LES RESEAUX SPIRITUELS DE VIE HUMAINE

et l'élimination des systèmes de pouvoirs religieux

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fileane.com propose une lecture des origines des religions, une analyse des causes et des conséquences du phénomène humain qui tend à partir d'une démarche spirituelle ayant abouti à une rencontre surnaturelle, à généraliser des enseignements à travers des religions. Souvenons nous de Freud : il plaçait les poètes, parce qu'ils vivent constamment entre ciel et terre, à une place plus favorable pour soigner les âmes que les médecins, les prêtres. Ceci posé, le poète qui s'exprime ici peut relever le défi de Freud : montrer, donner des clés pour tracer le chemin qui mène d'une illumination, du samadhi à des rites religieux voire à des dogmes fallacieux. Le but consiste à développer une évolution humaine nourrie de spirituel capable de briser les systèmes de pouvoirs religieux, civils, militaires qui asservissent l'être humain à des intérêts contraires à ses raisons de vivre. Nous avons décrits les quatre situations qui mènent à la rencontre avec les mystères de la vie ainsi que plusieurs expériences de communion avec la vie d'après la vie humaine. Il s'agit maintenant d'aborder la question religieuse pour montrer comment elle utilise l'initiation spirituelle pour fabriquer des dogmes et un système de pouvoir religieux capable de soumettre des populations à la tyrannie et au fanatisme de ses dirigeants. Le développement des organisations en réseau élimine les systèmes de pouvoirs et nous avons montré sur ce site fileane.com l'histoire du combat féroce entre les civilisations florissantes organisées en réseaux et détruites par des systèmes de pouvoir, principalement religieux ou militaires. Notre mouvement cherche à mettre fin à cette domination guerrière des systèmes de pouvoir et principalement il vise à éliminer les fanatismes religieux qui menacent le développement durable de notre humanité.

 

Pour nous guider sur cette route, nous utiliserons les deux repères qui depuis des millénaires sont présents : d'une part les tentatives de traduction de la rencontre avec les mystères et ce sont souvent des tentatives très personnelles qui débouchent sur des dogmes et des sectes et d'autre part la construction d'un savoir humain à partir de la source spirituelle initiatique et de la prise en compte de l'intervention d'êtres vivants venus d'une autre planète qui ont créé parmi les espèces vivantes sur terre, des races d'êtres humains dont une a réussi mieux que les autres à survivre et à se développer avant de recevoir des milliers d'années plus tard toujours depuis ces êtres vivants, un savoir technologique et scientifique pour affronter les périls de la vie terrestre. Nous montrerons que les grands maîtres spirituels ont oeuvré dans cette deuxième démarche alors que les trafiquants de spiritualité et les despotes religieux se sont emparés de la première pour l'organiser sous le monopole de leurs idéologies sectaires. Enfin nous expliquerons la force et le génie du christianisme en montrant la complémentarité entre les deux premières révolutions spirituelles qui ont façonné le monde occidental depuis ses origines atlantiques. Nous terminerons en mettant en place un observatoire des religions dans une organisation en réseau, afin de développer la troisième révolution spirituelle dont les prémices actuels sont perceptibles sous plusieurs facettes.

 

Des observatoires des religions existent dans la plupart des pays européens sauf en France, laïcité de l'Etat oblige ! En France, certaines associations prétendent lutter contre les sectes et les mouvements qui ne respectent pas l'utopie de la laïcité. En réalité, elles cherchent à condamner tout mouvement spirituel, incapables qu'elles sont de faire la différence entre les deux ( mais la cause de cette ignorance est connue : l'absence de formation et d'éducation sur la première source de connaissance et la voie initiatique ainsi que la volonté de défendre l'utopie du rationalisme scientifique pour faire preuve de vertu républicaine et d'allégeance au système de pouvoir.)

 

LES TRADUCTIONS RELIGIEUSES DES RENCONTRES SPIRITUELLES INDIVIDUELLES

 

 

LES EXPERIENCES INDIVIDUELLES DE RENCONTRE AVEC LE SURNATUREL

 

Nous pouvons les décrire à travers les témoignages des grands maîtres spirituels, la lecture du livre des morts des civilisations anciennes aussi bien que les témoignages des personnes ayant vécu une expérience de mort immédiate (E.M.I.), quelque soit leur origine culturelle. Ce site rapporte largement les étapes qui mènent à la traversée du puits de lumière.

 

LES TRADUCTIONS UTILISEES PAR LES SYSTEMES DE POUVOIR 

 

LE SAVOIR HUMAIN CAPABLE DE REPONDRE A NOS RAISONS DE VIVRE ET DE MOURIR

 

LES ENSEIGNEMENTS DE LA DEMARCHE SPIRITUELLE

 

LES VESTIGES DU SAVOIR TRANSMIS AUX ETRES HUMAINS

 

LA MISSION DES OBSERVATOIRES DES RELIGIONS

 

 

LES FONDEMENTS ET LES INVARIANTS CULTURELS :

 

 

 

 

 

La traduction de ces évènements surnaturels se fait sur deux plans :

* l'initié à la dimension supérieure de son existence humaine va avoir une vision de la vie radicalement différente d'avant la rencontre. Il saura qui est-celui qui vit en lui et lui a permis de franchir le puits de lumière, qui est celui qui a commandé au Verbe de laisser le passage libre jusqu'au moment où le Verbe a reçu une instruction supérieure pour ordonner le retour dans le corps charnel quelque part sur Terre. Ces trois moments capitaux ayant chacun une source de décision et de pouvoir distinct sont traduits dans la notion de la Trinité : Père, Fils et Saint-esprit ( ou Verbe ).

