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 4ème partie : les réseaux citoyens de vie

Les réseaux de prévention et de lutte contre les violences 

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domaine d'activité : Premier niveau de travail : indispensable à la survie

But : répondre au besoin individuel de sécurité et assurer la minimisation des violences au niveau du groupe social afin de favoriser la cohésion du groupe et la réalisation des valeurs de paix et d’amour. Dans ce but, vaincre l’ignorance et favoriser l’éducation et l’élévation du niveau des connaissances sont les principaux moyens pour assurer la sécurité et éliminer les risques de violence et de dommages dans les réseaux citoyens de vie.

Finalités : il y en a trois :

Axe de développement : expertise dans les phénomènes de violences, élévation du niveau de compétences pour la prévention et l'élimination des violences et des risques naturels, optimisation de la structure et de l'organisation des projets de vie dans les réseaux citoyens.

 

Nous partons du point de vue que les menaces de violence ne pourront jamais être totalement éliminées. Il s'agit donc de résister à la violence et d'éliminer le plus possible les causes de violence dans une démarche préventive. A partir de la méthode de l’assertivité qui analyse les attitudes, nous avons que l’agressivité provient le plus souvent à la suite d’une période de mise en passivité par des agresseurs ou des manipulateurs. Eliminer ces comportements d’agressivité et de manipulation et refuser que quelqu’un se réfugie dans la passivité représente le premier effort pour améliorer une communication interpersonnelle. Nous sommes donc ici dans une démarche de résolution de problème, une démarche d’activité et une démarche similaire à la qualité totale dans la production de biens matériels : éliminer les violences réductibles, prévenir les violences irréductibles pour les minimiser, évaluer leurs coûts, calculer le coût d’obtention de la minimisation des violences à travers les projets de vie menés par les réseaux citoyens et qui portent en totalité ou partiellement sur la prévention des violences. L’idée logique et simple que nous suivons est bien connue en droit pénal : pour éviter les vols et les agressions au coin d’une rue la nuit, il est plus judicieux et économique d’installer un éclairage suffisant à cet endroit plutôt que de multiplier les patrouilles de police pour arrêter les délinquants et les envoyer en prison. C’est bien dans l’éducation et la mise en place de moyens de prévention que réside le succès de la minimisation des violences. Cette lutte contre les violences s'organise à travers des normes de vie qui concrétisent les valeurs fondamentales de paix et d'amour dans une culture humaniste qui animent les réseaux citoyens de vie. Ecartées le plus souvent en raison de leurs coûts dans l’économie marchande des systèmes de pouvoir économique, politique et social, ces mesures de prévention de la violence sont rémunérées par la capitalisation des droits sociaux dans les réseaux citoyens de vie et la performance réalisée n’a pas de prix marchand, c’est l’élévation du niveau de vie et la paix, l’épanouissement individuel sans peur et sans reproche, fondements d’une civilisation florissante pour l’humanité.

 

I l’institut chargé du cahier des doléances

 

Un bref rappel de droit constitutionnel : en France, dans l'ancien régime, lorsque les caisses du royaume étaient vides, le roi devait tout d'abord réunir les états généraux qui seuls pouvaient décider de nouvelles mesures pour financer la monarchie. Les états généraux se basaient dans leur travail sur les cahiers des doléances rédigées à travers tout le royaume. C'est ce qui s'est passé en 1789 et qui a été l’origine d'un changement de régime politique. Bien entendu, les révolutionnaires de 1789, la bourgeoisie qui a pris le pouvoir, se sont empressés de supprimer cette mesure. Nous voyons bien qu'aujourd'hui lorsque l'État est en déficit et que les caisses sont vides, les dirigeants du système de pouvoir politique peuvent s'accrocher à leur pouvoir sans modifier quoique ce soit dans l'organisation du pays pour développer un nouveau régime politique. Au contraire, nous les voyons se soumettre à la nouvelle dictature financière des actionnaires en mettant en place les plans établis par les financiers pour ruiner les états. C'est la principale raison pour laquelle depuis 1789, en France, toutes les constitutions ont été élaborées à la suite de guerres militaires civiles ou de troubles sociaux, la constitution de 1958 ne faisant pas exception à la règle. Dès lors la tradition républicaine veut que pour changer une constitution, il soit nécessaire de mettre en place au moins des troubles sociaux, sinon de passer par l'étape effroyable d'une guerre civile ou militaire. Evidemment, la menace d'une guerre civile dissuade la plupart des citoyens dans leurs entreprises contestataires et cette menace agit bien comme un élément de domination et de manipulation pour renforcer le conformisme ambiant et l’immobilisme au profit des dirigeants au pouvoir.

Dans l’organisation en réseau, pour définir les cahiers de doléances, il faut commencer par préciser ce qu’ils ne sont pas :

Rien à voir avec la démarche de résolutions de problèmes qui anime le management participatif à travers les différents projets mis en chantier. Le suivi des écarts à travers les tableaux de bords est une démarche quotidienne dans le management des entreprises et des projets. Nous sommes ici au niveau des cahiers de doléances dans des questions de conflits stratégiques ou d’abus de droit ou de pouvoir, au niveau de la détection de menaces que le groupe refuserait de prendre en compte par ignorance ou erreur. Ces cahiers ont donc un rôle de contre-pouvoir important et tous doivent connaître cette parole divergente, nouvelle, prévenante et capable d’améliorer la rationalité des décisions.

  Rien à voir avec un registre des plaintes pour dénoncer la responsabilité de tel ou tel membre du réseau et engager une procédure judiciaire.

Le fonctionnement des réseaux repose sur deux principes que nous avons présentés dans la première partie : le principe de subsidiarité et le principe de l’alliance des contraires. Ce sont les dysfonctionnements dans l’utilisation de ces deux outils de gouvernance qui font l’objet des cahiers de doléances.

1) Les dysfonctionnements liés à l’application de la subsidiarité:

Ils peuvent survenir à deux moments :

Lors de la constitution du groupe d’experts désignés par les réseaux locaux : la nomination d’un membre peut être discutée au niveau local tout comme au niveau du groupe d’experts lorsque ce groupe va remarquer rapidement qu’un membre n’a pas le niveau de compétences requis ou malgré une mise à niveau, n’arrive pas à suivre et représente un poids mort dans le groupe. Nous ne sommes plus dans le cadre actuel d’un système représentatif ou chaque niveau local doit être représenté obligatoirement. Un groupe qui participe au projet peut, le cas échéant, n’avoir personne de suffisamment compétent pour rejoindre le groupe d’experts chargé de trouver la solution optimale. Cela ne change rien, la solution optimale sera proposée à chaque réseau local participant au projet, charge pour eux d’adapter cette solution optimale à leurs particularités locales

Lors du travail du groupe d’experts : il se peut que la durée, les moyens prévus ne suffisent pas pour arriver dans les délais prévus à la solution optimale. Les réseaux locaux participants au projet doivent alors allouer des ressources supplémentaires au groupe d’experts. Le lieu géographique choisi au départ ne convient pas, les moyens matériels, humains, informatiques, financiers doivent être modifiés ou complétés.

Ces dysfonctionnements, ces demandes de modifications, d’ajustements ou de moyens supplémentaires qui correspondent à des décisions stratégiques ou tactiques sont présentées dans les cahiers de doléances dont la lecture est accessible à tous les membres des réseaux citoyens. A travers l’utilisation des outils du web, des outils des plates-formes de travail collaboratif, des forums, cette diffusion des données rédigées dans les cahiers de doléances ne pose pas de difficultés techniques. C’est avant tout une volonté politique inhérente à une démocratie directe locale participative.

 

2) les dysfonctionnements liés à l’utilisation de l’alliance des contraires :

Il s’agit d’une question davantage politique puisqu’elle touche au fonctionnement des contre-pouvoirs. Dans une organisation en réseau, l’alliance des contraires rassemble les parties prenantes qui partagent un même projet sans avoir entre eux forcément les mêmes intérêts. Un projet pour construire par exemple une nouvelle route rassemblera des automobilistes intéressés par des gains de temps et des améliorations dans le transport et la sécurité routière, d’autres participants viendront dans ce projet pour des questions de conditions de vie : éviter le bruit de la circulation, préserver la vue sur un paysage, préserver le passage des animaux sauvages, etc. Dans le cadre de l’utilisation de la subsidiarité, la solution optimale élaborée par le groupe d’experts désignés à partir de toutes les parties prenantes au projet, doit en principe répondre à tous ces objectifs.

Nous sommes cependant ici en présence d’une question bien plus vaste et cruciale : l’écoute de la parole contraire ou tout simplement l’écoute d’une parole nouvelle. Nous avons vu que l'un des premiers principes bénédictin au niveau de la prise de décision concernait l'écoute de ce que disent les membres, principalement de la façon différente de voir les choses apportent les nouveaux membres dont la pensée n'est pas encore assujettie au poids des habitudes du groupe. Nous connaissons également les propos célèbres du poète Aragon : le propre du génie est de donner des idées 25 ans plus tard à des crétins. Dans la même catégorie des citations, nous pouvons rappeler les propos de Voltaire : « je ne partage pas vos idées mais je suis prêt à mourir pour que vous puissiez les exprimer ». En termes de management, il s'agit de la veille informationnelle pour détecter rapidement tout changement dans l'environnement. Cette parole contraire, dans le fonctionnement d'un réseau, à sa place dans le cahier des doléances. Ce droit est indispensable pour améliorer la qualité des décisions prises, il correspond étroitement l'amélioration de la rationalité dont parle Herbert Simon dans son modèle de décision IMC. Ce souci de la performance décisionnelle qui est au coeur du fonctionnement du réseau, élimine les rapports de force qui sévissent dans le fonctionnement des systèmes de pouvoir et qui sont l'origine de la plupart des catastrophes industrielles et politiques en ne prenant pas en considération les proprositions et les solutions contraires aux intérêts à court terme des décideurs et des actionnaires.

Les exemples sont très nombreux de personnes qui savaient mais qui ont du se taire ou que personne n'a cru. Sans nous attarder sur le cas des poètes, nous savons que les dirigeants de nos systèmes de pouvoir utilisent le secret pour empêcher la divulgation de leurs décisions. Nous en avons parlé à travers le cas de l'oligarchie financière et des illuminati qui étendent leur domination à travers le monde. Ce groupe de banquiers et financiers utilise les banques centrales pour dominer les monnaies et l'économie mondiale. Son rôle est établi dans le déclenchement des deux guerres mondiales. Le déclenchement de la guerre en Irak et le maintien des conflits au Moyen-Orient,  permet aux industries de l'armement d'avoir des marchés très profitables. En juillet 2011, nous apprenons par exemple que pour climatiser les tentes et les préfabriqués de l'armée en Irak, les États-Unis ont dépensé en dollars chaque année 20 milliards. À titre de comparaison, cette somme est supérieure au budget de la NASA, l'agence spatiale américaine. D’autres chiffres tout aussi scandaleux sont disponibles et connus sur l’emprise malsaine des banquiers et des industriels de l’armement. Ils sont tenus secrets et il faut l'obstination des chercheurs et des journalistes d'investigation pour les découvrir à moins qu'un salarié de ces entreprises, scandalisé par les informations qu'il gère, ne prenne le courage de les transmettre à des organisations qui assurent des contre-pouvoirs ou tout simplement, les diffuse sur internet.

