L'ÉVOLUTION DE L'ÉTAT

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partie 2 : les systèmes de pouvoirs 

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Ce sujet classique pour des élèves ou des étudiants en économie, nous allons l'aborder ici sous la forme suivante :

- dans un premier temps, nous utiliserons un sujet du bac en section Économie/Sociale qui porte sur cette question

- puis nous invitons l'internaute à compléter ce savoir académique à travers notre lecture , pour mieux comprendre comment et dans quelles conditions l'état à dû changer sa mission.

1) Le savoir académique sur l'évolution de l'état : sujet bac juin 2001, Économie/Sociale

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2) l'évolution de l'état ou la recherche d'une nouvelle propriété collective en remplacement de celle perdue.

L'état-nation sous la révolution :

 son action principale est la reconnaissance du droit de propriété pour chaque citoyen. Nul hormis la nation peut priver un citoyen de son droit absolu et sacré de propriété. La suppression des corporation par la loi Le Chapelier permet ainsi également à tous de devenir propriétaire de son commerce ou de son activité artisanale. Cette liberté et cette égalité des propriétaires est défendue par la nation principalement contre ceux qui veulent rétablir les privilèges du système de la monarchie. La vente des biens du clergé aux nouveaux républicains qui peuvent payer, permet ainsi d'éviter que ces biens collectifs tombent entre les mains des ancien nobles. La volonté populaire installée au pouvoir, les citoyens n'ont rien à craindre pour leur propriété nouvellement affirmée.

Les idées des philosophes avaient semé le doute sur l'intérêt d'une propriété collective gérée avec égalité et fraternité. La récupération trop facile par un roi et un pape complice, du temps des cathédrales démontrait que la religion n'était pas un support fiable pour développer une démocratie. Le savoir des initiés ne savait pas résister aux manœuvres fourbes d'un camp adverse. Plutôt que de mettre le sort du peuple à la merci des ces querelles intellectuelles, spirituelles, religieuses plus ou moins dogmatiques, le sort des citoyens ne devait que dépendre d'eux. A  eux de gérer librement leur droit imprescriptible de propriété, à l'état dirigé par les représentants du peuple de défendre ce droit de propriété. Pour le reste, libre à chacun de croire ce qu'il veut. Ce système de pouvoir reste cohérent tant que chaque citoyen ne s'occupe que de sa propriété et que l'état reste le représentant d'une nation qui parle d'une seule voix. Dès que des réseaux d'influence, des mouvements politiques se mettent en tête de vouloir s'occuper du système pour le modifier, voire comme d'habitude pour s'emparer du pouvoir et servir leurs intérêts, la nation ne peut que se retrancher sur ses principes fondamentaux et renvoyer chacun entre les quatre murs de sa propriété mais cet argument est bien faible et la nation bien mal défendue. Dès qu'un parti s'est emparé du pouvoir pour le mener à sa guise, la seule solution démocratique consiste à faire une révolution dans les rues pour chasser les imposteurs. Aucune autre théorie ne peut venir affaiblir ce principe intangible du respect de la propriété individuelle même l'appétit féroce de ceux qui veulent dérober la propriété d'autrui. Si ces derniers agissent, le peuple les chassent avec la pointe des baïonnettes tout en brandissant le drapeau tricolore. La propriété collective qui rassemblent les propriétaires en mal de propriété reste la rue qui mène à l'Assemblée nationale. Bonaparte et d'autres se sont rendus compte de cette faiblesse et cette instabilité inhérente au système de l'état républicain gestionnaire de la nation et le peuple soulagé de sortir de cette ornière acclama l'empire français capable au moins lui de rivaliser de splendeurs avec les autres empires européens.

Car l'état n'est pas une structure habituelle pour organiser le pouvoir, il correspond à deux évolutions dans la société occidentale. Nous utilisons le livre d'Erik Reinert " Comment les pays riches sont devenus riches. Pourquoi les pays pauvres restent pauvres " pour présenter la première évolution. A partir du XIIème siècle et l'époque médiévale florissante, le développement des villes et des campagnes s'est réalisé à partir du savoir de l'Égypte antique transmis par le mouvement monastique bénédictin : la complémentarité entre les rendements croissants de l'artisanat et du commerce d'une part et les rendements toujours décroissants de l'agriculture d'autre part. Cette réussite en France est à l'origine de la destruction de l'ordre du Temple en 1307 car depuis quelques années le roi était ruiné et la monarchie prête à disparaître. 90% des richesses foncières échappaient à l'impôt royal et restaient au niveau local libre envers le roi. Reinert montre comment après 1307, les villes libres d'Italie du Nord ont continué à prospérer alors que la France s'épuisait dans la guerre de cent ans pour contester l'absolutisme royal mis en place. Les villes italiennes sont devenus des cités-états au rayonnement européen. Le partage de la richesse importante a nécessité un contrat plus vaste et précis entre les dirigeants fortunés de la ville et ses habitants mais aussi ses clients, fournisseurs résidant plus loin ou dans d'autres régions. La structure de l'état est un outil pour étendre un pouvoir centralisé sur des territoires de plus en plus vastes. La production industrielle va généraliser l'utilisation des états pour organiser son marché intérieur puis, à travers le colonialisme, ses marchés extérieurs. Reinert montre que la mondialisation n'est que du neo colonialisme.

