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suite aux émissions d'Arte sur les origines du christianisme ( avril 2004 ), au film sur Jésus et aux articles à la suite de ce film |
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Ah ! Jésus aurait-il laissé des traces ? Bigre ! voilà enfin quelques preuves pour le déboulonner de son statut de fils de Dieu et le ramener au rang soit d’un prophète comme les autres, soit à la place d’un chef de clan voulant restaurer un royaume gouverné par Dieu lui-même dans une tradition nazoréenne. Aurait-il commis quelques erreurs qui pourraient le faire rayer du groupe des grands maîtres spirituels, des fils de Dieu, des ressuscités ? Des preuves écrites, heureusement, il n’y a en pas. Jésus comme tous les grands maîtres spirituels et les fils de Dieu n’a rien écrit de sa main. La transmission des mystères ne se fait par écrit, l’indicible peut se traduire dans un art puis l’on peut écrire sur cet art mais l’indicible n’est pas directement écrivable. Où alors mais ceci n’a pas été depuis confirmé pour Jésus, comme les grands maîtres spirituels d’Asie, du bouddhisme tibétain, un grand maître spirituel rédige les grandes lignes de son message, de sa traduction du mystère de sa rencontre avec ce qu’il nomme Dieu et s’empresse de cacher ce paquet dans la montagne la plus inaccessible. Seul un nouvel initié, au cours d’une vision, recherchera des années plus tard l’endroit de cette cachette, partira dans la montagne des semaines durant jusqu’à trouver ce paquet, le lira, le laissera à sa place bien caché et s’en reviendra partager plus humainement ses propres raisons de vivre et de mourir. Il y a une seule exception pour les initiés sortis du temple de Dendérah : la dissertation sur le mystère de l’apocalypse. Jésus commença sa vie publique en parlant de ce mystère de l’apocalypse et les discussions se poursuivent aujourd’hui à propos des deux apocalypses : celle de Jean écrite à la fin de sa vie et l’autre, la première qui ne peut être attribuée qu’à Jésus mais ceci est gênant pour les théologiens car elle met en évidence la filiation directe entre Jésus et la tradition initiatique du plus vieux temple d’Egypte qui venait juste d’être restauré à la naissance de Jésus par l’empereur Auguste. Mis à part ce texte, il n’y a point d’écrit de la main de Jésus. Est-ce une erreur, une lacune fâcheuse ? Non, un illuminé découvrira vite l’inutilité de telles manœuvres scripturales pour préférer un contact direct avec celui ou celle qui jadis porta un tel message. Au cours d’un exercice de visualisation utilisant ou non l’écrit (et nous, comme poète, nous préférons utiliser l’écrit), cette personne, ces personnes viendront se tenir à côté de l’écrivain, du visionnaire et des quelques mots échangés, de nouvelles marques de foi s’offriront au partage de vie. Bien entendu ces personnes respecteront la condition humaine du voyant. Elles ne se présenteront pas sous leur aspect humain de leur époque, avec leurs plus belles parures. Ce ne seront pas également des fantômes tels que les légendes le rapportent. Drapé d’un voile, d’une robe de bure translucide ou non, elles masqueront leurs corps mais pas leurs visages, leur sourire de félicité, leurs yeux qui dans les jeux du voyant scelleront à jamais ce dialogue de l’âme pour l’âme. De cette rencontre, l’initié n’aura aucune connaissance nouvelle à transcrire sur le papier. Au contraire, il aura compris qu’il ne lui reste qu’à déchirer, qu’à détruire cette feuille de papier, ce tableau, cette partition de musique… Mais si la force de parler aux autres vienne à lui manquer, par la suite il reprendra son art pour tenter de traduire aux autres les mystères de sa vie après sa vie humaine. Par contre celui qui tente de décrire dans les moindres détails sa rencontre avec notre source de vie établira une gnose servant de nouveaux dogmes et donnant à des minorités en quête de pouvoir temporel des armes idéologiques capables des pires crimes dans l’humanité. Un grand maître initié, un fils de Dieu s’abstient d’établir des dogmes religieux capables de nourrir des guerres de religion. En principe, il est mis à mort pour avoir briser les dogmes religieux de son époque et pour avoir montré aux peuples les voies de la libération contre les idéologies, pour les avoir accompagnés dans une démarche spirituelle