Le mouvement politique libéral mondial est également au coeur des catastrophes industrielles. Dans le cas de la catastrophe de Bhopal en Inde, sa responsabilité est flagrante. Nous sommes au milieu des années 1980, le changement de technologie et l'arrivée des automates programmables permet d'automatiser l'industrie chimique comme les autres usines de production. L'usine chimique de Bhopal d’Union Carbide qui fabrique des pesticides pour l'agriculture indienne ne fait plus partie de la stratégie du groupe. Elle devrait être fermée et démonter par ce qu'elle va être remplacée par une usine nouvelle entièrement automatisée dans un autre pays. Pourtant la direction va la laisser ouverte et pour réduire les coûts de fabrication, la direction de l'usine réduira les dépenses de sécurité au point qu’une catastrophe semble inévitable. Le directeur de la sécurité démissionnera en avertissant la direction générale des risques de catastrophes ; il ne sera pas écouté et la catastrophe aura bien lieu quelques mois plus tard. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 à Bhopal, un nuage toxique s'échappe de l’usine de pesticide ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Bhopal

Avec le séisme de magnitude 9, suivi d'un tsunami, qui s'est produit le vendredi 11 mars 2011 au large des côtes nord-est du Japon, nous avons un autre exemple tout aussi édifiant d’une catastrophe nucléaire qui aurait du être évité car les dirigeants économiques et politiques savaient le danger de la centrale de Fukushima.

Pour illustrer notre propos, nous reprenons des extraits d’un article de presse. En juillet 2011, les contre-pouvoirs japonais sont bien obligés de révéler les mensonges, les manœuvres criminelles des dirigeants japonais pour cacher aux citoyens la réalité dramatique de cette centrale nucléaire.

Fukushima devient le cauchemar des élites japonaises 

Régis Soubrouillard - Marianne | Jeudi 7 Juillet 2011 à 18:01

« Fukushima : emblématique de la faillite des élites ». Le Mainichi Daily News annonce la couleur. L’un des quotidiens les plus vendus du pays (près de 6 millions d’exemplaires chaque jour, excusez du peu…) a décidé de mettre les pieds dans le plat pointant la faillite des dirigeants d’un pays, la désorganisation de l’empire nucléaire et les liens qui unissent les milieux politiques à ceux du nucléaire. 

L’exploitant Tepco a longuement hésité à divulguer l’information sur les failles de la centrale de Fukushima, préférant diffuser un discours à la guimauve, par crainte de voir les résidents locaux réagir.

Pourtant d’après le Wall Street Journal des ingénieurs de haut niveau appartenant à la firme Tepco savaient depuis des années que « cinq des réacteurs de la centrale avait un défaut de conception qui pouvait se révéler potentiellement dangereux. La société n’a jamais corrigé ces défauts, entraînant la catastrophe que l’on connaît au moment du tremblement de terre ». 

La préfecture de Fukushima « accueille » 10 réacteurs. Tepco a utilisé deux solutions différentes pour sécuriser ces réacteurs. Quand le séisme dévastateur a frappé le 11 mars dernier, les cinq réacteurs disposant de la nouvelle conception ont résisté au tsunami, sans que leur système de refroidissement ne soit affaibli. 

Sur quatre réacteurs disposant de l’ancienne conception, le système s’est révélé défaillant. Certains ingénieurs expliquent que Tepco aurait eu plusieurs fois l’occasion de rénover ces réacteurs. La compagnie a toujours préféré l’option de la réduction des coûts à celle de la sécurité.

Spécialiste du Japon, Jean-François Sabouret estime pour sa part, que la virulence des attaques contre le premier Ministre s'explique par la puissance de l'industrie nucléaire. A travers lobbys et médias, c'est tout un système qui oeuvre pour le départ d’un premier Ministre lequel, au contraire, a rapidement pointé les failles de l'industrie nucléaire et déclaré que le Japon donnerait la priorité aux énergies renouvelables. Une déclaration de guerre anti-nucléaire et pourquoi pas à plus long terme une révolution en terme de production d’énergie…

Le gouvernement de Naoto Kan se tenait prêt à mettre en oeuvre un plan de nationalisation des activités nucléaires de Tepco, restreignant les activités de l'entreprise à la production d'énergies thermiques et hydro-électriques. Autant dire que c'en était fini du monopole régional de Tepco et de ses pratiques féodales que le gouvernement se disait prêt à faire cesser. Dans ce projet, Tepco aurait été contraint de payer une taxe en vue d'indemniser les victimes de Fukushima. 

Un avis loin d’être complètement partagé par Jean-François Sabouret. Ce dernier estime que la bataille nucléaire se mène « sur fond de luttes politiques très profondes, parce que cette politique nucléaire qui a mené au désastre est celle du parti libéral dans les années 60-70. Ils ne sont plus au gouvernement depuis 18 mois. Pourtant, ce sont eux qui accusent l’actuel parti au pouvoir de ne pas faire ce qu’il faudrait faire, de ne pas agir suffisamment vite » déclarait-il récemment sur RFI.

Source :http://www.marianne2.fr/Fukushima-devient-le-cauchemar-des-elites-japonaises_a208191.html

En ce qui concerne la France, nous savons que la plus ancienne centrale nucléaire du pays, la centrale de Fessenheim a un socle 4 fois plus mince que ceux des réacteurs de Fukushima qui ont été pourtant percé par la fusion des réacteurs. Pour prolonger la vie de cette centrale, il faudrait commencer par sécuriser le socle des réacteurs et trouver une seconde source d'alimentation en eau pour le refroidissement de la centrale en cas de débit insuffisant du Rhin par manque de neige et disparition des glaciers des alpes et cause de sécheresse ; cette source de rechange en eau pour le moment n'existe pas.

Nous avons dans notre deuxième partie, démontrer les conséquences néfastes des politiques libérales. À travers cet exemple japonais, nous pouvons mieux comprendre tout le bénéfice qu'apporte l'organisation en réseau en éliminant les risques de conflits entre une minorité dirigeante et l'ensemble des citoyens. Les cahiers de doléances servent à dénoncer les risques ou les manoeuvres dans le fonctionnement des réseaux qui tendent à remettre en place les pratiques condamnables d'un système de pouvoir. Bien entendu il faut que certains membres du projet aient le courage de parler, de donner un avis contraire ou tout simplement de dire non. Cette capacité à défendre ses idées, nous l'avons montrée, se développe principalement à travers la démarche initiatique dont la conséquence essentielle est le développement de la confiance en soi et dans nos raisons de vivre. Il est bien connu qu'il n'est pas possible de faire taire un poète, c'est un peu dans cette optique que nous nous situons : le participant à un projet dans le cadre d'un réseau, est assertif: il refuse d'être manipulé, d'être mis en passivité, d'être agressé tout comme il refuse de manipuler, de mettre en passivité des autres, de les agresser principalement avec une attitude autocrate. Enfin il ose dire non d'une manière assertive, il ose objectivement dire non tout en proposant une solution qui reste discutable. La rédaction et la gestion des cahiers de doléances reposent évidemment sur le partage d'une attitude assertive entre les membres des réseaux citoyens. Le membre du réseau qui rédige une déclaration dans les cahiers de doléances est protégé et le cas échéant, placé sous la protection du chef de guerre de son réseau sinon sous la protection ultime de l’assemblée des mères tant que sa prise de position n’est pas étudiée et qu’une réponse n’est pas adoptée dans le cadre de la démocratie locale participative. La principale réponse est probablement la constitution d’un groupe d’expert selon le principe de subsidiarité pour obtenir une solution optimale au problème posé. La rédaction et le suivi des cahiers de doléances va bien plus loin que la seule liberté d'expression ou d'opinion et la liberté de la presse admises dans nos systèmes de pouvoir et nos constitutions démocratiques. Un journaliste, un auteur, des partis d'opposition peuvent émettre des avis divergeants ou faire des propositions contraires mais tant que ces citoyens n'ont pas conquis le pouvoir à travers le système électoral représentatif, ces positions et idées n'interviennent pas dans la prise de décision politique. C'est très différent dans l'organisation en réseau, les cahiers de doléances servent à optimiser le fonctionnement des réseaux citoyens et leurs projets de vie. La parole divergente, contraire ou les idées d'un précurseur sont prises en considération tout de suite par les parties prenantes d'un projet pour voir si ce projet peut être amélioré à travers l'élimination des risques ou de nouveaux objectifs.

Dernière précision, lorsqu'un conflit d'intérêts survient entre les participants à un projet mené dans le cadre d'un réseau citoyen et les intérêts défendus par un groupe social organisé en système de pouvoir, ce sont les chefs de guerre des réseaux citoyens qui sont chargés de régler ces conflits, en utilisant la puissance des armes si nécessaire lorsque dans le camp adverse, les despotes ou les autocrates utilisent des mercenaires pour imposer leurs volontés par la violence.

II l’institut chargé de la minimisation des violences

Il s’agit d’éliminer les causes de violences chez l’être humain, dans ses attitudes et ses comportements individuels d’une part, dans ses attitudes conformistes et sa soumission à des ordres contraires à sa conscience d’autre part. L’objectif est d’arriver à une attitude de chevalier : être sans peur et sans reproche dans la conduite de ses activités et sa participation aux projets de vie.

 

1) la minimisation de la violence humaine

Bien avant les études et les expériences de l’école américaine des relations humaines et de Kurt Lewin sur les styles de commandement dans les années 1930, nous avons l’exemple des peuples premiers qui à travers l’utilisation du matriarcat, ont réussi à développer des groupes sociaux sans violences ni misère ni chômage. Ces cultures en réseau reposent sur la propriété commune et les amours libres.

1.1 la gestion de la propriété commune dans le cadre de la minimisation de la violence individuelle.

