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cette page est une illustration de : la guerre de cents ans. La contestation de la monarchie absolue soutenue par l'Angleterre alliée à l'Aquitaine et à la Normandie est reprise par Jeanne d'Arc, porte drapeau de l'ancien ordre templier qui propose un nouveau pacte politique et social pour restaurer l'organisation en réseau du pays comme au temps des cathédrales. ( pages qui font partie de l'épisode 12 du roman : "D'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite".)

 

 

Jeanne d'arc

notez le moine en prière derrière elle, illustration de l'organisation en réseau mise en place par Bernard et les bénédictins à travers l'ordre du Temple, illustration aussi de l'épée mise sous la garde du sacré pour la protection des peuples contre les tyrans et les despotes avides de leurs systèmes de pouvoirs au point de devenir des criminels de guerre.

quant à la force de la prière, surtout de celle faite pour les autres, lisez évidemment le livre " la divine connexion ", présenté aussi sur ce site... et rendez-vous dans nos ateliers 1 et  2 pour travailler sur l'initiation, première source de savoir pour un être humain...

 

le texte du roman sur la lutte contre l'absolutisme royal et l'intervention de Jeanne d'Arc :

extrait de " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite ", la conférence de Nancy.

La querelle politique déboucha sur la guerre de cent ans. Les dirigeants du mouvement monastique et chevalier admettaient qu'une femme devienne reine de France, comme des femmes étaient devenues reine d'Égypte ou d'ailleurs. De plus, nombre de templiers s'étaient repliés en Écosse et en Angleterre, pays qui avait signé la grande charte et présentait un pouvoir royal moins absolu et centralisé qu'en France. Que des anglais vassaux du roi de France aient refusé de se soumettre aux prétentions dictatoriales du roi de France et aient reconnu les droits d'une femme à devenir reine de France reste donc logique. Cette guerre de Cent ans porte plus sur un mouvement de résistance contre les volontés d'un pouvoir royal absolutiste français que sur une guerre entre deux peuples. Devant l'imbroglio de la situation, l'intervention d'une Jeanne d'Arc devient plus claire. Lorsqu'elle décida le roi de France à se faire sacrer à Reims en présence de son beauséant à l'effigie certainement de la croix templière, le sacre marqua un moment de réconciliation nationale entre les partisans du roi et les résistants à l'absolutisme royal qui prenaient comme signe de ralliement, les emblèmes des anciens chevaliers templiers. Le roi n'accepta que difficilement ce sacre. Ceci peut se comprendre.

 Cette jeune fille qui lui offrait ce sacre à Reims était bien l'émissaire de l'ancien ordre templier et de cette organisation de la société en réseaux monastiques et chevaliers. L'origine mystique de la vocation de cette jeune fille a pu être utilisée par les divers mouvements de résistance à l'ordre royal : le mouvement des templiers et des abbayes comme le mouvement encore plus ancien qui défendait la filiation du royaume de France avec Dieu à travers la lignée royale de David qui s'était installée en Roussillon lors de la destruction de Jérusalem. Il est probable que les tentatives de récupération de cette ferveur populaire en Jeanne d'Arc furent nombreuses et complexes. Restons-en au mouvement de résistance issu du temps des cathédrales, le plus puissant alors. Comme par provocation, ce mouvement de résistance à l'absolutisme royal, ne lui envoi pas un chef de guerre homme mais une femme. 

Ce symbole a au moins deux significations : le premier pour rappeler que si les chevaliers hommes templiers ont péri ou se sont exilés, les femmes peuvent prendre la relève car ce mouvement en réseau est bien populaire, hommes et femmes réunis. Le deuxième pour prouver que si la monarchie exclut les femmes de la succession du trône,  les femmes peuvent avoir une autre condition plus égalitaire dans une organisation en réseau. Jeanne vient rappeler à la cour royale que les règles édictées depuis Philippe le Bel ne sont pas celles du temps des cathédrales et que ces dernières n'ont pas disparu. Jeanne les porte sur ses épaules. Sacrer un roi ne représente pas une marque de soumission pour les réseaux de résistance. Au contraire, ces réseaux viennent proposer au roi la seule solution possible pour sortir le pays de la crise majeure engendrée par Philippe le Bel : l'organisation monastique est toujours puissante, alliée au Tiers-état, le clergé  et les représentant du peuple ont la majorité aux Etats-Généraux contre la noblesse. En restaurant le fonctionnement du système monarchique, le peuple et le clergé peuvent mieux défendre leurs intérêts qu'à travers ces guerres civiles incessantes qui les écrasent. Le sacre du roi à Reims est aussi la marque de ce nouveau fonctionnement de la monarchie. C'est le clergé et le peuple organisés selon les réseaux du temps des cathédrales qui font sacrer le roi. La noblesse est minoritaire dans cette affaire.