* l'initié, de retour dans son corps charnel, devra admettre que ces évènements se sont déroulés dans un climat chaleureux, aimant, sans générer de crainte, de peur. Les opérations ont été dirigées par une volonté infaillible mais admirablement aimante, d'une efficacité inimaginable, sans aucune contrainte d'espace et de temps comme dans notre existence humaine. Cette communion a cependant deux aspects :

- l'initié comprend qu'il n'a pas eu l'autorisation de franchir le seuil de la maison divine. Il n'a pas eu le droit de pénétrer dans cette dimension éternelle dont il a pourtant senti indubitablement la présence. Il n'a pas eu accès au monde supérieur, il est resté dans le monde double car il devait revenir sur terre selon la volonté divine.

- le monde double n'était pas vide. Des présences, des êtres chers se sont manifestés avec un amour infini. Ils sont venus du monde supérieur à la rencontre de l'initié pour l'aider à franchir le puits de lumière. Mais lors du retour dans le corps charnel, ces êtres chers n'étaient plus là. Au contraire, le Verbe a donné des instructions à des présences dont la seule mission était de gérer ces flux de personnes pénétrant et sortant de ce monde double, salle d'attente avant l'entrée dans le monde supérieur. Et les instructions sont claires : le retour doit se faire sur Terre.

 

Dès lors, de ces évènements,  plusieurs choix de traduction se présentent :

- privilégier le rôle de tous les intervenants depuis Dieu jusqu'aux saints ou aux défunts entrés au paradis et aux anges. C'est la traduction complète ( traduction 1 ). Elle suppose entre autre que l'initié ait demandé à entrer dans le monde supérieur et qu'il ait essuyé un refus ou alors qu'il ait pu entrer dans le monde supérieur. L'instruction donnée aux anges de bien veiller à ce qu'il retourne dans son corps sur Terre ouvre les portes à des déductions prodigieuses que l'initié sera bien incapable de poursuivre le reste de son existence humaine. Mais autour de ces rencontres avec les plus grands mystères, la traduction pourra englober toutes les situations de l'existence humaine. A travers l'histoire du maître spirituel qui a parcouru tous ces mystères, cette traduction deviendra une religion qui règlera aussi les questions de calendrier, des façons de vivre selon les saisons, de travailler, d'éduquer les enfants, la morale, etc... voire les questions scientifiques. Il n'y a aucune vérité divine à mêler à nos actes quotidiens pour les purifier ou les rendre meilleurs. Celui qui prétend apporter une vérité reçue d'une présence divine est un imposteur tout juste capable de fonder un système de pouvoir religieux fanatique et capable de semer la discorde au point de déclencher des guerres de religion. Non, l'initié façonne son environnement à travers sa vision, sa nouvelle approche de la condition humaine et de la réalité de cette vie sur la planète terre. Cette vision est humaine et humble car elle a été confrontée aux mystères de la vie et elle sait qu'elle ne sait pas, qu'elle n'a pas pu tout comprendre à cause de notre condition humaine mais qu'après la mort de notre corps charnel, elle pourra comprendre bien mieux cette réalité de la vie après la vie humaine. Cette vision se partage car elle se montre, elle est lumière capable d'éveiller d'autres lumières qui apporteront d'autres visions des mystères puis de notre condition humaine.

- privilégier le rôle des êtres chers qui viennent à notre rencontre pour nous aider à franchir le puits de lumière ainsi que le rôle fondamental de celui qui vit en nous et nous entraîne chez lui, du moins jusqu'au seuil de sa maison, " soyez à vous-même votre lumière "  ( traduction 2 ). Cette démarche est personnelle, elle peut utiliser des techniques, des méthodes mais qui ne peuvent garantir un résultat, tout dépend de la foi.

- ne retenir que Dieu, celui qui dirige tous ces évènements à travers un pouvoir de communion indicible : il est partout, à l'origine de tout et à la fin de tout. Mais la traduction à ce niveau devient vite très délicate et hermétique car l'initié doit se purifier totalement pour recevoir la grâce divine solution à toutes les questions de son existence humaine.( traduction 3 )

- ne retenir que le rôles des êtres chers qui sont à l'origine de la manifestation surnaturelle et qui nous aident à nous engager en pleine confiance dans la traversée du puits de lumière. La traduction est ici bien plus simple et accessible à tout être humain ( traduction 4 )

  traduction 1 traduction 2 traduction 3 traduction 4
principales religions ou mouvements spirituels christianisme, religions monothéistes : juive, musulmane bouddhisme, mouvements spirituels initiatiques, célébrations des mystères d'Eleusis... religions ou sectes hermétiques qui pratiquent la purification et la gnose, les cathares.. culte romain fait aux ancêtres, cultes primitifs

Dans le développement d'une civilisation, la tendance a été d'achever une traduction 1 mais selon les époques, les religions pour défendre leurs fondements ont empruntés aux autres traductions. En cas de crise grave, il y a eu recours aux sanctions de la violation des dogmes et ces dogmes, pour combler les lacunes de la traduction 1, se sont largement inspirés de la traduction 3. Aujourd'hui pour combler le rejet des dogmes désuets et qui posent scandales dans la traduction 1, les sociétés occidentales s'ouvrent davantage à la traduction 2, alors que les religions musulmane ou juive qui ne se déclarent pas achevée mais en attente soit du Messie soit de la conquête du monde par la doctrine de Mahomet ont davantage recourt à des dogmes extrémistes et à la voie de la purification.