Le but est de supprimer les peurs liées aux menaces de famine, de malnutrition, de misère et à la non satisfaction des besoins physiologiques. La propriété commune, nous l'avons montré dans la première partie, est particulièrement indiquée pour gérer les biens matériels nécessaires à la vie quotidienne. Il s'agit d'arriver à un état d'abondance, c'est-à-dire à la satisfaction des besoins physiologiques jusqu'à un certain niveau de confort et de manière à ce que cette satisfaction soit garantie en toute sécurité sur un moyen et long terme. Nous allons décrire ce fonctionnement des réseaux sur le plan de la satisfaction des besoins matériels élémentaires un peu plus tard. Pour l'illustrer, nous avons décrit le fonctionnement de la culture du peuple Moso. Lorsque les biens matériels sont gérés dans une propriété commune au sein des réseaux citoyens, la notion de famille s'élargit pour ne plus rester cantonnée aux liens du sang. La gestion de cette propriété commune se réalise d'une manière transgénérationnelle : les enfants apprennent à la gérer à côté de leurs parents de manière à être capable le moment venu, de fonder un couple solide qui va réussir l'éducation de ses enfants ainsi que son épanouissement personnel dans le partage de ses liens amoureux avec d'autres couples au sein d'un réseau d'abord familial puis social. La propriété commune comprend également les ressources de vie, l'obtention des aliments, des vêtements etc. C'est un patrimoine qu'il s'agit de développer et c'est également le premier cadre de l'organisation du travail. Cette propriété commune est surtout nécessaire à la survie d'un être humain lorsqu'il ne peut plus lui-même travailler. Nous verrons ce point lorsque nous allons développer la capitalisation des droits sociaux. Dans la propriété commune, il y a les moyens matériels, les bâtiments nécessaires à la protection de la santé en cas de maladie et surtout en fin de vie, lors de la retraite par rapport au travail et lors d'une perte d'autonomie dans son organisation de vie. Cette propriété commune peut être élargie aux moyens de transport, au réseau routier de plus en plus envahi par les intérêts privés : village-rue qui se prolonge de long de la route principale et de ce fait, il y a une croissance exponentielle des zones à vitesse réduite sur lesquelles les contrôles de vitesse deviennent fastidieux et choquant. Pareil pour les écoles, églises, mairies, maisons dont l’emplacement au bord de la route principale qui date de plus d’un siècle pose des problèmes de sécurité ; c’est alors toute l’implantation des lieux de vie et des réseaux de transport qu’il faut revoir pour éliminer ces zones accidentogènes. La liste des points de détails serait trop longue ici, nous y reviendrons plus loin. Cette garantie apportée par le réseau dans la gestion de sa propriété commune, supprime les inégalités liées à la possession de biens matériels. Cette perception d'une propriété commune qui supprime les conflits domestiques et publics provoqués par les abus de la propriété individuelle, est renforcée à travers la démarche initiatique et spirituelle qui procure un certain détachement des biens matériels non essentiels et ceci évite les goûts de luxe et le gaspillage des ressources matérielles. La priorité est donnée à nos richesses immatérielles : nos amours, nos connaissances tirées de notre démarche spirituelle qui nous procurent nos raisons de vivre.

La notion de propriété commune représente une alternative au système économique actuel dominé par les relations entre l'État et le marché. La propriété commune représente bien une situation sans état et sans marché dans le but de favoriser la satisfaction des besoins individuels. Ce sont les projets menés par les membres des réseaux qui réalisent eux-mêmes cette satisfaction des besoins. L'économiste Elinor Ostrom, prix de la banque centrale de Suède (prix Nobel d'économie) en 2009, montre que certains groupes sociaux arrivent à gérer collectivement des ressources selon des logiques non marchandes et sans intervention d'autorités publiques. C'est surtout le cas en milieu rural : pour irriguer les champs, pour faire paître le bétail sur des domaines communaux, pratiquer l’agriculture vivrière comme le font les femmes sur les îles Trobriands décrits par Malinowski : toutes travaillent ensemble tous les champs et les récoltes sont réparties en fonction de la superficie des champs et des propriétés individuelles ; pour augmenter la taille de ses champs, il suffit de défricher de nouveaux terrains dans la forêt ce qui représente un travail très méritant et inutile si la récolte actuelle suffit à faire vivre la famille. De même les logiciels libres représentent une forme d'auto organisation pour partager les connaissances en échappant à la loi du marché. Cette approche est applicable à des biens communs, c'est-à-dire à des ressources partagées par des groupes de personnes. D'après cet auteur, elle n'est pas généralisable à l'ensemble de l'activité économique. Voir son livre « Gouvernance des biens communs. Pour une nouvelle approche des ressources naturelles. » Elinor Ostrom, De Boeck, 2010 (cité dans Marianne n°741 p 70 «  la crise du néolibéralisme, c’est celle d’un marché sans état » par Dominique Plihon). Il est certes nécessaire de distinguer la propriété commune de la notion d'intérêt général. Dans nos systèmes de pouvoir économique, les intérêts communautaires s'opposent effectivement à l'intérêt général. Dans l'organisation en réseau, le but est d'arriver à une complémentarité entre les trois formes de propriété : individuel, commune, collective. Nous avons également précisé que l'intérêt général n'est plus une notion abstraite : c'est la somme, l'assemblage des différents projets menés par les réseaux citoyens à un moment donné. Il y a donc en même temps des projets qui portent sur la propriété individuelle, sur la propriété commune, sur la propriété collective. Le but est bien entendu d'arriver à une cohérence dans tous ces projets pour ne pas retomber dans le cadre d'un système de pouvoir où une forme de propriété domine les autres et vient les interdire. Notre lecteur sait que le communisme a commis l’erreur grossière de ne retenir que la propriété collective en cherchant à éliminer les deux autres. Le communautarisme, nous l'avons précisé, n'a rien à voir avec les réseaux citoyens de vie ; au mieux ce sont des mouvements de résistance pour défendre une culture d'origine contre la culture du pays d' immigration, au pire ce sont des mouvements qui se replient sur des traditions originelles élevées en dogmes pour se comporter comme des sectes sources de fanatisme et d'intolérance.

 

L'institut chargé de la propriété commune assure ainsi plusieurs missions :

définir et faire respecter le cadre de la propriété commune par rapport aux autres formes de propriété, arbitrer les conflits de limites entre ces trois formes de propriété en participant sur ce point, au travail de la confédération des réseaux citoyens de vie. Garantir la distinction entre besoins individuels satisfaits par la production de biens et de services et désirs satisfaits d'abord par la pratique de la démarche spirituelle organisée par les réseaux initiatiques.

Promouvoir l'utilisation de la propriété commune chaque fois qu'il est possible de maximiser la satisfaction des besoins individuels par ce moyen au regard de l’utilisation des ressources.

établir des normes de qualité pour les biens gérés en commun et les faire respecter.

organiser la gestion de la propriété commune d'une manière durable entre les générations

gérer les oeuvres produites qui font partie de la propriété commune avec un conseil de gestion  utilisant une alliance des contraires qui assure le regroupement des parties prenantes pouvant venir du monde entier

gérer l’utilisation de la propriété commune à travers la gestion de la capitalisation des droits sociaux : l’utilisation de droits sociaux permet l’usage de la propriété commune et vient remplacer et élargir l’appartenance à une même famille. Ici, c’est l’appartenance à un réseau et la participation à des projets de vie qui actualise la notion de famille. Définir dans quelles conditions exceptionnelles, l’usage de la propriété commune peut être gratuite pour un membre du réseau et définir le prix à payer pour un membre d’un système de pouvoir extérieur à l’organisation en réseaux citoyens de vie.

 

Dans le cadre d'un développement durable des réseaux citoyens, la propriété commune, comme chez les peuples premiers, gère un patrimoine local indispensable à la survie, particulièrement tout ce qui touche à la gestion des ressources locales naturelles ainsi que tout ce qui touche à la propriété immobilière. Nous pensons particulièrement à la révolution énergétique que nous devons mettre en place à cause de l'épuisement des énergies fossiles. L'utilisation des énergies renouvelables peut se prévoir dans le cadre d'une propriété individuelle : chaque propriétaire actuel étant incité à modifier ses sources d'énergie. Nous restons alors dans le cadre d'un système de pouvoir politique et économique : l'État est chargé d'améliorer cette incitation individuelle et le marché est chargé de présenter d'offre correspondante. Au vu des résultats de nos systèmes de pouvoirs économiques, nous connaissons d'avance le niveau de résultat d'une telle politique avec l'apparition certaine d'une nouvelle inégalité politique économique et sociale dans le fait que les plus pauvres ne pourront plus payer les énergies fossiles et n’auront guère accès aux nouvelles énergies renouvelables sauf s'ils sont suffisamment solvables pour obtenir les crédits nécessaires du système financier pour réaliser ces investissements dans leurs habitations. Dans l'organisation de nos réseaux citoyens, cette question fait inévitablement l'objet d'un projet et l'utilisation de la propriété commune permet rapidement de construire en nombre suffisant des ensembles immobiliers avec basse consommation d'énergie et qui utilisent des énergies renouvelables de manière optimale ; exemple : des centrales de chauffage à base de méthane produit sur place, des centrales à énergie solaire, des chaufferies au bois, des stations de recyclage des eaux usées, etc. Comme nous l'avons indiqué et comme nous allons le montrer plus loin, ce n'est que dans le cadre d'un projet que les membres peuvent utiliser la capitalisation des droits sociaux, c'est-à-dire cette forme de monnaie qui échappe totalement aux marchés financiers mais qui leur donne l'accès à l'économie non marchande et à ses services personnels tout comme l’accès à l’économie marchande auto-organisée à travers les réseaux citoyens et leurs relations avec les systèmes de pouvoir économiques n’ayant pas encore disparu nous. 

Ces ensembles immobiliers gérés dans le cadre de la propriété commune ne sont pas forcément des habitations au rabais ni d'un autre côté, des palaces luxueux. Ils respectent les normes de qualité voulues par les membres du groupe dans le cadre optimal des ressources disponibles. Les besoins individuels peuvent très bien être respectés dans le cadre d'une propriété commune. Un réseau local peut développer un projet global immobilier, c'est-à-dire un ensemble de bâtiments adaptés à chaque étape de la vie ainsi que la plupart des situations de vie : domicile conjugal et parental, lieu de détente et de loisirs, espaces de formation, centre de soins, espaces de travail, centre commercial, espaces culturels, etc. Au bout d'un certain temps, ce sont bien les oeuvres architecturales qui deviennent la vitrine de la propriété commune immobilière. Et nous rappelons que la réalisation de ces oeuvres est destinée également à donner du travail à tous : droit au travail et au logement pour tous sont ainsi étroitement réunis non pas dans le cadre d'une absence de l'État et des marchés, mais dans le cadre d'un intérêt général concrétisé par les projets de vie et par la réunion complémentaire entre l'économie marchande et non marchande, réunion concrétisée par l'utilisation de la capitalisation des droits sociaux.

