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LA PERCEPTION DU TRAVAIL, depuis 1789

 

source : Une troisième voie pour le travail, Jean-Louis Laville, Sociologie Économique, Desclée de Brouwer.

cette page est un résumé de la partie du livre relative à l'histoire du travail.

pour voir ce livre : histoire du travail

 

1) avant 1789 :

Le travail est symbole d'indignité pour les personnes qui, pour vivre, s'occupent de la reproduction de biens matériels. Le travail fonde un partage inégalitaire dans la société : à côté de celles et ceux qui sont obligés de travailler, il y a des classes sociales qui vivent grâce au travail des autres, dirigent la société.

2) après 1789 :

Le travail est l'expression d'une autonomie individuelle. L'obligation de travailler ne pèse plus comme une malédiction sur les catégories les plus défavorisées de la société. Il est l'expression d'une liberté, il peut contribuer à fonder un ordre social immanent.

3) l'ambivalence créée en 1789

Depuis la Révolution Française, l'affirmation de la liberté et de l'égalité entre les membres d'une même communauté politique se traduit par la combinaison de deux principes contradictoires :

L'article 17 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen sacralise la propriété individuelle. Selon les idées de Jean-Jacques Rousseau, les intérêts individuels vont naturellement s'associer et un intérêt général, un bien public, va s'en dégager. 

L’état tente de rester fidèle aux principes de 1789, eux-mêmes inspirés par exemple par J-J Rousseau : tiré du Contrat social II, 3 de Jean-Jacques Rousseau :

" Si, quand le peuple suffisamment informé délibère, les citoyens n'avaient aucune communication entre eux, du grand nombre de petites différences résulteraient toujours la volonté générale et cette volonté serait toujours bonne... il importe donc qu'il n'y ait pas de société partielle dans l'Etat et que chaque citoyen n'opère que d'après lui."

L'État doit donc éliminer tous les groupements qui viendraient fausser cette libre expression et association des intérêts individuels. Le décret d'Allarde et la loi Le Chapelier en 1790 vont creuser ce fossé entre les citoyens et l'État : aucun groupement n'est autorisé, encore moins pour les ouvriers. Dès lors le principe civil est dominant dans l'organisation de la société, il fait coïncider libération du marché et du travail.

L'intérêt matériel individuel est mis en avant pour instaurer une régulation sociale susceptible de préserver la société de la folie destructrice des passions.

 

Rousseau parlait d'un contrat, d'un accord des volontés citoyennes pour exprimer le bien public. Devant l'impossibilité matérielle d'établir quotidiennement ce contrat, Adam Smith soutient que le contrat marchand à lui seul peut faire office de contrat social. La liberté des marchés fait qu'une main invisible va finir par harmoniser les intérêts individuels dans une volonté générale. Cette dilution de la démocratie dans le marché est en particulier attestée par le postulat d'un équilibre entre l'offre et la demande de travail à partir du moment où l'état assure le bon fonctionnement des mécanismes de marché. Le marché autorégulateur en garantissant l'accès au travail suffirait à éliminer la pauvreté. De l'extension des droits civils découlerait une tendance à l'égalisation des conditions.

 

Mais cette croyance, cette fiction qui fonde un dogme se heurte à la réalité de la monté des inégalités. Plus personne ne peut raisonner sur leur réduction par l'action future du marché. Le mécanisme de la baisse du salaire au rendement est dénoncé dès 1830 à travers la révolte des Canuts à Lyon. " Le tarif ou la mort " restera le mot d'ordre de tout le 19ème siècle.

4) le mouvement associatif :

Saint-Simon, Charles Fourier investissent l'Association d'un espoir d'harmonie sociale reposant non sur l'intérêt mais sur le lien religieux ou passionnel. C'est l'expérience d'une autre vie, qui par sa force de conviction, doit entraîner l'adhésion. Ces auteurs vont mettre en pratique leurs idées. Ils seront appelés les utopistes. N.D.L.R : sur fileane.com, l'utopie correspond à la part irréalisable par le fonctionnement d'un système de pouvoir. Tant que l'on ne quitte pas un système, on reste dans des utopies. Dans une organisation en réseau, il n'y a pas d'utopie.

