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 4ème partie : les réseaux citoyens de vie

le réseau de production et de distribution des richesses ( partie 2)

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II la production des biens indispensables à la vie

Elle se développe à travers la complémentarité entre la production agricole et la production industrielle, la production de richesses entre les villes et les campagnes. Elle correspond à l’optimisation de la dimension locale des réseaux de vie. Nous présentons dans un premier temps cette complémentarité entre ville et campagne et dans un second temps l’organisation en réseaux de cette production de biens indispensables à la vie.

1) la complémentarité entre les villes et les campagnes

Nous venons de voir la méthode universelle pour créer des richesses, nous poursuivons l’utilisation du livre de Reinert et à sa suite, nous prenons comme référence historique, le développement de la ville italienne de Florence, exemple des cités-états qui se sont développés après la destruction de l’ordre du Temple et l’organisation en réseaux des ordres monastiques et chevaliers.

1.1) L’exemple historique : la cité-état de Florence

Les dirigeants de la ville de Florence ont donné la priorité aux rendements croissants : la ville rassemble des artisans, des savants, des artistes. Le développement commence avec le travail des artisans puis des dizaines d'années plus tard, ce sont les artistes qui défendaient la renommée de la ville. Pour assurer de développement des forces créatrices et innovantes, le pouvoir est confié aux décideurs économiques de la ville, les propriétaires terriens à la culture conservatrice sont mis à l'écart.

L'exemple de la ville de Florence présente une limite : après la destruction de l'ordre du temple, les banquiers de la ville participent à une rivalité financière avec ceux de Venise. Florence mise sur l’or alors que Venise accapare l’argent apporté par la flotte templière depuis le Mexique et les Andes. Cette spéculation sur les métaux précieux va provoquer la première crise financière européenne. Nous reprenons quelques lignes de notre page sur les guerres menées par les banquiers pour s’enrichir et devenir les maîtres du monde.

 En 1345, l’effondrement des grandes maisons bancaires florentines des Bardi et Peruzzi conduisit à une véritable désintégration financière. On peut lire dans les chroniques de l’époque que « tout le crédit disparut au même moment ». Venise, à la tête des banquiers florentins, génois et siennois, s’engagea dès le début du XIIIème siècle dans une lutte contre le pouvoir potentiel d’un Etat-nation moderne « qu’avait déjà esquissé la réussite de Frédéric II » Hohenstaufen (1194-1250). Celui-ci se situait dans la tradition de développement des réformes carolingiennes (amélioration de l’instruction, l’agriculture, l’infrastructure commerciale et l’art de gouverner), tradition que Dante Alighieri tentera de revaloriser dans De Monarchia

Le pouvoir carolingien repose sur le savoir apporté depuis Cluny et l’utilisation par les moines bénédictins des vestiges du savoir ancien sauvé par Bernard de Nurcie au Mont Cassin depuis l’an 500. Ce savoir contient les connaissances sur l’organisation en réseau, l’utilisation des deux sources de connaissances spirituelle et intellectuelle. Ce savoir correspond à la pratique sociale et politique des premières communautés chrétiennes, à l’évangile social qui achève l’œuvre de Moïse et des 13 tribus d’ Israël organisées en réseau et qui prolonge et renouvelle le réseau des villes des bords du Nil dont la civilisation attaquée de toutes parts pour le pillage de ses richesses commence à vaciller et va bientôt disparaître. Cette crise de 1345 marque le début de la domination des banquiers privés sur nos systèmes de pouvoir jusqu’à la crise financière actuelle provoquée par ces maîtres du monde, cette oligarchie financière anglo-saxonne. 

Dans cette crise financière, Florence sera vaincue par Venise, probablement et tout simplement parce que les stocks d’argent provenant des templiers sont plus importants que les stocks d’or ramassés par les banquiers de Florence alors que l’or qui date des mines de Nubie et de l’ Égypte commence à s’épuiser et que l’or des Andes n’a pas encore été acheminé en Europe par les conquistadores (les templiers ont choisi de prendre que l’argent justement pour créer une nouvelle économie avec un nouveau moyen de paiement qui ne peut être confondu avec l’ancien).