Au moyen-âge, les ordres monastiques puis chevaliers ont créé les villes autour d’une abbaye ou d’une ancienne forteresse naturelle. Les villes se sont développés autour des quartiers qui rassemblaient les métiers. Le critère du travail exercé est rationnel, logique. Jusqu’à présent, les individus se sont établis autour de leurs lieux de travail. Au 19ème siècle, ce critère du lieu de travail a été le fondement par exemple du mouvement utopiste des phalanstères. Dans la théorie de Charles Fourier, le phalanstère est une sorte d'hôtel coopératif pouvant accueillir quatre cents familles (environ deux mille membres) au milieu d'un domaine de quatre cents hectares où l'on cultive les fruits et les fleurs avant tout. Fourier décrira à loisir les couloirs chauffés, les grands réfectoires et les chambres agréables. Destiné à abriter mille huit cents à deux mille sociétaires, le phalanstère est un bâtiment de très grande taille : une longueur de six cents toises, soit un peu plus d'un kilomètre.

L’exemple des phalanstères reste anecdotique pour montrer que l’idée perdure dans l’humanité. Le changement apporté par les organisations en réseaux porte justement sur le fait que les individus ne sont pas astreints voire condamnés à vivre leur condition humaine sur le lieu où ils ont pu trouver un travail. Les réseaux progressent de projets de vie en projets de vie. Une fois un projet réalisé au plan local, un individu peut changer de projets et aller rejoindre d’autres réseaux locaux tout comme il peut aider d’autres réseaux locaux à réaliser également le projet qu’il vient d’achever dans une région. Il peut bien entendu rester chez lui et développer ou participer à un nouveau projet. Pour progresser sur le plan des compétences professionnelles comme sur le plan des compétences pour organiser et manager des projets de vie, l’organisation en réseau garantit une mobilité interne pour ses membres, nous y reviendrons sur l’actualisation du compagnonnage et du tour de France du devoir.

1.2 La gestion de la dimension sexuelle de l'être humain dans le cadre de la minimisation des violences humaines.

Notre propos : retrouver et développer les rites sociaux qui canalisent la violence, ex : les rites des îles Trobriands décrits par Malinowski, ceux du peuple Moso en Chine. Sans revenir ici sur une nouvelle description de ces cultures, force est de constater que le but de ces cultures n’est pas le fruit du hasard ou la consécration de valeurs futiles et excentriques. Ces cultures sont l’application pure et simple des valeurs de paix et d’amour, ces valeurs fondamentales pour fonder une civilisation rassemblant des peuples qui ne connaissent pas la misère, le chômage, la jalousie, les querelles conjugales, l’absence d’éducation des enfants, la tyrannie de chefs de guerre toujours plus avides de pouvoir et de richesses matérielles. Dans notre roman « d'Éleusis a Dendérah, l'évolution interdite », nous avons décrit quelques-uns de ces rites restaurés par les personnages. 

Nous avons montré dans notre première partie le rôle politique, économique et sociale du matriarcat parmi le peuple Moso et chez les indigènes des îles Trobriands. Les résultats atteints par ces peuples non subjuguent toujours : réussir à établir des couples durables après une période de liberté sexuelle, utiliser des rites sociaux chargés de canaliser et d'éliminer cycliquement la violence individuelle, le renforcement des liens sociaux à travers la valorisation des relations amoureuses, l'éducation à l'extase amoureuse, la pratique de relations sexuelles pour partager le plaisir et procurer des satisfactions régulières à partir de l'utilisation de notre corps charnel... Cette organisation sociale du matriarcat ne peut fonctionner sans la reconnaissance tacite du droit au plaisir pour chacun et ce droit au plaisir se confond avec la recherche de l’extase amoureuse dans une démarche initiatique, ce qui confère une dimension spirituelle certaine à ces sociétés fondées sur le matriarcat.

Transposer aujourd'hui cette culture dans l'organisation en réseaux citoyens de vie ne pose pas de difficultés insurmontables. Le principal changement réside dans l'organisation du groupe social. Chez les peuples premiers, le groupe est essentiellement et uniquement la tribu, le village qui rassemble plusieurs familles. Condamnés à vivre l'ensemble de leur existence humaine ensemble en partageant des ressources le plus souvent limitées, ces peuples doivent surmonter les dangers de l'autarcie en développent entre eux une formidable cohésion sociale qui est obligée d'éliminer les violences sans quoi ces peuples peuvent s'autodétruire et disparaître, ce qui fut le cas de nombreux peuples. De même, ces peuples ont du lutter contre la dégénérescence et la consanguinité en favorisant l’apport de sang neuf et donc les relations sexuelles et amoureuses avec des partenaires de tribus ou de villages éloignés. Bien entendu aujourd'hui il ne s'agit pas de remettre en place exactement ces contextes sociaux tirés du passé. Dans un réseau, au-delà des relations amoureuses conjugales et familiales, un être humain s'active dans un ou plusieurs projets pour développer le réseau citoyen auquel il appartient. Nous l’avons déjà dit plus haut pour la propriété commune immobilière, les réseaux pour se développer et développer les compétences utilisent la mobilité interne : un réseau local qui développe un nouveau projet propose aux nouveaux membres non locaux de quoi satisfaire leurs besoins physiologiques individuels. Cette gestion de la mobilité interne n’oblige plus un être humain à rester dans une autarcie originelle : il peut réellement choisir le réseau dans lequel il va retrouver des partenaires avec lesquels il souhaite vivre les rites sexuels destinés à canaliser et éliminer les violences individuelles et sociales. Une fois qu’il a trouvé un groupe social dans lequel il s’épanouit, il va fonder des relations humaines et amoureuses durables et participer au développement de ce réseau de vie qui sous bien des aspects peut prendre la forme des anciennes tribus. Le danger provient d'un membre qui se replie sur lui-même pour cultiver des idées de haine et développer un délire dans lequel il vieut soit se venger des autres soit leur montrer le chemin d'un ordre supérieur ou d'une pureté idéale en réalisant des attentats, des massacres pour donner une leçon à la société et à travers son martyre indiquer la voie à suivre selon lui. Ces illuminés qui n'ont pas suivi une démarche initiatique cohérente sont en général des personnes solitaires, sans relations sexuelles régulières et sans pratique réussie d'une vie professionnelle, sociale, artistique. Ces individus sont connus pour leurs comportements sociaux particuliers et leur appartenance à un goupe politique extrémiste et fanatique et leur nombre s'accroît d'une manière dramatique dans nos sociétés et nos villes déshumanisées. Dans les systèmes de pouvoir, ils échappent à tout contrôle sous le prétexte de bénéficier de la liberté individuelle et ce n'est qu'au moment de leurs actes criminels que la société et les autres les découvrent. A ce moment là, les citoyens sont obligés de constater que les dogmes, les idéologies criminelles, le nazisme, les fanatismes religieux sont toujours actifs et prêts à resurgir dans des horreurs qui sont loin d'être révolues. Dans les réseaux citoyens,  de tels individus ne peuvent pas se trouver ou si certains ont eu ces tendances psychologiques ou politiques, ils ont été détectés en priorité par les mères qui s'occupent de l'éducation de leurs enfants ou des enfants qu'il faut prendre en charge, et ils ont reçu une éducation adaptée avec une assistance particulière le cas échéant pour entreprendre de suite et obligatoirement une démarche initiatique à partir de l'une des quatre voies d'accès à la rencontre avec les mystères de la vie. Bref, avant d'être en mesure de massacrer les autres, ces enfants ou adolescents ont été confrontés avec leur propre raison de vivre et de mourir pour découvrir et vivre des moments d'amour et de spiritualité plutôt que des moments solitaires à cultiver sa haine. Sinon, ils ne sont pas dans des réseaux citoyens mais ils choissisent de vivre dans des systèmes de pouvoir en militant pour des régimes politiques tyranniques et en rêvant de dictature pour éliminer des adversaires. Dans ce cas, ils sont la cible des chefs de guerre des réseaux citoyens et sont mis hors d'état de nuire par des moyens militaires bien avant qu'ils arrivent à commettre leurs crimes. De même, sur un plan plus constructif, les jeunes poètes sont pris en charge et leur singularité au niveau du partage des émotions, de la vision du monde et de leur quête spirituelle, est respectée et développée.

 

L’institution chargée de l’organisation et de la gestion de la dimension sexuelle de l’être humain et de la minimisation des violences envers les êtres humains est l’assemblée des mères.

Les principales missions de l’assemblée des mères sont :

  Organiser et gérer l’éducation sexuelle de manière à préparer leurs enfants à suivre une démarche initiatique vers l’extase amoureuse dans le but d’utiliser la liberté sexuelle pour fonder ensuite des couples solides capables de participer au développement d’une culture fondée sur les valeurs de paix et d’amour. Dans ce cadre, il s’agit de gérer les lieux et les bâtiments, les personnels et les programmes, les rites qui concourent à cette éducation sexuelle. Les lieux naturels peuvent être les mêmes que ceux retenus par le réseau initiatique : lacs, rivières, gorges, cascades, plages, prairies, clairières où le naturisme est propice au contact avec la nature et aux jeux sexuels. Ces endroits sont aménagés avec des bâtiments adaptés à cette éducation et intégrés dans le cadre naturel.

Gérer les fêtes et les rites sociaux qui permettent d’évacuer la violence individuelle et vérifier que ces moments de défoulement ont été utilisés correctement par tous. Ces évènements publics permettent de vérifier que les membres ont atteint un niveau d’évolution et d’éducation favorable à la cohésion du groupe et propice à la constitution de couples d’amants solides et durables, sinon, ces évènements permettent de détecter les cas individuels qui n’arrivent pas à maîtriser leur sexualité et leur violence dans le sens de la mise en sécurité du groupe.

  Organiser et gérer l’éducation de manière à détecter l’évolution des pulsions et des désirs chez les enfants et adolescents pour y répondre en utilisant une démarche tantrique pour satisfaire ces pulsions afin de les canaliser et de les éliminer. Cette éducation porte principalement sur l’élimination des besoins d’utiliser des drogues en dehors de la démarche initiatique, sur l’élimination du besoin d’avoir des sensations extrêmes au volant d’une voiture en menaçant la vie des autres, en utilisant des armes et en ayant des comportements dangereux pour la vie de l’individu et pour la sécurité de ses proches ou du groupe social. Les solutions passent par l'assouvissement momentané de ces pulsions ; exemple : suivre des stages pour piloter des voitures de course et devenir un expert dans la conduite automobile en toute sécurité et ne plus confondre routes et circuits de course, etc. Dans ce cas, cette éducation peut développer des passions qui sont alors valorisées dans une activité sportive ou culturelle ou un métier ; s'il n'y a pas de passion, une fois la pulsion assouvie, l'individu passe à d'autres centres d'intérêt.