Ces questions de fond posées à travers le niveau de la traduction des mystères choisi par un peuple, il reste à régler les questions de forme. Si les questions de fond s'apparentent à l'objet de la démarche spirituelle ou religieuse, les questions de forme portent sur la cause et les moyens entrepris pour développer ces religions.

LES CHOIX DE SOCIETE DANS LA MISE EN PLACE DES RELIGIONS :

1) Les causes et motivations des fondateurs des religions :

trois choix ou motivations ont parcouru l'histoire des religions :

* le premier choix consiste à développer les savoirs de l'être humain en donnant la priorité aux questions spirituelles et religieuses à partir de la traduction 2. La motivation principale repose dans la diffusion à tous, des techniques et méthodes d'accès à la rencontre surnaturelle pour que chacun gagne ses propres moyens d'accès au monde supérieur et à sa dimension éternelle. Les questions politiques et économiques sont secondaires. La société s'organise principalement en réseau de communautés et chacune d'elles peut développer ses propres rites, sa propre doctrine sans venir heurter ou se quereller avec les autres. Si les chemins empruntés sont différents, le but reste le même, la traduction 2 reste le point commun de toutes ces démarches spirituelles et religieuses. Ce choix reste majeur dans les sociétés asiatiques. L'important reste la démarche spirituelle personnelle. La traduction 1 qui sert de religion ne donne que des repères, des exemples, des garde-fou, des points de rencontre pour vivre ensemble certains rites.

* le second choix est l'inverse du premier : la motivation principale est de fonder un système de pouvoir fort capable de résister voire de dominer les autres peuples. La religion n'est qu'un moyen pour donner une cohérence au système. Si le système est fondamentalement un système militaire développé dans le but de conquérir les continents, alors le choix de la traduction 4 simplifiera les choses. Si la société veut développer des valeurs humaines universelles pour étendre une domination intellectuelle de ses savoirs et de ses technologies, elle choisira la traduction 1 et la rendra la plus complète possible avec toutes sortes de dogmes et d'interdits dont principalement l'interdit lancé sur la voie de l'initiation personnelle, sur le choix des trois autres traductions. Lorsqu'elle sera inféodée aux volontés monopolistiques de la minorité au pouvoir, la religion deviendra l'opium du peuple : elle servira à rendre le peuple plus soumis et obéissant au pouvoir temporel.

* un troisième choix est venu se mêler aux deux premiers et il trouve son origine dans un évènement extraordinaire : l'arrivée sur Terre d'êtres vivants venus de la planète bleue, de Vénus ainsi que nous le rapporte la tradition des peuples amérindiens et les vestiges de Tiahuanaco. Ces ancêtres des Atlantes dont les survivants se fixèrent en Egypte et en Grèce sont à l'origine d'une branche particulière dans l'histoire des religions. Ces ancêtres provenant d'une civilisation voire d'une race supérieure à l'espèce humaine, étaient des interlocuteurs encore plus familiers et réels pour nous déchiffrer les mystères de la vie sur terre et les liens entre notre condition humaine et les mondes double et supérieur. Assimilés  purement et simplement dans une traduction 4, ces ancêtres devinrent des dieux et demi dieux et leurs histoires racontèrent les origines de la vie sur terre et les origines de l'espèce humaine. La civilisation grecque puis romaine fonctionna de la sorte. En Egypte, la tradition resta plus fidèle aux sources historiques et les descendants des survivants du dernier grand cataclysme entretinrent  le savoir sacré qui réunissait la première source de savoir tiré de l'initiation et la source intellectuelle du savoir organisée autour des lois divines et des mathématiques célestes. La motivation principale de la civilisation égyptienne résida dans la préservation et la transmission de ce savoir provenant de la planète bleue. La civilisation amérindienne fonctionna sur le même principe. Ces religions avaient cependant développer un aspect inhumain : en souvenir du peuple resté sur la planète bleue et qui allait à sa disparition finale vu que Vénus s'installait sur une orbite trop proche du soleil, en souvenir du peuple de l'Atlantide qui périt en majorité lors du dernier grand cataclysme, la mort collective conservait une signification particulière comme si le fait de partir en grand nombre vers les mondes supérieur et double allait provoquer un travail particulier des anges et des êtres chers, la sollicitude de ces peuples défunts qui viendraient aider ces nouveaux groupes humains soumis à la destruction. Partir ensemble dans la mort signifiait alors profiter ensemble de l'intervention des êtres chers et des anges, surtout pour les personnes qui avaient perdu traces de leurs ancêtres ou qui n'avaient pas d'ancêtres à la conduite humaine favorable.

 

2) les moyens utilisés pour développer une traduction.

ils dépendent de la place accordée aux questions spirituelles et religieuses par les dirigeants des organisations sociales. 