La deuxième évolution explique la première : les progrès rapides dans les transports et les moyens de communication. L'état centralisé capable de diriger quotidiennement un vaste territoire ne devient possible qu'à partir des diligences. Aujourd'hui avec les moyens informatiques de télécommunications, les marchés financiers sont en permanence interconnectés et la spéculation se mène à la vitesse des nano secondes. L'oligarchie financière utilise ces technologies pour mettre en place son gouvernement mondial et diffuser à travers les médias qu'elle possède sa pensée unique dominante dans le but d'inculquer la soumission librement consentie aux citoyens. Ce gouvernement mondial n'a plus besoin de la présence des états, au contraire, les dirigeants politiques des états n'ont plus d'autre alternative que d'appliquer les règles du système économique capitaliste et libéral. Mais il ne faut pas oublier que ces mêmes technologies de communication et de transport sont également capables de développer des organisations en réseaux de vie sans utiliser l'état et la centralisation du pouvoir. La structure de l'état est bien dépassée autant pour les dirigeants de l'oligarchie financière (sauf pour regrouper les contribuables qui doivent rembourser les dettes publiques) que pour les citoyens qui ne veulent plus se soumettre au fonctionnement injuste et criminel des systèmes de pouvoir. Vivre sans état comme à l'époque médiévale florissante, n'est pas ipso facto un retour à l'anarchie et à ses risques sociaux. C'est utiliser les mêmes règles, la même culture qu'à l'époque médiévale, le temps des cathédrales, c'est à dire le management participatif y compris dans les institutions politiques, avec les moyens actuels de transport et de communication. Par contre la question d'une vie politique, économique, sociale sans état, n'est absolument pas enseignée et reste tabou sauf auprès de quelques initiés, juristes, philosophes et bien entendu poètes. Seuls sont enseignés l'état gendarme et l'état providence, la fin de l'état providence pour assurer le développement sans limites du libéralisme.

L'état gendarme

La restauration de la monarchie ne put rétablir les privilèges de l'Ancien régime et elle dut reconnaître son attachement à défendre la propriété individuelle donnée par la Révolution. Pour éviter l'erreur de la Révolution qui n'avait pas su fonder une légitimité de son pouvoir autrement qu'en se réclamant de la volonté populaire, volonté toujours aussi imperceptible et changeante, la monarchie remit en vigueur son socle de savoir pour légitimer son pouvoir en utilisant à nouveau les dogmes de la religion catholique. Les entreprises nouvellement créées devinrent non seulement un lieu de production de richesses matérielles au profit des propriétaires de moyens de production, mais aussi un lieu d'éducation du peuple dans les saines habitudes du travail dirigé par la prière, l'abstinence d'alcool et le respect mutuel, la solidarité charitable vis à vis des nécessiteux. La mise à disposition à travers le salaire, des moyens d'acquisition d'une propriété pour les salariés, donnait également une portée sociale à ce système de production de richesses.

La propriété des nouveaux industriels se heurta de suite à une réalité effrayante : investir dans des moyens de production n'était pas sans risque et l'on pouvait se retrouver ruiner par les concurrents, d'autres propriétaires. La première définition de 1804 de l'entreprise affirme nettement le droit des associés à mettre fin à leur entreprise dès que des pertes se présentent et de plus les associés ne sont pas obligés à payer les pertes de l'entreprise. L'industrie ne peut servir de cause pour perdre sa fortune ancestrale. Mais laisser les autres plus chanceux s'enrichir à votre place n'est pas non plus une situation enviable. La solution consiste à défendre son droit de propriétaire des moyens de production envers et contre tout et de demander à l'état qu'il fasse le gendarme pour punir les fauteurs de troubles dans le système, entre autre ceux qui n'accepteraient pas cette extension du droit de propriété au droit d'être seul propriétaire des fruits d'une entreprise industrielle au détriment des salariés qui en fournissent le travail.

 Cette façon de considérer de droit de propriété s'exprima dès 1830. La révolte des canuts à Lyon manifesta ce refus devant une telle spoliation du travail des autres. L'armée massacra plus d'une dizaine de milliers de personne et le slogan des canuts parcourut tout le 19ème siècle. Le rapport de force que l'ère industrielle développa dans le système de la propriété devint le pivot de la nouvelle organisation politique, économique et sociale. La doctrine économique capitaliste vint monter tout un savoir pour démontrer que le système, en se développant librement, pouvait atteindre un équilibre, soit une situation qui profiterait à tous et pas uniquement aux propriétaires des moyens de production. S'il n'y avait qu'eux qui s'enrichissaient et pas les autres, c'est qu'il fallait perfectionner le système, faire disparaître toutes les entraves à la libre concurrence et à la liberté des prix sur les marchés. La misère sociale qui accompagna les revers de fortune de telles ou telles activités industrielles dans telle ou telle région acheva la perte de l'état gendarme en 1929, lors de la première crise économique mondiale. Le laisser-faire de l'état n'était plus admissible devant une telle faillite du système. Reprenant les thèses de Keynes, l'état devait intervenir dans la vie économique. La réalité de la misère sociale marque la fin de ce système de pouvoir et de production de richesses.

