fileane.com

Politique : les vendus, que veulent-ils encore nous vendre ?

 Ou comment répondre à l’appel de la république et éliminer les démocraties mises en place par le pouvoir de la finance mondiale.

 le 19 août 2016 mise à jour le 4 septembre et 11 septembre 2016.

Combien fûmes-nous à réagir aux propos « mes ennemis c'est la finance » ? Beaucoup et plus encore sont aujourd'hui celles et ceux qui ont compris que ces propos justifiés furent abandonnés aussitôt les réalités du pouvoir assumées, que ce fut un enfumage magistral de la volonté citoyenne sortie majoritaire des urnes. Alors que la fin de la crise financière devenait en 2012 une possibilité réelle en combattant directement les auteurs de cette crise, ces dirigeants politiques, en se rangeant sous la doctrine libérale et le gouvernement mondial de la finance anglo-saxonne, ont démontré par ce reniement, qu'ils n'étaient que des vendus au service des nouveaux maîtres du monde.

 Le rejet par les citoyens de ces politiciens de tous bords est manifeste, pourtant rien ne change dans le jeu politique alors que les citoyens ont compris depuis 2012 sinon bien avant pour certains, pourquoi la finance est notre ennemi. Éliminer le pouvoir des banquiers correspond de nouveau à l'utilisation d'une monnaie pleine, positive, souveraine, créée par le pouvoir politique au service des citoyens et non pas créée à partir de rien par les banquiers lorsqu'ils décident seuls d'accorder ou non des crédits et de soumettre l’économie à la loi de l’endettement sans fin pour maximiser leurs profits. Cette technique monétaire et bancaire de la monnaie pleine, si elle est juste et performante sur le plan politique, économique et sociale, est cependant peu comprise par les citoyens. La technique est simple et sa mise en oeuvre est aisée. Seulement tous comprennent intuitivement qu'un changement de quelques techniques de gestion autant indispensable soit-il, ne suffit pas.

 Les partis politiques, s'ils ont la capacité de comprendre cette technique monétaire de la monnaie pleine, sa portée économique et sociale vers une période à nouveau florissante, rejettent cette initiative car elle porte en elle un péril mortel pour leurs intérêts. La question, en effet, ne se limite pas à une seule réforme monétaire aussi pertinente soit-elle pour l'intérêt commun d'une société. Cette question au coeur du pouvoir politique permet clairement de séparer deux manières d'organiser le pouvoir politique : la démocratie et la république. L'emploi de ces deux mots, de ces deux notions politiques, n'est pas neutre.

 La finance utilise la démocratie pour étendre son pouvoir et en refusant la monnaie pleine souveraine, l'oligarchie financière anglo-saxonne et les politiciens qui la servent, écartent du pouvoir la république.

 La république est ancienne, elle a été utilisée bien avant l'instauration de la démocratie. Elle se caractérise par l'utilisation de règles au service de l'intérêt général du groupe social. Dans le cadre d'une justice sociale et d'une culture humaniste fondée sur les valeurs économiques d'abondance, les valeurs sociales d'équité et de solidarité pour garantir la paix et l'amour, ces deux valeurs fondamentales politiques et culturelles, les règles qui garantissent le progrès social et le développement durable sont toujours les mêmes à travers l'humanité :

  • sur le plan social : la complémentarité entre les trois formes de propriété, l'utilisation de la propriété commune pour le gestion des biens communs et de la propriété collective pour les biens immatériels liés à l'utilisation des savoirs, principalement l'utilisation de la solution optimale obtenue par la pratique de la subsidiarité au niveau de l'action politique.

 La république s'est développée parmi les cités états, les villes libres, la démocratie locale participative, l'économie solidaire, le développement des biens communs. La république parce qu'elle utilise le principe de subsidiarité pour obtenir la solution optimale en l'état des connaissances disponibles, se développe dans un cadre géographique local. Elle permet l'adaptation de la solution optimale aux particularités locales. Cette limite structurelle fait sa force politique, économique et social. La république est ainsi universelle dans l'utilisation des solutions optimales et elle est souveraine lorsque les groupes sociaux adaptent les solutions optimales à leurs particularités locales, là où ils vivent. Dans cet espace bien maîtrisé par un groupe social se développe le management participatif, la gestion commune et solidaire, l'économie collaborative, les réseaux citoyens de vie.  L'association des différentes républiques, villes libres, se réalise à travers de puissantes confédérations capables d'assurer paix et prospérité dans la cadre de brillantes civilisations. Pourtant les républiques, les cités états de l'époque médiévale ou plus lointaines de l'Égypte ou de la Grèce antique ont été détruites par des systèmes de pouvoir militaires et monarchiques qui ont voulu étendre leur domination sur de plus vastes territoires. En effet il est possible pour un système de pouvoir comme l'oligarchie financière anglo-saxonne actuellement, de dominer le monde entier en instaurant un gouvernement mondial mais nous ne sommes plus en république, au contraire, le gouvernement de la minorité des plus riches creuse les inégalités de revenu et le patrimoine et condamne la majorité de l'humanité à vivre dans un endettement perpétuel sinon dans un nouvel esclavage économique et politique. La République transmets ses richesses aux générations futures et à tous, la démocratie commet l’erreur de servir les intérêts d’une minorité qui en exige toujours plus pour elle seule. La démocratie vit à l’intérieur des systèmes de pouvoir pour développer la soumission librement consentie à l’élite dirigeante puisqu’il n’y a pas d’autre alternative dans un système de pouvoir. Il est grandement temps d'éliminer cet amalgame funeste entre république et démocratie au sein des états, des états-nations.

 La démocratie est une notion apparue au Siècle des Lumières. Elle a été utilisée lors des révolutions des années 1770 - 1790 : l'Indépendance des États-Unis d'Amérique du Nord et la révolution française. Les dirigeants politiques après avoir éliminé l'absolutisme royal, ont voulu conserver la taille géographique du pouvoir monarchique et surtout le centralisme de ce pouvoir fortement hiérarchisé. En conquérant le pouvoir, les révolutionnaires ont cherché à profiter des structures politiques de l'absolutisme royal ou de celles d'un empire pour imposer en réalité leurs idées politiques fondées avant tout sur le rejet des monarchies, en méconnaissant ou en écartant volontairement les règles républicaines qui limitent la centralisation du pouvoir et le développement d'un système de pouvoir dirigé par une minorité. Par exemple, Montesquieu a valablement pu exiger la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire pour éliminer l'absolutisme royal. Pourtant aucune république qui fonctionne sur la gestion participative de ses citoyens n'a besoin de cette séparation des pouvoirs. Celle-ci n'existe pas dans le fonctionnement des réseaux citoyens de vie, tout simplement parce que nous ne sommes plus dans un système de pouvoir et qu'il est plus judicieux et compétitif de s'organiser autrement pour développer la mission d'autorité des citoyens. Tout dépend de la taille de l'institution qui organise et gère le pouvoir. Plus cette taille devient grande et imposante, plus le recours à des systèmes de pouvoir devient nécessaire à la minorité qui veut gouverner ce vaste ensemble de régions et de peuples

