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 4ème partie : les réseaux citoyens de vie

le réseau de production et de distribution des richesses (partie 3)

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III L’organisation d’un groupe de production et de distribution des richesses.

 

Cette organisation n’est pas nouvelle, elle a existé à certaines périodes de notre histoire, elle est utilisée dans l’industrie ou le tertiaire à travers les groupes de projets pour lancer de nouveaux produits, de nouvelles technologies. Le plus souvent, ce management de projet utilise ensemble les deux outils que sont le groupe de conception du produit et le groupe d’amélioration de la qualité ou un cercle de qualité, un groupe de résolution de problème. Nous sommes alors en présence d’un management participatif capable d’impliquer tous les membres des équipes qui assurent le processus de production depuis la conception du produit jusqu’au service après-vente. Nous avons montré que le retour au management autocratique sous l’impulsion des fonds d’investissements, des actionnaires et des financiers, s’est traduit par le management des risques dans la gouvernance d’entreprise. Les chartes imposent aux salariés des procédures à suivre strictement dans le but d’éliminer les erreurs, les dysfonctionnements et surtout les risques de fraudes de la part des salariés. Nous sommes alors à l’opposé des équipes fortement engagées dans leur projet et qui sont capables de créer des synergies puissantes et performantes afin de développer des biens communs sources de richesses et de croissance durable.

Nous ne pouvons pas raisonnablement décrire en détail le fonctionnement des multiples groupes de projet qui s’organisent à travers les différents instituts des réseaux locaux de production et de distribution des richesses matérielles. Nous allons décrire le fonctionnement d’un groupe de projet en général et ce fonctionnement nous est maintenant connu : il s’agit de favoriser le développement d’inter relations motivées et engagées capable de créer des synergies. C’est donc essentiellement un travail de management pour optimiser l’utilisation des connaissances et des technologies dans la réalisation de gains de productivité.

Les enjeux :

Référence historique :

Cette mobilité professionnelle existe dans le Toyotisme. Le jeune diplômé d’études supérieures (en 1986, 93% de la population active japonaise avait un niveau de qualification supérieur ou égale à Bac +2 en France alors que chez nous nous étions aux environs de 45%) est recruté au service de recherches et de développement. Dans ce service il poursuit ses études supérieures ou utilise directement ce qu’il vient d’apprendre. Il va participer le cas échéant au dépôt d’un brevet ou à la mise au point d’une innovation. Ensuite il rejoint l’équipe de production pour organiser la fabrication de ce produit ou de ce service. Enfin, il ira au contact des utilisateurs pour vérifier la qualité de ce produit et surtout comprendre comment le besoin des consommateurs évolue ou comment le produit présente des dysfonctionnements à l’usage. Avec cette expérience confrontée aux réalités et exigences des consommateurs et des modes de vie, cette personne va rejoindre un nouveau projet et commencer à nouveau par la conception d’un produit ou d’un service avec le cas échéant de nouvelles technologies.

Dans les organisations en réseaux, cette méthode, cette approche est généralisée à l’ensemble des projets de production. Une partie des équipes choisira la voie de l’expertise dans un métier et une technologie. Une grande partie des équipes utilisera la mobilité pendant une période de la vie professionnelle pour acquérir une polyvalence et une autonomie dans le but de mieux satisfaire leurs besoins personnels et leur projet de vie privée : obtenir un logement particulier, travailler sa santé et son équilibre de vie, satisfaire des besoins sociaux précis, répondre à un besoin de dépassement de soi et de nouveauté.

1) l’exemple d’un parcours individuel parmi les réseaux de vie

Nous présentons un exemple limité à la formation et à l’activité professionnelle. Nous complèterons par la suite cet exemple en le complétant avec l’éducation, la formation à l’utilisation des deux sources de connaissances et les activités exercées dans le cadre de l’action politique.

Vers 15-20 ans : commencer à participer et à travailler dans un projet du réseau initiatique et de minimisation des violences ( sports, amours, mysticisme, art poétique et suivi de formations à ces techniques et disciplines…). Participer également à un projet de production, en principe à un projet en phase de maturité dans des branches d’activité qui préparent l’avenir : l’informatique, le multimédia, un domaine scientifique ou dans un domaine culturel complémentaire du réseau initiatique choisi. Il s’agit de se faire plaisir en découvrant et en apprenant dans un domaine qui représente un centre d’intérêt majeur selon la personnalité et l’identité d’un membre des réseaux de vie.

Vers 20-25 ans : participer et travailler dans un projet de production pour obtenir l’utilisation ou la propriété d’un bien matériel indispensable à la vie : en premier, un logement pour soi et la famille qu’un couple veut fonder. Le travail portera sur la construction de logements et les activités du bâtiment pour l’homme, la jeune femme pourra également exercé le même travail dans le bâtiment ou travailler dans la production de la nourriture ou des repas, de manière à ce que le couple gagne des revenus et des droits sociaux pour répondre aux deux premiers besoins individuels : se nourrir et se loger. Les droits sociaux vont permettre d’obtenir ces biens à un prix réduit durant la période de travail et plusieurs années après selon le niveau de droits sociaux acquis par ces quelques années de travail dans ce domaine. Nous rappelons que cette activité peut être à temps complet, à temps partiel, les membres travaillent dans ce cas dans deux ou plusieurs projets et équipes de production, surtout si ces productions sont saisonnières.