L'état providence :

Né après la crise de 1929, il va soutenir les revenus des consommateurs et protégés les salariés par un système de protection sociale.  Trois étapes sont identifiables :

* de 1930 à 1990 : l'état développe la protection sociale et les services publics. C'est le développement du fordisme : les dépenses de protection sociale représentent un investissement pour accroître les performances de la main d'œuvre. En cas de difficultés économiques, les dirigeants politiques de droite comme de gauche n'hésitent pas à recourir à la nationalisation des entreprises. Pour le reste, l'état fait face aux crises avec toute la lourdeur de sa bureaucratie et les contradictions de ses intérêts. En 1983, la politique de rigueur s'attaque à l'obsolescence de l'outil de production que les années d'inflation de la décennie précédente avait laissé sans investissements. Incapable de soutenir la croissance de la demande intérieure soutenue par le gouvernement (dont la hausse du SMIC de 10% en juillet 1981), l'outil de production français devra laisser principalement les entreprises allemandes satisfaire ce surplus de demande française. L'augmentation rapide des importations provenant de l'Allemagne va creuser le déficit commercial et la sanction sera une nouvelle dévaluation du franc par rapport au deutschmark, d'où la politique de rigueur de 1983. Dès 1986, cet outil redevenu performant, les gains de productivité permettent un retour de la croissance et une légère baisse du chômage. Cependant, la montée du chômage ne représente pas que le prix à payer pour réduire l'inflation. Chômage et inflation sont de plus en plus perçus comme deux phénomènes distincts voire indépendants.

* les années 1990 : sont marquées par l'épuisement des gains de productivité dans l'industrie à la suite de la généralisation de l'automatisation de l'outil de production. L'état comprend que face à la mondialisation de l'économie et à la concurrence impitoyable des nouveaux pays industriels d'Asie, la priorité doit être la construction européenne autour d'une monnaie forte. La politique du franc fort face au deutschemark va maintenir les taux d'intérêts à un niveau si élevé que les entreprises préfèrent réaliser des produits financiers exceptionnels plutôt que d'utiliser ces capitaux pour investir. La crise de la consommation et la méfiance des consommateurs face aux problèmes du chômage et des retraites accentue encore ce recul des investissements. Les entreprises ont compris qu'il y a surcapacité de consommation et que les pays en voie de développement ne seraient pas les débouchés naturels des surproductions. La course aux économies d'échelle négatives ( produire autant mais avec moins de facteurs de production, essentiellement avec moins de frais de personnel ) devint la source principale des gains de productivité et les industries virent leurs filières toucher par la concentration des entreprises. Les destructions d'emploi deviennent plus importante que les créations, tous secteurs de production confondus. L'état resta sur le côté pour assister à la manœuvre, se souvenant cependant qu'il avait bon nombre d'entreprises dans son secteur public. Pour ces dernières, la protection de l'état devenait le plus sûr garant de leur perte face à la concurrence. Aussi l'état dut-il se résoudre à des privatisations plus ou moins hâtives et favoriser l'essor mondial des groupes qu'il venait de remettre en concurrence.

Sur le plan de la politique économique, l'état providence est obligé de maintenir un haut niveau de prélèvements obligatoires ( 50% du PIB ) pour maintenir ses objectifs de régulation des revenus et combler les déficits publics provoqués par la baisse des recettes fiscales. La montée du libéralisme sur le plan international provoqué par la puissance nouvelle des multinationales qui se retrouvent en position d'oligopole, le dérèglement des marchés financiers devant l'afflux des capitaux des fonds de pension qui nourrissent des entreprises spéculatives incessantes, réduisent le rôle de l'état à une situation inavouable. Son rôle, sous l'emprise des entreprises lancées dans la mondialisation de l'économie, se résume à un simple constat : en période de crise, l'état doit soutenir l'économie non plus en dépensant plus car il n'en a plus la possibilité mais en laissant courir les déficits publics. Pour aider les entreprises en difficultés ou en restructuration, l'état doit subventionner ces restructurations en prenant en charge le coût de l'évolution des qualifications ou celui des suppressions d'emploi. Il doit utiliser aussi le déficit de la sécurité sociale pour annuler temporairement la charge que représentent les cotisations sociales, permettant ainsi de baisser le coût du travail pour dégager une rentabilité financière plus satisfaisante pour les actionnaires. De la sorte l'entreprise peut investir ou changer son organisation à moindre frais. Lorsque ces investissements produiront des gains de productivité et que la croissance sera de retour, l'état à travers les impôts et les cotisations sociales devra en priorité combler les déficits publics de manière à pouvoir lors du prochain cycle de ralentissement de l'économie, avoir à nouveau la possibilité de laisser filer les déficits publics : voir l'exemple de la fonderie d'aluminium . La réduction des déficits publics pour satisfaire aux critères de convergence réclamés par la mise en place de l'euro a peu perturbé cette logique qui reste toujours actuelle.