A l'époque médiévale, le temps des cathédrales, dernière période florissante en Europe, les assemblées communales suffisaient pour gérer les biens communs, les échanges entre la ville et ses campagnes développaient la complémentarité entre les rendements croissants de l'artisanat et du commerce avec les rendements décroissants de l'agriculture et les campagnes devinrent également riches et libres comme les villes. L'explication est simple : le roi de France n'avait pas les moyens logistiques et encore moins financiers pour gouverner à ce moment là l'ensemble du territoire du royaume. Il administrait et tirait richesses uniquement de son domaine personnel, soit environ 10% du territoire royal. Sur 90% du royaume, les richesses produites par le travail restaient sur place au profit des habitants puisque les assemblées communales évidemment en décidaient ainsi pour leur intérêt général, leur intérêt républicain osons-nous ajouter aujourd'hui. Mis à part le système de pouvoir militaire de Rome avec ses routes et ses messagers, c'est à partir de l'utilisation générale des diligences qu'il redevint possible pour le roi de gérer son royaume d'une manière centralisée. Face aux puissances des empires et monarchies voisines qui s'étaient étendues par leurs guerres de conquête, en 1789 la question ne s'est pas posée de fédérer les anciennes régions et villes libres de l'époque médiévale, période florissante qui aurait du servir de cadre de référence aux révolutionnaires mais dont le souvenir avait été perdu à cause du rejet et de l'anathème jetés après 1307 par la monarchie et les aristocrates et leurs banquiers. Une seule tentative : en 1787, les représentants des dix (anciennes) villes livres d'Alsace forment le collège des députés de la Décapole et établissent le cahier des doléances pour les Etats-Généraux convoqués par le roi de France. Ce cahier des doléances demande la reconnaissance de la confédération particulière de la Décapole avec son statut juridique utilisé de 1354 à 1679, date de l'annexion de l'Alsace à la France. Les citoyens comme partout ailleurs crurent à l'élection directe des municipalités, gage de démocratie et les révolutionnaires, suite à la loi le Chapelier de 1790, abolirent toutes les structures de l'Ancien Régime, Décapole d'Alsace forcément y comprise. A la place de la fédération des villes qui développent un projet commun pour assurer paix et prospérité, la révolution met en place des communes dans lesquelles, au nom de la défense des libertés, les élections démocratiques et égalitaires  légitiment les conflits entre citoyens. Ceux-ci ne tardent pas à se développer, en premier celui qui oppose les citoyens aux anciens bourgeois exclus dorénavant de la gestion municipale par le jeu des élections justement démocratiques : la dictature d'un camp majoritaire sur un autre camp qui n'atteint pas cette majorité. La révolution de 1789, au nom de ses idées et idéaux fut ainsi incapable de trouver dans l'histoire de France et la lecture de ses cathédrales, les règles indispensables à la paix et à la prospérité des citoyens. Nous savons le sort que lui réserva Napoléon Bonaparte pour enfin sortir de ces années terribles : l'empire, pour s'aligner sur les empires britannique, germanique, austro-hongrois, russe... Nous sommes toujours dans ce cadre de référence et cette croyance de l'utilité d'un pouvoir régnant sur la plus vaste zone géographique possible. En Europe et surtout dans les pays en cours de développement.

Les progrès des transports et des communications ont en effet permis de gouverner d’un point central des étendues de plus en plus vastes et des populations de plus en plus nombreuses, pour y parvenir les dirigeants politiques ont du légitimer leur désir de puissance à travers la nouvelle démocratie et en rejetant le fonctionnement de la république. Aux États-Unis, l'indépendance a permis aux différentes communautés religieuses ou nationales qui avaient quitté le continent européen, de pouvoir enfin vivre en paix et prospérer selon les règles qu'elles s'étaient choisie. Ces règles étaient d'ordre culturel, souvent donné par un membre fondateur aux idées religieuses prononcées ou alors par des familles commerçantes qui cherchaient à faire fortune dans ce nouvel eldorado. En 1790 en France, le débat a été bien plus vif entre les révolutionnaires pour savoir si le pouvoir devait être assuré par le peuple ou au contraire, si les dirigeants politiques devaient se méfier du peuple et instaurer un régime parlementaire capable d'assurer la prospérité de l'élite dirigeante. Pour masquer ces conflits d'intérêts entre les dirigeants et les citoyens, ne plus utiliser les notions de république et de démocratie, est née la notion d'état. L'état est plus vaste que la république et il représente une coquille vide que les dirigeants peuvent remplir en fonction du régime politique qui à un moment donné leur convient le mieux pour assurer le succès de leurs entreprises. En fait l'état représente l'ensemble composé des citoyens et de leurs dirigeants qui ne sont plus forcément des monarchies mais aussi des minorités sociales, en particulier celles des plus riches. L'état justifie la présence d'un groupe de dirigeants distinct du groupe des citoyens. Or cette distinction n'existe pas dans une république qui fonctionne à partir des assemblées citoyennes qui statuent sur les solutions optimales et leurs adaptations aux particularités locales. L'état est une notion très vague sur le plan juridique qui correspond davantage à une réalité socio-politique que des dirigeants veulent légitimer. Dans le cadre de l'état, la démocratie se développe sous la gouverne de la minorité dirigeante et de ses manipulations endémiques de l'opinion publique.

 La confusion entre république et démocratie s'est établie rapidement pour une raison simple : soit les banquiers en finançant les conflits sont arrivés de suite à imposer leurs intérêts comme ce fut le cas lors de l'indépendance des USA à travers l'exemple connu du conflit politique sur la création monétaire entre Jefferson et Hamilton, soit les révolutionnaires ignoraient les règles de fonctionnement d'une république et d'une république directe participative. Ce fut le cas en France depuis que ces règles avaient été éliminées après 1307 par l'absolutisme royal. La notion de démocratie a permis à des partis politiques, le plus souvent entretenus par les banquiers, de faire prospérer leurs intérêts particuliers. Pour les banquiers, il leur a suffit de troquer leur domination sur les monarques pour celle sur les partis politiques. Pour manipuler les citoyens, l'utilisation des partis politiques s'est avérée encore plus facile. Les financiers ont du d'ailleurs recourir à la première guerre mondiale pour éliminer les derniers empereurs récalcitrants : l'empereur d'Allemagne et surtout le tsar de Russie puis à la seconde guerre mondiale pour tenter de s'emparer des richesses de la Russie après avoir financé la prise de pouvoir du parti nationale socialiste allemand sauf qu'ils ont du également éliminer le nazisme parce que le miracle économique allemand avait été financé avec Schacht par une création de monnaie souveraine indexée sur le travail du peuple allemand et non pas par des emprunts auprès des banquiers anglo-saxons, casus belli majeur bien pire que l'utopie communiste soviétique.

 Les états organisés en démocraties politiques sont peu performants pour servir l'intérêt commun d'un groupe social. Les élections permettent à un camp de gouverner selon ses idées et ses intérêts et la loi de la majorité simple correspond à une véritable dictature électorale d'un camp sur l'autre. Ainsi, des partis politiques regroupant actuellement en France moins de 2 % de la population ont toujours la prétention de vouloir gouverner le pays alors que leurs membres et dirigeants sont au mieux ignorants des règles républicaines garantissant la prospérité de tous, soit au pire des élites qui refusent de les comprendre et de les appliquer pour conserver leur pouvoir et leurs richesses. La démocratie correspond alors à une manipulation de l'opinion publique à travers des querelles politiciennes inappropriées et funestes pour un pays. Cette manipulation atteint son point critique lorsqu'un parti républicain commet l'imposture de se nommer ainsi alors qu'il applique certes une règle, la règle de la propriété privée des moyens de production qui permet l'enrichissement sans limites, alors que cette règle est parfaitement contraire aux règles républicaines. Cette imposture a été mise en place aux États-Unis, il a fallu que le parti de la droite française en désespoir de cause commette également cette imposture contraire à toute notre histoire républicaine, histoire réussie du temps des cathédrales avant 1307, histoire si tortueuse et perdue dans les affres démocratiques depuis 1790 mais qui n’excuse pas cette dernière imposture scandaleuse.

 En 2016, nous ne voulons plus rien accepter de ces vendus. Nos politiciens de tous bords veulent nous vendre des idées démocratiques  de plus en plus populistes  et racoleuses pour justifier et conserver leurs places dans ce système de pouvoir libéral. Ce qu'ils veulent nous vendre, en réalité, ce sont des prétextes pour nier l’alternative de la république, l'alternative des organisations en réseaux citoyens de vie.

Non, nous disons avec assertivité Non et nous rejetons ces politiciens, principaux intervenants qui s'appliquent à collaborer à l'établissement d'un gouvernement mondial dirigé par les banquiers et qui suivent à la lettre les exigences de l'association des banquiers des États-Unis, exigences toujours actuelles et imposées de plus en plus fermement avec une effronterie égale à la hauteur de leur cupidité la plus détestable et criminelle. 