Dans les organisations en réseau, les communautés ou groupes sociaux reposent sur des pratiques participatives au fonctionnement du groupe et l'initiation interpersonnelle est le principal support éducatif aussi bien pour apprendre un métier que pour tenir des responsabilités conjugales, familiales, sociales. La principale difficulté sera de ne pas se contenter uniquement d'une traduction 4 et d'un culte des ancêtres. Le premier progrès viendra de la liberté laissée aux vivants de suivre leur propre voie initiatique pour établir leur propre traduction 2. La communauté peut alors s'établir autour de lieux de vie différents correspondants chacun à une traduction. 

Par exemple, Malinowski, dans son étude des indigènes des îles Tobriands, pour apporter à Freud des exemples contraires à la société patriarcale, rapporte que les adolescents garçons et filles doivent quitter leurs familles pour vivre ensemble dans une maison commune au centre du village. Vivant nus comme lors de leur enfance, ils vont cependant apprendre à bâtir des relations amoureuses et sexuelles à travers des jeux et le partage du plaisir. Lorsqu'une relation amoureuse sera suffisamment forte pour s'engager en couple dans la vie, le sorcier du village viendra vérifier la complémentarité des caractères mentaux, des signes astrologiques, etc. avant d'inviter la communauté à accepter ce nouveau couple. Lors du mariage, le jeune couple recevra le pagne des adultes et quittera la maison commune pour s'installer dans la sienne. L'initiation à la sexualité et à l'amour est ici valorisée publiquement car elle a pour but l'établissement de couples solides sur lesquels toute la tribu va se reposer. Tous les membres de la tribu ont été initiés au partage du plaisir sexuel et à l'amour et chacun a pu connaître le degré d'initiation correspondant à son désir. Il n'y a pas d'adultes dans la tribu, frustrés, pervertis dans un égoïsme sexuel ou dans des plaisirs solitaires. Certes le but de la tribu est de s'assurer que ces couples feront naître une descendance nombreuse mais ceci ne sera que la conséquence logique de l'utilisation préliminaire de la voie initiatique dans l'éducation des adolescents. Nous retrouvons également ici une phrase célèbre d'un éducateur contemporain, Bruno Bettelheim : " dès qu'un être a connu une relation sexuelle, il n'est plus éducable."

Lorsque plusieurs communautés se réuniront, elles chercheront à établir une charte de vie commune et puiseront dans leurs traductions 2 des éléments acceptables pour élaborer ensemble une traduction 1. Si chaque communauté a déjà sa traduction 1, le travail de mise en commun passera par une remise en oeuvre d'une traduction 2 dans laquelle les participants trouveront les points communs, les dénominateurs communs capables de les orienter dans leurs travaux sur la mariage des traductions 1 dans un nouveau corps de savoir. C'est ce travail qui a été commencé à Cluny afin de fonder à partir des cultures existantes, une doctrine chrétienne pour l'Europe du temps des cathédrales.

 

Dans les systèmes de pouvoir, la voie initiatique peut subsister si le centralisme du pouvoir reste faible. Dès que ce centralisme est important, pour subsister, il a besoin d'interdire la traduction 2. Pour faire vivre et adapter la traduction 1 reçue des générations précédentes, le pouvoir va mettre en place un système éducatif développant les connaissances intellectuelles, la deuxième source de savoir, afin de sélectionner parmi les élèves celles et ceux qui donneront suffisamment de gages d'intelligence et de soumission au système pour les préparer au travail d'interprétation et d'adaptation de cette traduction 1. Une petite élite peut suffire à cette tâche. Le reste de la population sera cantonnée à une relation demandeur-offreur de services. Le système veille à ce que toute demande ou toute question reçoive réponse adéquate en fonction du respect de la traduction 1.

Entre développer des lieux, des moyens d'initiation à une traduction 2 ou développer une élite chargée de l'interprétation d'une traduction 1, le choix de société est posé.

 

LE GENIE DU CHRISTIANISME

Le christianisme, le nouveau testament sont la prolongation des évènements bibliques et Jésus acheva l'oeuvre de Moïse. Même s'il désobéit à Abraham sur la question de la résurrection, l'enseignement de Jésus reste dans le droit fil de celui d'Abraham.