Le développement ultérieur de la cité-état de Florence présente cependant un intérêt majeur : la relation entre ce que nous appelons le DAS 1 et le DAS 2, le domaine d’action stratégique 1 indispensable à la vie et le domaine d’action stratégique 2 et la réalisation des œuvres capables d’élever le niveau de vie et d’enrichir également les générations futures. Le développement économique et social débouche sur la réalisation d’œuvres comme dans les cités grecques et égyptiennes antiques. Nous savons que Venise avec sa flotte commerçante et militaire poursuivra sa conquête d’espaces marchands avec comme spécialité odieuse, le quasi monopole du marché de l’esclavage entre l’Asie où les seigneurs de guerre vendent les peuples soumis et les pays arabes, gros consommateurs d’esclaves. Florence, qui ne dispose pas d’une flotte, devra utiliser la solution classique des villes à l’intérieur des terres : développer des projets architecturaux et artistiques pour attirer les savants et procurer du travail aux habitants toujours plus nombreux de la ville.

L’exemple de Florence montre d’une manière empirique et historique que le seul fait de posséder la méthode universelle pour créer des richesses ne suffit pas pour lutter contre la réaction d’adversaires qui veulent dominer leur système de pouvoir. Développer les richesses au plan local ne sert à rien tant qu’il n’y a pas une remise en cause des systèmes de pouvoir sur le plan global et aujourd’hui mondial. Les cités-états se sont plutôt faites concurrence et n’ont pas cherché à restaurer un mouvement organisé en réseaux comme ce fut le cas lors des siècles précédents avec les ordres monastiques et chevaliers du Temple.

 1.2) Les enjeux :

Il s’agit de développer les biens communs pour satisfaire les besoins indispensables à la vie et le cas échéant, à la survie. Comme nous l’avons vu précédemment lors de la présentation de ce que sont les biens communs, il s’agit de développer les relations humaines à travers les activités économiques jusqu’à l’obtention de la solidarité.

Rappel : dans cette partie 4, nous décrivons une situation établie : le fonctionnement des réseaux sans obstacles externes, dans une zone pacifiée. Nous montrerons dans la partie 5 la transition que nous envisageons lors de l’abandon de nos systèmes de pouvoir pour développer nos réseaux de vie.

1.3) Les problématiques posées par la complémentarité ville – campagne :

Première problématique : sortir et dépasser l’histoire de nos systèmes de pouvoir. Depuis 2 000 ans, nous l’avons montré dans la partie 3 à travers l’histoire des conflits permanents entre systèmes de pouvoir et organisations en réseaux, il n’y a pas eu de remise en cause globale des systèmes de pouvoir, principalement, à notre avis, à cause du système théocratique mis en place par les papes de l’église catholique à la suite de l’avènement de la religion chrétienne en tant que religion de l’empire romain. Cette théocratie a empêché, interdit l’utilisation de la source initiatique de savoir et elle a combattu les mouvements spirituels qui au sein de la chrétienté ont voulu poursuivre l’utilisation des connaissances sauvées des temples d’ Égypte et principalement du temple de Dendérah, gardien des lois divines et des mathématiques célestes dan sa double maison de vie. De ce fait, les organisations en réseaux qui se sont développées depuis deux mille ans en Europe n’ont pas été achevées et ont disparu rapidement. Par exemple, Florence a imposé aux propriétaires terriens la priorité des artisans et commerçants, des artistes de la ville. Florence n’est pas l’exemple d’une démocratie locale participative achevée. De même, le pouvoir hiérarchisé s’est surtout occupé de conforter sa domination sur les peuples à travers l’élimination des opposants, il s’est peu occupé de produire des richesses en utilisant les rendements croissants de l’artisanat et de l’industrie. Sa domination sur les revenus tirés de la terre et la soumission des propriétaires terriens ont suffit au conservatisme des institutions royales. Plus tard, lorsque la bourgeoisie industrielle prendra le pouvoir, la complémentarité avec l’agriculture pour nouer le cercle vertueux de la croissance des richesses ne présentera aucun intérêt pour elle. Le monde rural ne sera qu’un réservoir de main d’œuvre et la pauvreté poussera les fermiers à rejoindre les usines de la ville. Nous avons vu que ces paysans n’auront pas la compréhension de la logique capitaliste qu’ont eu de suite dès 1830 les canuts de Lyon et il faudra que l’état, pour éviter l’explosion de la misère sociale, intervienne afin de tenter de corriger les excès de la propriété privée des moyens de production. Le colonialisme sera ensuite la solution pour trouver des compléments alimentaires et des nouveaux marchés pour écouler la production des usines. Enfin, le développement récent du modèle de l’industrie agroalimentaire reprend les mécanismes du développement industriel : mécanisation et automatisation des outils de production, course aux économies d’échelles avec de vastes domaines agricoles, utilisation de la chimie et de la biologie pour maximiser les profits et conquérir la domination sur les marchés agricoles en détruisant les sols et en portant atteintes à la santé et à l’environnement, au climat. La spéculation en bourse sur les valeurs à terme des productions alimentaires est devenue une spéculation parmi d’autres et il est devenu possible de spéculer, d’anticiper sur la vente des récoltes dans deux ou trois années, ce qui représente une prise de risque insensée en période de dérèglement climatique. La centralisation du pouvoir dans le système capitaliste demeure la norme. L’extension de ce pouvoir capitaliste s’étend maintenant à l’agriculture avec les modèles et les méthodes utilisées dans l’industrie. Cette extension va aujourd’hui dans la production industrielle de produits financiers tels que les subprimes qui ont provoqué la crise financière de 2007. Éliminer ce système de pouvoir et de production représente la première et principale problématique dans le développement des réseaux et correspond à un changement de civilisation. Changer l’organisation de la production des biens indispensables à la vie est au cœur de cet abandon des systèmes de pouvoir pour développer nos organisations en réseaux de vie.