vers le partage et les révélations de nos raisons de vivre et de mourir. Mais alors s’il s’abstient de laisser derrière lui toute trace, comment son message peut-il lui survivre ? L’initiation, la rencontre avec notre source de vie, notre source de guérison et de renaissance à notre existence humaine après la perte momentanée de notre corps charnel lors d’une sortie volontaire du corps ou lors d’un accident mortel, est loin d’être un phénomène unique ou rare dans l’humanité. Ces rencontres sont les origines de la spiritualité. Comme l’éclair a provoqué le feu et à permis aux premiers êtres humains de le domestiquer, l’éclair de la vision divine a permis l’apprentissage du retour volontaire et initiatique dans les mondes supérieur et double pour nous faire renaître à notre vie d’après la vie terrestre durant notre condition humaine. L’initié qui sortait du temple de Dendérah avait le titre de fils (fille) de Dieu et de ressuscité(e). L’école initiatique de Dendérah avait fondé un deuxième centre initiatique à Eleusis, près d’Athènes. Pythagore et d’autres savants grecs étaient issus de Dendérah et avaient eu l’autorisation de célébrer à Eleusis les deux niveaux de rites initiatiques. Platon y allait et les premiers chrétiens avaient inséré ces cérémonies dans leur démarche spirituelle jusqu’à ce que ces cérémonies furent interdites par le Concile de Nicée en 320. Sur ce site web nous avons montré la transmission des restes du savoir des prêtres de Dendérah à travers Pacôme, Jean, Antoine, les pères du désert puis Bernard de Nurcie au Mont Cassin après l’an 500. Cette transmission passe en suite par les abbayes bénédictines de Cluny, Cîteaux, Clairvaux et l’ordre chevalier du Temple. Le mouvement des francs-maçons s’est érigé en gardien des vestiges de ce savoir et de cette démarche initiatique mais il avoue avoir perdu les rites initiatiques originels et son positionnement politique, économique et social, laïque repose sur une confusion stérile entre spiritualité, religion, pouvoir. Gardiens d’un musée ésotérique et occulte, les francs-maçons soit ne veulent pas reprendre le chemin de l’initiation vers la libération de la condition humaine face à la mort, soit s’arrangent pour jouer avec du secret et de l’occulte afin de se valoriser et de se donner bonne conscience en séparant bien une démarche spirituelle individuelle ou en petit groupe d’une traduction sociale des mystères de la vie capable de changer la vie et la société pour plus de dignité humaine sur Terre. L’ennuyeux avec une approche historique de la question, c’est qu’il faut remonter à un événement originel, à une personne précise puis suivre l’application de ce message à travers les siècles. Comme si chaque jour, il n’était pas possible de revivre de tels évènements, de vivre comme ces personnes dont nous transmettons le souvenir à travers les âges. La résurrection dans le christianisme est ainsi devenue un mythe, un dogme qui scandalise tout être humain ayant traversé le puits de lumière et connu la vie d’après l’existence humaine. La chaire humaine, le corps charnel reste un instrument des pouvoirs surnaturels dans lequel s’exercent les mystères de la vie. La tradition initiatique a toujours admis qu’une personne après le décès de son corps puisse apparaître avec son image humaine à d’autres personnes. Un initié peut utiliser les pouvoirs des mondes supérieur et double pour une bilocation : son corps charnel restera à un endroit dans un état végétatif et endormi alors que cette personne se manifestera ailleurs exactement comme dans son corps charnel : les autres pourront le toucher, le verront manger, etc.… sauf que son aspect corporel pourra disparaître en un clin d’œil…pour reparaître ailleurs. Plus accessibles sont les témoignages d’expériences aux frontières de la mort, de NDE. Pierre, lors de son accident de montagne et sa troisième décorporation, était redescendu sur une civière par ses camarades. Le convoi arrivait au bas du chemin, à la route où un véhicule devait l’emporter. Par la suite, lorsqu’il interrogea ses camarades, il apprit que le responsable du groupe avait d’abord cru à un évanouissement suite au choc, que Pierre avait été assommé. Pendant plusieurs minutes il avait tenté de faire sortir Pierre de cet évanouissement puis il avait pratiqué un massage cardiaque. Le sang qui coulait