Vers 25-35 ans, les membres participent à un projet de production de biens ou service en DAS1 en développant des compétences en expertise ou en management. Ils se préparent à participer à la réalisation d’une œuvre en DAS2 ou à l’action politique dans les réseaux locaux ou au niveau de la confédération des réseaux de vie.

Vers 35-50 ans, ils participent à la réalisation d’une œuvre et ils utilisent une partie de leur temps de travail pour prendre des responsabilités en tant qu’expert ou manager dans un ou plusieurs groupes de projet de production ou de minimisation des violences à travers les réseaux initiatiques. Ils commencent à prendre des responsabilités publiques et politiques dans la gestion des centres de gestion  et des conseils de l’action politique des réseaux locaux.

Vers 50-60 ans : ils participent à des responsabilités d’encadrement, de direction, de conseils et de contrôle au niveau de l’action politique des réseaux locaux et de la confédération. Une partie de leur temps de travail est réservé à des activités de formation et de conseils dans les centres de formation des réseaux locaux de manière à initier et développer un partage d’expérience avec les plus jeunes.

Après 60 ans : les membres seniors participent au développement des projets de vie qui prennent en compte les particularités de leurs âges et de leur santé. Ils participent avec davantage de disponibilité aux activités des réseaux initiatiques et de minimisation des violences (sport et entretien physique, amours, activités spirituelles et religieuses, fêtes et rites sociaux, etc. ) ainsi qu’aux activités politiques liées au mariage des cultures ou à la transmission des œuvres aux générations futures, et qui nécessitent des voyages avec de longs séjours. Ils poursuivent des activités capables de leur procurer des droits sociaux de manière à préparer leur fin de vie ou des années de dépendance et d’inactivité pour lesquels ils utiliseront leurs droits sociaux afin d’obtenir les produits et les services nécessaires à leur vie.

Cet exemple décrit le parcours d’un membre qui utilise la mobilité professionnelle et personnelle pour participer à des projets de vie différents, enrichissants sur le plan intellectuel comme sur le plan matériel avec une progression régulière des responsabilités assumées et donc aussi des rémunérations. Ce parcours de vie est possible dans une organisation en réseau qui place l’être humain au centre de ses finalités et qui ne conçoit la richesse qu’au niveau des êtres humains lorsqu’ils sont capables de développer des synergies et des biens communs. Ce parcours de vie n’existe pas dans les systèmes de pouvoir, même au niveau des élites qui doivent occuper une place conforme au services de l’oligarchie financière qui domaine les systèmes de pouvoir actuels.

 2) la mise en place d’un projet de production à travers sa structure et ses ressources.

La mise en place d’un nouveau projet commence le plus souvent à travers une première étape :  l’essaimage, puis dans une deuxième étape, il doit recevoir une validation du conseil de l’action politique de son réseau local sinon une validation directement de la confédération des réseaux de vie. A défaut de recevoir une validation, les responsables du projet déterminent un accord avec les chefs de guerre de la confédération, à défaut le projet ne peut pas se développer dans le cadre des réseaux de vie et il doit rejoindre un système de pouvoir présent dans l’environnement externe.

2.1 l’essaimage

un nouveau projet prend naissance dans le cadre d'un projet existant : pour tenir compte de la fin du cycle de vie d'un produit, pour répondre un problème debout et concevoir de nouvelles fonctionnalités aux performances, pour prolonger ou utiliser une innovation secondaire mise à jour. L'essaimage favorise la mobilité des personnels et des compétences, il est source de synergies importantes.

 

Un exemple : la mise au point de l'assemblage du système d'armes et de commandement des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la classe du Triomphant.

Nous sommes au début de l'année 1991, l'assemblage des différentes baies est quasiment achevé. Les cartes électroniques ont fini de circuler à travers le monde pour recevoir ici une couche de vernis spécial et là des circuits et des puces électroniques, jusqu'à une vingtaine de couches, souvent davantage, le tout devant fonctionner dans l'eau puisque l'ordinateur est refroidi à l'eau (technologie Cray). Les logiciels sont prêts, notamment ceux de la reconnaissance vocale non apprise pour permettre la transmission des ordres en cas de situation critique. Les écrans et l’ensemble du projet sont en voie de paiement après une revue de projet mémorable. En 1988, avec le rachat de RCA, le groupe français a mis la main sur les brevets des écrans plats à cristaux liquides que RCA avait développés dans les années 1960 avec SHARP. Ces brevets viennent conforter le groupe dans la maîtrise de la technologie des écrans LCD qu’il avait entrepris depuis quelques années déjà. Deux anciennes salles blanches de Saint-Egrève près de Grenoble sont installées à Sophia-Antipolis et les nouvelles salles blanches de Saint-Egrève livrent à Sophia-Antipolis les écrans plats tactiles du système de commande des armes du sous-marin. Les auditeurs de la Marine et du Parlement sont ébahis devant la vue de cette salle de commande mais celle-ci ne correspond pas à ce qui avait été commandé près de dix ans auparavant : des écrans avec fond noir et des lignes de commandes affichées en couleur orange ou verte au choix ! Justement ce matériel commandé est installé dans la salle adjacente pour bien montré la différence entre les deux niveaux de technologies. Les responsables politiques et militaires n’ont aucun doute, ils veulent le dernier cri de la technologie informatique française. Le surcoût en litige ne peut être réglé à travers une loi de finances rectificative car la presse et le public et les étrangers apprendraient l’avancée majeure de la technologie militaire française. C’est le Crédit Lyonnais qui enverra le chèque pour payer ce surcoût dans le programme des SNLE. Une fois ces péripéties surmontées, il reste la dernière étape, l’étape cruciale de l’intégration du système d’armes.

