contribution de: Frantz  30/12/02

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mise à jour en octobre 2014 avec des dessins rupestres découverts récemment dans d'autres pays

à propos des dessins rupestres et des grottes qui servirent de lieu de cérémonies sacrées, voici un extrait du livre :

TIAHUANACO, 10 000 ans d'énigmes incas,

de Simone Waisbard, Robert Laffont, les énigmes de l'univers

 

ch 15 Les centaures rupestres du haut Pérou

 

près du village de Chichillapi, typique bourgade aymara située à 4300 mètres d'altitude, se trouve l'antique sanctuaire de Kelkatani, vocable aymara qui signifie littéralement " la pierre écrite ".

L'extraordinaire message pariétal de Kelkatani, légèrement entaillé au burin, est peint soit en " positif " soit en " négatif " sur un large écran granitique qui couvre vont-six mètres sur six mètres de haut et quatre d'épaisseur...

Les plus nerveuses et fringantes des fresques pariétales décrivent le chako, grande chasse collective qui réunissait des centaines ou des milliers d'aborigènes et qui fut, beaucoup plus tard, reprise et célébrée en grande pompe par l'Inca règnant...

Deux ou trois Chokkelas armés de gourdin, bras levés, piétinent au premier plan de la fresque, un guanaco tombé à terre. Leur danse est frénétique ! Comme s'ils voulaient finir de mettre en pièces la dépouille de l'animal et la détruire complètement. Déjà, il n'en reste plus que l'arrière-train...

scène rituelle de danse cynégétique triomphale du sanctuaire rupestre de Mazo-Cruz, Pérou ( Ph.Caretas-Lima )

Néanmoins, représenter aussi crûment le chasseur qui frappe la bête, lui cloue un dard dans la chair, reproduire la panique et la débandade du troupeau n'est pas seulement un croquis d'amateur préhistorique ! Il s'agit d'un véritable acte de mimétisme magique, que le chasseur imagina dans l'espoir de s'assurer, lors d'un prochain chako, la prise de viande nécessaire à la subsistance même du clan qui dépendait de son adresse pour survivre ou, à défaut, mourir !

Les peintures rupestres de Mazo-Cruz suggèrent encore que l'auteur ou les auteurs de ces oeuvres magistrales ne furent pas seulement des artistes mais aussi des mages. Car les chasses s'accordent étroitement avec l'ambiance tellurique comme s'il s'agissait de " planter le décor " des rites propiatoires auxquels les hommes vont participer au fond de la grotte sacrée...

La pierre écrite de Kelkatani constitue, par ailleurs, un modèle unique au monde, d'après Spahni ( expert suisse en peintures rupestres ). Pour la première et la seule fois, un procédé original fut utilisé pour silhouetter " en négatif " - technique non encore décelée sur les fresques rupestres européennes - les animaux groupés, les bergers qui les gardent ou les chasseurs qui les traquent. Laissé tel quel, sans aucun remplissage, l'intérieur du dessin garde la couleur naturelle de la roche qu'il décore. Traités de cette manière ingénieuse, d'immenses troupeaux d'auchénies surgissent en relief, comme des fantômes, simplement profilés sur la paroi de la caverne...

Et soudain, incroyable, fantastique, absolument imprévue, je butais sur une dernière énigme ! Là, au fond de la grotte de Mazo-Cruz, m'attendait un étrange " centaure "...

 

Lorsque le savant Darwin signala pour la première fois en 1831, en Amérique du Sud, à Punta Alta et à la Bajada en Argentine, la présence des squelettes d'equus curvidens, ce fut une même stupeur dans le monde scientifique..... Ainsi " le centaure " en " ombre chinoise " du sanctuaire rupestre de Mazo-Cruz semble-t-il bien un homme à cheval...