Abraham est le fondateur du monothéisme en orient et en occident. Il arrive vers 1850 avant J.-C. en Canaan, en Mésopotamie, c'est à dire après le temps des grandes pyramides en Egypte. Il a quitté Harân au nord-ouest de la Mésopotamie et il quittera la ville d'Ur pour rejoindre le pays promis par Yahvé. La volonté de bâtir une religion monothéiste nouvelle qui ne reconnaît que Dieu correspond à un affranchissement religieux vis à vis de l'Egypte. Les peuples n'ont pas à prêter allégeance aux descendants des survivants du grand cataclysme même si leurs savoirs et leurs techniques sont supérieurs à ceux des peuples de pasteurs du désert. A l'origine, il y a Dieu et c'est le seul père de l'humanité. Cette démarche est révolutionnaire et surtout critiquable car elle fait fi des lois divines et des mathématiques célestes, savoir vérifiable et utile au progrès de l'humanité, pour lui préférer une traduction des mystères en commençant par le mystère le plus indicible, celui de Dieu et de son intervention directe parmi les hommes. A ce stade, la référence aux descendants des êtres venus de Vénus devient inutile. Dieu vérifiera la foi nouvelle d'Abraham et le soumettra au choix de sacrifier son fils Isaac. Abraham accepte de sacrifier son fils unique car c'est la coutume chez les peuples de l'époque et il découvrira alors la volonté de Yahvé : fonder un peuple nouveau, une alliance nouvelle avec Dieu. Certes cette entreprise spirituelle venait contredire celle d'Egypte et il est concevable que la puissance égyptienne chercha à la réduire à néant ou du moins à la tolérer sous son étroite surveillance. Que pouvait-elle avoir comme intérêt pour l'humanité cette religion simpliste qui prenait Dieu comme seul maître de son destin ? Toute religion peut procéder de même mais que valaient les enseignements tirés de Yahvé par rapport à la science des nombres, aux lois divines et aux mathématiques célestes source d'un bien être matériel considérable pour les êtres humains ? Dieu ne peut pas choisir  un peuple en particulier et délaisser les autres. Il n'empêche que la motivation des prêtres égyptiens se limitait à conserver le savoir sacré et à ne le transmettre qu'avec parcimonie aux étrangers. Tôt ou tard ce savoir allait disparaître ou tout au moins devenir secondaire. Il fallait remettre en route une nouvelle dynamique avec Dieu et les mystères de l'univers. Se limiter à placer Dieu dans le soleil car c'est le dernier point de connaissance, l'astre à partir duquel commence le mystère et le domaine de Dieu puisque les humains peuvent comprendre le fonctionnement du système solaire, n'était plus une position spirituelle satisfaisante. Vers 1350 avant J.-C., Aménophis IV Akhenaton, abandonnera aussi cette position religieuse ancienne issue du savoir sacré pour instaurer le culte d'un Dieu unique et universel capable de faire vivre un nouvel espoir dans le coeur des humains.

Moïse fut appelé par Dieu pour poursuivre cette édification d'une nouvelle alliance et il fonda un peuple nouveau avec une règle nouvelle. L'organisation en réseau des tribus se centralisa autour d'une capitale politique et religieuse que les rois d'Israël s'efforcèrent de développer mais le peuple juif ne put rivaliser avec les puissances militaires de l'époque. Seul sa foi dans son cheminement spirituel resta préservée même si elle se limitait à quelques groupes au moment de la naissance de Jésus.

Jésus acheva l'oeuvre de Moïse en donnant une dimension universelle au message biblique. Il parcourut tous les mystères les plus sacrés : la maîtrise du monde double, le combat contre l'envoyé des ténèbres, la transfiguration de son corps charnel avec les pouvoirs du monde supérieur, enfin la résurrection de son corps après sa mort sur la croix et sa montée au ciel, sa descente dans les ténèbres. En livrant une interprétation de l'apocalypse, Jésus et Jean révèlent aussi leur éducation dans les temples égyptiens dont celui de Dendérah qui détenait ce savoir sacré. La traduction 1 est complète chez Jésus. Tout ce dont parlaient les prêtres égyptiens dans le secret de leur temple ou les prêtres juifs à travers leur lecture de la Loi, Jésus le réalise publiquement devant ses fidèles. La force de son message et de son exemple est de nature à bouleverser les religions et les organisations politiques qui avaient rangé la religion parmi les outils de leurs systèmes de pouvoir. L'action de Jésus est libératrice et du savoir sacré ancien et des textes bibliques source de gnoses stériles. En quittant ces disciples, Jésus leur laisse les traductions 1et 2 des mystères. Ils peuvent célébrer le souvenir de celui qui acheva la traduction 1 la plus complète et la plus puissante jusqu'ici parmi tous les grands maîtres spirituels de l'humanité et grâce à la traduction 2, ils peuvent célébrer le Christ qui vit en eux et ressuscite toujours d'entre les morts chaque fois que plusieurs fidèles se rassemblent pour prier et célébrer la Cène, la communion. L'être humain est en relation directe avec tous les mystères de la vie humaine et il doit utiliser la lumière qui vit en lui pour son salut et celui de son prochain. Tout être humain a cette vie en lui et cette vie est plus forte que la mort, elle est porte d'accès à l'éternité du monde supérieur. La traduction 1 se résume alors à un commandement unique : aime ton prochain comme Dieu t'aime. Cet amour provient du Christ, de la lumière trouvée par l'initiation. L'amour issu de la communion avec celui qui vit en nous nourrit le partage de l'amour humain. Pour accéder à cette rencontre avec celui qui vit en nous, nous rappelons qu'il y a trois, voire quatre chemins source de spiritualité.

Ce message regroupe et la révélation des mystères par Jésus et l'accès au salut individuel par la voie initiatique : découvrir Jésus-Christ qui vit en nous et qui est notre lumière. Le génie du christianisme tient dans cette combinaison d'une traduction 1 certes complète mais ponctuelle car réalisée uniquement par un fils de Dieu, avec la traduction 2 à la portée de tout être humain qui se met en chemin vers son initiation, vers le Christ qui est en lui, vers la rencontre avec les mystères de sa vie. Bien entendu, à ce stade, cette démarche peut englober les traductions 3 et 4 qui resteront cependant toujours très accessoires aux deux premières.