Le responsable du projet rassemble les équipes pour chercher une solution, notamment savoir qui connaît des collègues qui ont déjà réalisé cette mission et ont une expérience dans l’assemblage de systèmes aussi complexes. Dans le groupe, il y a une seule équipe de projet à ce moment là qui a déjà réalisé ce travail, l’équipe du radar embarqué de l’avion de chasse Rafale. Il s’agit donc d’entrer en contact avec eux pour réaliser un partage d’expérience et une synergie au nouveau du groupe. A ce moment là, un technicien se manifeste pour déclarer qu’il vient de cette équipe de projet en région parisienne, qu’il a participé à cette intégration du système d’armes et mieux, qu’il est inutile dans un premier temps de contacter cette équipe car il sait comment faire. Les équipes sont rompues au management participatif et connaissent la valeur des apports de connaissances des experts, tous savent qu’ils ne savent pas tout mais les premières explications du technicien sont précises, claires et il répond sans difficultés aux questions des responsables du projet. Il prend les feutres et fait des schémas sur le tableau papier, tout ceci est fort logique. Convaincu par sa compréhension de l’ensemble du processus d’intégration du système d’armes, les responsables de projet se mettent à son écoute et l’équipe commence le travail. Une semaine plus tard, au cours d’un repas à midi au restaurant d’entreprise, nous demandons au chef de projet comment se passe l’intégration du système d’armes car nous n’en entendons pas parler. Est-il à l’arrêt tant que l’aide du groupe n’est pas présente ? Non, tout va très bien et l’intégration avance bien plus vite que prévue sans aide extérieure ou plutôt une aide extérieure est déjà présente dans l’équipe depuis environ un an. Devant notre perplexité, le chef de projet déclare qu’il n’y a aucun problème technique mais un sérieux problème de management et particulièrement de gestion des ressources humaines et des compétences. 

Comment se fait-il que ce technicien soit arrivé ici et que personne n’ai remarqué depuis un an qu’il avait ces compétences dont l’équipe allait avoir besoin ? Comment se fait-il qu’ au vu de ses compétences, il ne soit pas cadre avec un niveau d’expertise nationale ? Comment conserver cet expert et éviter qu’il ne parte chez un concurrent ou dans une autre société d’informatique ? Enfin comment expliquer à l’équipe parisienne que nous n’avions pas eu besoin d’eux alors que son chef de projet avait déclaré en comité de direction du groupe qu’il se faisait un plaisir de piloter cette seconde intégration de système dans la société. L’explication était fort simple : l’équipe parisienne n’avait pas bien fonctionné, les cadres et techniciens avaient réalisé tout le travail en se débrouillant eux-mêmes pour acquérir ces nouvelles compétences puis la réussite du projet avait été confisquée par le chef de projet et son entourage qui avaient tirés à eux toutes les félicitations et les récompenses auprès de la Direction Générale du Groupe, syndrome typiquement franco-français issu de l'absolutisme royal qui veut que tout chef petit ou grand se prenne pour le roi soleil. Dégoûté par cette attitude, notre technicien avait pris le parti de demander une mutation pour venir nous rejoindre : il savait qu’un jour nous aurions besoin de cette expérience pour intégrer nos systèmes d’armes et la Côte d'Azur valait nettement mieux que la région parisienne. Très discret, célibataire, à l’allure un peu monastique, il ne sortait pas sur la Côte, allait peu à la plage et ne voulait pas en dire davantage. Par contre il estimait ne pas s’être trompé en quittant Paris et l’ambiance, les conditions de travail dans la technopôle lui plaisaient. Il n’y avait pas ici de signes hiérarchiques visibles, les chefs de service ou de projets avec tous leurs diplômes des écoles les plus prestigieuses d’ Europe et des États-Unis venaient au travail en jean et chemisette d’été et notre technicien appréciait surtout ce point car il avait pris en horreur les cadres supérieurs carriéristes qui ne pensaient qu’à eux et à profiter des mérites de leurs équipes. Bref, nous avions eu de la chance que ce jeune technicien, avec sa seule initiative, mettre en place la gestion des compétences dont le Groupe avait besoin à ce moment là. 