Deuxième problématique : dépasser le cadre d’un développement chronologique dans l’instauration de la complémentarité entre agriculture et ville. L’histoire, les faits empiriques montrent que la priorité a été jusqu’ici donnée aux villes, lieu de rassemblement et de développement du savoir. La logique et l’évidence humaine ont fait que le savoir et le partage, l’apprentissage des technologies ont été mené à partir d’une ville ou tout au moins à partir d’une abbaye ou d’une forteresse située dans un lieu géographique propice. Au Moyen-age, la ville a surtout dans un premier temps attiré les populations de la campagne qui cherchaient à se soustraire au servage et au système féodal. La ville rend libre. Ensuite, à travers le réseau des abbayes et des maisons et fermes de l’ordre du Temple et des ordres chevaliers, l’ensemble du territoire a été relié en réseaux et jusqu’à 90% des revenus des terres a échappé au pouvoir royal qui fut ruiné lorsque Philippe le Bel en 1307 décida de détruire les Templiers. L’ignorance supposée des paysans n’avait pas été un obstacle, loin de là. Aujourd’hui le défi est plus conséquent : il s’agit de développer la complémentarité entre ville et campagne, entre les rendements croissants de l’industrie et les rendements décroissants de l’agriculture, en même temps. Le développement de la ville avant la campagne n’est plus possible. Techniquement, les difficultés anciennes ont moins d’impact et la diffusion du savoir plus égale. Les obstacles sont plutôt sociologiques et culturels : les campagnes sont délaissées surtout lorsque l’état supprime les services publics locaux pour des raisons d’économie budgétaire. Le retour de la ville à la campagne est plutôt de mise.

La solution est connue :

la triple rente : l’industrie manufacturière, le commerce à longue distance et une rente de matière première ou tout au moins une utilisation optimale des ressources naturelles locales. Le processus est élémentaire et évident : à partir d’une ressource locale et de la production artisanale et industrielle locale, développer des échanges commerciaux à longue distance pour qu’ils soient nombreux et fructueux (pour disposer au niveau local de biens impossibles à produire sur place).

La solution imposée par le système de pouvoir capitaliste est tout aussi connue à travers les thèses de Ricardo et le libre échange : chaque pays se spécialise dans la production pour laquelle il dispose des meilleurs avantages concurrentiels et l’échange entre ces productions réalisée au coût optimal et au meilleur rapport qualité-prix permet à l’ensemble des pays d’obtenir des produits aux coûts les meilleurs. Nous avons vu que la réalité des faits économiques correspond à l’entreprise de domination des banquiers italiens après 1307 puis à celle de l’oligarchie financière anglo-saxonne aujourd’hui. Le libre échange selon Friedrich List ne fonctionne que lorsque tous les pays se sont industrialisés, c’est à dire ont développé leur industrie derrière une protection douanière jusqu’à ce que leur marché intérieur soit saturé de production et qu’à ce niveau de production et d’économies d’échelle, l’outil de production est suffisamment fort et compétent pour produire à l’exportation et ne plus craindre la concurrence. A ce stade, nous arrivons quasiment au même point recommandé par Keynes : produire au niveau local tant que possible avec une monnaie qui doit impérativement rester nationale.