L'état providence est ainsi passé du statut de providence pour les citoyens à celui de providence pour les actionnaires des entreprises. Le rapport de force dans le système de pouvoir au service de la propriété a fini par s'imposer dans le sens des plus forts. La pire erreur pour un état confronté au libéralisme, serait en période de croissance de ne pas combler ses déficits pour utiliser les nouvelles rentrées fiscales dans des buts collectifs et sociaux, des investissements dans les administrations, etc. Lorsque le cycle de l'investissement arrivera à la surproduction et au ralentissement de l'économie, l'état ne pourra plus accumuler de nouveaux déficits sur les déficits du cycle de ralentissement précédent sans courir à la chute de sa monnaie et à l'écroulement de l'économie de son pays. L'état est ainsi réduit au statut de propriétaire des budgets publics et il doit les utiliser pour compenser les phases de ralentissement de l'économie et maintenir une rentabilité suffisante au profit des actionnaires. Dès que le capital technique est devenu obsolète au point de mettre en péril l'entreprise, l'investissement repart et l'état sait ainsi comment il doit gérer ses budgets. C'est simple, pratique, efficace et à travers l'état, ce sont les citoyens qui peuvent profiter de ce mécanisme qui minimise la destruction des emplois en période de crise. La propriété collective, ici, ce sont les budgets publics : l'argent des impôts et des cotisations sociales.

La seule planche de salut consiste pour l'état à espérer et à favoriser l'arrivée sur les marchés de nouvelles innovations de nature à imposer aux actionnaires de nouveaux investissements. Ce qui milite en faveur de la prise en main d'une recherche plus efficace à travers le service public et qui viendrait offrir aux entreprises quasi gratuitement ces innovations. A défaut d'innovation, la prise en main de la veille technologique ou plus justement, de la recherche des renseignements économiques, politiques et sociaux par les centres de guerre électronique militaires, devient une mission incontournable pour l'état. La nouvelle providence prend alors la forme du renseignement commercial donné à l'entreprise nationale pour battre ses concurrents sur les marchés mondiaux. Les USA avec les services de la NSA et de son réseau Échelon en sont l'exemple modèle. Le libéralisme serait ainsi sur les traces d'un nouvel impérialisme ou tout au moins colonialisme larvé. Ceci n'est pas étonnant, les règles actuelles de la propriété sont bel et bien immuables, imprescriptibles, du moins tant que son système de pouvoir existera, que le nœud de fables ne sera pas tranché.

Alors comment donner un nouveau rôle politique, économique et social à cet état toujours prisonnier des conséquences imprévues de son système de pouvoir fondé sur la propriété individuelle sacrée ?

* les années 2000 : pour sortir de ce rôle ingrat conféré par le libéralisme, l'état libéral ou socialiste, peu importe sa couleur politique, va chercher à se placer en arbitre parmi les acteurs économiques et s'il a du tempérament, va prendre fait et cause pour des questions toutes aussi mondiales mais plus humanitaires afin de recentrer les buts du système libéral sur des objectifs collectifs comme la protection de l'environnement, la réduction des inégalités, l'interdiction de procéder à des génocides, l'éradication des famines, etc. A côté de la gestion du système économique repris par les décideurs du libéralisme, les hommes politiques s'activeraient ainsi à l'élaboration d'un nouveau système purement politique auquel serait soumis les dirigeants du libéralisme. Plus que d'une raison d'état, il s'agirait d'imposer à l'économie libérale les choix d'une gestion de l'humanité pour sa protection, sa sauvegarde, sa survie.

Procéder par mesure législative sur la réduction du temps de travail pour provoquer une réorganisation du travail source de nouveaux gains de productivité à côté de ceux liés au capital technique, redistribuer les fruits de la croissance sous forme de temps libre et non plus uniquement sous forme pécuniaire, s'expliquent alors par cette volonté politique de maîtriser, voire de socialiser le capitalisme. Le rôle de l'état serait de représenter la volonté collective dans la recherche d'un consensus parmi les acteurs économiques de manière à assurer une relation gagnant-gagnant pour tous. Mais ceci signifie que l'état abandonne l'idée de gérer une propriété collective devenue trop ruineuse et archaïque pour s'engager dans la défense d'une volonté collective qu'il serait capable d'imposer ponctuellement si la situation le nécessiterait. De gestionnaire de la propriété collective, source de légitimité pour le centralisme de l'état, la place de l'état deviendrait celle d'un régulateur des forces vives du pays.  Cette volonté reste trop tributaire des résultats électoraux pour être fiable, surtout dans une démocratie aussi peu directe et restée trop représentative et centralisatrice. Le parti des libéraux, une fois au pouvoir, peut remettre en cause les résultats d'une politique plus sociale. L'état qui n'a plus de crédibilité sur le plan économique, est alors obligé de revenir à un état-nation concentré sur la défense de ses principes de base et la propagande de ses fictions républicaines pétries d'utopies. C'est le retour à la case départ, aux citoyens qui à bout d'arguments civiques doivent conquérir les utopies du système national à coup de baïonnettes, à la lutte sanglante dans la rue,  au combat des partis populaires contre les imposteurs de la propriété nationale collective qui volent la propriété d'autrui. C'est le conflit entre deux systèmes antinomiques dans lesquels les actionnaires ne sont pas identiques, et quand bien même tous citoyens seraient salariés et actionnaires, les intérêts des deux systèmes restent contradictoires. Ils n'arrivent pas à surmonter les contradictions inhérentes au capitalisme, à la propriété par une minorité des moyens de production des richesses. Financer à terme deux système au lieu d'un, risque de les ruiner l'un après l'autre. L'alternative d'une organisation en réseau est bien plus réaliste et pragmatique.