Notre réponse à l’équipe parisienne passa par la Direction Générale et comme le chef de cette équipe parisienne était membre du Conseil scientifique du groupe, ce fut un autre directeur de notre établissement, lui aussi membre du conseil scientifique qui se chargea de blâmer publiquement devant le conseil scientifique, ce chef de service aussi piètre manager et capable de faire fuir les compétences de son équipe. La question fut posée : quelles auraient les conséquences si ce technicien était parti chez un concurrent en région parisienne pour lui transmettre cette expérience ? A la fin de l’intégration, ce technicien passa le rituel pour obtenir le statut de cadre et la négociation pour son statut et sa rémunération fut limpide à travers l’application de la méthode Hay et les description de postes présentes dans l’établissement : il passa du jour au lendemain du statut de technicien débutant (qu'il était resté après plusieurs années de travail) à ingénieur confirmé, juste en dessous du coefficient de chef de service mais au coefficient de jeune expert. Sa rémunération fit un bond de près de 60% et l’avenant au contrat de travail fut signé par la Direction d’établissement avec un profond soulagement et l’entière satisfaction des délégués syndicaux. Notre directeur membre du conseil scientifique du groupe nous fit remarquer que nous devions le garder à l’œil car maintenant il entrait dans la catégorie des jeunes scientifiques dont l’évaporation, comme particulièrement chez les polytechniciens, était statistiquement élevé. Pour répondre à notre question sur cette évaporation, il nous apprit que certaines écoles scientifiques trop strictes ou militaires voyaient bon nombre de leurs ancien élèves quitter le monde des entreprises pour rejoindre les ordres monastiques, le plus souvent les bénédictins ou pour les plus novateurs, les moines bouddhistes, et notre technicien avait l’allure mais avait aussi réalisé un véritable travail de moine bénédictin tant il avait su compiler et transmettre simplement une expérience aussi riche. Ce directeur était docteur en physique-chimie d'une grande université de Paris et avait eu comme professeurs deux prix Nobel de physique, il ne souffrait pas de risque d'évaporation comme les polytechniciens ou les ingénieurs grandes écoles. La remarque fut vérifiée : de l’avis de nos secrétaires expérimentées, le jeune homme ne s’intéressait guère aux jeunes femmes pas plus qu’aux dames, il présentait bien les risques d'évaporation comme nos chercheurs sortis des grandes écoles. Nous avons quitté ces équipes peu après, sans être intervenu pour recommander les mérites de l'école de la première source de connaissances à travers le cheminement initiatique dont nous avions , en tant que jeune poète, un certain degré d'expertise et un sens incontestable du management humaniste et participatif.

Cet exemple est un cas d’école pour montrer les vertus incontestées de l’essaimage ou tout au moins de la mobilité professionnelle réussie. Il a comme mérite également de prouver que les diplômes ne sont pas les seuls éléments à prendre en compte dans la performance d’une équipe de projet. L’expérience acquise, les compétences obtenues valent bien davantage surtout lorsqu’elle passent d’un projet à un autre. Pour que cette transmission soit possible, l’avantage concurrentiel du management participatif, des groupes de projets, de la démarche qualité totale avec les compétences de communication et d’organisation centrée autour du schéma ou du processus de prise de décision est indispensable. Le management hiérarchique et autocratique avec sa culture paternaliste, ses excès de pouvoir et ses marques de mépris pour les équipes de travail provoque des dégâts considérables qui, comme, dans notre exemple, sont à même de saborder la stratégie d’une entreprise. Pour conclure, nous avions transmis cet exemple au comité chargé de l’essaimage dans le groupe pour conforter la volonté stratégique d’obtenir des gains de productivité en utilisant les changements de structure réalisés grâce à l’essaimage dans le cadre d’une externalisation à moyen terme de certaines activités ou métiers non stratégiques tout en créant un réseau de partenaires autour du groupe.

 

2.2 la validation du projet par le conseil de l’action politique des réseaux locaux ou par la confédération des réseaux de vie.

Cette validation prend en compte trois aspects du projet :

2.2.1. Le niveau d’innovation et de performance au service de la qualité apportée dans la satisfaction des besoins

2.2.2. Le niveau d’élévation des compétences et d’engagement proposé aux équipes de production des richesses ; le projet détaille les compétences requises au départ, les compétences attendues à la fin du projet, les métiers utilisés et leurs évolutions souhaitées.

2.2.3 Le budget global du projet et sa rentabilité

Nous aborderons l’organisation financière des réseaux de vie lorsque nous présenterons le fonctionnement de la confédération des réseaux de vie. Pour le moment nous nous limitons aux éléments nécessaires pour la conduite des projets de production de richesses.

Le point de départ est le budget prévisionnel pour les investissements matériels. Il est établi en fonction des technologies utilisées. Dans l’organisation en réseau, il n’y a pas une centralisation du pouvoir financier, voire une domination de la finance comme dans notre système de pouvoir actuel. Les investissements matériels et immatériels sont financés à travers un circuit spécial et indépendant des autres circuits financiers. Nous verrons plus loin comment est organisée la création monétaire dans les réseaux de vie. Pour le moment nous restons au niveau des budgets, de la politique budgétaire dans les réseaux de vie. La particularité des budgets d’investissements (comme c’est le cas en gestion) est de présenter le tableau d’amortissement de ces investissements. Le but n’a rien à voir avec une politique fiscale et un impôt sur les sociétés comme dans notre système de pouvoir actuel. L’entreprise de production doit disposer des technologies les plus performantes et donc l’amortissement va être court, sur 2 à 3 ans maximum. Une fois amortis, les équipements de production, machines, systèmes informatiques, mobiliers, moyens de transport, voire locaux ont une valeur comptable nulle. Il sont alors cédés gratuitement ou vendus à un prix modiques aux autres réseaux de vie, en premier aux centres de formation des différents réseaux de vie, aux centres de gestion et aux conseils de l’action politique locale des réseaux de vie en DAS1 ou en DAS2. Les sommes épargnées à travers les amortissements permettent l’achat de matériels neufs et plus performants. Le cas échéant, si ces amortissements ne suffisent pas, l’équipe de projet demande une création monétaire pour compléter l’achat de ces équipements de production.