Ricardo est critiqué et son modèle ne fonctionne pas parce qu’il ne prend en considération que des quantités pour produire et échanger. Les biens communs, les groupes sociaux qui arrivent à travers l’engagement de leurs relations humaines à développer des synergies sont ignorés chez Ricardo et c’est logique pour les dirigeants des systèmes de pouvoir : ce sont eux qui monopolise le pouvoir et les autres doivent soumission, si possible soumission librement consentie selon les programmes de formation du patronat capitaliste puisque pour eux il n’y a pas d’autres solutions, d’autres alternatives. La logique d’un système de pouvoir est en effet d’étendre toujours davantage sa domination. La logique d’un réseau est de développer des biens communs grâce à des groupes locaux capables de synergie et de créativité pour utiliser les deux sources de savoir puis de fédérer ces groupes locaux dans un réseau qui peut lui aussi atteindre la dimension mondiale à travers des valeurs universelles telles que l’amour et la paix et des normes, des règles et des méthodes de production et de répartition des richesses tout aussi universelles. Sauf que le devenir des groupes sociaux, le progrès social, le niveau de vie de l’humanité, la diffusion des savoirs et les réponses à nos raisons de vivre ne seront absolument pas les mêmes, au contraire, elles sont antinomiques, elles ne peuvent pas coexister ensemble. Il y a bien une alternative au système de pouvoir capitaliste mais cette alternative détruit le système capitaliste, ruine l’oligarchie financière tout comme elle a déjà ruiné les rois de France à la fin du XIIIème siècle. Les dirigeants de l’oligarchie financière le savent et ceci depuis les années 1350 lorsque les banquiers ont commencé à prendre le pouvoir sur les rois et empereurs d’Europe.

Les opposants au système de pouvoir capitaliste, les humanistes de tous bords, les indignés face aux crises économiques et financières, ont en 2012 encore énormément de difficultés à l’admettre et certains, apeurés par tant d’audace, s’ingénient à vouloir sauver un système de pouvoir en s’imaginant qu’ils parviendront un jour à prendre le pouvoir selon les règles démocratiques qu’ils ne peuvent pas imaginer être manipulées par les dirigeants séculaires de nos systèmes de pouvoir. C’est pourquoi, comme le réclamait Legendre dans les années 1970, c’est au poète d’intervenir, celui qui a vaincu la peur de la mort de son enveloppe charnelle, celui qui vit la vie d’après la vie humaine dès son vivant dans sa condition humaine, celui qui est capable de trouver les mots pour montrer comment trancher le nœud de fables dans lesquelles nous sommes assignés à résidence par les maîtres du monde qui dirigent nos systèmes de pouvoir.

1.4) Les avantages des réseaux pour assurer le développement de la solution et le succès des biens communs : ce sont les deux fondements des organisations en réseaux :

Nous rappelons que ces fondements des réseaux sont interdits par les dirigeants des systèmes de pouvoir. 

1.5) tout au long de la vie, une utilisation plus importante de la nature pour les membres des réseaux:

Donc les interrelations entre ville et campagne sont nombreuses et le potentiel de synergies est important, au moins autant sinon davantage qu’à l’époque du temps des cathédrales ou des cités-états de la Renaissance.

2) l’organisation de la production de richesses matérielles et relationnelles indispensables à la vie.

Le domaine des activités stratégiques du niveau 1 indispensables à la vie regroupe les projets destinés à satisfaire les besoins individuels primaires : nourriture, vêtements, logement, sécurité, confort. Les besoins secondaires ou sociaux sont satisfaits d’une part à travers les réseaux initiatiques sur le plan personnel et d’autre part à travers l’action politique au niveau de la démocratie directe locale participative.

Les méthodes pour optimiser l’utilisation des technologies font partie des savoirs utilisés par les réseaux. Organiser la production en mettant en ligne des îlots de production autour d’automates programmables, de machines numériques, d’intelligence artificielle est aujourd’hui bien maîtrisé lorsque l’élévation des compétences des équipes de production a eu lieu. Ces usines automatisées qui utilisent toutes les sources de gains de productivité sont le socle de la production dans les réseaux de vie. Ces technologies sont reprises et adaptées dans la production agricole et la production de produits alimentaires.

L’utilisation des technologies est optimisée dans les réseaux à travers l’élévation des niveaux de compétences et la recherche des innovations technologiques comme des améliorations de la vie relationnelle au travail. L’avantage concurrentiel des réseaux par rapport aux systèmes de pouvoirs est l’optimisation des échanges relationnels au sein des groupes de projet et au niveau de la démocratie directe locale participative. Ces groupes jalonnent le processus de production en regroupant les métiers actuels pour les rendre capables de synergies et de compétitivité en obtenant des gains de productivité significatifs.

2.1) l’optimisation de la production de la nourriture.

Les enjeux : 

2.1.1 l’institut de production et de gestion des aliments.