Ces auteurs butent sur les mêmes écueils :

Pierre Leroux propose une autre manière d'établir un mouvement associatif. Pour échapper à un individualisme concurrentiel comme à un étatisme autoritaire, il faut établir entre la société et l'état une communication qui suppose des groupes intermédiaires. Leroux table sur des réseaux de solidarité passant par l'Atelier, ainsi que sur des associations ou la presse, pour entretenir l'esprit public indispensable à la démocratie. L'organisation du travail qui reste à trouver fournirait l'occasion de mettre sur pied des entités productrices qui inscrivent la solidarité au coeur de l'économie.

Vers 1840-1845, la contradiction entre la liberté politique et l'asservissement économique n'est plus supportable.

5) la révolution de 1848 :

en février 1848, Louis Blanc accède au gouvernement provisoire. Le 25 février un décret garantit la travail à tous les citoyens et reconnaît que les ouvriers doivent s'associer entre eux pour jouir du bénéfice de leur travail.

Louis Blanc réclame la création d'un Ministère du Progrès ayant pour mission spéciale de mettre la Révolution en mouvement et d'ouvrir la voie à l'organisation du travail par l'association. Il ne fut pas suivi. Le gouvernement accorde seulement la création d'une commission, dite commission du Luxembourg. Le 1er mars 1848 lors de sa première réunion, elle élabore une Constitution du Travail. L'association est indissociablement politique et économique. Il s'agit de redéfinir la citoyenneté en initiant une démocratie professionnelle. Le salarié est propriétaire de son métier et le métier est un résultats commun produit par l'expérience de ceux qui l'exercent.

En avril 1848, les révolutionnaires subissent une défaite électorale et la victoire revient aux modérés. Le 22 juin eut lieu la fermeture des Ateliers nationaux et 5 000 licenciements d'ouvriers. Ce qui provoqua des émeutes qui furent réprimés impitoyablement. Le gouvernement des modérés imposa la limitation de la liberté de réunion et le contrôle de la liberté de la presse.

6) les associations de capitaux :

Vers 1850, Buchez avance la notion de fonds indivisible, transmissible de génération en génération. Cette notion s'oppose aux sociétés de personnes qui dirigeaient alors l'économie et présentaient des faiblesses certaines pour le développement des entreprises. Le but est de dégager un capital socialisé par des cumuls progressifs ouvrant aux "ouvriers libres" l'accès à nombre d'activités productrices.

Cette idée va être détournée et le projet de propriété par le travail va se renverser pour aboutir au projet de société de capitaux. L'Etat va dans le sens des libéraux qui réclament la création d'une structure juridique associant les capitaux et distincte des personnes physiques qui la composent. Contre l'association de personnes, les libéraux plaident en faveur d'une association de capitaux pour combattre le retard français dû à la taille et à la durée trop limitées des sociétés. (sur fileane.com, nous avons montré le lien entre flibustiers, protestants et naissance de l'industrie d'abord au Royaume-Uni).

La loi du 23 mai 1863 crée les sociétés par actions dites à responsabilité limitée.

La loi de 1867 crée la société anonyme et établit la reconnaissance de la personnalité morale, institution centrale de l'économie de marché.

Après 1848 l'économie de marché est censée réaliser la loi du progrès dont la marche en avant peut se passer d'une référence à la volonté humaine. L'intervention étatique ne se contente pas d'appuyer la constitution des marchés. Par la répression des mouvements sociaux, puis le découragement des sociétés ouvrières, elle extirpe le politique hors de l'économique. L'état conforte une économie de marché constituée à partir de la libre circulation des marchandises et des capitaux, dans laquelle le pouvoir dans les unités de production est lié à la détention de capital. Il retire durablement l'économie du domaine politique. C'est l'état gendarme.