3) Du service public français à la gestion européenne de l'intérêt général :

Il reste toutefois pour les défenseurs de l'état-nation, providence ou non, un bastion français qui mine de rien risque de s'écrouler inopinément : le service public français, ce modèle de vertu républicaine que les autres pays européens ne pouvaient que nous copier, semble condamné à disparaître sous les coups de boutoir des institutions européennes, relais troublant de la doctrine libérale concoctée notamment au sein de l'OMC , l'organisation mondiale du commerce.

Si des missions de service public peuvent être concédées au secteur privé comme l'eau, le transport local, la définition du service public comprend trois dimensions. Premièrement, à chaque niveau territorial, l'état garantit le droit individuel à accéder à des biens et services essentiels : la santé, la justice, l'éducation et la formation, la protection de son patrimoine, de sa dignité, de sa vie privée, etc. Ces droits fondamentaux garantit notamment par la constitution et son préambule sont nommés les droits du citoyen. A partir de ce socle juridique, s'ajoute deuxièmement, le droit à participer à un intérêt commun car le fait de vivre ensemble ne peut se limiter à des droits individuels. Ensemble, les citoyens construisent un intérêt commun et les services publics sont là pour assurer la cohésion sociale principalement en gérant le principe d'égalité avec un système d'égalisation par péréquation. L'exemple le plus simple de cet égalitarisme est le prix du timbre poste, partout le même sur le territoire. Pour l'obtenir, il y a bien compensation du coût du transport postal très élevé au fin fond de nos campagnes par la forte rentabilité de ce transport postal dans les milieux urbains. Troisièmement, une seconde mission pour développer la cohésion sociale réside dans la préparation d'un développement durable  en prenant en compte les intérêts des générations futures. Ces trois dimensions s'enchevêtrent et sont présentes dans tous les pays européens. L'internaute qui a parcouru ce site, comprend également que nous sommes ici en plein droit de propriété communautaire et/ou collectif et que la réalisation de cette cohésion passe par une organisation en réseau de communautés puis par un niveau d'organisation collectif capable de réaliser le mariage de ces cultures. Pour le moment nos sociétés reposent sur une organisation en système avec une hiérarchie de pouvoirs qui a défini, en France, à partir de la propriété collective de la nation et de ses fictions républicaines, comment devaient s'organiser les démembrements territoriaux de l'état et donc la manière d'assurer cette cohésion sociale à chaque niveau géographique de pouvoir.

La France procède par hiérarchie descendante de l'état gérant la nation jusqu'à la commune et aux citoyens avec un fort centralisme des pouvoirs. La réforme communale n'est toujours pas à l'ordre du jour pour achever la délégation de pouvoirs aux collectivités locales. Le développement des communautés de communes mis à part une facilité de gestion administrative, ne touche pas aux délégations de pouvoir du niveau central. Dans les autres pays, l'organisation étatique procède par délégation ascendante de pouvoirs. Les citoyens délèguent le pouvoir d'organiser la cohésion sociale et la gestion des droits individuels à un ensemble géographique comprenant plusieurs communes et disposant de réels moyens techniques et intellectuels dont le coût est amorti sur plusieurs dizaines de milliers de citoyens. Ces collectivités locales délèguent une partie de leurs pouvoirs aux régions qui disposent de moyens d'organisation réservés en France à l'état. Ces régions enfin délèguent des pouvoirs à la fédération des régions qui représente le pays, l'état. Dans ces pays, il n'y a pas la forte et ruineuse coexistence d'une administration territoriale appartenant à l'état central avec ses fonctionnaires et d'une administration locale gérée par des élus. Cette délégation ascendante de pouvoirs se rapprochent bien plus qu'en France d'une organisation en réseau mais ces pouvoirs étatiques même fédéraux restent des systèmes de pouvoir et leurs cultures reposent selon la tradition judéo-chrétienne engoncées dans ses dogmes, sur une seule source de savoir : le savoir intellectuel et rationaliste. Le temps où Moïse édifiait un nouveau peuple sur les bases de l'antique savoir global égyptien en prenant soin d'organiser ce peuple en douze ou treize tribus capables de marier leurs cultures dans la vénération d'un seul et même Dieu et respectant toutes au moins dix commandements, semble oublié du moins pour les dirigeants européens et surtout juifs, palestiniens, égyptiens et du moyen-orient. Quelques rares initiés et poètes, comme l'équipe de Fileane.com, entretiennent cette tradition millénaire capable de bâtir des civilisations éclairées par les deux sources de savoir en développant une cohésion sociale respectueuse de la dignité de tout être vivant.