Remarque : les coûts et les budgets sont établis par le centre logistique des réseaux de production, l’organisation de la structure des réseaux de production est identique à la structure des réseaux initiatiques chargés de la minimisation des violences.

2.1.2 l’institut de la production et distribution des repas.

L’initiation et le perfectionnement à la cuisine se déroulement principalement lors des activités des réseaux initiatiques et les séjours dans la nature et la campagne. Il se prolonge à la ville. La participation des membres à l’élaboration des repas, quelque soit leur âge, intervient à l’occasion des repas festifs, des rites sociaux. Ce travail est rémunéré à travers la capitalisation des droits sociaux ou, le cas échéant, en monnaie gérée par la confédération des réseaux de vie. L’acquisition d’un niveau de compétences dans la réalisation des repas peut être une unité capitalisable de connaissances pour postuler à certains emplois ou à des responsabilités sociales. Cet institut est également utilisé par le réseau chargé de la réinsertion des auteurs de violences ou par le réseau médical pour aider ces personnes à utiliser les aliments pour une meilleure santé.

Cet institut gère particulièrement ses tableaux de bord pour suivre les quantités de produits alimentaires consommés à travers les différents canaux de distribution et de consommation. Il est capable de récupérer les produits non consommés pour les donner à des centres de repas ouverts aux plus démunis qui vivent encore dans un système de pouvoir. C’est une manière pratique de montrer les avantages et l’intérêt de participer aux activités des réseaux citoyens de vie.

L’institut gère également l’utilisation de produits alimentaires particuliers adaptés à produire certains effets sur le corps humain lors de fêtes ou de rites initiatiques. De même, il apporte une expertise pour les pratiquants de la démarche initiatique qui suivent la voie mystique et souhaitent pratiquer une période d’ascèse et de jeune.

La poursuite de l’élévation des compétences dans la cuisine et la gestion des repas se réalise dans le DAS2 et la réalisation d’œuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmissibles aux générations futures.

2.1.3. l’institut d’hygiène et de santé alimentaire

Complémentaire de l’institut de la production et de la distribution des repas, il intervient en dehors du cadre quotidien pour participer aux soins du corps humain. La mission principale de cet institut est la lutte contre les cancers d’une part et la prévention et la lutte contre le stress en utilisant à chaque fois certains produits alimentaires ou pharmaceutiques ou à base de plantes médicinales.

La prévention des cancers : 

Nous utilisons ici quelques articles de presse sur les découvertes du docteur André Gernez, médecin français qui démontra dès 1970 que le cancer pouvait être évité dans 93% des cas.

Source : http://agirpoursasante.free.fr/remissions/pages/prevention_cancer.htm

Extraits du document :

Il avait été admis au début du siècle dernier que la cellule exerce alternativement un rôle fonctionnel et un rôle générateur. En réalité, les cellules qui travaillent et les cellules qui se divisent ne sont pas les mêmes. André Gernez va remettre en question le principe fondamental de la biologie cellulaire.

Depuis des décennies, on avait analysé des millions de coupes au microscope sans qu’on prenne conscience de l‘évidence, à savoir qu’une cellule qui travaille n’est pas génératrice et qu’une cellule génératrice n’est pas fonctionnelle.

Ainsi, les cellules génératrices et les cellules fonctionnelles ne sont pas de même nature. Dans des conditions normales, une cellule génératrice se divise en deux cellules filles à la faveur d'une mitose. Une de ces cellules remplace la cellule génératrice mère; la seconde est fonctionnelle mais stérile. Ce qui explique la constance de la masse des populations cellulaires dans les tissus, autrement dit des parenchymes. Dans le cancer au contraire, la cellule cancéreuse donne naissance à deux cellules qui, toutes deux, sont génératrices, ce qui explique la prolifération cellulaire à croissance géométrique (courbe de Collins : 2-4-8-16...) qui caractérise le cancer.

Lors d'exposés présentés à l’ Académie des Sciences en 1970, André Gernez dévoile le mécanisme de la cancérisation, et propose une méthode préventive, capable d’enrayer le cancer. Il s’agit de faire avorter le processus de cancérisation dès son début, sans attendre « le dépistage précoce » qui est toujours trop tardif puisque la tumeur ne devient décelable qu’après de nombreuses années de croissance, au cours desquelles elle reste méconnue et au terme desquelles elle devient irréversible. En attaquant le cancer plusieurs années avant qu’il « n’émerge », c’est-à-dire qu’il ne soit médicalement détectable, on aboutit « à écraser un gland sans attendre qu’il devienne un chêne ».