7) les débuts du socialisme et du marxisme

Pour Léon Walras, les interventions sont nécessaires afin de corriger les effets néfastes de cette économie "pure" et afin de se pencher sur la répartition de la richesse sociale. Il s'agit d'examiner les conditions qui permettent de concilier le mode de production économique avec une réduction de la pauvreté qui menace l'ordre établi. D'où un accent mis sur la morale. Les études d'économie sociale se singularisent par leur attention portée aux problèmes de redistribution. Les coopératives sont distinguées des mutuelles qui deviennent davantage des sociétés de secours. L'état se fait assureur. L'économie sociale comme théorie délaisse la production.

Avec le marxisme, l'économie de marché est confortée comme un passage obligé qui implique un travail aliéné. Le développement des forces productrices doit par lui-même exacerber les contradictions du capitalisme. Le socialisme français sous l'influence marxiste néglige les organisations économiques ouvrières. Le socialisme scientifique attaque les utopies et condamne comme une impasse le mouvement associatif, mouvement qui détourne les ouvriers contre les objectifs prioritaires de la lutte contre le capital. Il y a une défiance contre l'auto-organisation de la production. Le syndicat est le seul moyen de s'organiser contre les capitalistes et de se prémunir contre les égoïsmes de groupe.

 8) le solidarisme, la naissance des droits sociaux

Pour Emile Durkheim, la division du travail est considérée comme génératrice de lien social. Il y a deux faces :

Le social est donc dès l'origine enfermé dans l'économie. Cependant, conformément au principe civique, l'emploi procure des droits attachés à la personne qui la distinguent d'une marchandise et attestent de son appartenance à un collectif. Les lois de 1864 ( droit de grève ) et 1884 ( liberté des coalitions ouvrières ) traduisent cette nouvelle conception. L'intervention du contrat de travail a consisté à sortir le travail de sa qualification juridique de "bien" pour lui conférer un statut juridique original qui fait place à sa dimension personnelle, tout en maintenant sa valeur d'échange.

Mais à l'époque, le développement de l'association se heurte à l'absence de suffrage universel. Il subsiste toujours la confusion introduite par la loi Le Chapelier entre la critique des privilèges et le rejet de tous les corps intermédiaires. L'état protecteur encadre les formes d'entraide :

Avec les solidaristes, l'état s'installe comme garant de l'éthique fraternitaire et endosse la responsabilité d'organiser la solidarité. L'état s'appuie sur l'économie marchande pour y prélever les ressources nécessaires pour remplir les fonctions sociales qu'il assume désormais. Le solidarisme introduit l'idée d'une dette sociale que chacun contracte parce qu'il est membre de la société et qui l'amène à passer un "quasi-contrat" avec ses semblables. Ce n'est pas un engagement interindividuel volontaire, mais un un engagement vis à vis de la collectivité dont l'état doit assurer le respect par l'obligation. La notion de solidarité prend un sens nouveau et apparaît comme le moyen pour les républicains de réconcilier les droits individuels et la responsabilité de l'état.

Le dispositif institutionnel à travers lequel cette dette sociale est prise en compte va alors passer par le travail qui n'est plus un contrat mais un statut qui définit une place dans la société. Le travail procure des droits sociaux : protection contre la maladie, la vieillesse et l'accident, l'accès aux services publics, à l'éducation, aux loisirs et à la consommation. Grâce au travail, les citoyens qui ne détiennent pas de capital, peuvent accéder malgré tout, à la sécurité.

Pour Bourgeois, le devoir social n'est pas une pure obligation de conscience, c'est une obligation fondée en droit, à l'exécution de laquelle on ne peut se dérober sans une violation d'une règle précise de justice et l'état peut imposer cette règle au besoin par la force afin d'assurer ainsi à chacun sa part légitime dans le travail et les produits.

