les protestants

extrait de " D'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite ", la conférence de Nancy.

 Tandis que les colonisateurs pillaient les Amériques, les flibustiers français tentaient de prendre leur revanche. Ces richesses, cet or pillé aux Amériques fut utilisé de différentes manières en Europe. Les Espagnols s’en servirent pour développer une flotte de guerre impressionnante : l’invincible armada ainsi que pour construire des palais somptueux comme à Séville. Les armateurs français utilisèrent leur butin pour développer leur flotte de guerre et le commerce avec le nouveau monde. Leurs ports d’attache s’enrichirent : Dieppe, le Havre, Honfleur, Saint-Malo… mais le déclic survint lorsque les protestants développèrent leur mouvement. Les flibustiers découvrirent de précieux alliés dans ces protestants qui luttaient également contre le pouvoir du pape et la flibuste devint une guerre de marins protestants contre des marins catholiques défendus par le pape. Il est clair que le pape avait eu tord de donner le monopole des relations avec les Amériques qu’aux Portugais et Espagnols mais le pape ne pouvait pas revenir sur sa décision sans découvrir le pot aux roses. Le protestantisme réunit dans un même réseau les flibustiers français et les prises de guerre financèrent le mouvement. Après la chute des templiers et la confiscation de leurs biens, les propriétés des abbayes et des communautés monastiques que le roi ne pouvait pas confisquer furent comme le reste de la société, profondément bouleversées par les épidémies de peste puis par la guerre de cent ans. Les moines victimes de la peste pour avoir soigné les malades laissèrent vides de nombreuses abbayes dont les terres furent rachetées par la noblesse catholique mais cette source de richesse était peu conséquente par rapport aux lingots d’or, au baril de poudre d’or pris par les flibustiers protestants sur les navires portugais et espagnols. Au fil des années, le mouvement protestant put se développer rapidement avec les mêmes richesses dont profitaient les pouvoirs catholiques d’Espagne et du Portugal. L’Espagne de Charles-Quint devint ainsi la première puissance européenne alors que la royauté et la noblesse catholique française étaient de fait interdites d’accès à cette source de richesse. Les rois de France se devaient de sortir de ce piège. Une première étape fut la lutte contre les protestants français et logiquement l’élimination de ces derniers commença par l’assassinat de l’amiral de Coligny, chef protestant qui organisait d’une manière officielle la flibuste protestante contre les Espagnols et qui avait une influence sur le jeune roi Charles IX, ce que ne supportait pas sa mère, Catherine de Médicis, fervente catholique. Pierre fit défiler quelques diapositives de tableaux montrant ces combats navals et ces flibustiers, le portait de l’amiral protestant. Cet assassinat marque le début de la Saint-Barthélémy et le massacre des protestants à Paris. Les protestants français durent quitter le pays mais ils purent prendre leurs richesses facilement avec eux car celles-ci étaient surtout mobilières : or, pierres précieuses, poudre d’or, argent pris sur les galions espagnols et ils purent transporter leurs richesses à l’étranger grâce à la flotte protestante des flibustiers. 