Le Docteur André Gernez a, pour ce faire, élaboré une démarche à la fois scientifique et rationnelle : mettre en œuvre une prévention active du cancer. Une fois par an, son traitement : Hydrate de chloral, colchicine, vitamine C, magnésium… permet, sous la conduite d’un médecin traitant, de détruire cette « lie cancéreuse » que toute population cellulaire tend à acquérir avec l’âge. Cette opération doit être renouvelée chaque année. Au bout de trois ans, on peut constater une différence progressive et significative de la morbidité cancéreuse entre la population générale (qui constitue le groupe témoin) et le groupe qui se soumet à cette prévention active.

L’hydrate de chloral est un sédatif. Or, ce produit est en même temps un antimitotique, le premier antimitotique que l’on ait découvert. Ce produit est parfaitement bénin. A telle enseigne qu’il était administré aux bébés quand, nourrissons, ils «  font leurs dents », sous forme de sirop Tesseydre.

L’étranger ne reste toutefois pas inactif, le Japon, après avoir testé la procédure sur 250 000 volontaires, la généralise avec pour résultat une rapide décroissance de la morbidité cancéreuse. Les Etats-Unis quittent la voie virale en détruisant le Hot Laboratory  de recherche du virus cancéreux et adoptent la voie orthoplasiante.

La presse se fait l’écho des déclarations du docteur Gernez : « il réclame un face à face avec ses contradicteurs ». Pas de réponse, le monde de la cancérologie hiberne.

Le Pr. Lee Clark, responsable du plan anticancer américain, déclarera : «  je suis stupéfait de lire, chaque jour dans les journaux, des articles glorifiant des inventions mineures, alors que pas un mot n’a été consacré à l’homme qui a fait la plus importante découverte qui soit pour l’humanité »

Philippe Handler, Président de l'Académie des Sciences des États-Unis, Brian Léonard, spécialiste mondial de la théorie chimique, le professeur Milliez, le professeur Turpin (cytologiste) et plus de 30 sommités mondiales de la biologie et de la médecine témoigneront leurs félicitations à André Gernez.

Autre document : Le scandale du siècle

http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=1155.0

Le ministre de la santé, Michel Poniatowski, requiert de ses services de les rendre publiques. Le Pr J.Ripoche, en charge du dossier, demande que soient révélés les résultats des expérimentations réalisées à l'INSERM de 1969 à 1972, dans le secret, à l'institut de toxicologie de l'université de Paris. A cet effet, il organise le 13 décembre 1974, à son domicile, une entrevue avec la Direction générale de la santé publique et le chargé de la pharmacovigilance, le Pr Lechat. L'épilogue de cette réunion est pour le moins surréaliste. La décision est prise de ne pas rendre publique les résultats de l'INSERM et de ne pas mettre en place le protocole de prévention active de Gernez... La raison invoquée par le directeur général de la santé publique est qu'une application généralisée de cette procédure préventive, en accroissant la longévité moyenne de sept années, rendrait insoluble le problème déjà aigu de l'hébergement des gens âgés dans les maisons de retraite, ainsi que celui du paiement des retraites

Si la méthode avait été adoptée, elle aurait abouti à une large éradication du cancer. Un effondrement du nombre de cancers aurait provoqué un effondrement du taux de remplissage des cliniques et des hôpitaux et donc beaucoup ne seraient plus rentables. D'autant que Gernez montrait que sa méthode avait également une action préventive sur l'athérome (infarctus du myocarde). Et oui vous avez bien lu...

Seul, Alain Poher, président de la République par intérim en 1974 et président du Sénat, persiste. Il reçoit le docteur Gernez et le docteur Delahousse à cinq reprises en deux mois à l'Elysée, convaincu de mener le dossier à son terme en franchissant un simple obstacle, M. Poher, prend conscience au fil des semaines qu'il constitue un "Everest" insurmontable en France.

En 1990, le docteur Gernez demande sa radiation de l'ordre des médecins. Sa requête prendra effet en 1991. Jusqu'en janvier 2007, André Gernez n'a jamais cessé de travailler: il poursuit ses réflexions et continue d'écrire aux différentes autorités réputées compétentes.

Il y a une raison lamentable à tout ça: un malade est rentable. Le poids financier de l'industrie pharmaceutique pèse tellement que l'économie des grands pays n'y résisterait pas: USA, France, Allemagne confondus.

Le cancer n'est pas seulement la maladie du siècle, il est aussi le scandale du siècle. Toute une industrie puissante se nourrit du cancer et une autre faisant le jeu de la première provoque, propage le cancer (tabac, alcool, produits chimiques...)

