LES NEWS DU 23 août 2008
L'actualité du site se résume d'abord à une explication sur l'absence de nouvelles depuis décembre 2005. Ce site n'est pas un blog et seuls les textes mis en ligne comptent. La période de travaux dans l'ancienne demeure qui correspond à notre domicile actuel a été plus longue que prévue et les relations avec certains artisans et avec l'architecte qui aurait du établir les plans et faire le maître d'oeuvre ont été souvent désolantes et rapidement j'ai du faire le maître d'oeuvre. Il est clair qu'en France, ces professions du bâtiment sont à revoir de fond en comble ainsi que l'organisation de ce marché immobilier. Nous y reviendrons lorsqu'il s'agira de décrire l'articulation entre économie marchande et non marchande et propriété commune et propriété individuelle ainsi que les liens entre travail et oeuvre. Nous ne pouvons pas bâtir une civilisation florissante alors que les travaux dans nos maisons sont si difficiles à faire avancer correctement et que le droit à un logement correct est plus que défaillant. Depuis décembre 2005, la santé et la forme physique ne se sont pas améliorées au point souhaité et il n'est pas envisageable de revivre des périodes intenses d'écriture et de travaux sur le micro ordinateur comme au début du site, il y a plus de cinq ans. Par contre les idées sont plus claires et davantage reliées entre elles, l'ensemble est perceptible et la force de cohérence se fait de jour en jour plus puissante. Traduire cette démarche, la transmettre et lui donner réalité vont être une étape prochaine à travers laquelle le caractère rebelle, la foi indestructible, l'histoire des rencontres avec notre source, le fait d'avoir traversé les limites de la mort du corps charnel, l'ensemble de notre personnalité pourra à nouveau s'exprimer pour agir et conduire l'évolution que portent nos écrits.
Nous avons pris la décision de transformer en profondeur notre site web dans les prochains mois. Il est devenu volumineux et une synthèse est nécessaire avant de poursuivre la description des organisations en réseaux qui vont remplacer nos systèmes de pouvoirs. Le plan de cette synthèse est rédigé. L'idéal serait de publier par écrit chez un éditeur un ouvrage qui présente ces notions de base de manière à pouvoir supprimer ces pages du site. A défaut, cette synthèse sera mise en ligne. Le site se présentera de la manière suivante : les parties actuelles "Quitter les systèmes" et "Organiser les réseaux" vont disparaître et les ateliers seront vidés de leurs textes. Tout cet ensemble formera la synthèse "Nos réseaux de vie" qui présentera les notions de base. Les 3 Ateliers regrouperont de nouveaux textes sur chacun des trois niveaux de travail : individuel, groupe et société. Le roman restera en ligne avec les pages de photos qui l'illustrent et la page de la bibliothèque qui regroupent d'autres textes plus littéraires ne changera guère. Le lecteur aura la possibilité d'approfondir les notions de base qui lui sont probablement peu familières vu qu'elles ne sont pas aux programmes de notre système scolaire et universitaire. Une partie "Archives" conservera ces éléments de connaissances à moins que nous puissions les ranger dans la partie "Formations". Nous pensons adopter un style de rédaction neutre, pas didactique, pas emphatique, dire simplement les choses en appelant un chat un chat même si cela fait près de deux mille ans que celles et ceux qui ont parlé ainsi ont été tourmentés et la plupart assassinés. Le but est toujours le même : montrer qu'il est possible et très accessible de nous organiser pour vivre en paix et avec amour sans qu'une classe de riches ou de puissants dirigeants plus ou moins militarisés et fanatisés doivent absolument nous diriger en nous racontant tout et son contraire à l'aide de mythes, de fictions et ces dernières années, tout simplement à l'aide de mensonges les uns les plus insupportables que les autres.