La recherche d'équilibre entre liberté et égalité se construit par dissociation et complémentarité entre l'économique et le social. Elle trouve sa formulation dans l'idée de service public arrimé à la notion de solidarité. L'état, expression de la volonté générale, devient dépositaire de l'intérêt général qu'il peut mettre en oeuvre grâce à l'action de l'administration. L'état élabore un mode spécifique d'organisation, le social, qui rend praticable l'extension de l'économie marchande en la conciliant avec la citoyenneté des travailleurs. Le solidarisme jette les bases philosophiques du droit social. Dans ce cadre, l'intervention publique n'apparaît plus comme une menace pour l'économie de marché, mais comme un complément, voire un soutien à son expansion.

9) l'Etat Providence, après 1945 : la diffusion du statut salarial

Après 1945, l'état providence prolonge les formes précédentes d'état social : il oriente et soutient le marché autant qu'il en corrige les inégalités. La synergie entre état et marché se manifeste en particulier par la diffusion du statut salarial. Le travail est le lieu d'un paradoxe : il manifeste à travers le rapport salarial l'exploitation du travailleur dans sa dépendance au capital. En même temps, grâce aux droits sociaux qui lui sont liés, il affirme l'appartenance de ce même travailleur à la communauté politique. L'ambiguïté constitutive de l'emploi, son énigme tient à ce qu'il mêle inextricablement exploitation et intégration sociale.

La rentabilisation du capital investi rend indispensable l'instauration conflictuelle d'une discipline ouvrière. Le travail doit devenir décomposable en unités simples dont le prix peut être calculé à l'avance, faute de quoi le rendement du capital resterait trop incertain. Autrement dit, le travail concret doit être transformé en travail abstrait, grandeur mesurable, quantifiable, détachable des individus. Le travail à la chaîne vise à ce que les conduites des exécutants soient entièrement prescrites par les ingénieurs. Il y a division sociale du savoir : les connaissances sont monopolisées par l'encadrement et ne peuvent s'acquérir dans l'atelier. Il n'y a rien à attendre des acquis pratiques accumulés par l'expérience.

Cependant le travail offre un statut social protecteur. La citoyenneté passe par l'emploi et pour y accéder les gens sont attirés par la ville et ses industries. La plupart des droits sociaux sont adossés au travail salarié. Toutefois le statut social, pare qu'il est lié au travail, est attribué en priorité au chef de famille, d'où une tendance à conforter la division sexuelle du travail et à avaliser les rapports de pouvoir dans la famille propres à la société patriarcale.

10) le travail, principal intégrateur social :

10.1 il génère un processus de reconnaissance :

Malgré que le travail soit organisé scientifiquement, les consignes ne peuvent anticiper toutes les situations et leur interprétation constante s'avère indispensable pour la réalisation des tâches quotidiennes. La mobilisation des intelligences et des personnalités est une contribution spécifique et irremplaçable des travailleurs à la conception, l'ajustement et la gestion de l'organisation du travail. Le travail ne pouvant s'exercer sans cette coopération productive, génère donc un processus de reconnaissance par les autres : la rétribution n'est plus seulement monétaire, elle est aussi symbolique. Certes, dans le travail le plus parcellisé, le déficit de reconnaissance prévaut mais le jugement des collègues peut venir compenser le déficit de valorisation émanant de la hiérarchie. En tout cas, les psychologues du travail assignent une place irremplaçable au travail parce qu'il est vital pour l'équilibre personnel, témoignant d'une reconnaissance par autrui qui passe par un rapport avec l'action et le réel.

10.2 il génère une dimension culturelle qui dépend des styles de commandement et de management.

Dans l'entreprise s'élaborent des compromis entre une régulation de contrôle portée par la direction dont la logique est celle du coût et de l'efficacité, et une régulation autonome tournée vers la satisfaction des sentiments propres au groupe intéressé et liée à ses relations internes. L'entreprise oblige les gens à vivre ensemble et produit des relations durables en particulier par l'incorporation de savoirs professionnels.