L'église ne sut pourtant pas gérer la combinaison des deux traductions. La traduction 1 pouvait se placer dans un corps de savoir : l'histoire de Jésus faisant suite à celle d'Abraham, de Moïse, à celle des initiés d'Egypte, etc. Mais cette histoire n'avait de force actuelle que grâce à la possibilité de revivre cette découverte des mystères en utilisant la traduction 2. Les premières communautés chrétiennes respectèrent ces deux voies même si la voie de l'initiation personnelle pouvait déboucher sur des illuminés qui créaient leur gnose et leurs dogmes sectaires. L'important consistait à créer des communautés qui développent une foi nouvelle, libératrice et capable de renverser des montagnes, capable d'abolir l'esclavage et de rejeter les crimes des despotes environnants, d'assurer le partage des richesses dans une fraternité éprouvée. Ce résultat prodigieux mais incertain, toujours remis en cause à travers une organisation en réseau des communautés toujours mouvantes fut pourtant remis en cause par des intellectuels partisans d'un système de pouvoir religieux fondé sur la seule traduction 1, au besoin revue et corrigée, complétée par un nombre considérables de dogmes de manière à aboutir à une doctrine sans faille capable de gouverner les peuples comme n'importe lequel des systèmes de pouvoir, n'excluant pas la guerre, les supplices, les mensonges pour parvenir à ses fins de domination du monde. Le Concile de Nicée en 320 fit le choix de ne s'en tenir qu'à une traduction 1 du christianisme et dès lors, les papes s'activèrent à la conforter à coups de bulles et de dogmes plus ou moins abscons et en utilisant largement, le cas échéant, les solutions d'une traduction 3 pour purifier la traduction 1. Du commandement initial sur la nécessité de s'aimer les uns les autres au sein d'abord de communautés puis en mariant les cultures des peuples, ils construisirent un système de pouvoir centralisé capable de dominer sur le plan intellectuel les royaumes et les empires. Ils permirent en guise de compensation pour la suppression et l'interdiction de la traduction 2, le développement de la traduction 4 et le cortège des saints et martyrs, pour bien réel qu'il soit, restaura dans la population interdite d'initiation, les cultes et rites primitifs à la base de toute religion sommaire.

 

Chateaubriant écrivit pour restaurer le génie du christianisme et nombre d'auteurs s'attachèrent à décrire la vie de Jésus en son temps. Nous disons que le christianisme n'a rien à gagner dans le maintien de ses dogmes dont la défense a justifié pour la papauté les plus grands crimes et génocides de la civilisation occidentale. Nous prenons comme référence les propos d'Alexandra David-Neel qui intuitivement tiendra toujours davantage en estime le christianisme ( du moins sa vision personnelle du christianisme ) que le bouddhisme ou le lamaïsme même si les chrétiens avaient tout intérêt à mieux connaître ou à pratiquer en même temps ces mouvements spirituels. Nous pouvons maintenant apporter une réponse à cette préoccupation : peut-être qu'Alexandra David-Neel cherchait à réveiller ce merveilleux exemple de la vie de Jésus, cette traduction 1 chrétienne si belle mais si vide au XXème siècle et si inexistante parmi les atrocités de ce siècle, avec l'exemple de la pratique concrète de la traduction 2, de la voie initiatique dans la recherche de la lumière que nous portons en nous. 

 

RELIGIONS ET SPIRITUALITE POUR AUJOURD'HUI ET DEMAIN

 

Dans la combinaison des traductions 1 et 2 réside la voie spirituelle la plus prometteuse pour l'humanité. A nous de faire en sorte qu'aucun système de pouvoir civil ou religieux ne vienne monopoliser une traduction 1 ou une autre d'ailleurs pour interdire la traduction 2, la voie initiatique. Car c'est la voie initiatique qui va actualiser la traduction 1 et la rendre capable de répondre aux besoins des gens à un moment donné. C'est de cette combinaison que provient la relation entre le travail sur le deuxième niveau, le niveau communautaire, et le travail sur le troisième niveau, le niveau social. C'est de cette combinaison que se bâtit la relation entre le deuxième contrat social et le troisième : le passage des communautés à la société. Le moteur de cette évolution réside dans la traduction 2 des mystères qui nourrit la traduction 1. Celle-ci sert de miroir, de corps de règles pour l'organisation sociale qui marie les cultures communautaires. Il est clair que nos systèmes de pouvoir civils et religieux occidentaux qui reposent sur l'interdiction de la traduction 2 et de la voie initiatique, sont certes la juxtaposition de communautés mais sont incapables de marier leurs cultures autrement que sous le poids des interdits républicains et de l'obligation républicaine à respecter la laïcité de l'état et l'interdiction de tout prosélytisme. Entre le savoir académique monopole de la nation et développé par ses élites laïques et les opinions des citoyens enfermées dans la conscience individuelle, il n'y a aucune place pour un mariage des cultures fondé sur la traduction 2 des mystères de la vie. Dès lors, cycliquement, les communautés vont s'exprimer à travers ce vide culturel et naîtront les inévitables conflits interculturels, racistes, antisémites et autres que la force publique républicaine n'arrivera guère à contenir tant elle est démunie sur le plan des arguments culturels. Le communautarisme reste bien le risque majeur d'effondrement de la république et la source principale d'une guerre civile mais la faute en revient aux décideurs eux-mêmes de ce système de pouvoir, aux instigateurs aux-mêmes des utopies républicaines tant ils ont choisi de se priver des moyens capables de marier les cultures, tant leur unique contrat social d'obéissance et de soumission au système, écarte délibérément les deux autres contrats sociaux qui doivent lui servir de base, de pilier et qui sont le ciment de toute cohésion sociale.