 Jeanne d'Arc se conduit comme un chef de guerre, mais un chef templier. Elle part libérer des villes mais pas pour le compte du roi de France, pour la France oui, mais une France organisée en réseau, en réseaux de communautés de chevaliers et maintenant aussi en réseaux de villes. Dans le Saint Empire romain germanique, à cette époque, des villes libres s'étaient associées en réseau. En Alsace, ils formaient la décapole, une association de dix villes libres. Cette proposition n'avait donc aucun caractère extravagant. Certaines villes l'accueillirent, d'autres refusèrent de lui ouvrirent leurs portes. Entre l'indépendance pure et simple de la ville ou la possibilité de négocier les droits d'une ville libre lorsque le roi se présenterait aux portes, la possibilité de rejoindre une organisation de fédération de villes sous la tutelle d'une jeune femme envoyée par les successeurs des templiers ou tout au moins par un mouvement de résistance à l'absolutisme royal, le choix ne devait pas être évident pour les dirigeants de ces villes. Le roi une fois sacré, les mouvements de résistance retrouvaient un interlocuteur avec lequel négocier. Les chevauchées de Jeanne soutenue par la ferveur populaire devinrent inutiles sur le plan politique surtout que, semble-t-il, la jeune femme poursuivait son cheminement mystique et cette initiation personnelle ne correspondait pas à l'initiation conduite par le réseau des abbayes et des moines templiers. La vision de Dieu et de Jésus chez Jeanne d'Arc ne s'était pas enrichie du savoir rapporté de Palestine et d'Égypte. Sa foi était simple, exaltée, elle n'avait pas le recul des initiés qui ont achevé leur involution et cherchent la manière de la traduire dans une évolution. Avait-elle compris quelque chose du temps des cathédrales et mesurait-elle la portée de son engagement ? Le constat est qu'elle s'est retrouvée totalement isolée, surtout lorsqu'elle se décida à entrer par la force dans Paris et vint attaquer Compiègne. Devant l'indécision du roi, avait-elle osé faire ce que les templiers n'avaient jamais osé faire ? Fallait-il finalement venger l'ordre templier et destituer le successeur de Philippe le Bel ? En avait-elle le droit ? N'était-ce pas elle qui l'avait fait sacrer à Reims ? Jésus, le doux Seigneur, avait bien achevé l'œuvre de Moïse. Elle put devant Dieu prendre ce droit et accomplir ce que l'ordre du Temple n'avait pas osé achever : en finir une fois pour toute avec la royauté sur le sol de France ! Mieux encore : en conquérant Paris et en y installant un pouvoir dirigé par Dieu lui-même, elle supprimait purement et simplement le pouvoir royal d'origine terrestre et humaine. Connaissait-elle l'histoire de la république de Gamala, des nazoréens, des premières communautés chrétiennes ? Savait-elle ce que signifiait pour Jésus, achever l'œuvre de Moïse ? A ce moment là la capture de Jeanne d'Arc fut rapide et peut-être eût-on préféré la voir tuer au combat.

L'intervention de l'Université de Paris pour soutenir la condamnation au bûcher de Jeanne d'Arc, ressort bien de la volonté des partisans du roi de France de rejeter une nouvelle fois tout mouvement vers une organisation en réseau de la société comme au temps des communautés monastiques et des chevaliers. L'université dirigé par un évêque à la solde du pape vint trancher le dilemme. Le roi de France n'avait que peu d'arguments pour supprimer celle qui l'avait sacré. Rester lieutenant de Dieu pour diriger le royaume pouvait être un cadeau de consolation malgré tout enviable, pouvoir certes reçu d'une nouvelle prophétesse mais ceci ne faisait que reprendre la tradition pour l'établissement des rois d'Israël ou encore des pharaons. Les anglais étaient dirigés par des chevaliers gardiens de la tradition templière et s'emparer de Jeanne n'était qu'une manière de la mettre au secret voire de parachever son éducation templière bien plus réaliste et loin de tout mysticisme inopportun. Seule la papauté avait un intérêt fondamental à éliminer un double danger : celui d'une meneuse mystique capable de rappeler l'histoire humaine du Jésus lié à la république de Gamala et celui d'une chef résistante issue du mouvement templier, restauratrice du temps des cathédrales et de l'organisation sociale en réseau. L'université de Paris défendait aussi le prestige de sa ville, devenant bien plus encore la capitale du royaume après cette guerre de Cent ans. L'université pour défendre son prestige, pouvait bien commettre de tels parjures devant la foi chrétienne. Quant aux anglais, il est logique qu'ils n'avaient aucun intérêt à faire périr Jeanne d'Arc sauf si l'entreprise communautaire de celle-ci était en mesure de bouleverser l'Europe mais la situation était loin d'être arrivée à ce stade. Pour eux, il fallait stopper l'élan populaire soulevé par les campagnes de Jeanne d'Arc et plus assurément encore par les résistants au système du pouvoir royal car cette jeune femme venait perturber leur jeu politique mené d'ailleurs chez eux aussi par les successeurs des templiers. Le jeu du chat et de la souris entre la papauté, l'Université de Paris et les anglais détenteurs de la prisonnière compliqua le procès et l'attitude de Jeanne refusant d'abjurer sa foi montre que si elle pouvait avoir des lacunes sur la culture templière, elle n'en avait pas sur la foi des premières communautés chrétiennes en Jésus. Devant l'obligation d'abjurer sa foi et ses déclarations sur ses relations avec Dieu et les saints, comprit-elle qu'elle était arrivée au même stade que Jésus lors de son faux procès devant les dirigeants de la religion juive ? Il est clair qu'à ce stade, pour l'initié, le choix est d'une simplicité exaltante : suivre Jésus, suivre les grands maîtres initiés, ne pas trahir sa traduction des mystères au profit d'élucubrations humaines ignoblement faussées par le jeu d'intérêts matérialistes et politiciens scandaleux. L'initié(e) ressuscité(e) à la vie dès son existence terrestre et réellement d'outre-tombe est déjà vainqueur des bourreaux qui mettent à mort son corps charnel. S'il lui fallait à tout prix une étiquette, celle de nazoréenne lui irait comme un gant. 