Je ne développerai pas les éléments du protocole de prévention de Gernez, vous les trouverez par exemple dans le prochain Nexus ou dans le bouquin de Jean-Pierre Willem chirurgien et anthropologue, fondateur de l'association humanitaire "médecins aux pieds nus", intitulé "Prévenir et vaincre le cancer" dont j'ai repris ci dessus de nombreux passages, tout comme j'ai reproduit certains passages de l'article de Nexus du journaliste et enquêteur spécialiste des hérétiques Jean-Yves Bilien.

On a presque tous été confronté à cette effrayante réalité que je rappelle maintenant: un français meurt toutes les 4 minutes des suites du cancer.  Vous savez maintenant pourquoi ceci continue depuis 35 ans.

La prévention et la lutte contre le stress et les addictions

Il s’agit ici d’organiser des repas et des moments de détente et de convivialité pour développer des relations interpersonnelles et partager des moments de plaisir de manière à lutter contre l’isolement et une mauvaise image de soi, pour lâcher prise et affirmer des priorités de vie.

2.2 le droit au logement

le mot logement est utilisé au sens large, il regroupe les catégories : appartements, maisons principales, résidences secondaires, locaux spécifiques pour répondre à des besoins de santé, de mise en sécurité, etc.

les enjeux :

2.2.1 l’institut de la gestion de l’accès au logement

Il est chargé de l’étude de la demande et des besoins au niveau local. Cette demande provient des différents réseaux de vie : des réseaux initiatiques , des réseaux de production, des centres de gestion logistique et des conseils de l’action politique.

Les besoins en logement sont évalués selon trois finalités :

Les missions de l’institut sont des projets de conception, d’architecture et de quantification des besoins avec la planification et le contrôle de l’exécution des chantiers.

Il travaille avec le centre de la logistique des réseaux de production qui va allouer les ressources matérielles et humaines pour la construction des logements et avec le conseil local de l’action politique des réseaux de vie qui va déterminer les budgets et le financement des projets en relation avec la confédération et sa banque centrale. Le règlement pour l’accès au logement est déterminé par le conseil de l’action politique des réseaux locaux.

2.2.2. l’institut des compétences dans le bâtiment  et les logements, ses finalités :

2.2.3. l’institut de la construction, ses finalités :

Les projets de construction ont une durée de vie inférieure à trois ans. Il se caractérisent par le fait qu’une partie des membres ne vont travailler que dans le projet de construction de leur propre logement. Ensuite ils vont travailler dans d’autres projets de production de biens ou services ou dans les réseaux initiatiques et de minimisation des violences ou dans les projets de DAS2, etc. L’important réside dans le fait que ces membres qui ont participé à la construction de leurs logements, vont constitué ensuite l’équipe d’entretien de ces logements, du moins pour les tâches courantes et les dysfonctionnements les plus simples : le chauffage, l’eau, l’électricité, les peintures, la décoration, etc. Ces équipes d’entretien peuvent être régulièrement sollicitées dans d’autres logements ou regroupées entre plusieurs équipes d’entretien sur d’autres chantiers de manière à conserver leur niveau de compétences ou à le développer.

Une autre partie des équipes de chantiers va poursuivre son activité dans de nouveaux projets de construction, soit pour acquérir davantage de droits sociaux dans le but d’obtenir le logement souhaité, soit pour élever son niveau de compétences et devenir à moyen terme expert en construction et prendre des responsabilités dans la réalisation d’œuvres architecturales et de génie civile ou militaire en DAS2.

La plupart des membres des réseaux vont donc passer de une à trois années dans l’institut de la construction avant d’obtenir les droits au logement souhaité. Le logement obtenu peut être une construction ancienne remise aux normes de confort et de gestion des énergies actuelles, dans ce cas le travail des membres aura permis la construction de nouveaux logements ou la transformation et remises aux normes de logements anciens. Nous rappelons qu’en 2012 la plupart des logements ne sont pas aux normes d’économies d’énergies ou tout simplement de confort. Les chantiers de construction et de transformation des logements anciens sont donc très nombreux et représente une activité majeure de production pour les réseaux de vie.