 

nous pouvons utiliser cette grille d'analyse pour positionner les religions actuellement en vigueur : 

Le bouddhisme et le lamaïsme donnent la priorité au religieux et indiquent comme secondaires les préoccupations purement terrestres et économiques. Un initié sans vergogne recommandera à son élève de ne plus se laver pour se consacrer davantage à sa recherche intérieure. Ces religions trop centrées sur la traduction 2 n'ont pas développé une traduction 1 capable d'être un point de repère solide et motivant pour les peuples. Elles sont restées au deux premiers contrats sociaux, il manque tout un travail sur le troisième contrat social pour conforter une traduction de niveau 1 mais il est vrai que les maîtres spirituels d'Inde et d'Asie n'ont pas tenu à concocter une traduction 1, tenant ce travail pour vaine prétention, pour pure illusion.

Jésus ne reste pas à ce positionnement : l'initié et l'élève doivent changer le monde. La recherche du Christ qui vit en nous n'a plus rien d'une quête frénétique sa vie durant avec forces techniques ou méthodes pour sortir de son corps et vaquer dans le monde double. L'exemple de Jésus sert de référence au disciple. Ce dernier sait où il va, qui il appèle et dès lors il peut réaliser son but : partager l'amour divin dans un amour humain en faisant le bien autour de lui. Il va tout quitter pour suivre le Christ. C'est une libération radicale, un changement total, une sortie du système. Apporter de meilleures conditions de vie, une satisfaction meilleure des besoins individuels fait partie intégrante du bien dont un être humain est capable. Jésus enlève le poids du mystère, il libère l'être humain de la complexité des savoirs religieux ancestraux détenus par quelques prêtres initiés et de l'ignorance des mystères. La traduction 2 transforme jour après jour la traduction 1 qui jamais ne reste figée dans des tables de la Loi. L'expérience individuelle, la foi d'une personne suffit à changer le monde, à dépasser la Loi, la traduction 1 car celle-ci se limite à l'essentiel. S'il est à César ce qui appartient à César, il est à Dieu ce qui appartient à Dieu et semble-t-il Dieu est plus important que César. Si César ne suit pas Dieu, c'est son problème mais César n'a pas à interdire à un homme de Dieu de suivre les commandements de Dieu. Il y a là toute la place de la traduction 1 : les gens doivent aller vers elle, personne ne peut l'imposer. La seule organisation possible pour les chrétiens est l'organisation en réseau dans laquelle chaque membre fait un acte volontaire pour adhérer, déclarer sa foi et non pas un système de pouvoir qui impose la loi. Chaque jour, la traduction 2 apporte ses solutions de vie, sa capacité à partager l'amour dans le but de changer la vie hors de tout système hypocrite et sclérosant, et non pas seulement dans le but d'entretenir en nous une lumière pour nous aider le moment venu à franchir les limites de la mort charnelle.

la religion juive à ses origines a utilisé la traduction 2 et chaque prophète vint successivement enrichir la traduction 1 en rédigeant un livre supplémentaire dans la Bible. La force de cette religion tint donc dans le rôle de ses prophètes. Une fois le témoignage du prophète inscrit dans les textes sacrés, et dans l'attente d'un nouveau prophète, les prêtres ont développé une traduction 3 à base de purification pour expliquer la raison de la succession irrégulière des prophètes : l'homme de Dieu est celui qui a su purifier le mieux sa personne pour accueillir la parole de Dieu. Et ceci ne peut se produire tous les jours. Ceci explique aussi que si le peuple se détourne de Dieu, il n'y ait plus de prophètes et inversement, quand le peuple est dans la misère ou en exode, alors Dieu vient aider son peuple en lui envoyant un prophète. Cette utilisation concomitante de trois traductions permet aux prêtres d'avoir un pouvoir d'interprétation considérable et de faire eux-mêmes certaines parties de la Loi. Ce sera le principale reproche de Jésus aux prêtres juifs : de laisser prisonnier la Loi dans la pierre de leur temple et le secret de leurs arrangements mesquins. Comme nous l'avons dit, Jésus instaurera une Loi vivante jour après jour au rythme des rencontre avec Dieu faites dans la traduction 2 et la voie initiatique. Il semble que la religion juive reste toujours patiente dans l'attente d'un nouveau prophète ainsi que dans la venue du Messie qui aidera ses fidèles à franchir salutairement le prochain grand cataclysme, le prochain apocalypse. Il n'empêche, cette position suscite toujours la même critique que celle que lui fit Jésus. Si la doctrine chrétienne élaborée depuis Cluny a emprunté des éléments du judaïsme dans son mariage des cultures afin d'élaborer une traduction 1 commune aux peuples d'Europe et de Méditerranée, la religion juive n'a pas poursuivit l'achèvement ou l'actualisation de sa traduction 1, elle est dans la même situation que la religion musulmane. Comme cette dernière également, elle n'a pas cherché à élaborer un mariage des cultures pour s'ouvrir sur d'autres peuples, d'autres cultures.