Cette pause prévue s'est normalement traduite par une chute des fréquentations du site du fait que les moteurs de recherche aiment tout ce qui est nouveau et oublient vite les pages anciennes. Pour nos lecteurs, cette pause devrait moins poser question : ce que nous avons écrit en dernier, notamment en 2007 pour l'élection présidentielle, se réalise à une vitesse et à un degré difficilement admissible. Les manoeuvres de la minorité dirigeante du système financier ultra capitaliste et il faut reparler de capitalisme tant les capitaux des plus riches progressent malgré les chutes des bourses, rendent nos politiciens totalement prisonniers de cette ploutocratie qui a enfin réussi à reprendre la première place. La comparaison avec la fin de l'Ancien Régime devient de plus en plus visible. Les nobles plaçaient leurs enfants à la tête des ordres religieux et des abbayes pour capter petit à petit les richesses confiées quelques siècles plus tôt aux ordres chevaliers, aux templiers et aux bénédictins. Ce fut l'époque des princes-évêques et des cardinaux qui suppléaient le roi et le finançaient. Aujourd'hui ces dirigeants ont le pouvoir dans les fonds de capitalisations et d'investissements à travers lesquels ils utilisent l'épargne des citoyens pour mieux rentabiliser leurs propres fortunes et accroître leur domination dans le système économique bien loin des préoccupations des états et des intérêts économiques et sociaux des populations. Il n'est plus besoin de s'allier avec le religieux pour convaincre. S'acheter une discrétion et un domaine inaccessible est plus facile pour vivre dans une bulle et un monde étranger au reste du monde. La mondialisation économique dans ce système de pouvoir est tout le contraire du mariage des cultures dans la mondialisation des réseaux de vie dont nous parlons. Cette mondialisation organisée par l'oligarchie financière crée bel et bien deux ou plusieurs mondes sur notre planète, pas seulement limités au monde des riches et au monde des plus pauvres même si cette évolution à son terme nous pousse à ces extrémités.
Pour réagir à l'actualité de cette semaine, prenons le cas des militaires tués en Afghanistan. Le lecteur de ce site aura compris que le poète qui s'exprime n'hésite pas, comme Pierre dans le roman, à conduire un combat, de préférence dans des montagnes, comme il l'a appris plus jeune dans le bataillon de chasseurs alpins et sa section de reconnaissance dans laquelle il a effectué son service militaire et utilisé en partie sa condition physique de coureur cycliste amateur et de compétiteur en ski de fond parmi les Vosgiens ( à l'époque annuellement champions de France ). Pour aller à un col et voir s'il est libre, un petit groupe montait d'abord sur un des deux sommets qui dominent le col. Après une inspection visuelle et la réalisation d'un appui feu et d'une ligne de communication pour diriger les tirs en cas de combats, le reste du groupe montait vers le col en deux colonnes en suivant si possible les deux lignes de crêtes qui montent de chaque côté du col. En cas de combats, une des colonnes est protégée par le groupe qui est au sommet et va rejoindre rapidement ce sommet et celle qui est sur l'autre côté est aidée dans sa progression vers le sommet par le groupe d'en face qui la soutient par ses tirs mieux ajustés. A la fin des combats, les deux colonnes redescendent des sommets vers le col. Si les sommets sont occupés par l'ennemi, il faut commencer par le déloger d'au moins un des deux sommets, ce qui est réalisable lorsque vous avez l'avantage du nombre et des munitions. Pris sous le feu de l'ennemi qui occupe le col et la ligne de crête, vous ne pouvez pas rester immobile au milieu du versant. Le tir en montagne est très difficile que ce soit vers le haut comme vers le bas. Le mieux est de rétablir un tir le plus horizontal possible, avec le moins d'angle. Dans ce cas, sous couvert d'un appui feu, quelques éclaireurs en utilisant le ravinement de la pente vont chercher à monter sur la crête à l'endroit qui paraît le plus fragile dans le dispositif ennemi et cela devient possible lorsque l'ennemi s'est dispersé sur la crête pour chercher les meilleurs angles de tir pour déloger l'assaillant caché derrière les rochers. Encore faut-il avoir des chaussures de montagne qui cramponnent bien et avoir pu repérer des chemins de bêtes utilisables. Dans les Alpes, il faut être capable de passer dans les traces des chamois pour ce genre d'exercice, avec un minimum d'armement sur le dos.