abondamment du cuir chevelu, la terre boueuse qui s’était mêlée aux cheveux et au sang compliquaient la perception des symptômes. Au bout d’un moment, le groupe admit que Pierre était mort même si tout ne concordait pas avec la mort. De la chute de la pierre à l’arrivée au bas du chemin, l’estimation du temps rapportée par les camarades variaient entre 15 minutes et 20 minutes. C’est alors que Pierre qui avait du quitter le monde supérieur, comprit qu’il devait aussi quitter le monde double dans lequel il avait demandé l’utilisation de pouvoirs surnaturels. Le voyage dans le monde double devait s’arrêter car son corps charnel allait être évacué en voiture et le fait que les autres traitent ce corps comme un cadavre allait briser les liens qui unissaient Pierre alors dans le monde double avec son enveloppe charnelle sur la civière. Pierre n’avait pas prévu ce cas et n’avait pas demandé les pouvoirs surnaturels pour surmonter cette difficulté et être capable de retrouver son corps n'importe où. Il entra de suite dans son corps charnel, se leva de la civière et commença à « engueuler » le groupe autour de lui pour n’avoir pas su respecter son état et ne pas l’avoir laissé faire ce voyage dans le monde double auquel il avait tant espéré. Pierre se mit à marcher tout à sa colère puis monta dans la jeep qui à l’arrière devait prendre la civière. C’est lui qui conduisit les évènements laissant les autres à leur stupéfaction et hébétude. Seul avec le chauffeur, il se laissa aller à des excuses pour son comportement mais devant l’absence de réaction du chauffeur, il ne fit aucune confidence sur ce qu’il venait de vivre. Deux mois plus tard, lorsqu’il retrouva ces camarades, il accepta leurs réactions : ne pouvant comprendre l’attitude de Pierre, ils avaient fini par admettre que Pierre les avait manipulés, qu’il avait fait le mort pour pouvoir en profiter, se faire porter pâle et se payer quelques mois d’hôpital au lieu de poursuivre comme eux son service militaire. Lorsqu’il consulta le registre d’infirmerie, le médecin aspirant qui avait été témoin de son accident et s’était occupé de lui, lui lut son rapport et refusa de le corriger pour ajouter que Pierre avait eu une perte de connaissance. Il commença par s’emporter du culot de Pierre qui après avoir simulé une perte de connaissance voulait encore inscrire cette simulation dans le registre. Pierre abandonna la partie et il mit dix ans avant d’écrire « Illuminations », un texte poétique sur cette rencontre, cette NDE. C’est après cet accident qu’il découvrit l’histoire du temple de Dendérah, la signification du Saint des Saints : l’endroit où l’initié en partance pour sa décorporation laissait son corps enroulé dans une peau de taureau. Personne ne devait pénétrer dans ce lieu et venir déranger le corps. L’initié à la fin de son périple allait naturellement et sans difficulté revenir dans son corps charnel, à l’endroit où il l’avait laissé. Personne ne pouvait venir interrompre cette rencontre initiatique. Pierre avait vécu le cas inverse, il n’avait pas bénéficié d’un Saint des Saints et ses camarades n’avaient pas eu les connaissances pour veiller son corps jusqu’à son retour du voyage dans le monde double qu’il avait juste commencé à faire pour l’interrompre aussitôt. Les pouvoirs du monde supérieur sont sans limites sur notre enveloppe charnelle humaine. Si la mission humaine n’est pas finie, le Verbe ordonnera votre retour dans votre corps charnel quel que soit sont sort et vous vous re lèverez pour marcher droit sans douleur. Les plaies se cicatriseront et aucune conséquence physiologique ne s’en suivra. Par contre, il est possible, si le Verbe admet que votre séjour humain est fini, d’obtenir des pouvoirs pour revenir sur Terre et poursuivre autrement votre mission. Apparaître aux autres comme si vous n’étiez pas mort alors qu’ils ont enterré votre corps charnel n’offre aucune difficulté pour vous qui avez ces pouvoirs… pour celles et ceux avec qui vous êtes, c’est bien plus dur à admettre mais l’évidence est là lorsqu’ils vous touchent, vous embrassent, etc. Jésus a pu revenir à la vie de ces deux manières. Logiquement, après sa crucifixion, il avait intérêt à laisser son corps charnel pour utiliser les pouvoirs des mondes supérieur et double. L’histoire secrète de la mort de Jésus que le pouvoir papal a