  Suivre le cas des individus qui rencontrent des problèmes dans le vécu de leur dimension sexuelle et sont susceptibles de devenir des menaces pour la sécurité et la paix dans le groupe social. L’assemblée des mères dirige le conseil permanent des mères chargé d’entendre les mères et leurs enfants pour vérifier qu’il existe un partage d’affection et d’amour suffisant pour l’épanouissement psychologique de l’enfant, à défaut, le conseil peut solliciter l’intervention d’un autre adulte pour assurer tout ou partie de ce partage affectif, au besoin en aidant l’enfant à démarrer aussitôt une démarche initiatique et spirituelle au cours de laquelle il rencontrera des hommes, des femmes, des enfants en route vers leur initiation aux mystères de la vie pour trouver leurs raisons de vivre et évoluer dans leur condition humaine dans le but de développer des cultures fondées sur les valeurs de paix et d’amour.

  Sanctionner et soigner les délinquants sexuels que l’éducation et la démarche spirituelle ne peuvent pas prendre en charge, en principe au sein de la cellule familiale et avec l’aide du réseau local et des progrès de la médecine. Le premier signe négatif de ces comportements reste la jalousie qui est bien une preuve que l’individu refuse de faire les efforts nécessaires de séduction et de quête amoureuse pour entrer en relation avec la personne visée, notamment lors des fêtes et des rites publics où les occasions sont nombreuses et permises. Ensuite, il y a le cas du traitement des pulsions, principalement de la pulsion de mort qui ne doit pas investir le domaine sexuel pour se cacher ou trouver un plaisir sexuel perverti en actes abominables et condamnables. Ces délinquants sont connus et pris en charge au niveau surveillance par l’ensemble du réseau, sinon dans cette impossibilité, ils sont regroupés dans un réseau spécialisé dans ce domaine de vie et qui est soutenu par la solidarité exercée par les autres réseaux. En principe les organisations en réseau, hier comme aujourd’hui, n’utilisent pas les prisons ou les camps d’internement pour ces personnes mais uniquement pour les prisonniers de guerre.

  Organiser et gérer la pratique des relations sexuelles qui correspondent à des activités de relaxation ou à des relations non amoureuses dans un but thérapeutique ou éducatif. Lorsque l’assemblée des mères assure une éducation sexuelle satisfaisante, le groupe des femmes veille à ce qu’aucun homme ne soit exclu ou privé de plaisir charnel de manière à ne pas favoriser la frustration. Les relations sexuelles telles qu’elles se pratiquent dans le cadre de la prostitution dans nos systèmes de pouvoir n’ont donc pas lieu d’être, sinon il s’agirait encore une fois de favoriser les hommes qui n’ont pas envie ou ne savent pas comment se conduire envers les femmes dans le cadre des rites et de la liberté sexuelle qui existe dans la culture de leur réseau de vie, surtout pour des questions de commodité et éviter de patienter jusqu’à ce que la démarche de séduction aboutisse à la rencontre espérée, à la suite de cadeaux présentés à la jeune femme convoitée. La prostitution, en clair, n’a pas lieu d’exister et n’existe pas dans un réseau de vie qui utilise la culture du matriarcat pour développer positivement les relations humaines à partir de la dimension sexuelle de l’être humain. Reste alors les soins du corps, les massages plus ou moins érotiques et l’apprentissage de ces techniques de massage et de soins corporels : dans ce domaine, une rémunération est envisageable dans un cadre défini par l’assemblée des mères.

  Gérer la pratique de la contraception, l’assistance à la naissance, le respect des normes de consanguinité.

  Gérer les conflits qui peuvent survenir dans un couple de manière à favoriser la possibilité de reformer de nouveaux couples pour les anciens amants qui n’auraient pas réussi leur cheminement initiatique et spirituel garant de la solidité de leurs amours. Sinon, décider de l’exclusion pour l’individu qui ne veut plus respecter la culture du réseau de vie et demander l’intervention du chef de guerre le plus proche pour procéder à cette exclusion et son accueil dans un système de pouvoir le cas échéant.

 

Cette liste des missions de l’assemblée des mères n’est pas limitative. Ce qu’il faut retenir : les femmes prennent en charge les violences relationnelles internes au groupe, les hommes les violences liées aux catastrophes naturelles et les conflits avec l’environnement externe et les systèmes de pouvoirs présents encore dans cet environnement.

Nous reviendrons plus loin, au niveau de la confédération des réseaux citoyens de vie sur les caractéristiques, la composition, les attributions et le fonctionnement de l’assemblée des mères.

 

1.3 la minimisation de la violence sociale

Nous avons parlé de libéralisme liberticide pour expliquer le fonctionnement de notre système de pouvoir économique néolibéral. Le libéralisme n'a rien à voir avec le laisser-faire du moins lorsqu'il s'agit d'être dirigeant dans ces systèmes de pouvoir. Les dirigeants du néolibéralisme mettent en oeuvre un renforcement du pouvoir de l'État de manière à affaiblir les contre-pouvoirs : les syndicats, les médias qui sont pour la plupart achetés par les dirigeants, les services publics dont la justice l'enseignement et la santé. Ils cherchent à conditionner les esprits à travers une pensée unique : le dogme de la croyance que les marchés tendent à l'équilibre à condition que l'on supprime les obstacles à leur libre fonctionnement. Ce conditionnement passe à travers les discours des médias acquis aux intérêts de la minorité dirigeante, il se poursuit à travers la manipulation des manuels scolaires pour que la jeunesse ne puisse plus acquérir un sens de l'analyse critique du système de pouvoir capitaliste néolibéral et ne comprenne plus qu’une banque centrale indépendante sert à garantir le pouvoir des marchés et de la finance en éliminant tout contrôle démocratique sur la politique monétaire. En 1790, Benjamin Franklin refusait déjà toute idée d’une banque centrale pour la nouvelle confédération des Etats-Unis d’Amérique, sachant d’avance qu’elle serait l’instrument de l’oligarchie financière contre l’intérêt général des peuples et l’exercice du pouvoir démocratique par les citoyens. Une fois en possession des oligopoles présents sur les marchés, les dirigeants du système économique néolibéral cherchent à utiliser l'État pour agir sur les personnes et sur la société en général. Toutes les formes de pression sont mises en oeuvre pour amener les individus à se comporter comme s'ils étaient engagés dans des relations de concurrence et de transactions sur un marché. C'est particulièrement vrai pour les administrations qui sont obligées de se comporter comme si elles étaient des entreprises. La privatisation de l'économie non-marchande devient alors un moyen d'extension de la puissance du système capitaliste. Les salariés du secteur public sont sommés d’épouser cette rationalité néolibérale, ce qui vide de sens leur métier et contribue à un nombre croissant de suicides et de maladies professionnelles. C'est également là un des plus grands scandales de l'État néolibéral. 

La question qui se pose ici est celle de soumission des citoyens à ces manoeuvres dictées par les dirigeants néolibéraux. Nous avons présenté l'expérience de Milgram faite dans les années 1960 à l’université de Yale à New York qui abrite la célèbre société secrète Skull and Bones qui fournit les cadres de cette élite libérale autocratique sinon despotique. Milgram parle de l'état agentique pour montrer que le citoyen est capable d'obéir à des ordres contraires à sa conscience et ces ordres sont devenus quotidiens dans le management libéral mondial. Par exemple pour satisfaire les profits des actionnaires, les managers décident de produire en Asie et de fermer les usines en occident. Les impôts sont minimisés à travers l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux, bref leur pays est affaibli par le chômage, un déficit de la balance commercial et une baisse des revenus fiscaux. L’état doit s’endetter pour combler les déficits qui sont la conséquence de ces politiques économiques. Dès lors, il tombe sous la menace de l’oligarchie financière dont le programme neo libéral est justement l’élimination des états qui sont perçus comme des obstacles et des freins à la capacité de maximisation des profits des actionnaires et des financiers. Ces mêmes managers vont devoir imposer aux salariés des mesures abscondes prises par les politiciens soumis aux nouveaux maîtres du monde alors que ce sont leurs premières décisions qui sont à l’origine de cette situation calamiteuse. Pour nous, nous ne pensons pas qu'une réforme de l'État soit capable d'éliminer cette violence sociale car l'imposition du conformisme est une donnée nécessaire et indispensable pour la minorité dirigeante dans un système de pouvoir afin de soumettre les peuples à ses intérêts privés. Nous le répétons, seule l’alternative de l’organisation en réseau est capable de modifier l’utilisation des 3 formes de propriété et de mettre un terme aux abus de la propriété individuelle des moyens de production sur laquelle s’est développé le capitalisme.

L'organisation en réseaux citoyens n'utilise pas l'institution de l'État et donc il n'y a pas de minorité séparée du groupe social pour diriger l'ensemble d'un pays. Nous ne sommes plus au temps de Max Weber ou cet auteur pouvait prétendre que l’exercice du pouvoir par une bureaucratie de gens instruits et rationnels pouvait guider les peuples vers davantage de bonheur, de jours heureux et moins de misère et de guerres. La bureaucratie s’est faite servile et les bureaucrates qui ont planifié la Shoah et les génocides sont là pour prouver la puissance maléfique du conservatisme, du conformisme et de la soumission à des ordres qui heurtent notre conscience humaine. Ceci ne signifie pas que le risque de conformisme soit absent dans les réseaux citoyens de vie. 

 

La vie sociale dans le fonctionnement des réseaux citoyens est confrontée à trois catégories de risques : 

  un risque externe lié à la confrontation avec les systèmes de pouvoir,

  un risque interne lié aux besoins de visibilité pour les membres des réseaux et solutionner par la présentation d'un plan global,

  enfin un troisième risque lié au passage nécessaire entre des citoyens cherchant à quitter un système de pouvoir et les capacités d'accueil et de fonctionnement des réseaux citoyens de vie un moment donné.

 

Muni de ces réponses, le membre d'un réseau citoyen sait ce qu'il fait et il sait là où il va. Acteur de son présent et de son devenir, il n'est pas astreint à la soumission et à un conformisme qui lui fait accepter les injustices et les violences présentes dans les systèmes de pouvoir.