 Pour sortir de la crise financière actuelle et enfin vaincre nos ennemis de la finance, nous devons éliminer la notion de démocratie, notion fausse et inutile pour revenir au fonctionnement de la république et de ses règles qui garantissent la prospérité pour tous. La restauration du pouvoir citoyen sur la création monétaire à travers la monnaie pleine souveraine est ainsi le premier pas vers le retour de la république. Ce débat fondamental et cette avancée républicaine majeure implique que cesse dorénavant l'imposture politicienne qui présente aux citoyens dans nos démocraties actuelles, un camp républicain qui utilise le mot république pour imposer ses intérêts privés et la doctrine libérale conçue pour les servir. Cet alignement des partis politiques sur la doctrine libérale correspond à l'esprit de nos démocraties. Mis à part les partis extrémistes qui cherchent des solutions populistes à travers la prise du pouvoir dans le système actuel, les partis de gauche comme de droite s'ingénient à défendre bien plus des idées politiciennes partisanes que des règles de fonctionnement politique économique et social dans une république capable de répondre à l'intérêt de l'ensemble des citoyens. Le siècle des lumières, Voltaire et Rousseau, ont bien émis des idées démocratiques pour combattre l'absolutisme royal, force est de constater qu'ils ignoraient ou n'ont pas su retrouver les règles de fonctionnement des villes libres médiévales, des cités états de l'Antiquité ou de l'Italie du Nord du XIVe et XVe siècle. Gavroche durant la révolution de juin 1832 chantera que l’absence de république est de la faute de Voltaire et de Rousseau.

 Erik Reinert dans son livre : «  Comment les pays riches sont devenus riches Pourquoi les pays pauvres restent pauvres » a bien montré comment le roi d'Angleterre, pour devenir riche à son tour, a utilisé le mode de fonctionnement économique des cités états d'Italie du Nord (la ville de Venise, Florence, Gênes…). Actuellement ces connaissances économiques sont retrouvées et de plus en plus appliquées partiellement le plus souvent. Il s'agit dorénavant de remettre en place le fonctionnement républicain économique politique et social dans sa globalité. Il ne s'agit plus de faire dériver des modèles macro économiques mais bien de restaurer des pratiques micro-économiques qui utilisent la solution optimale correctement adaptée aux particularités locales. Pour ne plus boire des eaux frelatées qui transportent les maladies, une solution optimale consiste à produire du vin ou de la bière. La production de vin utilise des cépages adaptés à chaque région du point de vue géologique et climatique. De même si le plan de la cathédrale reste le même, avec de la craie ou du gré des Vosges, il est possible de monter la flèche d'une cathédrale bien plus haut.

Nous avons défini les valeurs de la société humaniste, ce texte pose maintenant le cap à suivre au niveau des règles qui concrétisent ces valeurs. Pour mettre fin au pouvoir de la finance mondiale anglo-saxonne, le premier pas, l'urgence est de restaurer le pouvoir citoyen sur la création de la monnaie en adoptant la monnaie pleine souveraine (positive money, monnaie SMART...). La monnaie n'est qu'un moyen. Ce moyen a permis à quelques banquiers internationaux de s'associer pour dominer l'économie et les états et le but de cette oligarchie financière anglo-saxonne est bien la mise en place d'un gouvernement mondial au services des plus riches. De même, l'initiative citoyenne pour la restauration de la monnaie pleine au niveau de la monnaie scripturale et l'interdiction de la création de la monnaie à partir de rien pour les banquiers lorsqu'ils vendent des crédits, porte sur un moyen. En management, il ne faut pas confondre but, finalité et objectif. L'objectif de la monnaie pleine est de restaurer le pouvoir citoyen sur la création monétaire, pouvoir citoyen qui s'exerce à travers une délégation d'autorité des citoyens vers le gouvernement et la banque centrale publique administrée par une délégation de citoyens. Mais ce moyen est au service de quel but ? Le gouvernement et la banque centrale publique qui ont la finalité, la mission de gérer la monnaie pleine au service de l'ensemble des citoyens, les citoyens, dans quel but vont-ils exercer le pouvoir ? En poursuivant la domination de la doctrine libérale, celle du système économique capitaliste  avec tous ses excès et ses mécanismes qui développent les inégalités et répandent l'appauvrissement des citoyens ? La remise en place d'une monnaie pleine est un premier pas à partir duquel tout devient possible, certes mais quoi ? Nous avons montré le combat séculaire entre les deux grandes manières d'organiser une société, une civilisation : les organisations en réseau de vie et les systèmes de pouvoir. Les civilisations florissantes qui garantissent paix et prospérité ont été des organisations en réseaux de vie dont les richesses certes ont été pillées par des systèmes de pouvoir. Nous avons montré que durant les périodes soumises à des systèmes de pouvoir, jamais la résistance à cette soumission et la volonté de restaurer des organisations en réseau de vie bien plus humanistes et socialement équitables n'a cessé de se manifester. Notre but citoyen est clair : remettre en place des organisations en réseaux citoyens de vie humaniste. 

Le principe de subsidiarité sur lequel se fonde l'organisation politique des réseaux citoyens de vie est donc le but qui correspond à l'utilisation du moyen qu'est la monnaie pleine. La monnaie pleine est le moyen pour financer l'utilisation de la subsidiarité et de l'alliance des contraires. 

L'initiative citoyenne Monnaie pleine pour avoir une chance réelle de succès doit être complétée par une initiative sur l'adoption de la subsidiarité et de l'alliance des contraires comme principe politique moteur d'un régime politique véritablement républicain. Le combat politique porte sur l'adoption d'un but et du principal moyen pour le réaliser, sinon les citoyens ne vont pas comprendre à quoi peut bien servir ce moyen. Nous devons préciser le but : restaurer de véritables républiques au service des citoyens.  

Il s'agit alors de reprendre notre histoire là où nos aînés ont du laisser leurs républiques, villes libres européenne vis à vis des monarchies et placées sous la gouvernance et la protection des ordres chevaliers dont essentiellement l'ordre des templiers, peuples premiers, Grande Loi qui lie les nations iroquoises, lorsque les monarchies européennes ont étendu leur système coloniale puis lorsque le système capitaliste a imposé son gouvernement mondial au service de la ploutocratie, le gouvernement des plus riches. Les exemples historiques et connus de l'utilisation de la subsidiarité pour obtenir la solution optimale peuvent se constater  surtout, d'une part sur le plateau de Gizeh au bord du Nil avec les différentes pyramides construites jusqu'à l'obtention de la forme et des plans les meilleurs dans la Grande Pyramide, et d'autre part à travers l'exemple de la construction des cathédrales en Europe. Rares sont les livres qui expliquent la dernière organisation en réseau de l'Europe au temps des cathédrales avant le vendredi 13 octobre 1307 qui la détruisit en France sur ordre du roi associé au pape qu'il avait fait nommer à Rome (l'ancien archevêque de Bordeaux). Les archives municipales et celles des abbayes ayant été détruites pour la plupart en 1789 en France, celles qui ont survécu sont sous la coupe des tabous et des interdits des dirigeants de nos systèmes de pouvoir actuels civils et théocratiques. Dans nos pays voisins, particulièrement la Suisse où les destructions de guerre sont absentes, les archives liées à la fondation en août 1307 de la confédération des cantons helvétiques libres et celles plus anciennes décrivant la fondation et le développement des abbayes (comme Einsiedeln développée par des moines venus d'Alsace et qui servit de base pour la future grande ville de Zurich) peuvent montrer comment cette gestion commune des biens communs était organisée avant leur privatisation plus ou moins généralisée lorsque les nobles devinrent propriétaires des  biens communaux puis lors du développement de l'économie libérale. En Alsace, deux livres montrent ce fonctionnement, certes après 1307 : La Décapole, dix villes d'Alsace alliées pour leurs libertés 1354 - 1679 et Belfort 1307-2007, sept siècles de courage et de liberté.

Pourtant la subsidiarité est toujours présente dans le débat actuel. 