cherché à éliminer rapporte qu'en 362, au mois d’août, l’empereur Julien fait brûler un cadavre dans un tombeau à Sébaste en Samarie, personnage que les juifs adorent comme un dieu et qu’ils prétendent ressuscité. L’empereur Julien assiste en personne à cette crémation et fit disperser les cendres dans le vent. Peu après il fut tué dans un combat par une lance venant de son propre camp, probablement d’un soldat chrétien qui vengea ainsi le crime commis à Sébaste. La tradition initiatique, les expériences de rencontres avec la vie d’après la vie n’ont pas besoin d’un dogme intangible sur la résurrection de la chaire pour croire en Jésus le ressuscité. Au contraire, de tels dogmes ne peuvent que servir les fanatismes et les obscurantismes les plus criminels. Ce sont ces dogmes qui font d’une religion non plus une traduction sociale d’un mouvement spirituel mais bel et bien un opium pour le peuple ! La religion devient alors l’instrument d’un pouvoir temporel pour soumettre plus facilement les peuples, les rendre crédules et dociles aux idéologies des minorités aux pouvoirs civils et religieux. Admettons pour finir que Jésus fut bel et bien un fils de Dieu ressuscité. Mais un tel fils de Dieu peut-il se compromettre avec des thèses nationalistes, combattre pour la restauration d’Israël ? Ce combat humain et politique n’est-il pas en contradiction avec une démarche spirituelle ? Peut-on mener les deux cheminements à la fois ? Bien entendu ! Le temple de Dendérah comme les autres temples des peuples que notre civilisation occidentale chrétienne a détruit, ne servait pas qu’à des exercices de décorporation plus ou moins réussis. Il s’y conservait et s’y travaillait un corps de savoir capable d’organiser la vie sur terre et de la prévenir contre les cataclysmes liés à la course de la planète Terre dans son univers, entre autre ! Comment alors qu’Auguste vient de restaurer ce temple, les initiés des environs ne viendraient-ils pas à Dendérah achever leur initiation ? L’empereur Auguste a lui-même été initié. Jésus ne sera pas un rebelle forcené contre Rome et il rendra à César ce qui appartient à César. Mais il y a ce qui appartient à Dieu : ce projet d’une humanité vivant en paix et respectant les droits à la vie sur terre. Ce projet était celui de Dendérah, il avait pris forme dans l’organisation en réseau des villes du bord du Nil, des peuples partageant le savoir sacré sur les mystères de la vie. Lorsque l’empire égyptien déclina, Moïse sortit d’Egypte pour fonder un peuple nouveau organisé en réseau : ce furent les 13 tribus d’Israël. Ce peuple devait servir d’exemple aux autres peuples de la Terre, il devait s’organiser autour du Saint des Saints de son temple principal et écouter la parole de celles et ceux qui sortaient vivant de ce Saint des Saints et étaient devenus des filles, des fils, des enfants de Dieu. Oh ce projet à l’époque de Jésus était quasiment abandonné ! Qui y croyait encore et quel grand prêtre pouvait l’expliquer à son peuple sans s’opposer aussitôt aux intérêts matérialistes voire criminels de son roi et de ses serviteurs ? Jésus vint accomplir l’œuvre de Moïse, c’est certain ! Restaurer une unité au sein des anciennes tribus d’Israël, probablement sous la forme de la république dirigée par Dieu lui-même telle que les nazoréens l’envisageaient, n’est pas en contradiction avec l’initiation issue de la tradition de Dendérah. Mais un fils de Dieu n’a que faire de restaurer une royauté terrestre. Sa mission consiste davantage à organiser des groupes partageant une parole de foi et capable d’écouter d’autres groupes de paroles parmi lesquels d’autres s’en reviennent du Saint des Saints. Un pouvoir politique et religieux ne peut avoir un monopole sur le Temple, encore moins y diriger un commerce lucratif. Les mots de Jésus rapportés dans les évangiles sont parfois très durs vis à vis de notre condition humaine. Jésus était-il en train de préparer ses disciples à devenir un collège de grands prêtres dans la veine de ceux du temple de Dendérah, collège au savoir perdu depuis des siècles et que lui veut restaurer à Jérusalem ? Cette possibilité reste plausible mais il est clair que celui qui a vécu une partie de sa vie d’après notre vie humaine a des mots très durs pour briser un attachement trop pesant envers notre condition humaine, la mort de notre enveloppe