Des historiens ont évoqué, démontré, l'initiation et la préparation de Jeanne dans la communauté de Sion proche de Nancy ou par un de ses membres, communauté dont les racines plongent directement dans la communauté juive venu s'installer dans la région de Perpignan après la destruction de Jérusalem. Nous ne faisons ici qu'évoquer cette hypothèse qui reste cohérente pour expliquer le fait que Jeanne défendit des valeurs templières tout en ayant son propre cheminement spirituel et sa propre évolution politique au seul service de Dieu, sans aucune compromission politicienne. Nous évoquerons également l'hypothèse que Jeanne fut de sang royal, ce qui justifia sa place particulière auprès du roi. Cette version a le mérite d'écarter tous les éléments mystiques et relatifs à la foi de Jeanne. Le poète préfère reconnaître la force des mots, de l'exemple, la force de cet enseignement sacré qui depuis la nuit des temps établit une alliance nouvelle entre Dieu et les êtres humains au point qu'il est possible de placer Dieu au coeur de l'organisation sociale dirigée alors par un couple d'initiés, l'un travaillant dans le monde supérieur, l'autre sur terre à l'aide des puissances du monde double. Ce fut le coeur de l'organisation de la civilisation égyptienne, notamment avant que le rite de nomination des pharaons ne soit perdu. Ce fut le défi de Moïse que de faire renaître un peuple organisé sur ces bases retrouvées. Ce fut le défi de Jésus que de rendre incontestablement vivante cette alliance nouvelle. La force de ce savoir global suffit à expliquer l'histoire de Jeanne d'Arc, encore faut-il le débarrasser des interdits et des tabous prononcés par la minorité au pouvoir qui dirige un système économique, politique et social et qui pour établir une légitimité capable de défendre ses intérêts privés, doit éliminer ce savoir global, doit éliminer la première source de savoir pour ne garder que la seconde source : la production de savoir intellectuel mesurée aujourd’hui à l’aune du matérialisme scientifique.

Une fois le roi de France remis à la tête du royaume, le véritable conflit se déplace sur d'autres terrains. Les successeurs des templiers en Angleterre, Écosse, Irlande, n'ont jamais arrêté leurs voyages vers le Nouveau Monde et la civilisation inca que des bateaux partis de La Rochelle la veille de l'arrestation de l'ordre, avaient rejoint. Ces nouveaux templiers ou francs-maçons anglais n'avaient certes pas pris le pouvoir chez eux et ils cachaient bien les sources de leur savoir. Combattre les anglais, pouvait-il signifier pour les partisans de Jeanne d'Arc, après avoir installé en France un roi qui leur était soumis, installer à Londres également un roi favorable à l'ancien mouvement templier et à une organisation en réseau ? Elle attaquait de front, eux devaient s'insurger de l'intérieur ? En tous cas, la royauté anglaise prit Jeanne d'Arc très au sérieux et s'activa à sa perte.

Aujourd'hui encore, l'histoire de Jeanne d'Arc se résume à une leçon de patriotisme français dans laquelle, d'ailleurs, à force d'avoir occulté des pans entiers de l'histoire, il n'est plus fait mention de cette résistance à l'absolutisme royal. Jeanne paie elle aussi la volonté d'occulter le temps des cathédrales et l'autre manière d'organiser une société sur le sol français. Pourtant comme les pyramides en Égypte, les cathédrales sont là pour prouver que ce temps a bien été vécu, qu'un savoir nouveau avait enrichi la civilisation européenne, que des hommes, des femmes éclairés par une lumière n'appartenant pas à ce monde, sont morts pour nous en laisser le souvenir, la foi, les marques de l'espoir des êtres humains.

 

 lire l'épisode 12 du roman          droit de propriété et histoire des richesses

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