Il va s'en dire que la cohésion sociale dans un système de pouvoir ne peut pas être la même que dans une organisation en réseau, bien plus propice à travers ses trois contrats sociaux à développer les trois niveaux de propriété, de droits et d'obligations sociales. Le développement des associations Loi 1901 pour palier aux insuffisances des services publics français dans la sécurité des quartiers, dans l'apprentissage des bases du savoir à côté des heures de classe, le maintient à domicile des personnes âgées, l'accompagnement des malades, des personnes désespérées, mourantes, etc. répond bien à une organisation en réseau  mais l'état n'entend pas leur déléguer les moyens de ses services publics. Interdit en 1791, restauré partiellement en 1901, ce droit à gérer en communautés de volontaires l'intérêt général, reste cadenassé sous les interdits républicains et les prescriptions fiscales. L'exemple de la condamnation du S.E.L. ( système d'échanges locaux ) de l'Ariège au tribunal correctionnel de Foix en janvier 1997 en apporte une preuve supplémentaire. L'état français tient à défendre son monopole de service public et c'est ici que l'exception française trouve ses limites et rencontre la volonté européenne de gérer autrement l'intérêt général.

Sur le plan communautaire, des évidences s'imposent : la gestion communautaire de l'espace aérien, du transport aérien, des infrastructures de transport en général, etc. Cette gestion de l'intérêt général en Europe a été laissée aux bons soins des états jusqu'à l'Acte unique de 1986 qui définit le libre échange et la priorité des mécanismes de marché dans le fonctionnement européen. Après une période de confrontation sur ce point, à partir de 1994, avec la procédure de décision à la majorité qualifiée, un processus de libéralisation se met en place dans les institutions européennes et la question de la gestion de l'intérêt général avance entre deux limites. La concurrence est bien un moyen de casser les vieilles frontières historiques et de remettre en cause les monopoles étatiques sur les services publics qui dans la plupart des pays ont fait la preuve de leur inefficacité. Mais céder aux mutations technologiques, à l'internationalisation de l'économie voire à l'ultra libéralisme représente un danger flagrant : celui de remplacer des monopoles publics par des oligopoles voire des monopoles privés. Les citoyens européens ne sont pas dupes, cette évolution est impossible sous peine de graves conflits sociaux contre le système de pouvoir.

Alors les institutions européennes mettent en place la libéralisation contrôlée. La cour de justice européenne en 1993 et 1994 à travers respectivement l'arrêt Corbeau et l'arrêt Almelo défend le monopole de service public des états dès lors que un état à besoin de ce monopole de service public pour la péréquation et garantir un même tarif à tous favorisant l'accès pour tous à un besoin ou service essentiel. Il n'est pas question de favoriser la privatisation des zones géographiques ou les services seraient les plus rentables comme par exemple la distribution du courrier dans les villes pour laisser au service public de l'état les zones où personne n'a intérêt financièrement à assurer ses services comme distribuer le courrier cinq jour par semaine au fin fond des campagnes. Le deuxième axe d'effort porte sur la nécessaire précision du principe de subsidiarité dans le fonctionnement de l'Europe. La subsidiarité consiste à donner à chaque niveau territorial ou local les compétences qui lui sont les plus judicieuses. Exemple en France : confier aux régions les transports ferroviaires TER, au plan national les TGV.  Ce principe de subsidiarité revient à constater que le seul plan collectif et centralisé n'est pas adapté pour tout réglementer, qu'il y a un niveau intermédiaire sur le plan local ou régional, nous n'osons pas dire ici " communautaire organisé en réseau ", même si une fois de plus nous nous en rapprochons.

Sollicitée par le Conseil européen de Lisbonne en mars 2000, la Commission européenne cherche à ne pas se mêler de cette affaire en indiquant que c'est aux états d'organiser les services publics comme ils le veulent. A ce stade, les inégalités entre pays dans les services publics ne peuvent qu'amener des situations contestables : pour réduire sa facture de frais postaux, une entreprise a intérêt à grouper son courrier pour l'envoyer par camion ou avion à Amsterdam d'où il sera posté pour la France à moindre coût. De grandes entreprises françaises ont adopté cette pratique pour l'envoi des factures à leurs clients. Cette situation n'est donc pas tenable sur le plan de l'Union européenne, autant avoir un tarif unique avec une péréquation pour l'ensemble de la zone de l'union. En décembre 2000, le sommet de Nice proclame la charte des droits fondamentaux de l'union européenne et son article 36 reconnaît les services d'intérêt économique général mais l'article 16 énonce le principe d'une hiérarchie entre liberté des marchés et gestion de l'intérêt général. Pour sortir des conflits actuels, il s'agit de mettre à égalité les règles de concurrence et l'intérêt général. Pour cela, des négociations doivent avoir lieu afin de finaliser une réglementation dans le Traité prévu en 2004. Un débat public doit donc avoir lieu pour préciser cette nouvelle gestion européenne de l'intérêt économique général. Le traité de 2004 doit transcrire l'article 16 en règles applicables, en directives cadres transverses multi-secteurs. Mais la priorité de la liberté des marchés sur l'intérêt général ne peut être remise en question.