Le budget des investissements est ainsi capable d’alimenter quasiment en auto suffisance le circuit des investissements surtout compte-tenu du fait qu’au départ du projet, l’essaimage va permettre au nouveau projet d’utiliser les équipements et les savoir-faire de l’entreprise qui organise l’essaimage. L’investissement en moyens de production ne dépend plus du pouvoir financier comme dans notre système de pouvoir.

Le deuxième budget est celui des frais de personnel qui comprend la masse salariale nette versée aux équipes de production, les frais de transport, restauration, formation, logement, etc. Ce budget a la particularité d’utiliser deux circuits monétaires : la monnaie gérée par la confédération d’une part et d’autre part, la capitalisation des droits sociaux. Les droits sociaux acquis par les salariés remplacent les cotisations sociales versées en monnaie légale dans notre système de pouvoir. Les financiers qui gèrent les monnaies légales à travers le monde n’ont donc plus aucune influence sur la capitalisation des droits sociaux gérée au niveau local dans les réseaux de vie ; cette capitalisation est un circuit financier autonome, nous le verrons plus loin.

Le troisième budget est celui des achats de matières premières et des consommations intermédiaires., avec les stocks.

Ces trois budgets permettent de déterminer le compte de résultat et le seuil de rentabilité selon les chiffres d’affaires ou le prix de vente unitaire prévus, en fonction des coûts fixes, de la marge commerciale et du taux de marge commerciale fixés.

 2.2.4. le plan de financement présente, pour finir, les besoins en création de monnaie et les tirages en droits sociaux nécessaires pour la réussite du projet de production des richesses.

 

2.3 la validation des besoins en monnaie

Cette question d’ordre politique est la plus délicate et dépasse le cadre stricte d’un projet de production de richesses. Le point de départ, nous venons de le noter, est le besoin en financement du projet de production. Mais cette indication n’est pas suffisante. Le conseil de l’action politique du réseau local ou la confédération peuvent décider de donner une valeur ajoutée supplémentaire à un projet ou bien de lui donner une importance plus grande en établissant des alliances avec d’autres réseaux locaux. Le financement peut alors provenir d’autres réseaux ou de la confédération de manière à optimiser davantage les gains de productivité, les synergies afin de développer les biens communs.

Le principe de base est logique et utilisé également dans le système de pouvoir actuel : la monnaie, la politique monétaire est au service de la politique budgétaire. Ceci signifie que les crédits accordés à un projet sont remboursés lors de la vente de cette production. Dans le système de pouvoir actuel, l’oligarchie financière ne respecte pas ce principe car pour s’enrichir elle a besoin de créer toujours plus de monnaie pour multiplier les crédits et jouer sur les taux d’intérêts. Plus la situation économique comporte des risques de non remboursement, plus les taux d’intérêts seront élevés et plus les financiers feront de profit. En 2012, nous sommes à l'opposée de la logique des réseaux : la rigueur budgétaire est au service des politiques monétaires : après avoir réussi à vendre tant de crédits aux particuliers et aux gouvernements, les banques centrales privées exigent des efforts drastiques de remboursement alors qu'en prétextant de leur peur d'un non-remboursement, ces banques privées exigent des taux d'intérêts élevés qui étranglent les pays les plus faibles. Nous retrouvons ici le programme de l'oligarchie financière anglo-saxonne : éliminer les états qui sont pour elle autant d'obstacles à sa domination sans partage du monde. Nous avons montré cette politique néfaste et criminelle dans notre présentation des pratiques des maîtres du monde. Dans l’organisation en réseaux, la politique monétaire reste au service de la politique budgétaire. Mis à part quelques frais de gestion, il n’y a pas de taux d’intérêt ou plutôt le taux d’intérêt est de zéro. Le risque existe mais il est partagé par tous les membres des réseaux. En clair, dans l’organisation en réseaux, il n’y a pas un réseau bancaire et financier privé, indépendant, autonome et qui possède le monopole de fait non seulement de  créer de la monnaie mais forcément également le pouvoir réel d’établir le niveau de production (de préférence l’offre est plus faible que la demande pour faire augmenter le prix), le niveau des salaires (pour le faire baisser le plus possible), le niveau de croissance suivi quelques années plus tard par une crise économique et financière de manière à pouvoir racheter à bas prix les richesses produites afin d’augmenter la domination et la puissance des plus riches, sans parler du pouvoir et des excès de pouvoir pour créer des guerres et des krachs financiers. Les réseaux de vie utilisent la monnaie pleine sans coût pour les pouvoirs publics.