 

Le premier risque externe : La principale menace provient donc du fait que des systèmes de pouvoir existent toujours à côté des organisations en réseau. Nous ne sommes plus dans le cadre d'une pensée unique mais bien dans le cadre de deux manières radicalement différentes d'organiser une société. Le problème s'est déjà posé au Moyen Âge et nous le rappelons brièvement : lorsque les moines bâtissent une abbaye, ils essaient de rassembler autour d'elle une ville nouvelle. Dans la logique de ce mouvement spirituel pour la libération des peuples conformément à la pratique des premières communautés chrétiennes, les moines invitent les habitants de la région soumis au régime féodale et au servage pour la plupart d'entre eux, à venir rejoindre la nouvelle ville pour y vivre et travailler en tant qu'hommes libres. Bien entendu, très rapidement les populations prennent le courage de se libérer de leurs seigneurs pour venir rejoindre la ville et participer à la défense de ces villes libres et donc également de leur nouveau statut de personne libre. Fin des années 1990, à travers le procès du SEL (service d'échange local) de l'Ariège, il a été jugé que mis à part le bénévolat et l'échange entre deux personnes, il ne pouvait pas y avoir une nouvelle organisation pour diriger l'échange entre plusieurs personnes. Dans ce cas l'organisation doit prendre le statut commercial réglementaire ou se limiter au statut d’association qui n’a pas pour objet les échanges de biens et de services entre les personnes. Ceci bien entendu pour protéger les acteurs de l'économie marchande. Il est évident que, comme en l’espèce, si des personnes viennent réparer le toit d'une brave dame en échange d'un plat macrobiotique alors que la chambre des métiers évalue ces travaux à plus de 30 000 fr. de l'époque, ces travaux correspondent bien à un manque à gagner pour les artisans de la région. Après une courte réflexion, chacun comprend aisément qu'il vaut mieux manquer deux ou trois jours de travail dans une entreprise pour refaire avec un groupe d'amis les toits de leurs maisons. Cette organisation va se développer d'autant plus rapidement qu'elle va former ses membres aux compétences nécessaires pour obtenir des résultats professionnels de qualité. À moyen terme, la plupart vont demander à ne plus aller à temps plein dans les entreprises de l'économie marchande afin d'améliorer eux-mêmes leurs conditions de vie à moindre coût et ils vont alors se soustraire au système capitaliste. Pour le moment il ne semble pas que la jurisprudence du tribunal de Foix dans l'affaire du SEL de l'Ariège soit abandonnée, par contre il est possible que les SEL se développent dans le cadre d'échanges de services aux personnes qui ne viennent pas concurrencer directement des entreprises marchandes. Dans le cadre de l'organisation en réseaux citoyens de vie, comme nous le verrons plus loin, toute la production est assurée à travers les projets de vie sans qu'il y ait une différence flagrante entre économie marchande et non-marchande puisque la notion de profit existe bien dans le cadre d'une organisation en réseau sans que pour autant la recherche du profit devienne le but unique et primordial de cette organisation. Il va donc y avoir des réactions hostiles au développement des réseaux citoyens de vie. Comme au Moyen Âge et comme à chaque fois, les dirigeants des systèmes de pouvoir vous chercher à maintenir coûte que coûte la soumission des citoyens qui participent pour le moment à leurs entreprises marchandes, au besoin en payant des mercenaires pour entretenir une coercition et une violence manifeste . Il est évident que si cette main-d'oeuvre quitte les entreprises capitalistes, c'est la faillite assurée pour les dirigeants du système capitaliste.

Le second risque est interne au fonctionnement d’une organisation : celui de ne pas comprendre l’avenir, de ne pas pouvoir imaginer et croire en des lendemains meilleurs, celui de manquer de vision à moyen et long terme pour comprendre où se situe la cohérence de l’action commune. Le conformisme se développe à partir de l’individualisme : mon intérêt est de faire comme les autres car j’ignore s’il y a un intérêt général différent et meilleur par rapport à ce que font les autres. Si en plus ce que font les autres correspond étroitement aux intérêts des dirigeants des systèmes de pouvoir, il devient même dangereux et compromettant de chercher ailleurs un intérêt général. Mais pour le moment, la plupart des citoyens sont encore prisonniers d'un certain conservatisme du fait de leur ignorance sur l'alternative de l'organisation en réseau.

Pour lutter contre cette ignorance des citoyens soumis à un système de pouvoir et également développer la confiance et la motivation des participants au projet de vie des réseaux, l'institution chargée de la minimisation de la violence sociale a pour mission de présenter et expliquer le plan qui regroupe les différents projets de vie. 

Le plan correspond à deux objectifs :

  Présenter le cadre de réflexion et le niveau de résultat attendu. Il permet de guider la conception des nouveaux projets et l’affectation des ressources disponibles. Le plan permet de rendre lisible une stratégie capable de mobiliser les forces vives des réseaux citoyens et il permet de montrer aux postulants qui veulent rejoindre l’organisation des réseaux citoyens comment ils peuvent présenter leur candidature et quels sont les objectifs personnels qu’ils veulent réaliser.

  Montrer comment une productivité globale s'établit entre les différents projets : il s'agit de mobiliser tous les facteurs de production pour fabriquer de la croissance de la compétitivité et éviter que ces facteurs de production n'entrent en concurrence destructrice les uns avec les autres. Une équipe de projet peut réaliser une production livrée sans profit important à une autre équipe de projet afin d’améliorer les performances de cette dernière dont les résultats sont plus importants pour l’ensemble du mouvement.

Le troisième risque porte sur la capacité à  ne pas maîtriser suffisamment le passage des citoyens entre des entreprises capitalistes et les systèmes de pouvoir d'une part et les réseaux citoyens de vie d'autre part. 

À nos yeux, c'est le risque le plus important. Dans notre roman « d'Eleusis à Dendérah, l'évolution interdite », le mouvement se développe en faisant en sorte de respecter un certain nombre de quotas qui définissent en réalité des segments de clientèle sachant que les membres vont produire en fonction de leurs propres demandes. Il faut donc qu'il y ait différentes tranches d'âge, différents métiers et une démarche de bancassurance capable de relier les différents risques de chacun dans une entreprise commune de solidarité. Parmi les métiers, les métiers militaires pour former de nouveaux chevaliers va être un des premiers mis à contribution dans le cadre de la défense du mouvement. Cette préoccupation a conduit au Moyen Âge les moines de l'abbaye à former les anciens paysans aux métiers nécessaires du bâtiment, de l'habillement, de la forge et du traitement des métaux et surtout aux métiers de la conservation des biens alimentaires : vin, fromage, conserveries, élevage, pisciculture etc. Lorsque le réseau des villes libres et des abbayes fut suffisamment développé, les ordres chevaliers et les chevaliers du Temple organisèrent la banque, la mise en sécurité des transports entre les villes et les commanderies, la sécurité des réseaux locaux ainsi que celle du savoir travaillé et utilisé par le mouvement et nous savons que ce savoir a été jugé contraire à la Bible et aux dogmes des papes de Rome lors du procès des Templiers. Aujourd’hui le développement des réseaux citoyens de vie repose sur les mêmes priorités : s'affranchir de la dictature du système économique actuel, réaliser la révolution énergétique, assurer le droit au logement et au travail en construisant de nouveaux édifices qui consomment moins d'énergie et essentiellement des énergies renouvelables, développer les infrastructures selon les nouvelles normes de développement durable et de prospection de l’environnement, produire des biens alimentaires de qualité dans le respect de la santé humaine et de la nature en général… Si le travail ne manque pas, comme à chaque fois il y a cependant un problème de connaissances et de compétences. Il s'agit de mettre en oeuvre de nouvelles technologies certes connues mais pas encore maîtrisées par l'ensemble des populations car la plupart du temps ces nouvelles technologies heurtent les intérêts des dirigeants actuels et de leurs lobbies. Sans revenir forcément à la citation de Karl Marx : il est évident « qu'on ne construit rien sur l'ignorance ». Nous l'avons précisé dans notre première partie en parlant de la première mission qui revient à un pouvoir : il doit commencer par sélectionner dans l'ensemble du savoir les connaissances qui serviront ses objectifs et interdire les connaissances qui vont nuire à ses intérêts. Les théories, les idées ou les fictions utilisées actuellement par les systèmes de pouvoir, même si plus personne n'y croit, sont donc des connaissances non utilisées dans l'organisation des réseaux citoyens alors que les connaissances écartées par la pensée unique actuelle sur l'alternative de l'organisation en réseau doivent nécessairement être exposées à la plupart des citoyens et doivent être travaillées davantage dans le détail afin que des programmes de formation et d'éducation puisse garantir le développement et le bon fonctionnement d'une confédération des réseaux citoyens de vie.

Imposer un système de pouvoir ou imposer un régime politique à une population peut être très rapide, tout dépend de la force de coercition et des moyens de répression mis en oeuvre. Il s'avère cependant à travers l'histoire de l'humanité, nous l'avons vu, que le désir de vivre en réseau d'une manière plus libre que sous la contrainte d'une tyrannie aussi libérale se prétend-elle, n'a jamais pu disparaître dans le coeur de certains hommes tout comme les vestiges des civilisations antiques ou récentes organisées en réseau. Par contre il est également établi que les mouvements qui ont développé des organisations en réseau ont mis un certain nombre d'années voire un siècle ou deux avant de connaître l'apogée du développement de leur civilisation. Entre la sauvegarde des manuscrits anciens rassemblés par Bernard de Nurcie au mont Cassin vers l'an 500 et la destruction de l'ordre du temple en 1307, 8 siècles se sont écoulés. Par contre en un siècle, de 1170 jusque vers 1320, 80 cathédrales et presque 500 abbayes furent construite dans la seule France. Ces constructions représentent plus de travaux de maçonnerie, de terrassements et de taille de pierre que tout ce que réalisa dans ce domaine l'Égypte ancienne en cinq mille ans, construction des pyramides y compris. Une fois que les connaissances et les compétences sont développées, que les formations ont touché une ou deux générations et une majorité de la population, la production de biens matériels et immobiliers peut être rapide. Le contexte historique a changé, il n'existe plus la menace des bûchers de l'inquisition et les populations ne sont plus en majorité analphabètes. Les risques sont cependant aussi nombreux que par le passé : il existe toujours des dictatures sanguinaires et des fanatismes religieux ; la dictature des actionnaires sur les marchés financiers est bien réelle. Mais au-delà des questions politiques et sociales, la principale menace provient des conséquences de l'ère industrielle : l'épuisement des ressources naturelles, la rareté de l'eau potable et le dérèglement climatique sont des contraintes environnementales nouvelles et incontournables qui nécessitent de nouvelles connaissances et un changement d'état d'esprit radical pour assurer la préservation de la vie sur notre planète. L'apogée des organisations en réseaux citoyens de vie n'est donc pas pour tout de suite même s'il semble probable que l'humanité ne devra pas attendre un siècle ou deux pour y parvenir. 