( Des squelettes fossiles de ce cheval ont été datés au carbone 14 à 10 000 ans avant notre ère. )

un intrigant " centaure " semble diriger un duel entre deux guerriers millénaires, en bordure d'un rio sinueux ( Ph.Caretas-Lima )  

cavaliers des premiers âges sud-américains, à Kelkatani, Pérou ( Ph.Caretas-Lima )

Qui furent ces Homo Andinus ? La réponse me fut donnée par les indiens Aymaras de Chichillapi : la " pierre écrite de Kelkatani " et les autres peintures de la grotte sacrée, sont l'oeuvre des Urus et des Chullpas qui se vantaient d'être " les Fondateurs du Monde ".

Bien sûr, l'énigme du peuplement initila de l'Amérique du Sud, après celle du Nord, reste toujours posée en majeure partie. Mias avec ces premières enluminures d'un très ancien errant sur le toit des Andes, le dossier de la préhistoire sud-américaine vient de s'enrichir considérablement ! Ces fresques rupestres que je viens de dévoiler, reculent loin dans l'obscur tunnel des temps précolombiens, les datations connues. Elles semblent apporter la certitude que la présence de l'homme en altitude est due à une migration par la voie des Andes et non pas par des débarquements sur la côte du Pacifique comme le soutiennent quelques américanistes. Et c'est là, estime l'historien Luis E. Valcarcel, " une découverte capitale "

Ainsi de l'homme lui-même, du peintre ingénu qui " fonda le monde " kolla plusieurs millénaires avant l'apparition de l'Adam et de l'Eve incas sur les rives du lac le plus haut du globe - et de longs siècles aussi avant l'apogée du colossal Tiahuanaco où erre encore le fantôme de Viracocha - qu'ai-je appris au juste depuis les cimes englacées des volcans jusque sur le seuil de la merveilleuse Porte du Soleil, et jusqu'au fond des cavernes sacrées ?

Beaucoup et trop peu encore ! Que cet homme mystérieux fut un adroit et rapide chasseur d'auchénies, qu'il fut aussi un bon cavalier avant de devenir le titanesque Chullpa auteur de murailles cyclopéennes capables de défier le déluge. Ou l'Uru, ce fossile vivant, paria des Andes repoussé au coeur du lac de la genèse pour y mourir d'abandon... Et qu'il sut, d'une autre manière que la mienne - mais la sienne autrement ingénieuse ! - illustrer pour l'éternité, la vie quotidienne de civilisations à jamais disparues et rédiger sur des pages minérales, le grand livre jamais édité, de ses fabuleux mémoires !

 

mise à jour : 13/10/2013 :

Les premiers artistes de l'Humanité étaient des femmes

http://www.tdg.ch/savoirs/Les-premiers-artistes-de-l-Humanite-etaient-des-femmes/story/31398484

Une étude vient de démontrer que, contrairement aux idées reçues, trois quarts des peintures rupestres des sites préhistoriques avaient été réalisées par des femmes.

Les manuels d'histoire étaient jusqu'ici formels: les magnifiques fresques rupestres que l'on trouve notamment dans les grottes de Lascaux, en France, ont été peintes par des hommes. Probablement des chasseurs qui racontaient et valorisaient ainsi leurs parties de chasse. Hic: une étude vient de paraître et contredit ce qui était jusqu'ici acquis. Elle démontre en effet que les femmes étaient sans doute les premières artistes de l'Humanité.

L’archéologue Dean Snow, de l'Université de Pennsylvanie, est arrivé à la conclusion, dans le journal American Antiquity, que 75% des peintures de bisons, mammouths, chevaux et autres cerfs capturés par des hommes, avaient été réalisées par la gent féminine préhistorique, rapporte le National Geographic.