charnelle. Faut-il écarter cet aspect de l’action de Jésus ? Non, il fait partie de Jésus en son temps ! Restaurer un exemple d’une organisation en réseau reste aujourd’hui encore plus qu’une nécessité ou un devoir. La controverse sur l’action que Paul entreprit pour porter la parole de Jésus aux peuples voisins n’a pas de base. L’organisation en réseau n’est pas réservée qu’à Israël. Si ce peuple n’arrive plus à servir de modèle et a perdu ses liens avec son origine égyptienne, d’autres groupes peuvent monter une organisation en réseau et le peuple le plus capable à l’époque de Jésus est bien le peuple grecque tant qu’il suit l’exemple de la fraternité pythagoricienne voire de la république platonicienne ( qui sont deux modèles d’organisation bien distincts ). Les communautés grecques seront ainsi parmi les plus importantes à suivre le mouvement chrétien et à s’organiser en réseau de communautés. Cette tradition helléniste de l’organisation en réseau avait déjà auparavant réussi à diriger les vestiges de la civilisation égyptienne : Alexandre le Grand puis les Ptolémées surent réaliser un mariage des cultures sans éliminer la culture égyptienne ancienne. L’erreur inverse à ne pas commettre serait de ne voir en Jésus qu’un membre de plus de cette tradition remontant aux origines de la civilisation égyptienne et un dernier initié de cette lignée capable de raviver le message originel, les rites initiatiques premiers pour utiliser les puissances divines au service de la libération des êtres humains et de la mort et des esclavages, des discriminations sociales, maladies du corps et de l’esprit, des tyrannies et des obscurantismes. Chaque initié parle de sa propre route et son message lui est personnel. Si le maître spirituel prend bien garde à ne pas laisser d’écrits, de constitution, de lois derrière lui, si les écrits spirituels et les grands livres religieux sont d’abord anonymes parce que l’œuvre de tous, le partage de cette parole peut faire l’objet de discussions écrites pour montrer les valeurs que se donne un groupe, pour rassembler les principes de bases d’une culture de groupe, pour établir des commandements afin de vivre en groupe. Sur notre site web, nous parlons du travail sur les trois niveaux de contrats sociaux. Le premier contrat qui lie un être humain avec sa conscience et qui lie deux êtres humains dans une relation d’amour n’a pas besoin d’écrit : il est indicible, sacré, inviolable. Certes il peut disparaître dans le temps d’une vie humaine s’il est mal fondé mais en général c’est alors dans l’espoir d’en établir un suivant bien mieux fondé, plus solide et heureux. L’organisation en réseau n’a aucune difficulté pour s’établir sur ces trois niveaux de contrats sociaux. Un système de pouvoir à l’inverse ne peut se satisfaire d’un premier niveau de contrat interpersonnel impossible à traduire dans un écrit. Le système de pouvoir se fonde sur un écrit originel, une charte, une constitution rédigée par une élite, une minorité au pouvoir et à la suite de ce modèle, toute l’organisation doit fonctionner dans une obéissance à ce texte originel qui devient vite obsolète quelques années plus tard. Notre civilisation industrielle présente sur ce point une particularité navrante : mis à part quelques croyances et quelques utopies qui n’ont jamais été vérifiées dans la pratique, l’économie capitaliste et libérale s’est répandue sur un abus de la liberté individuelle et sur aucun modèle de fonctionnement rationnel capable d’élucider les crises endémiques de ce système de pouvoir. Certes la production a augmenté les richesses matérielles qui finirent par être quelque peu réparties entre la plupart des gens, société de consommation oblige ! Mais c’est bien cette absence de modèle de base qui aujourd’hui nous pose autant de problème pour quitter cette ère industrielle et changer de civilisation. Le christianisme en tant que mouvement spirituel pouvant se rattacher à une tradition séculaire a bien une portée mondiale comme tout mouvement spirituel qui parle de la rencontre avec les mystères de la vie. La vie de Jésus comme celles des autres grands maîtres spirituels est digne d’intérêt et de mise en pratique. Restent à briser les dogmes abscons qui vinrent étouffer la démarche spirituelle première dans des religions capables des pires fanatismes et des cruautés