 

2.3 l’optimisation des ressources naturelles et énergétiques

les enjeux :

 2.3.1 l’institut des biens communs en ressources naturelles épuisables, ses finalités

 Les ressources naturelles ne sont pas réparties équitablement à travers les territoires, il y a donc peu de réseaux locaux qui vont développer les activités d’extraction de minerais ou d’énergies fossiles. Par contre, il est possible d’évaluer au niveau local les besoins que font naître les activités humaines et les quantités de ressources naturelles qui correspondent à ces besoins. Cette évaluation est transmise au niveau de la confédération qui gère les échanges commerciaux pour disposer des ressources naturelles nécessaires, principalement les minerais et les énergies fossiles.

La gestion de l’eau et de l’air est assurée au niveau local et l’institut a pour mission l’éducation et la formation aux technologies et aux comportements pour optimiser une utilisation de qualité de l’eau et de l’air.

Le réseau local cherche et aménage des lieux naturels, notamment souterrains comme les grottes, de manière à trouver des refuges capables de traverser les catastrophes naturelles apocalyptiques qui détruisent d’une manière cyclique ou exceptionnelle la vie sur terre.

2.3.2 l’institut des biens communs en ressource renouvelables, ses finalités

 L’institut assure des missions de diffusion des innovations et d’éducation aux économies d’énergies. Comme l’institut des ressources épuisables, il évalue les besoins en quantités d’énergies renouvelables que représentent les activités humaines au niveau local. Il réalise dans chaque réseau local un exemple concret de cette utilisation des énergies renouvelables.

2.4 l’optimisation de la sécurité pour disposer en cas de difficultés, des biens matériels nécessaires à la survie des réseaux citoyens.

Les enjeux :

2.4.1 l’institut de la protection civile, ses finalités :

La mission d’éducation et de formation à la protection civile est obligatoire dans le cadre de la formation à la vie dans les réseaux. Cette formation peut venir compléter certaines activités des réseaux initiatiques qui mettent l’être humain face aux mystères de la vie et de la mort, notamment lors de la confrontation avec le mystère de l’ Apocalypse, étape finale d’une démarche spirituelle initiatique.

2.4.2. l’institut des interventions humanitaires, ses finalités

L’intervention humanitaire comprend les opérations menées par les chefs de guerre de la confédération pour capturer les seigneurs de guerre, les dirigeants des systèmes de pouvoir responsables des guerres et des crises économiques qu’ils organisent pour s’enrichir davantage et renforcer leur domination des peuples soumis à leurs systèmes de pouvoir.

 

 lire la suite (partie 3) 

Plan de la Partie 4 : les réseaux citoyens de vie

la déclaration des droits à la vie sociale pour les êtres humains

les réseaux citoyens : présentation générale

le premier domaine d'activités stratégiques : activités indispensables à la survie

les réseaux qui développent la mission d'autorité, le niveau de confiance  et la minimisation des violences en utilisant la première source de savoir : 

le réseau initiatique

le réseau de prévention et de lutte contre les violences

le réseau d'éducation à la citoyenneté et à la vie en groupe

le centre de gestion des réseaux d'autorité

le conseil de l'action politique des réseaux d'autorité

les réseaux de production et de distribution des richesses matérielles et intellectuelles en utilisant la seconde source de savoir

I) le cercle vertueux et les biens communs

II) la production des biens indispensables à la vie

III ) l'organisation d'un groupe de production de richesses

le centre de gestion des réseaux de production des richesses
le conseil de l'action politique des réseaux de production et de distribution

second domaine d'activités stratégiques : la réalisation d' oeuvres durables

la réalisation des oeuvres, présentation générale

1ère partie : l' oeuvre politique, économique et sociale 

l'analyse de la valeur du travail et de la monnaie

   
   

troisième domaine d'activités stratégiques : l'action politique

     
 

 

les ressources disponibles pour la mise en place de nos réseaux citoyens de vie

ressources en économie, société, droit, politique

de l'assurance à la solidarité

travail-oeuvre-action politique

Évolution culturelle ou culture de la révolution

L’éducation et la formation: pas dans un système de pouvoir mais dans un réseau de compétences

La perception du travail, depuis 1789

les biens communs

les ressources pour l'utilisation de la première source de savoir: la source personnelle et initiatique

la vie après la vie, le livre du Dr Moody

Les quatre situation pour connaître l'illumination et la rencontre surnaturelle

l'extase amoureuse

Colloque sur l'Expérience de Mort Imminente

DOSSIER France 3 sur le colloque du 17 juin 2006 à Martigues

La première rencontre et décorporation

SHAMBHALA, le rite de Kâlachakra

une technique de décorporation

la seconde décorporation

le développement spirituel

la troisième décorporation

TIAHUANACO, 10 000 ans d'énigmes incas, les dessins rupestres des Andes

Les traductions de la rencontre surnaturelle et des

 

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