Entre 1985 et 1990, dans nos entreprises industrielles, nos méthodes de résolution de problèmes de causes et de but, les cercles de qualité, la mise en place de la qualité totale pour obtenir les certifications ISO 9001 ou 9002 ont été un exemple pratique réussi de subsidiarité ascendante et descendante. En France, dans l'industrie, la non qualité est passée de 3 000 milliards de franc à 1 000 milliard de franc entre 1980 et la fin des années 1980, soit une réduction des 2/3. Dans notre usine chimique, en 6 mois nous avions résolu 80% des dysfonctionnements qui compliquaient la gestion depuis des années (problèmes de causes). Nous avions aussi réussi rapidement l'automatisation de l'usine (problème de but) tout en développant un management participatif. L'année suivante, l'ensemble des salariés de la filiale France, grâce à cette productivité fortement augmentée dans notre usine, a touché 2,3 mois de salaire brut au titre de la participation aux résultats (ordonnance de 1958). Comme certains auteurs l'ont ensuite écrit : les salariés ont eu à ce moment là le pouvoir réel dans leurs entreprises, grâce à l'utilisation de la subsidiarité osons-nous ajouter. Dès l'année suivante, les actionnaires ont repris le pouvoir en rapatriant aux USA des provisions inscrites au compte de résultat, ce qui réduisit les bénéfices et notre participation à 1/2 mois de salaire net. En comité de Direction, le responsable du service entretien travaux neufs qui avait organisé l'automatisation de l'usine s'était écrié " les salauds de financiers " en réaction à cette information que la participation serait d 1/2 mois de salaire net.

Dès 1984, à la suite de la loi sur le droit d'expression des salariés, nous étions pour la plupart déjà en train de former les salariés aux méthodes des cercles de qualité et du management participatif. Lorsque la secrétaire d'état Martine A. était venue faire le bilan de cette loi, notre groupe local à Strasbourg lui avait expliqué que nous avions pour la plupart dépassé l'objectif de la loi dans le but de mettre des cercles de qualité en place. Ce dont elle nous avait félicité. Lorsque nous lui avions demandé d'appliquer cette loi et ces méthodes de résolution de problème ainsi que ce mode de management à la fonction publique, des cadres dirigeants d'administrations publiques étaient parmi nous, elle s'était offusquée pour déclarer fermement qu'il était hors de question d'étendre la loi à la fonction publique. Que de temps perdu et de progrès non réalisés depuis 1984 au niveau du fonctionnement de l'état. Certes la subsidiarité est tabou sur le plan politique car antinomique avec la centralisation du pouvoir hérité de la monarchie absolue et conservée depuis 1789.

En 2005, lors du référendum sur la constitution européenne, nous avions fait remarquer que la subsidiarité est l'un des deux piliers de cette constitution. Certes c'est uniquement la subsidiarité descendante qui est retenue pour légitimer la technostructure de la Commission européenne de Bruxelles. Mais en votant oui pour cette constitution nous nous réservions aussi le droit d'exiger l'intégration de la subsidiarité ascendante de manière à disposer du principe de subsidiarité au complet, sachant que dans la réalité, à travers l'application de la solution optimale aux particularités locales, tous les citoyens participent au niveau local à cette subsidiarité. Les étudiants à qui j'avais expliqué cette position, n'avait pas été convaincus, en réalité parce qu'ils ne connaissaient pas la notion de subsidiarité et que j'étais le premier à leur en parler quelques jours avant ce référendum. J'avais probablement raison mais ils allaient voter non au référendum parce qu'ils se méfiaient intuitivement des institutions européennes, avec d'autres raisons éminemment valables elles aussi que nous savons clairement exprimer en 2016 mais qui en 2005 n'étaient pas aussi claires. Il n'en reste pas moins que l'occasion de 2005 pour enfin connaître convenablement le principe de subsidiarité n'a pas été utilisée par nos politiciens et encore moins les médias. Cette notion n'est toujours pas enseignée en France de manière à montrer aux citoyens l'alternative à nos systèmes de pouvoir... et c'est fait exprès !

Le rejet de la subsidiarité est maintenu pour que le marché devienne le nouveau fondement de la société. La république gérée directement par les citoyens n'étant plus adaptée pour développer les marchés, les dirigeants de l'économie libérale ont eu recours à la nouvelle notion de démocratie utilisée par les philosophes au Siècle des Lumières pour contester l'absolutisme royal. Il s'agit donc à travers notre action politique d'interdire ce qui est permis et de permettre à nouveau ce qui a été interdit. Un juriste sait faire et sait diriger ce changement de paradigme et de régime politique. C'est la principale mission d'un groupe social qui prend le pouvoir : sélectionner dans le corps de savoir ce qui est bon pour les intérêts qu'il veut satisfaire et ce qu'il interdit pour les défendre.

Nous pouvons présenter succinctement les différences entre démocratie et république dans le tableau suivant : 

 

systèmes de pouvoir  : le capitalisme, l'économie libérale, une théocratie....

 organisations en réseaux citoyens de vie

 valeurs et règles

La valeur d'échange uniquement

 

La rareté ...

 la règle économique : le marché

Priorité à l'économie sur la politique et donc interdiction de la subsidiarité.

utilisation de l'argent dette sur le marché financier, dans l'économie réelle et l'économie fictive reposant sur la spéculation des cours en bourse.

La valeur d'échange et d'usage

 

L'abondance ...

la règle politique : la subsidiarité et l'alliance des contraires.

priorité du politique sur l'économie, les valeurs humanistes sont au coeur du projet de vie en société.

utilisation de la monnaie pleine souveraine dans les échanges commerciaux pour produire, distribuer, consommer les biens et services réalisés par l'activité humaine dans l'économie réelle.

régime politique

la démocratie

Elle est soumise aux intérêts des dirigeants économiques et financiers.

Dictature d'un parti sur l'autre selon les résultats électoraux : les perdants n'ont souvent plus aucun pouvoir de décision.

la république

Elle sert l'intérêt de l'ensemble des citoyens.

Adaptation de la solution optimale aux particularités locales, assemblée générales et décision à l'unanimité sinon consensus à la majorité qualifiée.

Elle est universelle à travers la solution optimale et souveraine lorsque cette solution optimale est adaptée aux particularités locales par les groupes sociaux là où ils vivent.

activité humaine

 Limitée au seul travail organisé pour maximiser les profits des propriétaires des moyens de production, les deux autres niveaux d'activité sont interdits.

Complémentarité entre le travail indispensable à la vie et survie, la réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures, l'action politique qui applique la subsidiarité et l'alliance des contraires au niveau local et confédéral.

prise de décision

Système électoral : 

Vote sur les propositions émises par des partis politiques pour élire les représentants des citoyens et leur programme électoral.

 

Décisions prises uniquement par les représentants, soumission des citoyens aux règles élaborées par le Parlement.

 

Possibilité pour les citoyens de manifester leurs désaccords uniquement lors de nouvelles élections à la condition qu'ils obtiennent la majorité. Pas de participation des citoyens aux prises de décision en dehors des élections.

 

Possibilité d'influencer les électeurs en fonction des idées ou intérêts présentés par la classe politique et les dirigeants de l'économie, par l'oligarchie des plus riches qui possède les média et les moyens d'influence de l'opinion publique.

Processus de résolution de problème en gestion, communication et management :

Désignation des délégués qui participent au comité qui va déterminer la solution optimale, le cas échéant tirage au sort parmi un groupe d'expert de niveau égal de compétences. Le comité d'expert adopte à l'unanimité  la solution optimale. Le nombre de comités d'expertise varie selon les besoins exprimés par les citoyens. L'optimisation du fonctionnement de l'organisation va réduire leur nombre.

Assemblées générales locales pour adapter la solution optimale aux particularités locales et aux changements de l'environnement. Plusieurs expérimentations peuvent être mises en place avant de trouver le niveau optimal de cette adaptation.

Tous les membres du réseau en âge de s'exprimer (vers 7 ans) participent en fonction de leurs centres d'intérêts à l'un ou l'autre projet de production et répartition des richesses qui met en oeuvre un processus de résolution de problème. L'action politique est rémunérée (salaire de base en fonction des heures passées + prime de mérite en fonctions des apports de chacun)

droit de propriété

 Sacralisation du droit de propriété individuelle, élimination de la propriété commune, limitation de la propriété collective reconnue à l'état

Complémentarité entre droits de propriété individuelle, commune et gérée par le groupe, collective et gérée par des délégués du groupe.

source de savoir

Les théocraties présentent dans le système de pouvoir imposent leurs dogmes en interdisant la source de savoir spirituelle. Le système de pouvoir politique et économique impose une séparation entre l'état et le système théocratique, sinon il utilise la théocratie pour renforcer le pouvoir politique.

Complémentarité entre la source individuelle et initiatique, la spiritualité, et la source collective intellectuelle et rationnelle de savoir pour développer un savoir global capable de marier les différentes cultures humaines nées des particularités locales, environnementales.