La religion musulmane garde présente la traduction 2 et la source initiatique. Il semble cependant qu'elle a cherché à suivre l'exemple malheureux de la religion catholique pour dominer le monde. Elle n'a pas avancé dans l'achèvement d'une traduction 1 complète et universelle et ce, probablement, parce qu'elle n'a pas eu l'opportunité de devenir à un moment donné la religion d'un état aussi puissant que l'empire romain. Ses rites ont gardé une valeur historique : ils sont restés fidèles au temps de Mohamed, le fondateur de cette religion. Mais il reste à déterminer l'organisation que voulait Mohamed : une organisation en réseau de communautés de fidèles comme Jésus l'indiqua ou au contraire, les guerres incessantes des premiers musulmans pour s'allier de nouvelles tribus signifient-elles qu'il voulait de suite instaurer une traduction 1 au centre d'un système de pouvoir civil et religieux ? La religion musulmane, si elle vit sur plusieurs mouvements spirituels issus de plusieurs peuples aux origines différentes depuis l'océan indien jusqu'à l'atlantique, n'a pas encore réussi le mariage des cultures des peuples qui la composent, sa traduction 1 reste inachevée et est impropre à être intégrée en globalité par d'autres cultures. A Cluny, les moines intégrèrent dans la doctrine chrétienne du temps des cathédrales des éléments partiels de la culture musulmane. Il en est resté notamment l'usage des chiffres arabes dans les calculs. Devant les difficultés que rencontrent tout mouvement religieux dans l'élaboration de sa traduction 1, la religion musulmane tend encore à utiliser les ressources pernicieuses de la traduction 3, en cautionnant le fanatisme religieux, ou à utiliser la solution fallacieuse des dogmes pour conforter sa traduction 1 et ne pas l'actualiser. La traduction 2 qui vit toujours au coeur du monde musulman reste cependant sur un second plan ou alors elle est incapable de supplanter les groupes qui veulent imposer cette traduction 1 inachevée à la force de l'épée. Voulant tout de même s'étendre à d'autres cultures et n'étant pas prête à diriger un mariage des cultures et à intégrer dans sa traduction 1 des éléments d'autres cultures, elle cherche pour s'étendre à utiliser le moyen simpliste de la force de l'épée. Ceux qui cherchent à mettre en oeuvre un nouveau mariage des cultures doivent en tenir compte.

En conclusion, nous pensons que le mariage des cultures religieuses est possible dans le respect de chacune d'entre elles pour élaborer une doctrine commune à plusieurs peuples et qui dépassera en progrès chacune de ces religions : il convient alors d'actualiser les traductions 1, en particulier de les débarrasser des dogmes et interdits qui les ont dénaturées et de restaurer dans certaines religions une traduction 2, une voie initiatrice. Le mariage des cultures religieuses se fera sur la primauté accordée aux traductions 2, dénominateur commun de la spiritualité. La lumière qui vit en nous a la même clarté quel que soit nôtre âge, notre sexe, notre couleur de peau. Chaque peuple a le droit de posséder sa propre traduction 1 , que ce soit la vie de Bouddha, de Krishna, de Jésus, de Mahomet ou de quelqu'un d'autre. Par contre personne n'a le droit d'imposer cette traduction 1 à d'autres peuples. Enfin tous, comme fileane.com, peuvent se convaincre de la complémentarité efficiente entre une traduction 1 et une traduction 2, entre les enseignements du passé et ceux du présent.

Enfin n'oublions pas que la doctrine chrétienne élaborée par les moines depuis Cluny, Cîteaux, Clairvaux au temps des cathédrales, a été détruite et par le roi de France et par le pape qui autorisa de nouveaux ordres religieux tels que les dominicains à mener l'Inquisition contre les templiers. Bien avant la contestation de la doctrine elle-même, les opposants à ce mariage des cultures voulurent se rendre maître des richesses considérables de l'ordre du Temple. Ils voulurent effacer les conséquences politiques, économiques et sociales de ce mouvement organisé en réseau dont l'ampleur ruinait les prétentions de leurs systèmes de pouvoir au point de les rendre inutiles. Après avoir brisé ce mariage, chaque partie reprit ses biens matériels ou religieux puis conforta la légitimité de son pouvoir en mettant en place du côté du roi, l'absolutisme royal et du côté du pape, de nouveaux dogmes ( dont l'interdit de poursuivre l'exemple des templiers en Amériques ). Ceci aboutit rapidement à la contestation de ces menées despotiques : d'abord lors de la guerre de cent ans puis de la réforme protestante, ensuite lors de la révolution de 1789. Il est évident que tout nouveau mariage des cultures en Europe comme en France va remettre en cause et le pouvoir civil et le pouvoir religieux des institutions actuelles. Nous entreprenons ce travail sur ce site, dans les ateliers de la partie privée. Nous venons de préciser le sens de ce travail dans le domaine spirituel et religieux. Encore faut-il rentrer dans le détail et présenter les mesures concrètes d'un tel mouvement qui restaure l'espoir au coeur de la vie sociale.