La politique monétaire reste la source de tous les excès possibles en gestion et en management. Pour minimiser les risques de la politique monétaire, la principale solution repose sur la complémentarité entre deux catégories de monnaie : la monnaie principalement la monnaie scripturale établie selon une valeur légale par la confédération en ce qui concerne les réseaux de vie et qui s’échange avec les autres monnaies légales à travers le monde, et la capitalisation des droits sociaux qui reste interdite dans le système de pouvoir actuel car elle est capable de ruiner l’oligarchie financière tant elle est antinomique avec ses intérêts privés. Nous rappelons ici la réponse de la famille Rothschild lorsque Lincoln fit imprimer les "Greenbacks" pour payer les dettes de l'armée nordiste lors de la guerre de Sécession. En 1861, les États-Unis étaient de nouveau endettés de 100 millions de dollars. Le nouveau président Abraham Lincoln se joua lui aussi des banquiers européens en faisant imprimer les fameux “Lincoln Greenbacks” pour payer les factures de l’armée du Nord. Le journal des Rothschild “Times of London” écrivit: “ Si cette politique malicieuse qui a son origine dans la république d’ Amérique du nord, devait devenir à la longue une réalité fixe, alors ce gouvernement pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Le savoir-faire et la richesse de tous les pays ira en Amérique du Nord. Ce gouvernement doit être détruit ou il va détruire toutes les monarchies de la planète.” Même les Rothschild disent que c'est la solution pour devenir prospère.

Nous venons de voir que les réseaux de production utilisent plusieurs circuits de financement pour les investissements, les frais de personnel et les revenus distribués à des personnes physiques, les achats de manière à répondre à chaque question de management sans tout mélanger et sacrifier une question pour favoriser une autre ( comme par exemple sacrifier les salaires et les investissements pour maximiser les profits des actionnaires). L’utilisation plus ou moins forte de la capitalisation des droits sociaux est capable de faire baisser le coût de revient d’une production et le prix de vente dans des dimensions impossibles actuellement dans le système capitaliste même lorsqu’il utilise les dumpings social, fiscal, les délocalisations, les évasions fiscales , les prix de transfert entre sa holding et ses filiales et tout l’arsenal de la corruption.

2.4 la délimitation des biens communs dans l’espace de vie et l’optimisation du niveau régional.

 Le coût de revient de production (sans coûts des investissements et cotisations sociales) est minimisé à travers l’obtention des gains de productivité apportés par les rendements croissants, les innovations techniques. Ces gains de productivité restent entièrement dans le processus de production. Ils ne sont pas accaparés par les propriétaires des moyens de production ou les financiers qui avec leurs fonds d’investissements achètent des entreprises pour les revendre ou les fermer s’ils obtiennent des économies d’échelle négatives en transférant les productions des unes dans les autres.

Les gains de productivité se calculent au niveau de chaque réseau et non pas seulement dans celui où se trouvent les moyens de production. Ce qui est antinomique avec la pratique du système capitaliste libéral et de la propriété individuelle des moyens de production.

Par exemple, pour obtenir des économies d’échelle positives ou négatives, source importante et coutumière de gains de productivité, un réseau local peut déléguer sa production à un autre réseau local qui possède déjà une usine ou qui présente les conditions géographiques, les infrastructures et les ressources adéquates. L’apport de chaque réseau local est pris en compte comme dans une société par actions. Le partage des gains de productivité est en principe répercuté directement dans le prix de vente des produits ou services pour les membres des réseaux locaux. Ensuite le partage de la valeur ajoutée se fait au prorata des apports de chaque réseau local. Dans cet apport, le volume de production apporté entre dans la liste des apports car il permet d’arriver à la taille critique et il rend possible les économies d’échelle. Les coûts de distribution sont pris en charge par chaque réseau local ou ils sont mutualisés entre les réseaux locaux ou ils sont subventionnés par la confédération si l’intérêt commun y trouve son compte (exemple : zone de montagne, etc.). Cette pratique permet aux réseaux locaux de mettre les moyens de production aux meilleurs endroits possibles, d’utiliser au mieux les ressources et de minimiser les nuisances et pollutions de l’outil industriel.

 2.5 l’apport de la capitalisation des droits sociaux dans la gestion des projets de production des richesses matérielles et alimentaires, tout comme dans la gestion d’un projet en général.

 Le coût de revient d’une production exprimé en monnaie légale ne tient pas compte des éléments de coûts exprimés en tirage de droits sociaux, de même, il ne tient pas compte du coût des investissements qui se financent à travers un autre circuit de flux financiers. Le prix de vente exprimé dans le cadre des réseaux tend à devenir faible. Dans certains cas, il peut être égal à zéro, ce qui ne signifie pas que la production n’a rien coûté mais que les échanges au cours de la production se sont annulés sur le plan comptable, se sont équilibrés sur le plan économique et social. C’est bien l’objectif dans le cadre d’un réseau : ne pas maximiser les profits pour un propriétaire individuel mais optimiser le développement des biens communs. 