 

Nous avons donc trois domaines de connaissances à travailler pour sortir les citoyens de leur méconnaissance voire de leur ignorance : 

- la gestion d'une monnaie pleine à la place de l'argent dette et de la soumission à l'endettement perpétuel qui permet aux banquiers de s'enrichir sans limites et sans payer des impôts sur leur production d'argent créée à partir de rien.

- la gestion de la subsidiarité qui repose sur les méthodes de résolution de problèmes de causes et de but, méthodes utilisées au niveau de l'ensemble de l'activité humaine dans les réseaux citoyens de vie.

- la mise en avant du fonctionnement des réseaux citoyens de vie. Par exemple, montrer que la notion de marché utilisée par la doctrine capitaliste et libérale est à abandonner car elle nous interdit deux niveaux élémentaires d'activité humaine. L'activité humaine se développe sur trois niveaux : le travail indispensable à la vie et survie, la réalisation des oeuvres qui élèvent le niveau de vie et sont transmises aux générations futures et dont le financement élimine les risques inflationnistes contenus dans le fonctionnement du capitalisme, et troisième niveau, l'action politique justement à travers la subsidiarité et l'alliance des contraires. La doctrine libérale supprime les deux derniers niveaux et condamne les citoyens à l'horreur économique écrite par Hannah Arendt : la soumission au travail jugé utile ou non par les dirigeants capitalistes. Autre exemple : apprendre à utiliser la complémentarité entre nos deux sources de savoir : la source individuelle initiatique spirituelle et la source collective intellectuelle et rationnelle.

Ce travail de formation repose sur l'utilisation des exemples anciens avant et après 1307 mais ces connaissances sont aussi actuelles même si elles ont été surtout utilisées en entreprise lorsque le pouvoir était entre les mains des salariés et non pas comme depuis, au service de la dictature des actionnaires. Les portes d'entrée dans ce savoir sont donc multiples et accessibles. Cette amélioration des compétences citoyennes est indispensable pour atteindre la finalité de citoyens libres dans des républiques libres, libérées de la domination des dirigeants des systèmes de pouvoir actuels. Internet participe grandement à cette intelligence collective à nouveau humaniste et républicaine... et fileane.com également.

 L'utilisation de la subsidiarité et de l'alliance des contraires est un principe de fonctionnement universel et équitable des groupes sociaux. Cette rupture et ce changement de paradigme entraîne des conséquences radicales et fondamentales. Nous ne sommes pas en train de chercher une république idéale mais, et le lecteur, la lectrice de fileane.com l'a compris depuis au moins 2002 et la mise en ligne de ce site web, nous menons l'approche du juriste qui connaît le droit positif et les règles utilisées d'une part, mais aussi d'autre part les règles interdites par les systèmes de pouvoir actuels. Le juriste sait que la connaissance des règles utilisées et des règles interdites est indispensable pour qui veut trouver une porte de sortie aux crises actuelles et particulièrement pour éliminer le pouvoir des banquiers et leur gouvernement mondial. Les solutions sont le plus souvent contenues dans les règles interdites, justement parce qu'elles sont contraires aux intérêts des dirigeants actuels et c'est bien pourquoi ils les ont interdites, justement parce qu'elles correspondent a contrario aux intérêts des citoyens. Avant nous, des êtres humains ont réussi à s'organiser pour développer des civilisations florissantes ou des périodes humanistes avec des règles bien plus justes et performantes pour assurer paix et prospérité pour eux et leurs enfants. Nous devons actualiser ces principes et ces règles pour développer de nouvelles républiques humanistes et capables de redistribuer équitablement les richesses produites par le travail de tous car nous avons retrouvé ces règles interdites si antinomiques avec celles du capitalisme et de l'économie libérale. Aucun idéal dans cette démarche sinon du pragmatiste, du bon sens et un certain respect pour les oeuvres de nos anciens. Pas besoin de ré inventer le fil à couper le beurre ni l'eau chaude. Il suffit de s'approprier notre histoire. Toute notre histoire, celle enseignée par les dirigeants des systèmes de pouvoir actuels et surtout celle dont ils nous interdisent l'accès et la connaissance. Certes les élites dirigeantes actuelles se voient interdire un mode de domination politique mondial peut-être démocratique mais en tout cas antirépublicain. Certes les citoyens doivent abandonner leurs vaines discussions politiciennes et démocratiques pour apprendre les règles de fonctionnement républicain. Certes l'enseignement public doit refuser de se soumettre aux volontés des élites dirigeantes et à leurs entreprises manipulatrices de l'opinion publique. Il ne s'agit plus d'apprendre aux futurs citoyens que le mode d'influence sociale est l'autocratie et la soumission librement consentie. Il s'agit d'apprendre à notre jeunesse comment développer des contre-pouvoirs et comment établir des minorités actives capables de répondre à l'appel de la république.

 La république nous appelle ! Tel est le mot d'ordre politique en 2016. Nous avons retrouvé le fonctionnement optimal d'un groupe social pour développer à nouveau une société florissante humaniste.

 La république nous appelle !. Foin de toutes les discussions politiciennes pour défendre des intérêts partisans, la théorie foireuse du ruissellement des richesses, la prétention de vouloir concurrencer les pays à bas coût de salaire en éliminant notre protection sociale, en appauvrissant les salariés astreints à rembourser toujours plus de dettes privées et publiques tout en travaillant plus et en étant payé moins, en ruinant les retraités et en laissant les jeunes au chômage sans même oser évoquer la question fondamentale de la rémunération du travail avec une monnaie pleine. Assez de privatisations et de ventes de biens publics pour rembourser l'endettement de l'État alors qu’il s’agit de financer l'économie comme avant 1973. L’Europe des Républiques à la place de l’ Europe du marché libéral aux mains des maîtres de la finance mondiale. Le marché de la doctrine libéral est contraire à la subsidiarité et à l'alliance des contraires. Il ne peut pas unir des peuples, seulement les soumettre au gouvernement mondial de l'oligarchie financière anglo-saxonne.

 La république nous appelle ! Pour répondre à cet appel, la république s'est toujours bien gardée d'utiliser des méthodes démocratiques et des discours électoralistes. Elle s'est conquise par la volonté du peuple et avec de l'audace, seule capable d'apporter de nouveaux espaces de liberté par rapport au despotisme des systèmes de pouvoir. Lorsque depuis 1789, toutes nos constitutions françaises ont été fermées, principalement en ne reprenant pas la seule règle valable de l'ancien régime : lorsque les caisses du royaume sont vides, le roi a l'obligation de réunir les états généraux pour discuter de la manière dont les finances publiques vont être redressées, lorsque depuis 1789 toutes nos constitutions ont été changées après des guerres militaires ou civiles, des troubles politiques et la constitution de 1958 n'échappe pas à cette règle avec les événements d'Algérie organisés par la CIA et un clan politique français mafieux avide de pouvoir, la tradition constitutionnelle républicaine (qui en réalité est bien davantage une tradition démocratique que républicaine), veut que ces changements de régime politique passe par la rue. Depuis 1789, les français n'ont pas su ou pu agir autrement pour changer de régimes politiques. Abandonner des pratiques démocratiques inadaptées et stériles pour retrouver les vertus des règles républicaines passe plutôt par des amphithéâtres, des salles de réunion où le débat succède à l'apprentissage et où l'adaptation aux particularités locales succède à l'énoncé de la solution optimale. Sortir de la crise financière actuelle et vaincre nos ennemis de la finance passe en priorité par la restauration du pouvoir citoyen sur la création de la monnaie pleine et souveraine, c’est le premier pas ! Le premier pas, parce que

 

la république nous appelle !

post scriptum : en ces jours de 2016 où ne cessent de s'entonner la Marseillaise pour répondre aux attaques terroristes djihadistes et célébrer la mémoire de leurs victimes ou plus joyeusement pour célébrer une victoire olympique, qu'il soit permis de mêler les intonations du Chant du Départ à celles de la Marseillaise. Il n'y a rien d'indécent, de provocateur ou de déplacé : la république nous appelle, aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons, marchons, notre combat pour vaincre nos ennemis de la finance nous mène à notre république, celle que la révolution de 1789 n'a pas su trouver ni les révolutions suivantes, y compris en 1848 lorsque, appelée au pouvoir, la vision d'un poète de salon fut courte et inadaptée. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et bien plus depuis la traîtrise de 2012. Retrouvons notre souveraineté républicaine, notre culture humaniste, ses valeurs, ses normes et ses modes de vie. Nous le valons bien !