Pour le moment, les hauts fonctionnaires français comprennent que leurs certitudes sur la validité du modèle du service public français ne sont plus de mise, que le mouvement européen se fera à partir d'une toute autre organisation et que la règle de la majorité qualifiée imposera tôt ou tard ce nouveau modèle à l'état français et à son administration publique. Autant participer de suite à cette campagne de négociation sur l'intérêt économique général. Surtout que les premiers contacts entre l'O.M.C. et la Commission européenne montrent l'étendue des divergences. Pour l'O.M.C. tous les services marchands et non marchands doivent être libéralisés. Produire du savoir et former les gens doivent suivre des règles de concurrence afin d'éliminer les organisations inefficaces et de promouvoir les plus performantes, quitte à ne choisir qu'une seule culture. Pour la Commission européenne, les services de santé et d'éducation ne sont pas de la compétence communautaire, donc elle ne négociera rien sur ces points avec l'O.M.C. mais la différence entre économie marchande et non marchande s'estompe. Des associations d'éducation jusqu'ici confinée dans une économie non marchande dominée par les monopoles de service public des états pourraient fort bien saisir cette opportunité de l'O.M.C. pour réclamer et obtenir une égalité de traitement entre école publique et école privée quitte à réduire à la fermeture des écoles publiques. La menace est donc bien réelle dans notre système de pouvoir libéral. Un point sur la question est prévu au sommet de Barcelone en mars 2002.

Fileane.com propose une autre alternative, celle de l'organisation en réseau qui par nature est la plus à même de gérer l'intérêt général. L'Europe politique n'étant pas fixée et les limites du fédéralisme étant bien présentes dans les esprits, il apparaît de plus en plus clairement que l'Europe ne sera unie sur le plan politique que si ses citoyens ont abandonné les états et leurs organisations en système, leurs utopies inutiles pour marier leurs communautés et leurs cultures, certainement à travers une délégation de pouvoir ascendante, à une organisation, probablement fédérale, mais surtout capable de marier ces cultures dans le respect de la dignité de tout être vivant. Fileane.com donne les clés de cette organisation en réseau : un savoir global fondé sur la complémentarité des deux sources de savoir capable de mettre en place les trois contrats sociaux, les trois niveaux de travail humain en commençant par la production individuelle du sacré... et pas par l'argent ou par le travail actuel pour obtenir cet argent.

Il ne s'agit pas d'une troisième voie, d'une troisième manière d'élaborer un système à côté des systèmes libéraux ou capitalistes et des systèmes collectivistes communistes ou socialistes et plus ou moins républicains. Il s'agit de redonner un espace communautaire à l'organisation en réseau qui a comme principale caractéristique ou pour une minorité, principal défaut, de ne pas permettre à quelques uns sous couvert de la propriété individuelle garantie d'une manière irréfléchie par les systèmes de pouvoirs étatiques, de s'enrichir sans limites au point de créer dans le développement du progrès, des inégalités  porteuses des pires violences sociales. Il est clair que la position de Fileane.com reste pour le moment singulière, non pas à cause d'une originalité outrancière due à une imagination débordante et à un rejet de tout rationalisme, notre position sur l'élaboration d'un savoir global en apporte preuve, mais parce que les poètes ont toujours su trancher le nœud de fables de nos sociétés en distinguant clairement les interdits fondamentaux pour minimiser la violence des tabous posés par des minorités au pouvoir dans la défense de leurs intérêts privés. Une fois brisés ces tabous qui protègent les dogmes aussi bien religieux que civils et républicains, nous pouvons actualiser nos savoirs et exprimer d'une manière plus personnelle et humaine l'espoir qui nous pousse à trouver notre forme de cohésion sociale. Si la mondialisation menace les états qui ne savent plus comment évoluer, elle est aussi un formidable atout car l'échange entre les cultures n'a jamais été aussi grand et si peu violent. Reste à façonner ce mouvement sur un plan politique pour remettre en oeuvre le mariage des cultures.

Ce mouvement est toujours entrepris d'abord par une minorité agissante, par un groupe qui a été opprimé mais qui a su trouver dans le corps de savoir disponible à son époque, les connaissances, les exemples pour transformer l'organisation du pouvoir. Souvenons-nous d'un moine irlandais, Colomban, druide ou tout au moins expert dans ce domaine, qui vint créer des abbayes dans l'est de la France. De l'abbaye de Baumes les Messieurs partiront les moines qui fondèrent l'abbaye de Cluny et y travaillèrent au mariage des cultures européennes dans ce qui devint le temps des cathédrales... certes le roi de France se retrouva ruiné non pas pour avoir du financer toutes ces constructions mais parce que le peuple travaillait et confiait son patrimoine à l'organisation en réseau des abbayes défendues par les chevaliers... oh! il y a eu des excès, surtout chez les moines ! Mais avaient-ils toute la somme que connaissances dont nous pouvons disposer aujourd'hui sur notre culture comme sur celles des autres peuples ? Avaient-ils vu les ruines du temple de Dendérah ou rien que les pyramides comme n'importe qui peut les voir aujourd'hui sur internet ? Ne pouvons nous pas mieux faire maintenant que nous avons désensabler les temples d'Égypte, traduit les lois divines et les mathématiques célestes, que nous pouvons franchir à nouveau la porte du soleil à Tiahuanaco ? Cette organisation sociale sans état détruite en France subsiste chez le peuple qui construit autour de la grande loi qui lie les nations du peuple iroquois. Cette source a servi d'exemple pour la déclaration d'indépendance puis pour la constitution des Etats-Unis, elle aurait du être utilisée ensuite chez nous dans la révolution française si celle-ci n'avait pas été perturbée dès ses débuts par les excès des émeutes et des agissements populaires obscurantistes. A la place d'une Confédération nous avons eu la Terreur républicaine, échec sanglant qui depuis a glacé d'effroi bon nombre de penseurs politiques sur le sujet de la gouvernabilité du peuple français.