Le coût de revient minimisé à travers les gains de productivité ne prend pas en compte les cotisations sociales exprimées par des tirages en droits sociaux mais une partie ou la totalité de la rémunération nette peut être également exprimée en droits sociaux, dans un autre circuit de financement et dans un autre budget. Ces droits sociaux sont utilisées en partie immédiatement pour obtenir des produits, de la nourriture ou pour des mensualités dans la location ou l’achat d’un logement. C’est le cas et c’est préférable chaque fois que le circuit économique reste interne aux réseaux de vie. Lorsque tout est produit et consommé en interne, il n’y a pas besoin d’utiliser la monnaie légale de la confédération dont la valeur est influencée par les économies des systèmes de pouvoir ou la spéculation de l’oligarchie financière qui dirige le système de pouvoir capitaliste. Comme pour une monnaie habituelle, les droits sociaux non consommés vont servir d’épargne pour les dépenses futures, en particulier la retraite, les dépenses de santé, etc. Les droits sociaux ont une valeur fixe qui ne peut être érodée par l’inflation, dévaluée par une crise économique ou la spéculation. Comme pour toute monnaie, sa valeur repose sur le niveau de confiance que les groupes sociaux lui accordent et dans les réseaux de vie, cette confiance n’est pas uniquement immatérielle et psychologique, cette confiance est réelle et tangible à travers la gestion des biens communs. Par exemple, une année dans une maison de retraite de catégorie A vaut 5 000 points ou droits sociaux. La capitalisation des droits sociaux n’impose pas des placements financiers, la recherche des intérêts les plus élevés, la lutte contre l’inflation et les risques d’un mauvais investissement de cette épargne,, etc. La condition suffisante réside dans l’existence le moment venu d’une place dans une maison de retraite de catégorie A située dans le milieu local ou la région choisie, avec l’avantage de visiter régulièrement cette maison pour vérifier qu’elle reste bien en catégorie A et que les personnels travaillent au niveau de qualité prévu. C’est une manière d’anticiper le futur tout à fait pragmatique mais nettement moins spéculative et préjudiciable pour la grand majorité des gens que la spéculation financière actuelle.

Le risque supporté par la capitalisation des droits sociaux représente le risque invariable et irréductible de toute organisation, de tout projet, de n’importe laquelle des activités humaines : l’échec, la non réalisation des objectifs fixés, des finalités ou du but décidé par le management de l’organisation. A ce stade, l’adage universel reste lui aussi invariable : « qui ne tente rien n’a rien ». Pour oser tenter, le membre d’un réseau sait qu’il doit être assertif et donc, notamment, ne pas rester passif. A travers son cheminement et sa démarche spirituelle, en utilisant la première source de savoir, il sait progresser dans son involution, aller à la rencontre des mystères de la vie, poursuivre son évolution humaine. Les échecs sont très rares dans ce cheminement même si chacun va progresser à sa manière , avec son temps de vie et que la rencontre avec les mystères de la vie sera plus ou moins achevée. Il comprendra que quelques secondes suffisent et le peu perçu suffit à voir le reste, la certitude de la vie après la vie humaine. Il faut vouloir tenter cette démarche initiatique et très vite chaque postulant comprend qu’il reçoit bien plus d’une façon incommensurable par rapport à ce qu’il donne dans sa condition humaine. Le risque n’existe pas lorsque nous cherchons nos raisons de vivre qui sont les mêmes que nos raisons de mourir. Le risque humain est de ne pas faire le pari, de ne pas croire que la source initiatique est en nous ; le risque humain est de céder à l'ignorance de ce qui vit en nous. C’est pourquoi, nous l’avons dit, avant de prendre des responsabilités dans les réseaux de production des richesses matérielles, le membre sera passé par des activités du réseau initiatique : il n’aura pas peur de la mort et saura anticiper l’avenir sans peur et sans reproches, il n’aura pas besoin d’élever les taux d’intérêts des crédits parce qu’il aura peur de l’avenir ou de sa propre mort.

Le prix de vente d’une production réalisée dans les réseaux peut donc correspondre au final aux achats de matières premières et de consommation intermédiaires et à la marge commerciale pour payer les frais de distribution. Et encore ! Ce prix de vente peut être réduit par le commerce entre réseaux à partir duquel un solde peut être calculé. Le solde actuel de la balance commercial reste au niveau de la comptabilité d’un état parce que la production est gérée par la propriété individuelle. Dans les réseaux, le développement des biens communs gérés par la propriété commune permet de répercuter directement dans le coût de revient d’une production, le solde des échanges commerciaux au niveau des achats. Ceci se justifie principalement pour gérer les biens communs au niveau des approvisionnements en énergie et en matières premières issues des énergies fossiles. Cette pratique permet également de se soustraire à la doctrine de la liberté des marchés des énergies et à la spéculation sur les marchés du pétrole, du gaz, du charbon, etc., principal sujet de conflit et de tension militaire dans le système de pouvoir capitaliste et libéral. Pour notre coût de revient de fabrication, diviser le solde débiteur non couvert par des échanges par la quantité de biens échangés ou par le prix de vente unitaire aboutit à un niveau de prix bas qui ne peut pas exister à travers le fonctionnement du système de pouvoir capitaliste actuel, dumping social, fiscal, monétaire y compris. Le prix de vente est bien le résultat de l’ensemble des échanges et du niveau de confiance dans un processus de production ainsi que le résultat d'un management participatif géré dans une transparence optimale.