Sans nous engager dans une polémique, les copains qui avaient participé aux manoeuvres montagne dans les Pyrénées avec les parachutistes, étaient revenus complètement révoltés : en haute montagne, les paras se faisaient tirer comme des lapins par nos tireurs d'élite mais ces résultats n'étaient pas validés et comme les paras étaient "morts" avant d'avoir même combattu, les alpins avaient reçu l'ordre de descendre des montagnes pour des combats en vallée qui forcément tournaient à l'avantage des paras qui en profitaient pour se venger et des copains avaient été inutilement brutalisés et volés de leurs affaires militaires et personnelles au cours de combats de nuit. Les choses ont-elles changé ? Il y a moins d'alpins, c'est sûr. Il y a surtout plus aucune structure permanente pour apprendre l'exercice du combat en montagne dans les Alpes françaises. Economies oblige, les soldats devront apprendre ces techniques au sein même de leurs unités d'infanterie. Nos copains tireurs d'élite étaient tous des chasseurs de Haute-Savoie ou de Savoie et ils avaient déjà tiré des chamois avec beaucoup d'échec au début et cela avait pris quelques années avant d'en abattre un. Comment voulez-vous abattre un ennemi aguerri en montagne si vous n'êtes pas capable de tirer un malheureux chamois apeuré par les chasseurs ? Il reste la méthode moderne : tout écraser sous un tapis de bombes ou un déluge de feu et consommer une pléthore de munitions pour le plus grand profit des producteurs d'armements.
Une fois encore, des décideurs dans la bureaucratie indécrottable qui leur sert de lieu de pouvoir, ignorent tout des aspects de la vie dans la nature et particulièrement de la montagne et éliminent le temps et les efforts de formation indispensable à la réussite de telles entreprises surtout en territoire inconnu et hostile. Un jeune de 20 ans de la région parisienne même parachutiste avec deux années d'armée n'a pas à se trouver dans ce genre de combats en montagne et ce n'est pas en "rangers" qu'il faut marcher là-haut mais en excellentes chaussures de montagne qui permettent de courir entre les rochers car il faut sans cesse bouger pour compliquer le tir ennemi et trouver de votre côté des angles de tir judicieux. Ce n'est qu'un exemple qui se rattache à cette chasse aux formations inutiles car trop coûteuses dont nos gouvernants ont adopté la mode désastreuse. En entreprise, nous avions connu entre 1985 et 1995, énormément de cas où les Directions n'ont pas voulu prendre le temps de former les ouvriers et les techniciens à la maîtrise des robots et personnellement je suis intervenu à plusieurs reprises pour aller chercher dans les ateliers des ouvriers que l'agent de maîtrise était venu récupéré en cours de stage car il y avait un problème en production, souvent d'absentéisme car quelqu'un s'était fait porter malade pour échapper certainement à ce style de direction autocratique et paternaliste de l'encadrement de l'Atelier. ( Dans le cas en question, j'avais demandé et obtenu le licenciement du chef d'Atelier, un ingénieur, puis le licenciement du Directeur de l'usine et nous avions recruté un jeune ingénieur Arts et Métiers convaincu des vertus du management participatif et des groupes de résolution de problèmes et je viens d'apprendre que cette usine a fermé début 2008, elle avait 1 200 salariés dans les années 1970 et nous étions encore 450 durant l'année où j'étais chargé d'un plan de restructuration pour réduire les effectifs à 300 et adopter un nouveau seuil de rentabilité plus bas ). Nous n'allons pas revenir ici sur la réforme du système scolaire de ce gouvernement, nous en aurons l'occasion prochainement.
Enfin, à propos des montagnes, de nos Alpes, des Pyrénées et des Vosges, ce samedi 23 août voit en VTT aux Jeux Olympiques de Pékin, la médaille d'or de Julien Absalon et celle d'argent de Jean-Christophe Peraud. Pour avoir été les applaudir au dernier championnat de France à Serre-Chevalier, eux et d'autres participants proches de ma famille, quels autres exemples de formation, d'apprentissage, de travail, de volonté et d'endurance ! Pareil pour nos descendeurs en VTT. Nos montagnes proposent des circuits, des descentes et un terrain d'entraînement exceptionnel. Nous aurons l'occasion d'y revenir lorsque nous décrirons le fonctionnement du réseau d'éducation et de formation qui remplacera ce système éducatif dont nous ne voulons plus.
Faites-donc les enregistrements que vous souhaitez avant de voir disparaître les pages qui seront synthétisées dans ce qui constituera la première partie " Nos réseaux de vie" du site fileane.com. Si cette partie pouvait n'être qu'un lien avec la page d'un éditeur proposant ce livre, ce serait encore mieux.
salutations cordiales
Pierre