 

autres éléments à charge pour déterminer le groupe politique des vendus : 

« Laissez moi décider et contrôler la régulation de la masse monétaire d'une nation, et je me fiche de ce qui fait les lois. » Mayer Amschel Rothschild, fondateur de la dynastie de banquiers du même nom.

" Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation" . Thomas Jefferson

« Je crains que les banquiers étrangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’ Amérique […]ils n’hésiteront pas à précipiter les États chrétiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les héritiers de la terre entière » Otto Von Bismark, Chancelier de Prusse, suite à l’assassinat de Lincoln :

"Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin". HENRY FORD 

"Si l'on permet aux orgies de spéculations de s'étendre, la crise qui en viendra n'affectera clairement pas seulement les spéculateurs eux-mêmes, mais prendra le pays entier dans une dépression générale." Paul Warburg, mars 1929.

« Le crash de 1929 n’a rien eu d’accidentel. C’est un événement soigneusement planifié. Les Banquiers internationaux ont cherché à engendrer ici une condition désespérée, de façon à devenir nos maîtres à tous ». Louis T. McFadden, Chairman of the House Banking and Currency Committee, 1933.

 « Nous aurons un gouvernement mondial, qu’on le veuille ou non. Reste à savoir si le gouvernement mondial sera établi par consentement ou par conquête. »   James Paul Warburg, 17 février 1950, au Conseil des Relations Internationales des États-Unis.

"Le capitalisme s’adresse à des enfants dont l’insatiabilité, le désir de consommer sans trêve vont de pair avec la négation de la mort. C’est pourquoi il est morbide. Le désir fou d’argent, qui n’est qu’un désir d'allonger du temps, est enfantin et nuisible. Il nous fait oublier le vrai désir, le seul désir adorable, le désir d’amour. " B. Maris - Houellebecq économiste

"La dictature parfaite aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude" Aldous Huxley.

« Après 1981, je demandais à François Mitterrand : - pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ? Il me répondait qu'il n'avait pas le pouvoir d'affronter la Banque Mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu'il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J'appris ainsi qu'être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J'ai vécu l'expérience directement durant 14 ans. En France, on élit, et les élus font des lois qu'ils n'ont jamais proposées et dont nous n'avons jamais voulu. La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française : cela ne veut rien dire. » Danielle Mitterrand.

Souvenons-nous également des propos de Michel Rocard dans un entretien à Laurent Delahousse peu avant son décès. A propos de François Hollande, il disait que les propos "mes ennemis c'est la finance" ont put être une envolée incontrôlée du candidat mais qu'une fois Président, il a du prendre en compte le fait qu'il lui fallait financer son programme de gouvernement et s'adresser ainsi aux banquiers. Visiblement, l'idée et la solution optimale de la monnaie pleine souveraine ont été soit écartées soit pire, complètement ignorées chez Michel Rocard. Il est vrai que ce sujet pourtant fondamental ne fait pas partie de l'enseignement académique d'économie et de sciences politiques et sociales dans notre pays. Les "bons élèves" en sont parfaitement ignorants et à fortiori les élites, spécialement politiques.

 

ajouts du 11/09/2016 : Applications de la distinction démocratie et république

 

document 1 : réaction de fileane.com à l'émission " On n'est pas couché " du samedi 10 septembre 2016 sur France 2 

Replay  : http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche/videos/replay_-_on_nest_pas_couche_le_prime_10-09-2016_1267659

Notre réaction porte sur l'intervention de Jean-Luc Mélenchon et les propos échangés avec la journaliste Vanessa Burggraf. Nous ne donnons pas de conseils mais nous montrons qu'avec " notre grille de lecture " et la distinction démocratie / république présentée sur cette page web, il est bien plus simple et cohérent d'exprimer des arguments.

Sur le contenu du message et la position politique, anticapitaliste de Jean-Luc Mélenchon, les exemples pris, nous sommes d'accord avec lui. Les arguments manquent cependant souvent de cohérence et de pertinence : trop superficiel, imprécis et incomplet. Nous prenons quelques exemples pour nous significatifs : 

l' Assemblée constituante pour une 6ème République

Il est nécessaire de préciser les caractéristiques d'une république et l'utilisation de la subsidiarité. Le débat de l'assemblée constituante portera sur les priorités et le calendrier de la mise en place du fonctionnement de la république avec l'abandon immédiat ou progressif des instruments de la démocratie, notamment son système électoral.

la grille de lecture marxiste

Effectivement, comme la journaliste, nous la contestons également : au niveau des valeurs de la société humaniste, nous avons précisé que Marx comme Smith et Ricardo a décidé de ne retenir que la valeur d'échange et de limiter la valeur d'usage au seul bénévolat et travail domestique. Pour soutenir l'économie solidaire et collaborative fondée sur la valeur d'usage, les arguments deviennent vite contradictoires, du moins incohérents et tortueux. Il est évident que Marx a commis une erreur sur ce point comme sur un certain nombre d'autres points.

la sortie des traités européens

L'argument devient bien plus clair et simple en utilisant la grille de lecture démocratie / république : les traités européens utilisent uniquement la subsidiarité descendante pour imposer aux états membres la doctrine libérale et le système économique capitaliste. Cette pratique manipulatrice et autocratique est contraire au fonctionnement d'une république au service de tous les citoyens. Une république est universelle à travers l'obtention des solutions optimales et elle est souveraine lorsque les groupes locaux les adaptent à leurs particularités locales.

la sortie de l' OTAN

Il s'agit de préciser qu'à l'époque florissante médiévale en Europe avant 1307, les templiers et les chevaliers teutoniques ne se sont jamais fait la guerre entre eux et ont refusé de participer aux croisades organisées par les papes (non bénédictins) et surtout par les monarchies européennes. Il y a ici une base solide pour développer un réseau militaire européen de défense. Nous poussons notre raisonnement jusqu'à préciser que la Wehrmacht avec sa croix teutonique peut être rejointe par une armée de langue française ou autre portant à nouveau la croix templière. Nous sommes ici en pleine cohérence mais il faut faire tomber le tabou français sur le vendredi 13 octobre 1307. La papauté romaine vient ces dernières années de restaurer l'image et la place de l'ordre du Temple et ainsi reconnaître les erreurs commises par les papes lors de la destruction des templiers.

les déficits publics

Jean-Luc Mélenchon a utilisé le traitement des objections commerciales de base : minimiser le coût et le montant énorme des remboursements du déficit public de l'état français. En effet il est exagéré et donc manipulateur de ramener ce montant de 2 000 milliards d'euros environ au PIB annuel français, du même montant environ. Les crédits sont remboursés non pas sur une seule année mais sur une période de 7 ans et demi environ en moyenne pour l'état. Le calcul montre alors que par an, le poids des déficits n'est pas de 95% ou de 100% (avec l'effet boule neige) mais de 13% environ.