L’obtention de prix bas est aussi une conséquence cruciale de cette méthode de gestion des biens communs : comment ne pas répondre aux sollicitations des agents économiques des systèmes de pouvoir ou d’autres confédérations de réseaux qui seraient tentés d’acheter à ce niveau de prix ou à un prix légèrement supérieur, la production des biens communs d’un réseau local ou d’une confédération, pour les revendre chez eux avec une marge de profit bien supérieure ? Ce profit peut alors être bien plus important que celui obtenu actuellement en Asie, en Chine ou dans les pays à très faibles coûts de main d’œuvre. La réponse des réseaux de vie est logique : elle défend, elle met sous protection les biens communs que les réseaux ont réalisés. Par contre la méthode, le savoir faire, le management des organisations en réseaux de vie n’est pas protégé, il est disponible pour une groupe social qui veut quitter les systèmes de pouvoir et s’organiser lui aussi en réseau local de vie. Cette menace latente qui existe entre la réussite, la compétitivité des réseaux de production et des biens communs par rapport aux crises incessantes du capitalisme, est une raison supplémentaire pour défendre dès le départ les réseaux  citoyens de vie avec une armée de chevaliers et les chefs de guerre de la confédération. Bertrand Russel, dans les années 1950 avait imaginé l'emploi de la bombe atomique pour qu'enfin, dans l'humanité les barbares ne viennent plus piller les pays riches, la question est simplement transposée dans l'organisations des réseaux de vie : dès le départ, les chevaliers protègent la production des richesses dans les réseaux de vie, l'arme nucléaire n'est pas nécessaire, nous verrons comment les chevaliers disposent d'autres pouvoirs.

Pour conclure : la production des richesses matérielles et des services repose dans les réseaux locaux de vie sur les biens communs développés à partir d’un haut niveau de confiance, d’engagement personnel et d’inter relations humaines. Les chefs de projet, les entrepreneurs, les responsables ont acquis cette dimension humaine et sociale à travers la prise de responsabilités dans les réseaux initiatiques et de minimisation des violences. La minimisation du prix de vente est un résultat du travail de groupe et de la gestion de la propriété commune. La plupart des productions trouvent leur optimisation à un niveau local, régional ou national. Certaines productions vont être spécialisée dans un échange à longue distance pour procurer aux réseaux locaux des produits ou des ressources inégalement réparties sur la Terre. Certaines productions supplémentaires par rapport aux besoins locaux, du fait des rendements croissants, vont être échangées avec des groupes sociaux au titre de l’aide humanitaire et de la solidarité pour aider ces groupes sociaux à quitter leur système de pouvoir et développer eux aussi des organisations en réseaux de vie. Ces échanges économiques se déroulent dans le cadre d’une protection contre les menaces du commerce déloyal mené par les systèmes de pouvoir dans leur entreprises de domination des peuples au niveau mondial.

 

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Plan de la Partie 4 : les réseaux citoyens de vie

la déclaration des droits à la vie sociale pour les êtres humains

les réseaux citoyens : présentation générale

le premier domaine d'activités stratégiques : activités indispensables à la survie

les réseaux qui développent la mission d'autorité, le niveau de confiance  et la minimisation des violences en utilisant la première source de savoir : 

le réseau initiatique

le réseau de prévention et de lutte contre les violences

le réseau d'éducation à la citoyenneté et à la vie en groupe

le centre de gestion des réseaux d'autorité

le conseil de l'action politique des réseaux d'autorité

les réseaux de production et de distribution des richesses matérielles et intellectuelles en utilisant la seconde source de savoir

I) le cercle vertueux et les biens communs

II) la production des biens indispensables à la vie

III ) l'organisation d'un groupe de production de richesses

le centre de gestion des réseaux de production des richesses
le conseil de l'action politique des réseaux de production et de distribution

second domaine d'activités stratégiques : la réalisation d' oeuvres durables

la réalisation des oeuvres, présentation générale

1ère partie : l' oeuvre politique, économique et sociale 

l'analyse de la valeur du travail et de la monnaie

   
   

troisième domaine d'activités stratégiques : l'action politique

     
 

les ressources disponibles pour la mise en place de nos réseaux citoyens de vie

ressources en économie, société, droit, politique

de l'assurance à la solidarité

travail-oeuvre-action politique

Évolution culturelle ou culture de la révolution

L’éducation et la formation: pas dans un système de pouvoir mais dans un réseau de compétences

La perception du travail, depuis 1789

les biens communs

les ressources pour l'utilisation de la première source de savoir: la source personnelle et initiatique

la vie après la vie, le livre du Dr Moody

Les quatre situation pour connaître l'illumination et la rencontre surnaturelle

l'extase amoureuse

Colloque sur l'Expérience de Mort Imminente

DOSSIER France 3 sur le colloque du 17 juin 2006 à Martigues

La première rencontre et décorporation

SHAMBHALA, le rite de Kâlachakra

une technique de décorporation

la seconde décorporation

le développement spirituel

la troisième décorporation

TIAHUANACO, 10 000 ans d'énigmes incas, les dessins rupestres des Andes

Les traductions de la rencontre surnaturelle et des

 

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