 

L'institut pour la minimisation de la violence sociale a comme principales missions :

Pour résister contre les politiques liberticides des dirigeants des systèmes de pouvoir, l’institution pour la minimisation de la violence sociale assure :

La lutte contre la pensée unique du système de pouvoir économique neo libéral et la dictature des actionnaires de l’oligarchie financière en montrant les erreurs, lacunes et mensonges de l’idéologie capitaliste et neo libérale par rapport aux idéaux et utopies que cette idéologie véhicule pour soumettre les populations aux intérêts particuliers de la minorité qui dirige le système et maximise ses profits pour un enrichissement sans limite.

La lutte contre le conformisme et les moyens utilisés par les systèmes pour soumettre une population à des attitudes de pensée ou de consommation destinées à favoriser l’enrichissement des dirigeants des systèmes de pouvoir. Cette lutte passe par le respect de la liberté d’expression et la liberté des médias.

Pour permettre aux individus de se projeter dans un avenir parmi des réseaux citoyens de vie ou pour favoriser leur abandon des systèmes de pouvoir dans lesquels ils se soumettent jusqu’à présent, l’institution de la minimisation de la violence sociale assure :

La planification des projets menés par les différents réseaux citoyens pour assurer une cohérence sur l’utilisation des ressources nécessaires à la réalisation de ces projets. Cette vision d’ensemble est indispensable pour les membres des réseaux ainsi que pour les nouveaux volontaires qui veulent rejoindre l’organisation en réseaux citoyens.

Le recrutement et la formation pour la constitution des équipes de projets de vie : elle organise les moyens humains et matériels pour développer les compétences requises dans le cadre des projets.

  L’organisation des nouvelles adhésions aux réseaux citoyens pour garantir un développement durable du mouvement et la minimisation des risques de désordre ou de dysfonctionnements dans le cadre des réseaux du fait d’un niveau de connaissances ou de compétences insuffisant, ou encore du fait d’un décalage important entre les demandes individuelles et les possibilités d’offre et de production de biens ou de services.

  La protection et la mise en sécurité des réseaux citoyens contre les menaces ou les attaques des dirigeants des systèmes de pouvoir sur le plan économique et social, notamment au niveau des connaissances liées aux nouvelles technologies, aux nouvelles énergies, à l’utilisation des ressources naturelles. Au besoin elle demande au niveau local sinon à la confédération des réseaux citoyens, l’intervention des chefs de guerre pour solutionner le conflit et cette guerre économique et sociale avec les dirigeants des systèmes de pouvoir. Au besoin, les chefs de guerre organisent à travers le monde, la capture des dirigeants incriminés pour les traduire en justice devant la confédération des réseaux citoyens de vie.

 

Ces missions représentent une gestion de l’emploi et de la formation au service des différents projets de vie ainsi qu’une démarche stratégique pour assurer la planification des équipes de projet ainsi que pour assurer une veille technologique. La rémunération du travail, nous le verrons, est assuré par le réseau en charge de la capitalisation des droits sociaux. Ces réseaux travaillent nécessairement ensemble et cette coopération est suivie par la confédération des réseaux.

Ces politiques de lutte et de prévention contre les violences ont des résultats rapides et importants. Pour illustrer nos propos, nous utilisons le cas de la Suède, pays organisé en système de pouvoir et où la démocratie locale participative est cependant bien présente.

document : 

La Suède ferme ses prisons, faute de détenus12/11/2013 - 16:38 Par Ludovic Clerima (Paris)

http://fr.myeurop.info/2013/11/12/la-su-de-ferme-ses-prisons-faute-de-d-tenus-12545

La Suède vide ses prisons. Depuis 2004 le nombre de prisonniers ne cesse de diminuer. Un résultat spectaculaire dû aux réformes pénales privilégiant les peines probatoires et la réinsertion des délinquants. Comment expliquer cette baisse inédite? Pour Nils Öberg, les raisons sont peut-être à chercher du côté des réformes prises par la Suède sur le plan carcéral.

" Nous espérons que les efforts que nous fournissons dans la réhabilitation des détenus et la prévention contre la récidive sont responsables de cette baisse, même si à mon sens, il doit également exister d'autres facteurs. Le pays doit encore faire davantage pour aider les détenus à se réinsérer dans la société."

confie-t-il au Guardian.

Ne pas punir bêtement

Les peines de probations sont légions en Suède pour les délits mineurs (détention de drogue, non-paiement de la pension alimentaire, conduite en état d'ivresse...). Le condamné purge sa peine en liberté, encadré par un tuteur de probation et participe à des travaux d'intérêts généraux et autres programmes d'aides (association contre l'alcoolisme, la toxicomanie...) afin de prouver qu'il peut et qu'il veut se réinsérer dans la société.

Un modèle dont tente de s'inspirer la France. Dans sa grande réforme de la justice, Christiane Taubira veut, elle aussi, promouvoir les solutions alternatives à la prison pour les infractions mineures. Une mesure bienvenue pour régler le problème de la surpopulation carcérale en France. L’Hexagone a encore battu son record en juillet dernier (68 569 détenus). Le taux d'occupation moyen d'une prison en France est de 120%. Résultat du tout carcéral pratiqué jusqu'à maintenant, ces chiffres impliquent la création de nouveaux établissements.

A l'inverse, en Suède, sur 13 000 détenus, 5000 seulement purgent leur peine dans une prison. Et là encore les bâtiments suédois se distinguent.

Prisons ouvertes

La moitié des prisons suédoises sont "des lieux à ciel ouvert". Le condamné est appelé "client". Dans cet établissement, pas de murs dehors, de miradors ou de barreaux aux fenêtres. Chaque prisonnier possède une cellule individuelle et les normes d'hygiènes sont respectées contrairement aux Baumettes. Les "résidents" de ces prisons travaillent. Ils débutent leur journée à 8h pour la finir à 16h et sont rémunérés 40 euros la semaine. Depuis 1998, les détenus peuvent, s'ils ont fait les deux tiers de leur peine, demander à être remis en liberté conditionnelle. Un tuteur de probation reste présent pour les encadrer.

Traitement de luxe? Non, juste une certaine lucidité de la part des Suédois. En 2011 la Cour suprême du pays instaure des peines moins lourdes pour toutes les infractions liées à la drogue. La plupart des détenus de ces prisons ont des peines qui n'excèdent pas les cinq ans de prison. Le système profite également à l'économie du pays. Un condamné en liberté, mais encadré, coûte 13 fois moins cher à l’Etat qu'un détenu incarcéré.

Et n'en déplaise aux détracteurs, le pays n'a toujours pas sombré dans un chaos social où les criminels arpentent les rues, prompts à agresser les honnêtes citoyens. D'après les derniers chiffres d'Eurostat, la Suède demeure l'un des pays d'Europe où le taux de criminalité est le plus faible. On ne compte, par exemple, que 207 policiers pour 100 000 habitants là où l'Espagne en dénombre 506 et la petite île de Chypre... 672.

Le viol : un problème suédois?

Le modèle suédois a néanmoins ses failles. Du moins en apparence. La Suède est le pays d'Europe où il y a le plus de viol. En 2007, près de 53 viols sont enregistrés pour 100 000 habitants selon Eurostat. En France, on n'en compte que 17,3. De là à conclure que la remise en liberté des criminels explique ce nombre important, il n'y a qu'un pas. Cependant, il faut prendre en compte des données spécifiques de cet État.

La Suède a une définition bien plus large du viol que les autres pays européens. Ainsi, depuis 2005, il n'est pas nécessaire qu'il y ait eu violence ou menace de violence pour engager des poursuites. Dès que la victime se trouve dans un "état d'impuissance" (endormie ou ivre...) elle peut porter plainte. Des campagnes de sensibilisation se tiennent régulièrement pour inciter les femmes à s'exprimer sur le sujet.

On porte ainsi dix fois plus plainte pour viol en Suède qu'ailleurs en Europe. Les associations féministes sont formelles, rien ne permet de prouver qu'il existe un problème "particulièrement aigu" avec le viol en Suède

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III L’institut de veille et de prévention des catastrophes naturelles

Cet institut participe à la démarche d’assurance en cherchant à éliminer les risques naturels : incendie de forêts, inondations, grêle… Cette démarche de prévention repose sur la participation des membres du groupe. Il travaille également en tant que comité d’expertise sur les risques liés à la vie de notre planète : tremblements de terre et tsunamis, éruptions volcaniques. Enfin, il poursuit les recherches sur les grands cataclysmes qui détruisent cycliquement ou d’une manière exceptionnelle la plus grande partie de l’humanité. Ces recherches portent sur les traces géologiques et historiques, les vestiges et les légendes des civilisations disparues tout comme elles utilisent les progrès des sciences pour réaliser les calculs et les observations sur les mouvements de la planète qui annoncent le basculement de son axe pour trouver un nouveau centre de gravité. A ce niveau, cet institut participe à l’élaboration d’un savoir capable de compléter et d’affiner les connaissances sur l’origine et la fin de la vie sur terre, la marche de l’univers et répondre ainsi à des préoccupations le plus souvent traduites dans des dogmes religieux qui servent à légitimer le pouvoir et la supériorité des théocraties sur l’intérêt des peuples. 

L’activité de cet institut ne présente pas de particularité différente par rapport au travail mené actuellement dans les différents laboratoires et instituts de recherches actuels dans notre système de pouvoir. Dans l’organisation en réseau, il trouve cependant une place mieux définie et plus centrale car il participe directement à la minimisation des violences et des sinistres, il informe et sensibilise les populations et surtout, il cherche les faits historiques et les conditions de vie que l’humanité a déjà du traverser et traversera à nouveau un jour et ceci sans craindre de venir bouleverser les dogmes religieux ou s’opposer à des intérêts politiques sans importance. Au contraire, il défend les intérêts de l’humanité à moyen et long terme et participe largement à l’amélioration des connaissances sur nos conditions humaines et l’élimination de l’ignorance, des tabous et des peurs. C'est l'utilisation de la démarche initiatique et la rencontre avec les mystères de la vie qui apportent les réponses les plus utiles ici : nous sommes en présence de l'enseignement du temple de Dendérah sur le mystère de l'Apocalypse. L'initié qui est revenu de sa traversée du puits de lumière sait que notre planète est une réserve de vie mais une réserve soumise à des menaces mortelles cycliques ; il sait aussi qu'il y a d'autres lieux de vie proches de notre condition humaine qui ne vivent pas ces menaces de destruction naturelle et il a pris connaissance de cette espace et de cette dimension d'éternité qui nous est promise. L'initié qui a réussi sa démarche, lorsqu'il sortait du temple de Dendérah, portait le titre de fils de Dieu et il avait seul le droit de parler aux autres du mystère de l'Apocalypse.