Pourquoi ne pas utiliser l'argument de la restauration du pouvoir citoyen sur la création monétaire, l'élimination de l'argent dettes et l'utilisation de la monnaie pleine ? Par ignorance du responsable politique qui postule à la Présidence ? Pour ne pas se confronter au tabou imposé par la finance afin de laisser les citoyens dans l'ignorance de cette solution optimale utilisée dans les républiques avec la subsidiarité ? Cette question fait partie pourtant des priorités de la prochaine Assemblée Constituante. Une fois de plus la position de Jean-Luc Mélenchon est superficielle, incomplète et peur paraître incohérente avec le reste de ses propos sachant que la monnaie pleine est la solution optimale pour financer le développement des énergies renouvelables, la baisse du nucléaire, etc.

l' agriculture : le refus de l'élevage industriel, l'abattage des bêtes et la surconsommation carnée

Pourquoi ne pas rappeler le fonctionnement des républiques et leur utilisation d'une économie réelle qui assure à nouveau la complémentarité entre les rendements croissants de l'industrie et de la production high tech avec les rendements décroissants de l'agriculture ? Par méconnaissance des mécanismes qui permettent à un pays de devenir riche ? Dans la république de Florence, les grands propriétaires terriens étaient exclus des décisions, justement parce qu'ils défendaient à travers leurs intérêts, la non complémentarité entre les deux rendements différents, ce qui appauvrit rapidement l'ensemble du groupe social. L'autre exemple est celui de l'Espagne qui a cause des grands propriétaires terriens ne sut pas prendre en compte cette complémentarité et passa à côté du développement industriel. Aujourd'hui, l'industrie agroalimentaire doit rentrer à nouveau dans cette logique économique de la complémentarité entre ces deux rendements et ne pas chercher seule à éliminer ses rendements décroissants à travers des économies d'échelle comme dans l'industrie, ce qui engendre forcément la mal bouffe, des mauvais traitements à la nature et des habitudes de consommation contraires à la santé humaine et surtout à l'environnement, au climat.

le texte sur la révolution écrit par Victor Hugo

Ce texte méconnu du public et lu admirablement dans cette émission TV par l'acteur Jacques Weber peut amener au commentaire suivant, commentaire que possède un jeune poète qui a pris du recul sur les mouvements poétiques, notamment sur le surréalisme. Ce commentaire ne peut pas effectivement être exigé d'un responsable politique, voire d'un comédien ou d'un romancier et nous même allons le développer sur fileane.com lorsque nous rédigerons l'oeuvre spirituelle. A travers la présentation du cheminement de notre démarche initiatique personnel, les 4 voies vers la rencontre avec les mystères de la vie, l'illumination ou le samadhi, nous avons montré les 3 étapes du cheminement : l'involution, l'illumination, l'évolution. Victor Hugo dans son oeuvre donne peu d'indication sur l'étape de sa rencontre avec les mystères de la vie. Rimbaud sera bien plus clair et net à travers ses Illuminations publiées en 1886. Rimbaud aura bien du mal ensuite à vivre la troisième étape de la démarche initiatique : l'évolution qui se fonde sur la réalisation du partage de la parole indicible en langage courant et en actes politiques, économiques, sociaux, culturels et spirituels. Rimbaud choisira la solution de l'écrivain utilisée également par Hugo : l'exil en Nubie. Victor Hugo évoluera fortement dans son évolution, notamment politique. Cependant, à son époque, les connaissances d'économie, de management, celles sur l' Égypte antique, les peuples premiers apportées par les archéologues, anthropologues, scientifiques, historiens, géologues, etc. étaient faibles ou bien elles n'avaient pas été retrouvées, découvertes. Les poètes aujourd'hui utilisent ces connaissances disponibles dans leur évolution poétique et humaine et ils savent dorénavant faire l'exacte différence entre les républiques "véritables" et entre les démocraties développées par les dirigeants de la finance mondiale, comme le document suivant nous en donne un exemple supplémentaire à travers les agissement du milliardaire Georges Soros, un des 5 chevaliers de l'Apocalypse qui durant l'été 2011 ont dirigé les attaques boursières contre l'euro pour affaiblir l'Union européenne ( le prix du litre de carburant avait atteint 2 euros dans certaines stations service françaises, les citoyens s'en souviennent aujourd'hui toujours).

les impostures de la doctrine libérale

Il s'agit d'en citer quelques unes : celle de Réserve Fédérale qui n'a rien de Fédérale mais est une banque centrale privée aux mains de 8 familles qui dirigeant l'économie et le gouvernement mondial de l'oligarchie financière anglo-saxonne. L'imposture des partis politiques qui se nomment républicains alors qu'ils défendent l'idéologie capitaliste et libérale, illustre bien à quel point nos sociétés sont corrompus et à quel point les dirigeants de la finance arrivent à faire croire exactement le contraire aux citoyens.

le rôle de contre-pouvoir

La journaliste Vanessa Burggraf a utilisé à plusieurs reprises et avec insistance cet argument : les journalistes exercent un contre-pouvoir et se permettent donc de critiquer, d'apporter un jugement différent et souvent contraire à celui de la personne interrogée. La réponse face aux journalistes doit être plus claire et objective : un contre-pouvoir s'exerce pour modifier une influence sociale utilisée par un pouvoir. Exemple : développer des minorités actives pour contrer le conformisme ou la soumission librement consentie. Lorsque des journalistes se contentent, se limitent ou ne sont capables que de réfuter un argument en utilisant un dogme de la doctrine libérale, ils ne font pas preuve de contre-pouvoir mais de conformisme à la pensée dominante. Ce qui fut le cas de cette journaliste lors de cette émission.

 

document 2 :  un exemple actuel de manipulation de nos démocraties à travers nos institutions publiques et religieuses.

Les 2500 e-mails confidentiels entre George Soros, les employés de ses fondations - contrôlées par la société mère, la Open Society Fondation - et les bénéficiaires de ses dons.

http://soros.dcleaks.com/view/?q=vatican&div=us

sa traduction de Maurizio Blondet

Cela fait maintenant des semaines que des hackers inconnus ont mis en ligne 2500 e-mails confidentiels entre George Soros, les employés de ses fondations - contrôlées par la société mère, la Open Society Fondation - et les bénéficiaires de ses dons. Les médias se taisent parce qu'ils sont évidemment embarrassés. On voit par exemple qu'il a donné des directives à Hillary Clinton quand elle était secrétaire d'État, sur une crise en Albanie (sic!) et la façon de la résoudre: directives qu'Hillary a suivies à la lettre. On voit aussi qu'il a versé 30 millions de dollars à la campagne d'Hillary, ce qui en fait le plus grand donateur.

Mais ce n'est pas tout. Si une chose se distingue dans ces mails, c'est la mégalomanie de ce grand marionnettiste. Il n'y a ps de région du monde où il ne finance des activités (subversives ou "philanthropiques"); pas une politique publique qu'il ne cherche à "réformer", dans chaque partie de la planète, lâchant de l'argent aux "réformateurs" locaux, qui ont toujours un caractère gauchiste (sinistroide) et libertaire. Mégalomane et en même temps, micro-manager de toute la réalité. Comme nous l'avons vu, Soros finance Arcigay (une association LGBT) en Italie, et Planned Parenthood aux États-Unis (l'organisation pro-avortement dont on a découvert l'an dernier qu'elle faisait le commerce des organes de fœtus), payé les "révolutions colorées" et l'opposition à Orban en Hongrie; il inspire le gouvernement de Kiev pour faire la guerre à la Russie, il gère (à travers des ONG ad hoc) l'inondation des immigrés en Europe, et en même temps il excite des organisations de minorités ethniques Latinos aux États-Unis, dans le but de changer la démographie des collèges électoraux de manière à favoriser Hillary contre Trump. Dans le même but, il paie des organisations racialistes comme Black Lives Matter (650.000 $) pour qu'elles interrompent les discours de Donald [Trump]. Il a financé des tentatives répétées de manifestations LGBT à Moscou; en Europe, il a "géré" certaines élections, faisant élire des candidats favorables à l'immigration illimitée, et finance des groupuscules qui aux États-Unis se battent non seulement pour les "droits des femmes" et des LGBT à entrer dans les unités de combat, mais aussi à loger dans des casernes unisex; ou des groupes qui mènent la lutte méritoire pour les toilettes publiques pour trans. Tout cela au nom d'un objectif final clair: la dissolution de chaque ordre, hiérarchie et stabilité dans les sociétés humaines.