Les institutions ne résistent jamais à la pression du savoir, des connaissances aussi bien technologiques que spirituelles car ces dernières poussent les groupes à vouloir de nouvelles marques de cohésion sociale. Rien n'est jamais acquis à l'homme, écrit un poète mais un autre lui répond déjà : nous ne savons pas ressusciter les corps mais voilà revenu le temps où nous savons ressusciter les rêves, ces rêves qui partagés assurent le bonheur des humains, leurs raisons de vivre et de mourir, l'espoir des humains. Les chevaliers se présentent alors comme des conquérants d'espoir, comme des gens qui gardent sous le sacré les armes de guerre pour qu'aucun criminel ne vienne briser ou confisquer cet espoir. Napoléon l'avouait aussi : à la fin , c'est toujours la force de l'esprit ( surtout initié ) qui vainc la puissance des baïonnettes. Si l'évolution de l'Europe préoccupe les agents du service public français, que dire alors du choix qui se pose pour les soldats entre rester à la solde d'états au service de systèmes de pouvoirs inégalitaires et inefficaces ( voir partout où est allé combattre ces dernières années les armées américaine, russe, française, etc. ) et venir rejoindre les rangs des chevaliers qui assurent la protection des organisations en réseaux et le mariage des cultures. C'est sur cette question et ce combat que s'achève entre autre le roman " D'Éleusis à Dendérah, l'évolution interdite ".

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Plan de la Partie 2 : le fonctionnement des systèmes de pouvoir

le fonctionnement des systèmes de pouvoir : introduction

1) La fable 1 : l'élimination de la propriété commune à travers la confiscation de la propriété individuelle.

1.1  la révolution mal faite : 1789

1.2 Pour montrer cette logique du système basée sur le droit de propriété individuel des moyens de production, nous pouvons prendre le cas  historique des canuts de Lyon en 1830

2) La fable 2 : le pacte social républicain, son échec et le creusement des inégalités. 

2.1 L’évolution du rôle social de l’état républicain français 

2.2 le rejet de la propriété commune et la fable du progrès matériel.

3) la fable 3 : pour assurer le progrès des peuples, certains peuples de race plus pure doivent commander aux autres à travers des systèmes de pouvoir fascistes ou nazis

4) la fable 4 :  l’idéologie économique et la primauté de l’économie sur le politique, les thèses économiques classiques avant la mondialisation des échanges.

4.1 quelques fables économiques :

4.2  le principe d'autorité et le principe d'efficacité

4.3 Ce principe d'efficacité a été modifié depuis les années 1980, il a évolué vers le principe d'efficience

4.4 la crise de 2008 - 2009 et les déséquilibres engendrés par le neo libéralisme lorsqu'il devient une nouvelle forme de capitalisme brutal et sauvage envers les populations

5) la fable 5 : le neo libéralisme : la mondialisation comme seule perspective d’enrichissement et de gouvernement.

5.1 le libéralisme n’est qu’une catégorie d’arguments du capitalisme chargée de conquérir de nouveaux espace pour implanter le cœur même de ce système de pouvoir : la maximisation des profits. Ce discours n’est qu’une manipulation qui sous prétexte de vendre de la liberté, cherche à développer une domination la plus vaste possible.

5.2 Montrer que le libéralisme est une doctrine née avec le capitalisme mais qui n’avait pas pu se développer avant les années 1990 pour des raisons politiques

5.3 Montrer que le capitalisme a des origines douteuses et qu’il ne prend réellement son développement qu’à partir de 1830 et les premières usines.

5.4 Montrer que la mondialisation est utilisée par le capitalisme pour développer le dumping social au détriment des pays développés et que les arguments du libéralisme ne sont qu’une couverture idéologique pour masquer ces entreprises contraires au pacte républicain établi après 1860 dans les démocraties occidentales.

5.5 Montrer que l'entreprise de domination de l'oligarchie financière a réussi à dominer les états à travers la crise de 2008 et qu'elle a réussi à surmonter l'échec de 1929 grâce aux nouvelles technologies informatiques de communication mais que la crise de 2008 nous place devant un choix de société.

5.6 en conclusion

6) l'évolution de l'état

7) le chômage production du système capitaliste  

le système d'éducation et de formation qui enseigne les fables pour légitimer les dirigeants de nos systèmes de pouvoir

partie 1 : les missions du système éducatif et tout d'abord la sélection des élites

partie 2 : La mission de normalisation des savoirs dans le système éducatif

partie 3 : La mission de normalisation sociale : les 3 étapes : politique, industrielle, sociale

 

le chômage     les politiques sociales

  partie 2 : le fonctionnement des systèmes de pouvoir

 

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