d’autres dans le corporatisme mis en place par le pouvoir. Rendre savants des citoyens dont les parents n’ont jamais été au pouvoir, représente un risque certain. Pour minimiser ce risque, autant privatiser l’enseignement public. Ce pragmatisme va réduire considérablement les dépenses publiques et supprimer cette source de gâchis considérable tout en écartant du savoir des catégories sociales capables un jour de ne plus se soumettre et de se révolter contre le pouvoir. Cette mesure va également dans le sens de l’affaiblissement des états et cette mesure ultra libérale correspond bien à la stratégie de l’oligarchie financière anglo-saxonne. Ce constat posé par les libéraux est exact dans une analyse des performances de notre système de pouvoir. Raison de plus pur le dénoncer et quitter ce système de pouvoir pour une organisation en réseau.

 L’organisation en réseau ne gère pas des places limitées dans un système hiérarchique. La formation et les compétences ne sont jamais laissées de côté : il suffit de mettre en place de nouveaux groupes de projet pour prévenir des menaces, éliminer des dysfonctionnements, améliorer une situation, satisfaire des besoins nouveaux. Au moyen-âge, lorsqu’une ville s’était développée au point de ne plus avoir besoin du travail de tous, elle était prêt pour se lancer dans le chantier d’une cathédrale qui donnait du travail à ceux qui avaient besoin. La révolution de 1848 a tenté d’actualiser cette manière de faire avec sa politique des ateliers nationaux. Les raisons de cet échec sont connus : le gouvernement central a voulu s’occuper de tout et il n’a jamais été question de restaurer la propriété commune, une organisation en réseau avec des groupes de projets appliquant le principe de subsidiarité et utilisant une monnaie symbolique non étatique. Nous savons depuis que cette monnaie symbolique organise les échanges dans l’économie non marchande et si elle ne permet pas facilement l’acquisition de biens matériels produits dans l’économie marchande, elle est adaptée pour gérer l’acquisition de droits qui portent sur des services à la personne : la sécurité, la santé, l’éducation, les loisirs, le sport, etc. Le troc prend des formes nouvelles mais qui donnent satisfaction aux populations. Par exemple, les médecins en sur nombre à Cuba vont soigner les gens au Venezuela, ce qui ouvre droit à des barils de pétrole pour Cuba, etc. Les besoins à satisfaire sont énormes surtout par le fait que nos systèmes de pouvoir ont accumulés des dégâts importants dans notre cadre de vie. S’il n’y a plus besoin de construire de nouvelles cathédrales, d’autres chantiers doivent s’ouvrir rapidement pour restaurer des conditions de vie convenables, tenter de sauver ou de restaurer des paysages, distribuer et gérer les ressources naturelles…et répondre concrètement aux arguments des thèses malthusiennes : il est évident qu’un couple d’amoureux avec une sexualité épanouie ne va pas faire une douzaine d’enfants pour en vendre la moitié à des marchands d’êtres humains et garder l’autre moitié pour les faire travailler dès leur plus jeune âge afin d’enrichir le patrimoine familial. La misère peut expliquer ces comportements mais la misère est voulue et organisée par les systèmes de pouvoir car elle reste l’arme de conditionnement et de soumission absolue dans l’humanité.

 Sir Bertrand Russel voyait juste lorsqu’il pensait que la sortie de la misère de ces peuples affamés allait provoquer l’invasion et la destruction des pays les plus développés, y compris ceux situés sur des îles ! Russel réclamait pour l’oligarchie financière anglo-saxonne le droit d’utiliser la bombe atomique pour défendre la civilisation la plus savante et la plus capable de diriger l’humanité pour assurer sa survie. C’est bien le destin que nous réserve nos systèmes de pouvoirs actuels mais nous n’en voulons pas !. Ce mathématicien apôtre du rationalisme scientifique fut un ignare spirituel affligeant. Nous n’allons pas épiloguer sur le fait qu’il a réussi à influencer un petit peu Einstein avant que ce dernier refuse de se soumettre à une telle idéologie tyrannique. Si le conformisme ambiant respecte les idées les plus farfelues des mathématiciens et des scientifiques, les poètes travaillent à développer un autre monde, une autre manière d’organiser la vie sur Terre et les valeurs qu’ils défendent ont toujours été sources des civilisations les plus florissantes. Dans ces civilisations, les citoyens étaient libres de s’organiser, l’amour était célébré entre hommes et femmes, les femmes étaient les égales des hommes et quand un chef n’était plus digne d’exercer le pouvoir de représenter le groupe, les mères avaient le pouvoir ultime de le destituer. Ces mères décidaient seules elles aussi du départ de leurs fils à la guerre. C’étaient elles, pas un roi, un chef mâle, un seigneur de guerre ou des dirigeants d’usines d’armement. Nos soldats occidentaux soumis à des seigneurs de guerres et à des tyrans ont exterminé ces peuples et détruit ces civilisations tout comme les salariés actuels enrichissent de plus en plus nos dirigeants, la palme revenant actuellement au paysan chinois qui quitte ses terres pour rejoindre les usines ou les camps de travail amélioré.

 L’être humain qui a été longtemps soumis à la passivité peut s’enfermer dans un isolement destructeur : son corps accumule les frustrations, les déprimes et il peut aller jusqu’au suicide. Deuxième possibilité : il sort de sa passivité dans une crise de violence mais il sera condamné pour les faits de violence qu’il aura commis. La troisième possibilité repose sur la démarche d’assertivité : il dit son refus de rester soumis, il donne un argument objectif pour justifier son émotion et son sentiment et il propose une solution qui reste à discuter. Il ose être lui-même. Cette attitude pour quitter la soumission exige un certain courage mais aussi une connaissance d’autres solutions que la soumission. Le courage se développe à travers une démarche initiatique et la rencontre avec les mystères de la vie qui éliminent la peur de la mort. La connaissance est nécessaire pour poser d’autres solutions intellectuelles et rationnelles. Nous sommes bien en présence de l’utilisation complémentaire des deux sources de savoir. Si vous manquez de courage pour quitter vos états de soumission, demandez-vous quelle source de savoir vous manque . Buvez à la source interdite par les dirigeants de nos systèmes de pouvoir. L’eau de cette source n’est pas réservée qu’aux poètes. Ce breuvage n’a pas de prix et personne ne peut l’emporter dans une bouteille. Mais si vous rencontrez une personne qui utilise cette source et qui montre comment elle est libre pour décider de son réseau de vie et vous inviter à la rejoindre, pitié ! arrêtez vos discours conformistes et vos arguments hyper réalistes et pragmatiques tirés de votre formation en soumission parfaite en présence d’un système de pouvoir. Et ne montrez surtout pas l’étendue de votre ignorance spirituelle en indiquant que vous être soumis à un système de pouvoir religieux ! Oh ! comme dans l’expérience de Milgram, vous allez plaider non coupable et surtout pas responsable ! Et pensez-vous que nous allons vous croire, nous, le tiers des candidats qui avons refusé de donner les décharges mortelles et refuser de suivre les ordres donnés dans cette expérience ?

   

l'assertivité    Autorité - Pouvoir - Commandement

http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram

http://www.developpement-durable-lavenir.com/2005/12/07/l-experience-de-milgram

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