les plus ignobles. Les religions issues du christianisme font plus l’objet de désaffection aujourd’hui, pourtant les dogmes n’ont pas été brisés et la reconnaissance de la voie initiatique n’est toujours pas faite. Cette voie initiatique est pratiquée par certains mouvements musulmans alors que d’autres utilisent des dogmes religieux pour mener de véritables guerres de religion. Ces mouvements de fanatiques musulmans mettent en péril nos sociétés, ils doivent donc être brisés sans état d’âme ( nous expliquerons ailleurs pourquoi un initié n'a pas d'état d'âme devant la mort d'autrui, ainsi la phrase de Jésus qui répondit à un fidèle qui voulait s'absenter pour enterrer un parents : " laisse les morts enterrer les morts" ) et dans le cas où un initié musulman n’arriverait pas à briser les dogmes religieux érigés dans son mouvement issu de la vie de Mohammed, alors les initiés des autres mouvements spirituels ont le devoir de se rassembler pour briser ces dogmes, instruire les chevaliers initiés qui briseront les forces guerrières de ces sectes criminelles et terroristes ( et ceci n'a rien à voir avec l'intervention de l'armée américaine et de ses alliés en Irak ou en Afghanistan qui ne peut apporter un message d'espoir aux populations pour les aider à ce qu'elles brisent elles-mêmes ces dogmes religieux) . De même pour la religion juive qui doit s’expliquer si oui ou non elle entend poursuivre l’œuvre de Moïse son fondateur et montrer qu’elle est capable en Palestine de rassembler les peuples en une organisation en réseau mariant les communautés dans le même respect des droits à la vie sur terre. Les mouvements spirituels d’Asie sont probablement les moins atteints par cette dérive religieuse mais face aux enjeux politiques économiques et sociaux de leurs peuples, aux périls d’un développement économique incontrôlé, d’une démographie non maîtrisée, leurs messages doivent reprendre des forces nouvelles et s’enrichir aux autres sources de spiritualité. Nous sommes donc loin des querelles partisanes sur le droit à défendre des coutumes religieuses en société ou dans nos écoles. Une démarche initiatique n’a que faire de ces règles ostentatoires servant à prouver sa soumission à des dogmes éhontés. La démarche dans l’humanité est toujours la même : un jour nous sommes directement confrontés aux mystères de la vie, de l’amour ou de la mort de notre corps charnel. Nous écoutons ou nous ignorons encore les exemples de nos prédécesseurs racontés dans des livres sacrés bouddhistes, hindouistes, des évangiles, des bibles, des corans, des livres des morts, des poèmes, des chants, des musiques, des peintures, des statues, des paysages façonnés de leurs mains… Ces témoignages nous mettent sur la piste de celui qui vit en nous et nous guide vers la rencontre avec nos raisons de vivre. C’est l’involution. Après l’illumination, nous entreprenons l’évolution, le travail du partage de la traduction que nous élaborons à la suite de cette rencontre. Nous nous rassemblons en groupes partageant la même parole, une même vision, une même culture et dans ce travail nous comprenons l’intérêt de prendre le meilleur parmi les autres groupes pour nous enrichir de leurs différences et échanger des marques de savoir et de paix avec eux. C’est en cela que les traces de nos grands maîtres spirituels sont toujours actuels et le demeureront le temps de notre humanité. Nous n’avons pas à leur obéir et si certains de leurs prétendus disciples insistent pour nous faire obéir, nous avons le droit de dire non, d’écarter ces personnes manipulatrices et mensongères. Il suffit simplement d’écouter le message originel, la bonne parole pour ensuite nous aussi agir, nous mettre en marche, aller à la source, trouver de quoi partager durant notre condition humaine. Il est vrai que rencontrer l’amour absolu parmi les mystères de la vie bouleverse davantage encore que le reste, nos existences humaines et son partage offre bien des difficultés, des incompréhensions mais il suffit qu’il soit là, réel et non plus virtuel… ensuite prenne qui voudra, le demandera, viendra ! |
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l'observatoire des religions t.i.n.a. ou le procès de Jésus spiritualité, religions, états réunions de IANDS-France sur NDE et spiritualité |
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