Des pochoirs vieux de 40 000 ans découverts en Indonésie

LE MONDE | 08.10.2014 à 19h04 • Mis à jour le 09.10.2014 à 07h53 | Par Emmanuelle Jardonnet

http://www.lemonde.fr/arts/article/2014/10/08/l-homme-a-invente-l-art-en-europe-et-en-asie-a-la-meme-epoque_4502839_1655012.html

la revue Nature a révélé, mercredi 8 octobre, la découverte majeure que vient de faire une équipe d’archéologues dans des grottes de l’île de Célèbes (ou Sulawesi), en Indonésie. Des chercheurs australiens et indonésiens menés par Maxime Aubert et Adam Brumm ont en effet pu dater une série de douze pochoirs et de deux dessins vieux de près de 40 000 ans, ce qui en fait les contemporains des plus anciennes œuvres rupestres connues du monde, et situées en Europe. « Nous pouvons désormais démontrer que les hommes produisaient de l’art rupestre il y a environ 40 000 ans aux deux extrémités du monde eurasien du Pléistocène », affirme ainsi l’étude.

L’information bouscule notre représentation de la vie des premiers hommes modernes. « Les archéologues étaient depuis longtemps intrigués par l’apparition en Europe, il y a 35 000-40 000 ans d’un riche corpus d’œuvres sophistiquées et de la quasi-absence d’équivalent ailleurs, en particulier le long des routes de migration humaine vers l’ Asie du Sud et de l’ Est [dans la zone située entre l’ Asie et l’ Australie], où les Homo sapiens se sont installés il y a près de 50 000 ans », expliquent les scientifiques.

L’ensemble analysé avait été découvert dans les années 1950, dans cette zone où quelque 90 sites d’art pariétal sont répertoriés. Mais il paraissait jusqu’ici peu probable que les parois de roche calcaire leur ayant servi de support, dans cet environnement tropical, puissent avoir conservé des peintures aussi anciennes.

DEGRÉ DE DÉSINTÉGRATION RADIOACTIVE DE L’URANIUM

Pour leurs analyses, les scientifiques se sont fondés sur les spéléothèmes recouvrant les œuvres : l’eau riche en minéraux qui ruisselle le long des parois, dans les grottes, forme ces fines couches de calcite ressemblant à du pop-corn, et contenant des traces d’uranium. C’est le degré de désintégration radioactive de l’uranium qui informe sur le temps écoulé depuis sa formation, et permet de donner un âge minimal à l’œuvre que le calcite recouvre. L’équipe de chercheurs a pratiqué cette méthode de datation à partir de minuscules prélèvements, dont certains ont été faits jusqu’à la surface des pigments, d’autres sous cette surface, afin de fournir une échelle minimale et maximale.

Une trace de main réalisée en projetant des pigments humides autour d’une main appuyée contre une surface rocheuse s’est ainsi révélée vieille d’au moins 39 900 ans, ce qui en fait la plus ancienne connue à ce jour. Par ailleurs, les dessins de deux mammifères, dont un babiroussa (espèce de cochon avec des défenses), ont été réalisés  il y a au moins 35 400-35 700 ans

NOUVELLES QUESTIONS SOULEVÉES

A quelque 13 000 km de là, en Europe, des techniques de datation comparables réalisées sur du calcite ont établi qu’un disque rouge d’El Castillo, dans le nord de l’ Espagne, remontant à 40 800 ans, était le dessin le plus ancien connu. Sur le même site, l’empreinte d’une main réalisée en pochoir remonterait au minimum à 37 300 ans. Par ailleurs, le premier dessin figuratif connu est un rhinocéros de la Grotte Chauvet, en Ardèche, qui selon une datation au radiocarbone, serait vieux de 35 300 à 38 800 ans.

Cette contemporanéïté des pratiques soulève de nouvelles questions. L’art rupestre a-t-il été importé par l’homme moderne dans la région depuis l’ Europe ? Ou bien de telles pratiques se sont-elles développées de façon indépendante ? Ce qui est certain, c’est qu’aucun art figuratif n’est antérieur à l’arrivée de l’ Homo sapiens, originaire d’ Afrique, en Asie et en Europe.

« La généralisation de la technique utilisée par Aubert et ses collègues, qui ne nécessite que d’infimes prélèvements de calcite, pourrait permettre de dater l’art rupestre du monde entier » sur des bases communes, réagit l’archéologue néerlandais Wil Roebroeks dans Nature, « et ainsi montrer où cet art est apparu pour la première fois et comment il s’est développé dans le temps et l’espace ». L’étude démontre aussi l’importance historique et culturelle de la zone Maros (sud de Célèbes), qui est menacée aussi bien par une accélération de sa dégradation que par des projets miniers.