 Ils rallièrent en nombre les Pays-Bas pour poursuivre leur commerce et leur industrie et les flibustiers protestants hollandais prirent le relais des français. La flotte espagnole pour se protéger dut demander à l’infanterie d’aller occuper les ports hollandais. Cette fois-ci le roi de France se trouva cerner par les Espagnols au nord et au sud. La flibuste protestante se poursuivit alors en Angleterre et la reine Elisabeth Ier rassembla ses flibustiers dans la marine royale anglaise. Drake en fut le porte drapeau le plus fameux et la marine anglaise parvint à détruire l’invincible armada. Une bonne partie de la richesse des Amériques disparut pour les Espagnols dans ce désastre maritime. En France, à travers les guerres de religion, les nobles et surtout les dirigeants du clergé catholique purent s’emparer d’une partie de la fortune des protestants. Louis XIV put enfin, comme ses collègues d’Espagne et du Portugal, se bâtir un palais fastueux, imité en cela par les familles des cardinaux qui avaient raflé les biens des protestants. Richelieu, Mazarin, le cardinal de Rohan, etc. devinrent du jour au lendemain les personnes les plus riches du royaume et certains construisirent dans leur province de véritables palais. La noblesse catholique réussit ainsi une main mise complète sur le clergé et la richesse prise aux protestants fut investit en palais et en biens immobiliers. Ce qui n’empêcha pas le règne du Roi Soleil de finir dans la misère tant les guerres avec l’Espagne avaient ruiné le royaume vu que sans la flotte protestante, il n’y avait plus d’or pillé sur les galions espagnols qui rentrait d’une manière ou d’une autre dans le royaume . Dans les autres pays européens, les protestants investirent leur richesse dans l’industrie naissante et l’Angleterre devint la première puissance industrielle avec les restes de l’or provenant du nouveau monde et subtilisé aux Espagnols par les protestants puis par sa marine royale composée d’anciens flibustiers. L’industrie représenta le moyen pour les protestants d’établir une puissance capable de rivaliser avec les pouvoirs catholiques aux ordres du pape mais le pouvoir catholique français préféra camper sur ses positions et les dirigeants, principalement ceux du clergé, ne se soucièrent guère de développer des industries tout comme une marine de guerre d’autant qu’ils n’en avaient plus les moyens, ayant tout investi dans l’immobilier. Les premiers industriels exerçaient auparavant les métiers d’artisans mais ceux qui avaient le plus de capital pour construire des usines étaient commerçants et parmi eux les plus riches étaient armateurs. Les plus riches parmi les armateurs étaient ceux qui à côté du commerce faisaient ou avaient fait la flibuste pour ramener l’or et les richesses d’Amérique centrale ou du Sud. Le partage du monde par le pape dans le Traité de Tordesillas explique aussi pourquoi les rois catholiques se désintéressèrent d’une marine royale qui n’aurait pu que provoquer des conflits avec le pape en brisant cette interdiction, voire l’excommunication du roi lui-même et la nomination par le pape d’un autre roi plus dévoué même si politiquement ce n’était plus guère possible. Pour les rois de France, la seule solution pour coloniser le nouveau monde sans trahir ce traité, fut d’aller explorer le Canada dont Espagnols, Portugais et pape y compris n’avaient que faire. Mais les protestants ou anglicans anglais furent sur le même chemin.

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Si depuis cinquante ans, nous avons accumulé plus de connaissances qu’en cinq mille ans, à nous de trier, sélectionner pour découvrir le puzzle de notre histoire et devenir capable de bâtir un avenir à la hauteur de l’espoir des êtres humains. La mentalité des dirigeants français reste encore empreinte de ces querelles du passé et nos éternels retards économiques depuis que nous avons pris en retard le train du développement industriel s’expliquent depuis que le pouvoir royal avec la complicité du pape a détruit une économie en réseau organisée par les moines bénédictins et les ordres chevaliers qu’ils avaient créés à partir du savoir des temples égyptiens que ces moines avaient su préserver. La pire des conséquences de cet acte de Philippe le Bel en 1307 contre les templiers fut la mise à l’écart des marins français par le pape sur les mers du globe et l’interdiction qui leur fut fait par le pape de continuer à se rendre aux Amériques. La France fut ainsi privée de la principale source de richesses de cette période : l’or du nouveau monde et elle dut batailler ferme pour tenir sa place face aux royaumes dont les marines allaient officiellement dans ce nouveau monde ou officiellement pillaient les galions espagnols et portugais qui en revenaient. Les rois français préfèrent garder leur trône et rester passifs face à la stratégie des papes. Le peuple français sortira de cette passivité en se révoltant et en instaurant la république qui gère la nation une et indivisible dans laquelle le pouvoir du pape n’a plus rien à faire et les catholiques, plus le pouvoir de décider seuls selon les volontés du roi catholique ou du pape. Mais que de temps perdu alors que l’alternative de reprendre l’organisation du temps des cathédrales aurait permis et aux rois et au peuple un développement incomparable. 

L'histoire s'accorda un brin de revanche lorsque la Constitution des Etats-Unis d'Amérique sous la férule de Georges Washington reprit les idées de la franc-maçonnerie, mouvement savant qui s'attache à garder en mémoire le savoir provenant de l'Egypte antique et transmis à travers l'histoire juive jusqu'aux communautés esséniennes, zélotes, nazôréennes puis par l'ordre templier et le mouvement bénédictin, aux protestants, aux charbonniers des forêts du Haut-Doubs en contact avec les protestants de Genève jusqu’aux Philadelphes de Besançon : Briot, puis Victor Hugo, Charles Nodier et que par exemple Kléber avait fréquentés et que Napoléon respecta en n’inquiétant jamais Briot, leur dirigeant. De la sorte, un brin de ce savoir interdit revint sur le continent américain. Mais ce savoir trop parcellaire ne pesa pas bien lourd face à la généralisation du système de production et de consommation du capitalisme qui écarte toute dimension spirituelle dans le fonctionnement de son système.

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