 R. Sainsaulieu, en 1970, indique que cette dimension culturelle dépend des styles de commandement. Il distingue 4 modèles culturels liés à l'expérience du pouvoir dans le travail :

N. Alter, dans les années 1990, prend en compte le comportement du salarié face à l'innovation, il distingue 3 catégories :

C. Dubar en 1995 tire des observations des parcours d'emploi-formation dans les années 1980, il distingue :

10.3 il offre une promotion sociale

Le travail salarié se définit donc bien par son ambivalence, à la fois rapport de domination et moyen d'obtention d'un statut et d'une reconnaissance. Entre 1945 et 1975, la taylorisation accentue la subordination des travailleurs mais en contrepartie, le travail permet des gains sensibles en terme de niveau de vie. C'est le cercle vertueux en période de forte croissance entre production et consommation de masse. La promotion sociale devient une réalité  vécue par nombre de familles. Le salariat se généralise, la condition salariale devient l'incarnation de la normalité.

10.4 il permet l'égalisation des conditions à travers une classe moyenne.

le salariat participe à une égalisation des conditions, il crée une classe moyenne qui représente la modernité face à la bourgeoisie traditionnelle.

10.5 il est un temps social dominant

le travail structure la journée en se distinguant du temps de loisir comme du temps des obligations familiales et domestiques, tout en scandant un cycle de vie à 3 étapes : formation-jeunesse, maturité-travail, vieillesse-retraite.

Ce caractère intégrateur du travail amène la société salariale mais cette société vacille sur ses bases.

11) la fin des sociétés salariales nationales

Les sociétés salariales étaient nationales et l'interdépendance accrue des économies les perturbe profondément. Une nouvelle façon de produire associée à de nouvelles formes de marché s'impose. La demande change de nature. Elle n'est plus le moteur puissant capable d'entraîner l'ensemble d'une production nationale. Elle est une demande-arbitre qui sélectionne les entreprises performantes au niveau international. L'affrontement entre entreprises est, de plus, aggravé par l'accélération des investissements à l'étranger, encore plus rapide que la progression du commerce. Ces capitaux sont volatiles : si les actionnaires estiment leur rémunération insuffisante, ils peuvent retirer leur mise et cette menace plane sur les grandes firmes qui s'acharnent à réduire leurs coûts, soigner la communication sur leurs résultats et leur arbitrage entre dividendes et investissements. Les entreprises rejettent sur leurs employés cette incertitude et font peser sur eux une intensification du travail qui devient le prix à payer pour garder son emploi.

Cette internationalisation a pour corollaire l'affaiblissement de l'état social parce que la mobilité du capital affaiblit sa capacité de redistribution. Dans des espaces nationaux déstabilisés, la machine à créer des emplois se métamorphose en machine à exclure. La grande mutation contemporaine se traduit avant tout par l'effritement du salariat. Une précarisation des modes de vie se développe : près de 10% des ménages (2,3 millions) et 15% des individus (8,5 millions) sont en dessous du seuil de pauvreté (INSEE, 1997, mesure pour l'année 1994).

12) la question sociale actuelle

A l'ambivalence inhérente au travail salarié, s'ajoute aujourd'hui une seconde ambivalence : si le travail "grand intégrateur" reste essentiel pour la cohésion sociale (la proportion de salariés dans la population active est restée quasi inchangée depuis 1975), il est largement fragilisé.

Doit-on d'urgence restaurer le rôle intégrateur du travail ou se tourner vers d'autres intégrateurs de substitution ?

A ceux qui préconisent de sacrifier les garanties sociales pour remettre le maximum de gens au travail s'opposent ceux qui veulent préserver le salariat comme articulation entre travail et protections sociales. Malgré leurs désaccord, ils convergent sur la défense du travail comme facteur encore privilégié d'intégration face à un courant qui plaide pour la diminution de la place du travail dans l'organisation sociale.

 

Fin du résumé de ce livre

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pour connaître ce que nous retenons comme notion de travail et comment nous utilisons le travail comme pilier du contrat commun pour développer la propriété commune à un groupe social :

 

 

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