 

Ces peintures découvertes en Inde représentent-elles des extraterrestres ? 

Publié par Baptiste Rouch, le 18 juillet 2014

 En savoir plus: http://www.maxisciences.com/peinture-rupestre/ces-peintures-decouvertes-en-inde-representent-elles-des-extraterrestres_art33069.html

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 Partout dans le monde, des centaines de peintures, gravures, artefacts représentant des êtres non humains et des OVNI ont été retrouvés. Ces représentations remontent souvent à la Préhistoire et l'Antiquité mais leur découverte suscite toujours un sentiment assez intrigant. C'est ce qu'il vient de se produire en Inde, dans la région de Chhattisgarh, où des spécialistes viennent de mettre la main sur d'étranges peintures. Jusqu'ici inconnues, les dessins représentent des êtres à l'aspect peu conventionnel. Pour enquêter sur la question, le département d'archéologie et de culture de l'Etat de Chhattisgarh a déjà prévu de demander de l'aide à la NASA et l'ISRO (Organisation indienne pour la recherche spatiale) afin d'étudier les peintures qui seraient vieilles de plus de 10.000 ans. Les grottes sont situées près des villages de Chandeli et Gotitola à environ 130 km de Raipur. Des extraterrestres ? "Les résultats suggèrent que les humains dans les temps préhistoriques ont peut-être vu ou imaginé des êtres venus d'autres planètes, ce qui qui crée toujours de la curiosité parmi le public et les chercheurs. Des recherches approfondies sont nécessaires pour obtenir plus de résultats. Chhattisgarh n'a actuellement pas d'expert compétent qui pourrait donner des éclaircissements sur le sujet", a déclaré J.R Bhagat, un archéologue indien repris par le Times of India. 

Selon le spécialiste, les peintures sont faites dans des couleurs naturelles qui "ont à peine disparu malgré les années. Les étranges figures dessinées tiennent des objets comme des armes et n'ont pas de caractéristiques précises. Particulièrement, le nez et la bouche sont manquants", a t-il poursuivi. L'aspect présenté par les personnages est relativement variable, certains semblent même porter "des combinaisons spatiales". "Nous ne pouvons pas réfuter la possibilité que cela vienne de l'imagination des hommes préhistoriques, mais les êtres humains en général s'imaginent de telles choses", a t-il encore ajouté. Si les personnages sont déjà étranges, certains dessins représentant une espèce de vaisseau le sont encore plus. "L'antenne en forme de ventilateur et les trois jambes du véhicule montrent clairement une similitude avec un vaisseau extraterrestre", a affirmé Bhagat. Des peintures à authentifier Toutes les informations sont évidemment à prendre avec de grandes précautions. Pour l'heure, aucun autre expert ne semble avoir examiné ou authentifié les peintures. Il reste également à confirmer qu'elles datent bien d'il y a plusieurs milliers d'années, au vu de leur état de conservation remarquable. De son coté, J.R Bhagat a tenu à souligner que ce n'était qu'une "coïncidence" si les représentations préhistoriques semblaient présenter des similarités avec les images d'OVNI que l'on retrouve actuellement dans les films. Néanmoins, certains ont d'ores et déjà fait le rapprochement avec des croyances populaires circulant parmi les villages de la région. Ils ont ainsi raconté des histoires entendues de la bouche de leurs ancêtres et évoquant un certain "peuple de rohela". "Des êtres de petite taille venus sur Terre par le ciel dans un objet volant de forme ronde pour enlever une ou deux villageois qui ne sont jamais revenus", rapporte le Times of India. D'autres spécialistes seraient attendus sur le site pour procéder à de nouvelles recherches.

 

Technique de décorporation   le développement spirituel

pour consulter la page sur : TIAHUANACO 

le temple de Dendérah

la vallée des Merveilles et ses gravures rupestres       la grotte Chauvet 

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