 

1) le développement et la gestion de la démarche d’assurance

Nous avons montré dans notre première partie, la progression entre l’assurance et la solidarité, les économies réalisées lors de la disparition des sinistres qui offrent la possibilité d’augmenter les investissements productifs pour développer une entreprise : nous avions pris l’exemple de l’assurance incendie ainsi que le développement de la société industrielle de Mulhouse au 19ème siècle.

 

Les missions de l’institut pour développer la démarche d’assurance sont :

  Repérer les nouveaux risques présentés par l’emploi des nouvelles technologies et éduquer les individus à une démarche de prévention de ces risques

   Organiser les moyens matériels et humains de lutte contre les incendies, en particulier participer à la mise hors d’état de nuire des pyromanes en travaillant avec l’assemblée des mères pour la minimisation des violences internes au groupe et gérer la fascination du feu pour la rendre inoffensive chez un être humain.

   Intervenir lors de la conception des projets pour identifier et minimiser les risques et donner une estimation des risques à prendre en compte sur le plan financier pour améliorer la qualité du budget à mettre en place pour réaliser les projets.

   Participer au calcul du coût des sinistres et des économies réalisées lors de l’élimination de ces sinistres avec l’institut de la bancassurance des réseaux citoyens de vie.

2) l’étude et la prévention des risques naturels

Les connaissances assemblées par l’institut sont rendues publiques et elles doivent permettre à chacun de mieux appréhender son cadre de vie. Les risques cartographiés s’imposent à tous, en particulier pour l’aménagement du territoire et la construction immobilière. Parmi ces risques naturels, il faut compter les facteurs géologiques, hydrologiques qui aggravent l’impact des pollutions ou la disparition de l’eau potable, le risque de catastrophes industrielles.

Les missions de l’institut pour développer la prévention des risques naturels :

  participer à l’élaboration des projets pour définir les conditions géographiques et matérielles dans lesquelles les projets peuvent se réaliser. Interdire au besoin et dans ce cas demander l’aide des chefs de guerre sinon porter le litige devant la confédération des réseaux citoyens de vie.

   procéder aux études pour améliorer la connaissance des risques naturels et informer les populations, en cas de besoin, en utilisant les cahiers de doléances.

3) l’étude des grands cataclysmes (dont principalement le basculement de l’axe de la terre) et l’étude des possibilités de sauvetage d’une partie de l’humanité.

Dans notre première partie, nous avons abordé le savoir interdit par la papauté romaine, principalement le savoir de l’Egypte antique et celui des Andes sur l’origine de l’espèce humaine et les manipulations génétiques réalisées par une colonie venant d’une autre planète. Ce savoir rejoint également le vécu des initiés en contact avec les mystères de la vie et les présences des mondes supérieur et double. Le basculement de l’axe de la terre, le dernier grand cataclysme est au cœur des lois divines et des mathématiques célestes conservées et enseignées dans le temple de Dendérah. Maintenant que les interdits religieux prononcés pour défendre les dogmes bibliques n’existent plus, ces recherches et études doivent récupérer le temps perdu et surmonter les difficultés liées aux destructions menées par les fanatiques religieux dont les fanatiques chrétiens.

 

Les missions de l’institut pour l’étude des grands cataclysmes 

  développer l’étude et les recherches sur le dernier grand cataclysme d’il y a 12 000 ans, en particulier dans les régions des pôles où les glaces ont conservé mieux qu’ailleurs les restes des civilisations disparues : mammouth de Sibérie, vestiges enfouies sous les glaces du pôle sud : forêts carbonisées, ruines… Ces éléments nous montrent que le phénomène a été brutal et très rapide : les mammouths n’avaient pas fini leur digestion, etc.

  retrouver dans les faits l’histoire des survivants racontée dans les temples égyptiens et les restes des espèces humaines disparues car mal adaptées à la vie terrestre : géants, cyclopes, etc. Préserver ces vestiges et restaurer les temples et monuments pour leur redonner leur place dans le développement durable de l’humanité au service des générations futures.

  mettre en place les instruments de mesure pour suivre l’aplatissement des pôles, les changements de l’axe de la terre, les déplacements de régions à la surface du magma et de la terre. Restaurer les monuments, les pyramides, les bornes qui ont servi de points de repère et d’instrument de mesure pour suivre la course de notre planète sur le plan astronomique et installer de nouveaux équipements pour les prochains survivants du basculement de l’axe de la terre.

  vérifier et remettre en pratique les techniques de construction des bateaux qui ont permis aux survivants de franchir les océans en furie lors du dernier basculement ; de même pour les moyens de survivre au déluge et à l’hiver qui suivent pendant plusieurs millénaires ce basculement.

  concevoir des possibilités pour sauvegarder le savoir et le mettre à disposition des survivants ou des peuples dont les régions seront épargnées par le cataclysme de manière à favoriser la survie de la vie et des moyens de vivre, y compris en étudiant la possibilité d’installer des refuges dans l’espace.

  travailler en relation avec les équipes de projet sur la démarche initiatique, l’organisation de la conservation du savoir religieux pour lutter contre les dogmes sectaires ou religieux qui utilisent les connaissances eschatologiques pour manipuler les individus et répandre des peurs sans fondement.

Cette progression dans l’expertise depuis la prévention des risques domestiques jusqu’au sauvetage de l’humanité lors du basculement de l’axe de la terre correspond au développement de la plupart des domaines de projets. Tous sont ainsi concernés par ce domaine d’activités et chacun peut y participer plus ou moins.

 

Conclusion :

Le réseau de lutte contre les violences est donc bien fondamental et lorsqu’il utilise les apports de la démarche initiatique, il peut prendre en charge les individus les plus violents à cause d’un dérèglement de leur corps charnel ou à la suite d’un traumatisme lié à un accident de la vie. La rencontre avec les mystères de la vie préparée à travers les 4 voies qui mènent à la spiritualité, est une solution pour arriver à une vision plus sereine et pacifiée de nos raisons de vivre et de mourir. En cas d’impossibilité de parcourir ce cheminement initiatique, les individus les plus violents peuvent adhérer à un réseau adapté pour eux et qui bénéficie de la solidarité des autres membres du groupe. Les violences propres aux êtres humains ont toujours une solution ; elles sont récupérables et réductibles. 

Les violences liées actuellement dans nos systèmes de pouvoir à de mauvaises conditions sociales ou familiales sont éliminées dans une organisation en réseau grâce à l’utilisation de la culture matriarcale et au pouvoir accordé aux femmes et particulièrement à l’assemblée des mères. Celles-ci assurent la gestion des conditions de vie et l'approvisionnement pour se nourrir et subvenir à nos besoins physiologiques. Cette logistique repose sur la propriété commune qui garantit la production et la distribution des biens matériels nécessaires à un confort de vie choisi. L'assemblée des mères intervient donc dans la répartition et l'organisation du travail principalement pour que tous aient un travail, un logement, de quoi manger et se vêtir et être pris en charge au niveau de l'éducation et des soins de santé.

 

Les hommes prennent en charge les violences extérieures aux réseaux et plus particulièrement les risques de sinistres matériels, les dommages causés par les catastrophes naturelles. Ce sont des violences irréductibles dans le court terme mais qui peuvent être minimisées par une démarche de prévention à moyen et long terme. La participation des membres des réseaux citoyens, nous le verrons plus loin, peut être très diverse, voire rendue obligatoire pour une période minimale donnée : exemple : 6 mois tous les 10 ans avec une rémunération en droits sociaux, etc. Une fois le patrimoine immobilier construit, ce sont les efforts d’éducation et de formation qui sont les plus nombreux et qui mobilisent l’ensemble des membres des réseaux citoyens de vie : chacun tour à tour est maître ou élève dans le cadre d’une formation tout au long de la vie, nous y reviendrons lorsque nous présenterons le réseau d’éducation et de formation. Le réseau de prévention et de lutte contre les violences est bien au centre d’une relation indissociable entre le réseau initiatique et le réseau d’éducation et de formation. Ces deux réseaux utilisent les deux sources de savoir et la conséquence est bien la minimisation des violences qui est une œuvre commune et vitale qui favorise la production et la répartition des richesses matérielles et immatérielles parmi les réseaux citoyens de vie.

 

Plan de la Partie 4 : les réseaux citoyens de vie

la déclaration des droits à la vie sociale pour les êtres humains

les réseaux citoyens : présentation générale

le premier domaine d'activités stratégiques : activités indispensables à la survie

les réseaux qui développent la mission d'autorité, le niveau de confiance  et la minimisation des violences en utilisant la première source de savoir : 

le réseau initiatique

le réseau de prévention et de lutte contre les violences

le réseau d'éducation à la citoyenneté et à la vie en groupe

le centre de gestion des réseaux d'autorité

le conseil de l'action politique des réseaux d'autorité

les réseaux de production et de distribution des richesses matérielles et intellectuelles en utilisant la seconde source de savoir

I) le cercle vertueux et les biens communs

II) la production des biens indispensables à la vie

III ) l'organisation d'un groupe de production de richesses

le centre de gestion des réseaux de production des richesses
le conseil de l'action politique des réseaux de production et de distribution

second domaine d'activités stratégiques : la réalisation d' oeuvres durables

la réalisation des oeuvres, présentation générale

1ère partie : l' oeuvre politique, économique et sociale 

l'analyse de la valeur du travail et de la monnaie

   
   

troisième domaine d'activités stratégiques : l'action politique

     
 

 

les ressources disponibles pour la mise en place de nos réseaux citoyens de vie

ressources en économie, société, droit, politique

de l'assurance à la solidarité

travail-oeuvre-action politique

Évolution culturelle ou culture de la révolution

L’éducation et la formation: pas dans un système de pouvoir mais dans un réseau de compétences

La perception du travail, depuis 1789

les biens communs

les ressources pour l'utilisation de la première source de savoir: la source personnelle et initiatique

la vie après la vie, le livre du Dr Moody

Les quatre situation pour connaître l'illumination et la rencontre surnaturelle

l'extase amoureuse

Colloque sur l'Expérience de Mort Imminente

DOSSIER France 3 sur le colloque du 17 juin 2006 à Martigues

La première rencontre et décorporation

SHAMBHALA, le rite de Kâlachakra

une technique de décorporation

la seconde décorporation

le développement spirituel

la troisième décorporation

TIAHUANACO, 10 000 ans d'énigmes incas, les dessins rupestres des Andes

Les traductions de la rencontre surnaturelle et des

 

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