Ce milliardaire pouvait-il ne pas étendre ses activité de lobbying au Vatican, depuis l'élection d'un François tellement actif dans la dissolution? Les documents révélés font découvrir que Soros a immédiatement projeté d'influencer le Vatican, en «engageant le pape sur les questions de justice économique et raciale». En mai 2015, le Conseil d'administration de l'Open Society de Soros aux États-Unis prend une initiative qui est rapportée en ces termes: «Visite du Pape François - $ 650,000». Autrement dit, 650.000 $ sont alloués dans ce but. Suit une esquisse rapide de la stratégie:

«La première visite du pape François aux États-Unis en Septembre inclura un discours historique au Congrès [un privilège jamais accordé à un pontife dans un système politique hostile aux "papistes", ndr], un discours à l'ONU, et une visite à Philadelphie pour "la rencontre mondiale des familles". Afin de profiter du moment, nous appuierons les activités de PICO pour impliquer le pape dans les questions de justice économique et raciale; nous utiliserons l'influence du cardinal Rodriguez, premier conseiller du pape, et nous prévoyons d'envoyer une délégation en visite au Vatican, au printemps ou en été, pour lui faire entendre directement la voix des catholiques à faible revenu en Amérique» (soros.dcleaks.com)

Le bénéficiaire, PICO (People Improving Communities through Organizing) est une organisation fondée par un jésuite, John Baumann, en 1972. Baumann faisait partie d'une organisation créée durant la Grande Dépression par un agitateur, Saul Alinsky, dans le but de déclencher la révolution socialiste; après la disparition du projet, PICO est resté un mouvement d'extrême-gauche qui regroupe des communautés à fondement "religieux", proposant entre autres choses la redistribution des richesses, «en plaçant des leaders religieux dans les conseils d'administration des banques». Dieu sait à quel point le capitalisme américain a besoin de redistribuer la richesse; Soros pourrait commencer ! Mais comment le milliardaire combine les aspirations de PICO avec les financements milliardaires attribués à des organismes pour l'avortement, l'euthanasie, le "genre", le mariage homosexuel et la destruction de la famille, c'est un mystère que nous n'avons pas les moyens de disséquer.

Plus intéressant, les relations très cordiales que l'Open Society Fondation de Soros témoigne entretenir avec le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga; hondurais, personnage ambigu dans ses rapports (favorables) avec un pouvoir putschiste au Honduras en 2010, raison pour laquelle il fut invité à Rome par la Communauté de Sant'Egidio pour parler sur le thème: «Au-delà de la violence et de la pauvreté. Propositions de changement pour l' Amérique latine». Homme de confiance de El papa, qui l' a promu au rôle de "coordinateur" du groupe de 8 cardinaux qui doivent l'épauler dans la "réforme de l'Eglise" autrement dit dans le gouvernement sans contrôle - comme cela se fait dans les coups d'état en Amérique du Sud. En pratique, il est le chef de la "Junta Suramericana" qui écrase, humilie et terrorise la Curie.

Le directoire de la Fondation Soros souligne «l'amitié intime» que El papa témoigne au cardinal Rodriguez Maradiaga et le fait que, déjà maintenant, il «utilise son influence» au Vatican pour promouvoir les idées les plus radicales sur l'égalité économique, qui sont celles que Soros préconise et propose (on aimerait savoir pourquoi). Par ailleurs, il est connu que l'Open Society finance aux États-Unis des groupes catholiques de gauche, et simultanément MoveOn.org, un groupe néoconservateur férocement anti-catholique qui pêche dans la droite républicaine (actuellement, ils font pression sur les chefs du parti pour qu'ils "raient" la candidature Trump ..) et qui s'est distingué par une campagne diffamatoire contre Benoît XVI accusé de couvrir les prêtres pédophiles.

Mais maintenant, il y a "François" et tout change. Attention: les projets de Soros visant à influencer EL papa semblent même timides par rapport à la hardiesse montrée par François: les mails datent de l'année dernière, et aujourd'hui la personnalité moderniste (peut-être maçonnique) de notre homme est beaucoup plus claire. En tout cas, il ne faut pas oublier qu'en Décembre 2015 El papa n'a pas hésité à se faire payer par des protagonistes de l'idéologie mondialiste la scénographie-profanation de Saint-Pierre, où l'on a projeté des images géantes d'animaux sauvages, de singes et de fauves - un triomphe de la "nature" sur la culture et sur l'histoire, au titre symbolique "Fiat Lux", indiquant que, finalement, la lumière du progrès illumine l'obscurantisme clérical. Le spectacle obscène avait été payé par la Banque mondiale, et plus particulièrement par son programme pour la terreur du réchauffement climatique (il faut réduire les émissions ..), par le numéro deux de Microsoft Paul Allen et par une organisation nommée Okeanos Fondation pour la mer. Mais pour la Junta Vaticane, c'était tout simplement la célébration et l'apothéose de l'encyclique "Laudato Si", première encyclique écologiste jamais écrite par un Pape, mais surtout franc manifeste de la gnose panthéisto-évolutionniste, qui est la vraie foi de "François": El papa exhorte, comme nouvelle obligation catholique, de développer en nous la conscience éco-New Age, de «ne pas être séparé des autres créatures, mais de former avec les autres êtres de l'univers une merveilleuse communion universelle» (n. 220). Plus d'acceptation de la Croix, mais oui au recyclage [des déchets] et à la gouvernance mondiale du climat.

(...)

Une autre organisation catholique financée par Soros et nommée dans les directives est la FPL (Faith in Public Life - Foi dans la vie publique); à elle, en même temps que la donation, des ordres ont été donnés. La FPL doit organiser des enquêtes pour «démontrer que les électeurs catholiques répondent favorablement à la polarisation du pape sur l'inégalité des revenu», et mener une action militante pour convaincre les catholiques "pro famille" qu'être "pro-famille" exige d'affronter le problème de l'inégalité économique. Ce qui est totalement juste; mais nous ne voyons pas pourquoi il est nécessaire de payer pour obtenir des sondages a priori en faveur d'une thèse donnée; ni pourquoi un organisme anti-capitaliste est richement financé par le plus célèbre spéculateur de notre époque.

L'Open Society a également un "conseil consultatif", un groupe de conseillers, parmi lesquels apparaissent des journalistes, y compris de renom, comme Danielle Allen du Washington Post, et Steve Coll, du New Yorker (ndt: on aimerait avoir aussi des noms chez nous...). Ce qui peut contribuer à expliquer pourquoi la fuite des mails de Soros n'a pas fait les titres aux Etats-Unis: elle n'a même pas été citée comme "brève". Une autre raison est quel'ensemble de la classe médiatique américaine soutient la Clinton avec les moyens les plus honteux, abandonnant la moindre prétention à l'objectivité, se suicidant presque dans cette opération, envoyant sa réputation au pilon de manière que je qualifierais de terminale, comme s'il n'y avait pas de demain (ndt: et que dire du comportement honteux des médias français?) .

Dans quel but tout cela?, se demandera le lecteur, à ce stade complètement perdu - et avec raison. Cependant, l'écheveau a un bout (ndt: "il existe une clé possible"), qu'il est utile de garder en main dans l'enchevêtrement des donations de Soros. Il se situe dans les mails où le directoire de l'Open Society signale le danger représenté par le fait que «la Russie essaie d'accroître son influence dans la vie politique européenne». Il faut absolument lutter contre «le soutien de la Russie à des mouvements qui défendent les valeurs traditionnelles». Ce n'est pas la " réaction ", ou le " populisme ", mais précisément la Tradition qui est ici désignée comme l'ennemi - l'ennemi de la Dissolution - à étouffer. Pour le projet, il faut 500.000 $. A augmenter en cas de «besoins imprévus» (Cf. russia-insider.com)

 

autre document : The Crisis of Democracy, 1974 écrit par Samuel Huntington (politologue à Harvard), Michel Crozier (sociologue français, membre de l'Académie des sciences morales et politiques) et Joji Watanuki (membre japonais de la Trilatérale).

Ce document affirme qu'une république démocratique " est l'unique voie pour imposer l'autorité, mais elle n'est pas applicable sous tous ses aspects [...] Il est souhaitable de poser des limites à une trop grande extension de la politique démocratique [...] Un bon gouvernement doit avoir la capacité de projeter une crise retentissante, de manière à pouvoir demander à ses propres citoyens des sacrifices pour y faire face [...] Dans différentes situations, l'expérience, la maturité et les talents particuliers devront dépasser les valeurs de la démocratie, afin d'imposer l'autorité [...] Les scénarios dans lesquels on peut adopter les procédures démocratiques sont, en résumé, limitées ".

source : Daniel Estulin, le Club Bilderberg, l'histoire secrète des maîtres du monde, page 209 - 210.

 

ce texte est en quelque sorte une suite du discours du poète aux Glières

nos chers ennemis qui sont-ils ?         Quels sont leurs procédés ?

la déclaration des droits à la vie sociale

l'histoire des conflits entre réseaux et systèmes de pouvoir

bibliothèque   le plan du site   Monnaie Pleine    accueil